jeudi 8 février 2024
| Juridiction | Tribunal Administratif de Lyon |
| Section | Tribunal Administratif de Lyon |
| N° Dossier | TA69-2200711 |
| Type | Décision |
| Recours | Excès de pouvoir |
| Publication | C |
| Formation | 2ème chambre |
| Avocat requérant | MAHDJOUB |
Vu la procédure suivante :
Par une requête enregistrée le 31 janvier 2022, M. A B doit être regardé comme demandant au tribunal d'annuler l'arrêté du 10 décembre 2021 par lequel la maire de Sérézin-du-Rhône a refusé de lui délivrer un permis de construire pour la construction d'une maison individuelle.
Il soutient que :
- la maire ne s'étant pas opposée à la déclaration préalable qu'il a déposée le 28 juillet 2020 pour la création du lot à bâtir, terrain d'assiette du projet, elle ne peut légalement refuser de lui délivrer le permis de construire sollicité ;
- il n'a pas effectué des travaux sur le terrain d'assiette avant le dépôt de se demande de permis de construire, contrairement à ce que retient l'arrêté en litige, qui auraient conduit à modifier l'altimétrie du terrain, son architecte ayant présenté l'implantation de la maison sur des plans établis par un géomètre qui donnent à voir des altimétries inchangées par rapport au dossier de déclaration préalable.
Par un mémoire en défense, enregistré le 10 mars 2022, la commune de Sérézin-du-Rhône, représentée par la SELAS Léga-Cité, conclut au rejet de la requête et à ce que soit mis à la charge du requérant le versement d'une somme de 1 500 euros sur le fondement de l'article L. 761-1 du code de justice administrative.
Elle fait valoir que la requête est irrecevable car elle ne contient aucun moyen de droit.
Vu les autres pièces du dossier ;
Vu :
- le code de l'urbanisme ;
- le code de justice administrative.
Les parties ont été régulièrement averties du jour de l'audience.
Ont été entendus au cours de l'audience publique :
- le rapport de Mme Chapard,
- les conclusions de M. Bodin-Hullin, rapporteur public,
- les observations de Me Perrier, pour la commune de Sérézin-du-Rhône.
Considérant ce qui suit :
1. La SAS BG Investimmo, représentée par son président M. A B, a déposé en mairie de Sérézin-du-Rhône le 9 juillet 2021 une demande de permis de construire pour la réalisation d'une maison individuelle. Par arrêté du 10 décembre 2021, la maire de la commune a refusé de lui délivrer l'autorisation ainsi sollicitée. M. B demande l'annulation de cet arrêté.
2. En premier lieu, M. B ne peut utilement soutenir que la non-opposition à déclaration préalable dont il bénéficie depuis le 20 août 2020 et qui l'a autorisé à détacher le lot à bâtir, terrain d'assiette du projet en litige, implique que la maire lui délivre le permis de construire sollicité, l'autorisation de lotir ne donnant pas droit à construire et le projet, objet de la demande de permis litigieuse, devant, par lui-même, respecter les règles d'urbanisme en vigueur.
3. En second lieu, il ressort des pièces du dossier, notamment de la notice explicative jointe à la demande déposée en mairie, que le terrain a fait l'objet de terrassements avant son acquisition par le pétitionnaire. Toutefois, dans la mesure où il ressort des termes de la décision attaquée que ces travaux de terrassement n'ont fait l'objet d'aucune demande d'autorisation, ce qui n'est pas contesté par le requérant, la maire de Sérézin-du-Rhône était fondée à considérer que la demande de permis de M. B constituait également une demande de régularisation des transformations du terrain effectuées sans les autorisations d'urbanisme requises. Ainsi, et puisque qu'il n'est ni établi ni même allégué que ces travaux respecteraient la règlementation en vigueur, la maire a légalement pu fonder l'arrêté de refus de permis en cause sur la méconnaissance, par ces terrassements, du règlement du plan local d'urbanisme de la commune.
4. Il résulte de tout ce qui précède, sans qu'il soit besoin d'examiner la fin de non-recevoir opposée en défense, et alors qu'au demeurant le motif de refus de permis portant sur les déblais engendrés par la construction du garage n'a pas été contesté, que M. B n'est pas fondé à demander l'annulation de l'arrêté du 10 décembre 2021.
5. Dans les circonstances de l'espèce, il n'y a pas lieu de faire droit aux conclusions de de la commune de Sérézin-du-Rhône présentées sur le fondement des dispositions de l'article L. 761-1 du code de justice administrative.
D E C I D E :
Article 1er : La requête de M. B est rejetée.
Article 2 : Les conclusions de la commune de Sérézin-du-Rhône présentées sur le fondement des dispositions de l'article L. 761-1 du code de justice administrative sont rejetées.
Article 3 : Le présent jugement sera notifié à M. A B et à la commune de Sérézin-du-Rhône.
Délibéré après l'audience du 25 janvier 2024, à laquelle siégeaient :
- M. Jean-Pascal Chenevey, président,
- Mme Flore-Marie Jeannot, première conseillère,
- Mme Marie Chapard, conseillère.
Rendu public par mise à disposition au greffe le 8 février 2024.
La rapporteure,
M. Chapard
Le président,
J.-P. Chenevey
La greffière,
A. Baviera
La République mande et ordonne à la préfète du Rhône en ce qui la concerne ou à tous commissaires de justice à ce requis en ce qui concerne les voies de droit commun contre les parties privées, de pourvoir à l'exécution de la présente décision.
Pour expédition,
Un greffier,
Tribunal Administratif de Marseille — N° TA13-2608292
Le Tribunal Administratif de Marseille a rejeté la requête de M. A... contre l'arrêté du préfet des Hautes-Alpes du 5 mai 2026 prolongeant son assignation à résidence. Le requérant invoquait une atteinte disproportionnée à sa liberté d'aller et venir et une méconnaissance de l'article 8 de la Convention européenne des droits de l'homme et de l'article 3-1 de la Convention internationale des droits de l'enfant. Le tribunal a jugé que les contraintes horaires imposées (présence au domicile de 14h à 17h) n'étaient pas disproportionnées, faute de preuves suffisantes de leur incompatibilité avec le suivi scolaire de sa belle-fille. La décision s'appuie sur les articles L. 731-1 et R. 733-1 du code de l'entrée et du séjour des étrangers et du droit d'asile.
01/06/2026
Tribunal Administratif de Marseille — N° TA13-2608430
Le Tribunal Administratif de Marseille a rejeté la requête de M. B..., ressortissant égyptien, contestant un arrêté préfectoral du 14 mai 2026 l'obligeant à quitter le territoire français sans délai, avec une interdiction de retour de deux ans. La juridiction a estimé que l'arrêté était suffisamment motivé et ne méconnaissait pas les articles L. 612-6 et L. 612-10 du code de l'entrée et du séjour des étrangers et du droit d'asile (CESEDA), le préfet ayant examiné les critères légaux. La solution retenue est le rejet de l'ensemble des conclusions, y compris la demande d'aide juridictionnelle provisoire et de communication du dossier.
01/06/2026
Tribunal Administratif de Marseille — N° TA13-2608432
Le Tribunal Administratif de Marseille a rejeté la requête de M. B..., ressortissant sénégalais, contestant un arrêté préfectoral du 15 mai 2026 l'obligeant à quitter le territoire français sans délai, avec une interdiction de retour de deux ans. Le tribunal a jugé que l'arrêté était suffisamment motivé et que la situation personnelle du requérant avait été examinée, notamment son maintien irrégulier après expiration de son visa. La solution retenue est le rejet de l'ensemble des conclusions, sur la base des articles L. 613-1, L. 612-2, L. 612-6 et L. 721-4 du code de l'entrée et du séjour des étrangers et du droit d'asile.
01/06/2026
Tribunal Administratif de Marseille — N° TA13-2607881
Le Tribunal administratif de Marseille, statuant en référé sur le fondement de l’article L. 521-1 du code de justice administrative, a rejeté la demande de suspension de l’arrêté du sous-préfet d’Istres du 7 avril 2026 mettant en demeure M. et Mme A... de quitter leur logement à Vitrolles. La requête a été jugée irrecevable car elle n’était pas accompagnée de la copie intégrale de la décision contestée, en méconnaissance des exigences procédurales. En conséquence, le juge a appliqué l’article L. 522-3 du même code pour rejeter la requête sans instruction ni audience, et a refusé l’admission provisoire à l’aide juridictionnelle.
01/06/2026