LogoMeilleurAvocats.fr
AvocatsAssistant IABlogPrix
ConnexionDéposer ma demande

Vous avez un problème juridique ?

Décrivez votre situation en 2 minutes — un avocat spécialisé vous répond sous 24h.

Déposer ma demandeJe suis avocat
Logo MeilleurAvocats.frMeilleurAvocats.fr

Mise en relation avocat–client par l'IA. Gratuit pour les particuliers.

Particuliers

  • Déposer une demande
  • Trouver un avocat
  • Assistant IA gratuit
  • Bibliothèque juridique
  • Guides pratiques
  • Jurisprudence

Avocats

  • Pour les avocats
  • Espace avocat
  • Tarifs et formules
  • Recevoir des leads
  • Programme d'affiliation
  • Contact commercial

Spécialités

  • Droit général
  • Droit du travail
  • Droit de la sécurité sociale et de la protection sociale
  • Droit fiscal et droit douanier
  • Droit de la famille, des personnes et de leur patrimoine
  • Droit immobilier

Légal

  • Mentions légales
  • Confidentialité
  • CGU
  • Cookies
  • Contact

Newsletter juridique hebdomadaire

Décisions clés, évolutions législatives, conseils pratiques — chaque semaine.

© 2026 MeilleurAvocats.fr— KONSEIL SAS. Tous droits réservés.

Mentions légales|Confidentialité|Cookies

BOB★La messagerie française & cryptée pour des échanges confidentiels entre avocats et clients.

En savoir +TéléchargerBOB
AccueilJurisprudence administrativeN° TA69-2202885

Tribunal Administratif de Lyon — Décision N° TA69-2202885

mardi 12 décembre 2023

JuridictionTribunal Administratif de Lyon
SectionTribunal Administratif de Lyon
N° DossierTA69-2202885
TypeDécision
RecoursExcès de pouvoir
PublicationC
Formation4ème chambre
Avocat requérantLANTHEAUME

Texte intégral

Vu la procédure suivante :

Par une requête, enregistrée le 18 avril 2022, M. C D et Mme B A épouse D, représentés par Me Lantheaume, demandent au tribunal :

1°) d'annuler la décision implicite par laquelle le préfet du Rhône a refusé de faire droit à la demande de regroupement familial présentée par M. D le 28 décembre 2020 au bénéfice de son épouse ;

2°) d'enjoindre au préfet du Rhône de faire droit à cette demande de regroupement familial dans le délai de 30 jours à compter de la notification du jugement à intervenir, ou à défaut de réexaminer sa demande ;

3°) de condamner l'Etat à leur verser la somme de 5 327,35 euros, assortie des intérêts au taux légal à compter de la date de réception de sa demande préalable et portant capitalisation, en réparation de l'ensemble de leurs préjudices ;

4°) de mettre à la charge de l'Etat la somme de 2 000 euros au titre des dispositions de l'article L. 761-1 du code de justice administrative.

Ils soutiennent que :

- la décision attaquée est entachée d'un défaut de motivation ;

- elle méconnaît les dispositions des articles L. 434-2 et L. 434-7 du code de l'entrée et du séjour des étrangers et du droit d'asile ;

- elle méconnaît les dispositions de l'article 8 de la convention européenne de sauvegarde des droits de l'homme et des libertés fondamentales ;

- la responsabilité de l'Etat est engagée pour faute en raison de l'illégalité de la décision attaquée ;

- en raison de l'illégalité de cette décision, ils ont été contraints de vivre séparés et ont subi des troubles dans leurs conditions d'existence leur causant un préjudice pouvant être évalué à la somme de 5 000 euros ;

- ils ont subi un préjudice matériel, lié aux allers-retours que M. D a dû effectuer vers la Tunisie ; ce préjudice s'élève à 327,35 euros.

Par un mémoire en défense, enregistré le 14 novembre 2023, la préfète du Rhône conclut au non-lieu à statuer sur les conclusions à fin d'annulation et au rejet des autres conclusions.

Elle soutient qu'elle a fait droit à la demande de regroupement familial présentée par M. D.

Vu les autres pièces du dossier ;

Vu :

- la convention européenne de sauvegarde des droits de l'homme et des libertés fondamentales ;

- l'accord franco-tunisien du 17 mars 1988 modifié ;

- le code de l'entrée et du séjour des étrangers et du droit d'asile ;

- le code de justice administrative ;

Le président de la formation de jugement a dispensé la rapporteure publique, sur sa proposition, de prononcer des conclusions à l'audience.

Les parties ont été régulièrement averties du jour de l'audience.

Le rapport de Mme Rizzato, première conseillère, a été entendu au cours de l'audience publique.

Considérant ce qui suit :

1. M. C D, ressortissant tunisien, a sollicité le regroupement familial au bénéfice de son épouse, le 28 décembre 2020. Lui et son épouse, demandent l'annulation de la décision implicite de rejet née du silence gardé par l'administration sur cette demande ainsi que l'indemnisation des préjudices qu'ils ont subi du fait de l'illégalité fautive dont est entachée cette décision.

Sur les conclusions à fin d'annulation et d'injonction :

2. Par une décision du 11 avril 2022, antérieure à l'introduction de la requête la préfète du Rhône a fait droit à la demande de regroupement familial présentée par M. D en accordant à son épouse l'autorisation d'entrer en France. Les conclusions aux fins d'annulation et d'injonction de la requête sont, par suite, dépourvues objet et par suite irrecevables.

Sur les conclusions à fin d'indemnisation :

3. Il résulte de l'instruction que M. D a épousé Mme A en Tunisie, le 7 août 2020 et a présenté, le 28 décembre 2020, une demande regroupement familial en sa faveur. En application des dispositions combinées des articles L. 431-6 et R. 434-12 du code de l'entrée et du séjour des étrangers et du droit d'asile, une décision implicite de rejet de cette demande est née le 29 juin 2021, six mois après la délivrance de l'attestation de dépôt qu'il produit. Le préfet du Rhône a accordé l'autorisation de regroupement familial sollicitée le 11 avril 2022, soit un peu plus de dix mois après la naissance de la décision implicite de rejet litigieuse.

4. M. D était à la date de la décision en litige, titulaire d'une carte de résident valable jusqu'au 14 avril 2029 et résidait régulièrement en France depuis plus de dix-huit mois. A l'appui de sa demande de regroupement familial, il a justifié être locataire d'un appartement d'une superficie habitable de 35 m² satisfaisant aux conditions de salubrité et d'équipement visées au 2° de l'article R. 434-5 du code de l'entrée et du séjour des étrangers et du droit d'asile. Le requérant, qui occupe un emploi de plaquiste, a perçu, au titre de la période de référence, un salaire mensuel net supérieur à la moyenne mensuelle du salaire minimum interprofessionnel au cours de cette période comme l'attestent les bulletins de salaire qu'il produit. Par suite, et alors que Mme A épouse D ne résidait pas en France, les requérants sont fondés à soutenir que le refus initialement opposé à leur demande d'autorisation et né du silence conservé sur celle-ci plus de six mois était entaché d'une illégalité fautive de nature à engager la responsabilité de l'Etat.

5. Les requérants soutiennent qu'ils ont subi, outre un préjudice moral du fait de la prolongation illégale de leur séparation, un préjudice matériel correspondant au coût des voyages en avion effectués par M. D pour rendre visite à son épouse en Tunisie. Dans les circonstances de l'espèce, il sera fait une juste appréciation des préjudices subis par les requérants en condamnant l'État à leur verser la somme globale de 1 000 euros tous intérêts compris.

Sur les frais d'instance :

6. Il y a lieu, dans les circonstances de l'espèce, de mettre à la charge de l'Etat le versement à M. et Mme D d'une somme de 1 000 euros au titre de ses frais d'instance.

D E C I D E :

Article 1er : L'État est condamné à verser à M. et Mme D la somme de 1 000 euros, tous intérêts compris, en réparation de leurs préjudices.

Article 2 : L'Etat versera une somme de 1 000 euros à M. et Mme D au titre de l'article L. 761-1 du code de justice administrative.

Article 3 : Le surplus des conclusions de la requête de M. et Mme D est rejeté.

Article 4 : Le présent jugement sera notifié à M. C D et Mme B A épouse D et à la préfète du Rhône.

Délibéré après l'audience du 28 novembre 2023, à laquelle siégeaient :

M. Clément, président,

Mme Rizzato, première conseillère,

Mme Gros, conseillère.

Rendu public par mise à disposition au greffe le 12 décembre 2023.

La rapporteure,

C. Rizzato

Le président,

M. ClémentLa greffière,

T. Andujar

La République mande et ordonne à la préfète du Rhône en ce qui la concerne ou à tous commissaires de justice à ce requis en ce qui concerne les voies de droit commun contre les parties privées, de pourvoir à l'exécution de la présente décision.

Pour expédition,

Un greffier,

Décisions similaires

TA13Excès de pouvoir

Tribunal Administratif de Marseille — N° TA13-2608292

Le Tribunal Administratif de Marseille a rejeté la requête de M. A... contre l'arrêté du préfet des Hautes-Alpes du 5 mai 2026 prolongeant son assignation à résidence. Le requérant invoquait une atteinte disproportionnée à sa liberté d'aller et venir et une méconnaissance de l'article 8 de la Convention européenne des droits de l'homme et de l'article 3-1 de la Convention internationale des droits de l'enfant. Le tribunal a jugé que les contraintes horaires imposées (présence au domicile de 14h à 17h) n'étaient pas disproportionnées, faute de preuves suffisantes de leur incompatibilité avec le suivi scolaire de sa belle-fille. La décision s'appuie sur les articles L. 731-1 et R. 733-1 du code de l'entrée et du séjour des étrangers et du droit d'asile.

01/06/2026

TA13Excès de pouvoir

Tribunal Administratif de Marseille — N° TA13-2608430

Le Tribunal Administratif de Marseille a rejeté la requête de M. B..., ressortissant égyptien, contestant un arrêté préfectoral du 14 mai 2026 l'obligeant à quitter le territoire français sans délai, avec une interdiction de retour de deux ans. La juridiction a estimé que l'arrêté était suffisamment motivé et ne méconnaissait pas les articles L. 612-6 et L. 612-10 du code de l'entrée et du séjour des étrangers et du droit d'asile (CESEDA), le préfet ayant examiné les critères légaux. La solution retenue est le rejet de l'ensemble des conclusions, y compris la demande d'aide juridictionnelle provisoire et de communication du dossier.

01/06/2026

TA13Excès de pouvoir

Tribunal Administratif de Marseille — N° TA13-2608432

Le Tribunal Administratif de Marseille a rejeté la requête de M. B..., ressortissant sénégalais, contestant un arrêté préfectoral du 15 mai 2026 l'obligeant à quitter le territoire français sans délai, avec une interdiction de retour de deux ans. Le tribunal a jugé que l'arrêté était suffisamment motivé et que la situation personnelle du requérant avait été examinée, notamment son maintien irrégulier après expiration de son visa. La solution retenue est le rejet de l'ensemble des conclusions, sur la base des articles L. 613-1, L. 612-2, L. 612-6 et L. 721-4 du code de l'entrée et du séjour des étrangers et du droit d'asile.

01/06/2026

TA13Excès de pouvoir

Tribunal Administratif de Marseille — N° TA13-2607881

Le Tribunal administratif de Marseille, statuant en référé sur le fondement de l’article L. 521-1 du code de justice administrative, a rejeté la demande de suspension de l’arrêté du sous-préfet d’Istres du 7 avril 2026 mettant en demeure M. et Mme A... de quitter leur logement à Vitrolles. La requête a été jugée irrecevable car elle n’était pas accompagnée de la copie intégrale de la décision contestée, en méconnaissance des exigences procédurales. En conséquence, le juge a appliqué l’article L. 522-3 du même code pour rejeter la requête sans instruction ni audience, et a refusé l’admission provisoire à l’aide juridictionnelle.

01/06/2026

← Retour aux décisions