LogoMeilleurAvocats.fr
AvocatsAssistant IABlogPrix
ConnexionDéposer ma demande

Vous avez un problème juridique ?

Décrivez votre situation en 2 minutes — un avocat spécialisé vous répond sous 24h.

Déposer ma demandeJe suis avocat
Logo MeilleurAvocats.frMeilleurAvocats.fr

Mise en relation avocat–client par l'IA. Gratuit pour les particuliers.

Particuliers

  • Déposer une demande
  • Trouver un avocat
  • Assistant IA gratuit
  • Bibliothèque juridique
  • Guides pratiques
  • Jurisprudence

Avocats

  • Pour les avocats
  • Espace avocat
  • Tarifs et formules
  • Recevoir des leads
  • Programme d'affiliation
  • Contact commercial

Spécialités

  • Droit général
  • Droit du travail
  • Droit de la sécurité sociale et de la protection sociale
  • Droit fiscal et droit douanier
  • Droit de la famille, des personnes et de leur patrimoine
  • Droit immobilier

Légal

  • Mentions légales
  • Confidentialité
  • CGU
  • Cookies
  • Contact

Newsletter juridique hebdomadaire

Décisions clés, évolutions législatives, conseils pratiques — chaque semaine.

© 2026 MeilleurAvocats.fr— KONSEIL SAS. Tous droits réservés.

Mentions légales|Confidentialité|Cookies

BOB★La messagerie française & cryptée pour des échanges confidentiels entre avocats et clients.

En savoir +TéléchargerBOB
AccueilJurisprudence administrativeN° TA69-2101889

Tribunal Administratif de Lyon — Décision N° TA69-2101889

mardi 15 novembre 2022

JuridictionTribunal Administratif de Lyon
SectionTribunal Administratif de Lyon
N° DossierTA69-2101889
TypeDécision
RecoursPlein contentieux
PublicationC
Formation4ème chambre
Avocat requérantSELARL ARBOR TOURNOUD & ASSOCIES

Texte intégral

Vu la procédure suivante :

Par une requête enregistrée le 17 mars 2021, M. A C, représenté par Me Tournoud, demande au tribunal :

1°) de prononcer la décharge des cotisations supplémentaires d'impôt sur le revenu et de prélèvements sociaux mis à sa charge au titre des années 2010, 2011 et 2012, ainsi que des pénalités correspondantes ;

2°) de mettre à la charge de l'Etat la somme de 3 600 euros en application de l'article L. 761-1 du code de justice administrative, ainsi que les entiers dépens.

Il soutient que :

- les propositions de rectification sont insuffisamment motivées ;

- la cession des parts de la SCI Elysée à la SARL Eliz était connue de l'administration et lui est donc opposable ;

- les rectifications sont entachées d'un vice de procédure en ce que la commission départementale des impôts directs et des taxes sur le chiffre d'affaires n'a pas été saisie des rectifications concernant les revenus de capitaux mobiliers taxés d'office ;

- l'administration ne pouvait taxer les sommes provenant de la SARL Golfimo sur le fondement du a) de l'article 111 du code général des impôts ;

- l'administration a imposé à tort des sommes portées aux compte-courants d'associé de M. C comme revenus d'origine indéterminée alors qu'il s'agit de revenus de capitaux mobiliers ;

- les sommes provenant de la SCI Alixan doivent donc être imposées dans la catégorie des revenus de capitaux mobiliers et non dans celle des revenus d'origine indéterminée ;

- certains encaissements de chèques ont été imposés dans la catégorie des revenus de capitaux mobiliers et d'autres dans celle des revenus d'origine indéterminée sans que rien n'explique cette différence.

Par un mémoire en défense, enregistré le 17 juin 2021, le directeur régional des finances publiques d'Auvergne-Rhône-Alpes et du département du Rhône conclut au rejet de la requête.

Il soutient que :

- les conclusions de la requête sont irrecevables en ce qu'elles portent sur des sommes ayant déjà fait l'objet de dégrèvements ;

- les conclusions de la requête sont irrecevables en ce qu'elles diffèrent des demandes formulées dans la réclamation et en ce qu'elles en excèdent le quantum ;

- les sommes provenant de la société Golfimo pouvaient également être taxées sur le fondement du 2° de l'article 109,1 du code général des impôts, ou sur le fondement du fait que M. C est le maître de l'affaire de cette société ;

- les autres moyens soulevés par M. C ne sont pas fondés.

Vu les autres pièces du dossier ;

Vu :

- le code général des impôts et le livre des procédures fiscales ;

- le code de justice administrative.

Les parties ont été régulièrement averties du jour de l'audience.

Ont été entendus au cours de l'audience publique :

- le rapport de Mme Tocut, première conseillère ;

- et les conclusions de Mme Lacroix, rapporteure publique,

Considérant ce qui suit :

1. À la suite d'un examen de sa situation fiscale personnelle et de la vérification de comptabilité de plusieurs sociétés dont M. C était gérant et/ou associé, ce dernier a reçu notification de rehaussements d'impôt sur le revenu et de contributions sociales au titre des années 2010 à 2012, en raison de revenus réputés distribués par certaines de ces sociétés, d'une quote-part de revenus fonciers imposée entre ses mains et de revenus d'origine indéterminée. M. C demande la réduction, en droits et pénalités, des cotisations supplémentaires d'impôt sur le revenu et de contributions sociales ainsi mises à sa charge.

Sur la recevabilité des conclusions :

2. En premier lieu, il résulte de l'instruction que par plusieurs décisions des 27 septembre 2016, 5 novembre 2018 et 29 janvier 2021, l'administration a prononcé des dégrèvements partiels des impositions en litige. Ces dégrèvements s'élèvent à la somme totale de 109 809 euros en droits et 57 101 euros en pénalités au titre de l'année 2010, 17 898 euros en droits et 10 127 euros en pénalités au titre de l'année 2011, et 13 572 euros en droits et 6 995 euros en pénalités au titre de l'année 2012. Ces dégrèvements étant intervenus avant l'introduction de la présente requête, les conclusions présentées par M. C sont irrecevables à hauteur des dégrèvements ainsi prononcés.

3. En second lieu, l'article R. 200-2 du livre des procédures fiscales dispose : " Le demandeur ne peut contester devant le tribunal administratif des impositions différentes de celles qu'il a visées dans sa réclamation à l'administration. Mais, dans la limite du dégrèvement ou de la restitution primitivement sollicitée, il peut faire valoir toutes conclusions nouvelles à condition de les formuler explicitement dans sa demande introductive d'instance. ". Il résulte de ces dispositions que le requérant n'est pas recevable à solliciter la décharge d'impositions mises à sa charge d'un montant supérieur à celui dont il a sollicité la décharge dans sa réclamation préalable. Or, il ressort des termes de la réclamation préalable présentée par M. C en date du 26 décembre 2017, qu'en ce qui concerne l'année 2012, le requérant n'a sollicité la décharge des impositions mises à sa charge qu'à hauteur de la somme totale de 151 876 euros. Par suite, ses conclusions présentées au titre des impositions de l'année 2012 sont irrecevables en tant qu'elles excèdent la somme de 151 876 euros.

Sur les autres fins de non-recevoir opposées en défense :

4. Il ressort des termes de la réclamation présentée par M. C en date du 26 décembre 2017 que celui-ci, bien qu'il n'ait pas présenté d'arguments portant spécifiquement sur les revenus d'origine indéterminée, a inclus dans le quantum de sa réclamation les impositions supplémentaires fondées sur de tels revenus d'origine indéterminée, en totalité pour les années 2010 et 2011, et dans la limite de 151 876 euros en ce qui concerne l'année 2012. Par suite, et dès lors que le contribuable peut invoquer devant le juge de nouveaux chefs de redressement par rapport à ceux contenus dans sa réclamation, dans la limite du quantum de celle-ci, les conclusions dirigées contre les impositions supplémentaires fondées sur des revenus d'origine indéterminée sont recevables, et la fin de non-recevoir soulevée à ce titre doit être écartée.

Sur les conclusions à fin de décharge :

5. En premier lieu, M. C soutient que les impositions litigieuses sont fondées sur une procédure irrégulière dès lors qu'en ce qui concerne les revenus de capitaux mobiliers, ceux-ci ont été taxés d'office alors qu'il a été privé de la possibilité de saisir la commission départementale des impôts et des taxes sur le chiffre d'affaires. Toutefois, d'une part, il ressort des termes des propositions de rectification que, si l'administration a adressé à M. C des demandes de renseignements supplémentaires en application de l'article L. 16 du livre des procédures fiscales en ce qui concerne les sommes inscrites à ses comptes courants d'associé dans diverses sociétés dont il est associé, elle n'a ensuite pas taxé d'office de tels revenus sur le fondement de l'article L. 69 du livre des procédures fiscales, mais les a imposés comme revenus distribués dans la catégorie des revenus de capitaux mobiliers sur le fondement du 2° du paragraphe 1 de l'article 109 du code général des impôts. D'autre part, et en tout état de cause, il résulte des dispositions de l'article L. 59 du livre des procédures fiscales que la commission départementale des impôts directs et des taxes sur le chiffre d'affaires n'est pas compétente en matière de revenus de capitaux mobiliers. Par suite, est sans influence sur la régularité de la procédure d'imposition d'un contribuable redressé dans cette catégorie la circonstance que l'administration ne lui aurait pas permis de saisir cette commission.

6. En deuxième lieu, si les sommes inscrites au crédit d'un compte courant d'associé d'une société soumise à l'impôt sur les sociétés ont, par application des dispositions combinées des articles 108 et 109 du code général des impôts, sauf preuve contraire apportée par l'associé titulaire du compte, le caractère de revenus imposables dans la catégorie des revenus de capitaux mobiliers, la même présomption ne joue pas lorsque le compte courant d'associé est ouvert dans une société civile immobilière relevant de l'article 8 du même code. Dans ce dernier cas, les sommes inscrites au crédit d'un compte courant d'associé ont, lorsqu'elles résultent de prélèvements sur les résultats sociaux, le caractère de revenus imposables dans la même catégorie que celle dont relèvent ces résultats. L'administration ne peut les imposer comme revenus d'origine indéterminée sans avoir préalablement recherché si elles proviennent d'une autre source que des prélèvements sur les résultats sociaux.

7. M. C soutient que l'administration ne pouvait imposer entre ses mains dans la catégorie des revenus d'origine indéterminée les sommes inscrites à son compte-courant d'associé dans la SCI Alixan sans rechercher d'abord si ces sommes proviennent d'une autre source que des prélèvements sur les résultats sociaux. Toutefois, il résulte de l'instruction que M. C n'est pas associé de la SCI Alixan, et ne peut donc pas se prévaloir des principes applicables aux comptes courants détenus par les associés dans des sociétés de personnes. En outre, alors que l'administration lui a demandé de fournir des explications quant à la nature et l'origine de ces sommes, sur le fondement de l'article L. 16 du livre des procédures fiscales, M. C n'a apporté aucune explication permettant de regarder ces sommes comme provenant d'une autre source que des prélèvements sur les résultats sociaux. Par suite, M. C n'est pas fondé à contester l'imposition de ces sommes dans la catégorie des revenus d'origine indéterminée.

8. En troisième lieu, M. C soutient que l'administration ne pouvait imposer entre ses mains dans la catégorie des revenus d'origine indéterminée les sommes inscrites à son compte courant d'associé dans la société Massimo et provenant directement de distributions de la SCI Alixan, dont la société Massimo est associée. Toutefois, il résulte de l'instruction que M. C n'est pas associé de la société Massimo, de sorte que les sommes inscrites dans un compte à son nom dans les écritures de cette société ne peuvent être regardées par principe comme des revenus de capitaux mobiliers. En outre, alors que l'administration lui a demandé de fournir des explications quant à la nature et l'origine de ces sommes, sur le fondement de l'article L. 16 du livre des procédures fiscales, M. C n'a apporté aucune explication permettant de justifier l'inscription de ces sommes dans un compte à son nom. Par suite, M. C n'est pas fondé à contester l'imposition de ces sommes dans la catégorie des revenus d'origine indéterminée.

9. En quatrième lieu, il résulte de l'instruction que la SCI Alixan a procédé, au cours de l'année 2011, à des distributions à son associée, la société Eliz, imposable à l'impôt sur les sociétés, à hauteur de 13 700 euros. Ces sommes ont été directement inscrites, dans les écritures de la société Eliz, au compte courant d'associé de M. C, associé de cette société. Or, les sommes inscrites au crédit d'un compte courant d'associé ont, sauf preuve contraire apportée par l'associé titulaire du compte, le caractère de revenus et ne sont alors imposables que dans la catégorie des revenus de capitaux mobiliers. Par suite, l'administration n'était pas en droit d'imposer les sommes ci-dessus mentionnées au nom de M. C dans la catégorie des revenus d'origine indéterminée. M. C est donc bien fondé à solliciter la décharge des impositions et pénalités correspondant à ce chef de redressement.

10. En cinquième lieu, il résulte de l'instruction que M. C n'est pas associé des sociétés Alixan, Virgin'imo et Infini. Par suite, il n'est pas fondé à soutenir que les chèques provenant de ces sociétés et encaissés sur son compte personnel devaient nécessairement être regardés comme des distributions imposables dans la catégorie des revenus de capitaux mobiliers, contrairement à ceux provenant des sociétés Eliz, Golfimo et Kheops, qui ont été imposés dans cette catégorie. Dès lors qu'il n'apporte aucune explication quant à la nature de ces sommes versées par des sociétés dont il n'est pas associé, il n'est pas fondé à contester l'imposition de ces sommes dans la catégorie des revenus d'origine indéterminée.

11. En sixième lieu, l'article L 57 du LPF dispose : " L'administration adresse au contribuable une proposition de rectification qui doit être motivée de manière à lui permettre de formuler ses observations ou de faire connaître son acceptation. ". En ce qui concerne la proposition de rectification portant sur l'année 2010, il ressort de ses termes que celle-ci, qui rappelle le montant des sommes inscrites au compte courant d'associé détenu par M. C au sein de la société Eliz, est suffisamment motivée pour permettre au requérant de formuler ses observations sur la nature de telles sommes. En ce qui concerne la proposition de rectification portant sur les années 2011 et 2012, il ressort de ses termes que celle-ci, qui rappelle le montant des sommes inscrites au compte courant d'associé détenu par M. C au sein de la société Eliz, et présente un tableau détaillé des diverses charges non admises au niveau de la société et qualifiées de revenus distribués, est suffisamment motivée pour permettre au requérant de formuler ses observations sur la nature de telles sommes. En outre, s'agissant du fondement des rectifications liées aux revenus distribués par la société Golfimo au cours des années 2011 et 2012, il ressort des termes de la proposition de rectification que l'administration a entendu se fonder à la fois sur l'article 111 a) du code général des impôts et sur l'article 109 paragraphe 1 2° du même code. Par suite, en se bornant à soutenir, sans plus de précision, que l'article 111 a du code général des impôts ne pourrait constituer la base légale des rectifications, M. C ne caractérise aucun défaut de motivation en droit de cette proposition de rectification.

12. En septième lieu, le requérant expose qu'il a cédé le 23 juin 2010, à la SARL Eliz, 1990 parts sociales des 1999 parts sociales qu'il détenait dans la SCI Élysée et que l'administration ne pouvait pas l'imposer sur ces 1 999 parts mais seulement à hauteur des 9/2000 qu'il possédait à compter de cette date dans la SARL Eliz. Il se prévaut au soutien de ses affirmations concernant la date de cession au 23 juin 2010 d'un document établi sous seing privé. Toutefois, en l'espèce le document produit au dossier qui comporte une simple mention " juin 2010 " sans autre précision n'est corroboré par aucune pièce probante de nature à établir l'existence d'une cession de telles parts au 23 juin 2010 ni même sur le caractère exact de la date de juin 2010 figurant sur ce document qui n'a fait l'objet de la formalité d'enregistrement que le 28 août 2014. Dès lors, faute d'éléments probants sur une telle cession de parts en juin 2010, l'administration a pu à bon droit en application des dispositions de l'article 8 du code général des impôts selon lesquelles les associés des sociétés immobilières sont personnellement soumis à l'impôt sur le revenu pour la part des revenus sociaux correspondant à leurs droits dans la société, notifier à M. C, en sa qualité d'associé de la SCI Élysée à hauteur de 99,95 %, la part correspondante du résultat de cette société imposable à son nom dans la catégorie des revenus fonciers, à la suite de redressements notifiés à la société au titre de l'année 2011. Par suite, M. C n'est pas fondé à soutenir qu'il ne peut être regardé comme redevable de l'impôt sur les revenus fonciers de la SCI Élysée au titre de l'année 2011 qu'à hauteur de 9/2000e des parts de cette société.

13. Il résulte de tout ce qui précède que M. C est seulement fondé à demander la décharge des cotisations supplémentaires d'impôt sur le revenu assises sur la somme de 13 700 euros, inscrite au compte-courant d'associé de l'intéressé dans la société Eliz au titre de l'année 2011, ainsi que des pénalités correspondantes. Le surplus des conclusions à fin de décharge doit être rejeté.

Sur les frais de l'instance et les dépens :

14. Il n'y a pas lieu, dans les circonstances de l'espèce, de faire droit à la demande présentée par M. C sur le fondement de l'article L. 761-1 du code de justice administrative. Faute de dépens exposés dans la présente instance, il n'y a pas davantage lieu de faire droit à sa demande présentée sur ce fondement.

D E C I D E:

Article 1er : Les bases des cotisations supplémentaires d'impôt sur le revenu, de cotisations sociales et de pénalités correspondantes auxquelles M. C a été assujetti au titre de l'année 2011 sont réduites conformément au point 9.

Article 2 : M. C est déchargé des cotisations supplémentaires d'impôt sur le revenu, de cotisations sociales et de pénalités correspondantes au titre de l'année 2011 à hauteur de la réduction de base d'imposition définie à l'article 1er.

Article 3 : Le surplus des conclusions de la requête de M. C est rejeté.

Article 4 : Le présent jugement sera notifié à M. A C et au directeur régional des finances publiques d'Auvergne Rhône-Alpes et du département du Rhône.

Délibéré après l'audience du 25 octobre 2022, à laquelle siégeaient :

M. Clément, président,

Mme Tocut, première conseillère,

Mme Gros, conseillère,

Rendu public par mise à disposition au greffe le 15 novembre 2022.

La rapporteure,

C. Tocut

Le président,

M. B

La greffière,

T. Andujar

La République mande et ordonne au ministre de l'économie, des finances et de la souveraineté industrielle et numérique en ce qui le concerne ou à tous commissaires de justice à ce requis en ce qui concerne les voies de droit commun contre les parties privées, de pourvoir à l'exécution de la présente décision.

Pour expédition,

Un greffier,

Décisions similaires

TA13Plein contentieux

Tribunal Administratif de Marseille — N° TA13-2608110

Le Tribunal Administratif de Marseille, statuant en référé sur le fondement de l'article L. 521-3 du code de justice administrative, a été saisi par Mme A..., ressortissante ivoirienne, afin d'obtenir la délivrance effective d'une carte de séjour pluriannuelle dont le renouvellement lui avait déjà été accordé par une décision favorable du 1er août 2025. Le juge a constaté que la condition d'urgence était remplie s'agissant d'une demande de renouvellement de titre de séjour et que la mesure sollicitée ne se heurtait à aucune contestation sérieuse. Il a enjoint au préfet des Bouches-du-Rhône de convoquer l'intéressée sous quinze jours pour lui remettre le titre, sous astreinte de 50 euros par jour de retard. L'État a également été condamné à verser 1 500 euros au titre des frais de justice, sous réserve de l'admission définitive de Mme A... à l'aide juridictionnelle provisoire.

01/06/2026

TA13Plein contentieux

Tribunal Administratif de Marseille — N° TA13-2608580

Le Tribunal administratif de Marseille, statuant en référé, a rejeté la requête de M. B... concernant le traitement de sa demande de document de circulation pour étranger mineur pour sa fille. La requête a été jugée irrecevable car elle ne contenait pas de conclusions, c'est-à-dire qu'elle ne précisait pas ce que le requérant demandait au juge. Cette irrecevabilité a été constatée sur le fondement de l'article R. 411-1 du code de justice administrative. Le juge a donc appliqué l'article L. 522-3 du même code pour rejeter la requête sans instruction ni audience.

01/06/2026

TA14Plein contentieux

Tribunal Administratif de Caen — N° TA14-2601609

Le Tribunal administratif de Caen, statuant en référé sur le fondement de l'article L. 521-1 du code de justice administrative, a rejeté la requête de Mme A... B... tendant à la suspension d'une décision de l'Agence nationale des titres sécurisés (ANTS) refusant l'immatriculation d'un véhicule et l'exonération du malus écologique. La demande a été jugée manifestement irrecevable car la requérante n'avait pas présenté de requête distincte aux fins d'annulation de la décision contestée, comme l'exige l'article R. 522-1 du même code. En conséquence, le juge a rejeté la requête sans instruction ni audience, en application de l'article L. 522-3.

01/06/2026

TA25Plein contentieux

Tribunal Administratif de Besançon — N° TA25-2601163

Le Tribunal Administratif de Besançon, statuant en référé, a rejeté la demande de suspension de la délibération du conseil municipal d’Etupes approuvant le budget primitif 2026. Le juge a estimé que la condition d’urgence n’était pas remplie, le requérant n’ayant pas démontré que l’exécution du budget entraînerait un blocage du fonctionnement des services publics communaux ou une situation financière irréversible. En conséquence, la requête de M. C... a été rejetée, sans qu’il soit nécessaire d’examiner l’existence d’un doute sérieux sur la légalité de la délibération. La décision se fonde sur l’article L. 521-1 du code de justice administrative.

01/06/2026

← Retour aux décisions