LogoMeilleurAvocats.fr
AvocatsAssistant IABlogPrix
ConnexionDéposer ma demande

Vous avez un problème juridique ?

Décrivez votre situation en 2 minutes — un avocat spécialisé vous répond sous 24h.

Déposer ma demandeJe suis avocat
Logo MeilleurAvocats.frMeilleurAvocats.fr

Mise en relation avocat–client par l'IA. Gratuit pour les particuliers.

Particuliers

  • Déposer une demande
  • Trouver un avocat
  • Assistant IA gratuit
  • Bibliothèque juridique
  • Guides pratiques
  • Jurisprudence

Avocats

  • Pour les avocats
  • Espace avocat
  • Tarifs et formules
  • Recevoir des leads
  • Programme d'affiliation
  • Contact commercial

Spécialités

  • Droit général
  • Droit du travail
  • Droit de la sécurité sociale et de la protection sociale
  • Droit fiscal et droit douanier
  • Droit de la famille, des personnes et de leur patrimoine
  • Droit immobilier

Légal

  • Mentions légales
  • Confidentialité
  • CGU
  • Cookies
  • Contact

Newsletter juridique hebdomadaire

Décisions clés, évolutions législatives, conseils pratiques — chaque semaine.

© 2026 MeilleurAvocats.fr— KONSEIL SAS. Tous droits réservés.

Mentions légales|Confidentialité|Cookies

BOB★La messagerie française & cryptée pour des échanges confidentiels entre avocats et clients.

En savoir +TéléchargerBOB
AccueilJurisprudence administrativeN° TA69-2203857

Tribunal Administratif de Lyon — Décision N° TA69-2203857

mardi 6 février 2024

JuridictionTribunal Administratif de Lyon
SectionTribunal Administratif de Lyon
N° DossierTA69-2203857
TypeDécision
RecoursPlein contentieux
PublicationC
Formation4ème chambre
Avocat requérantPOCHARD

Texte intégral

Vu les procédures suivantes :

I- Par une requête, enregistrée le 20 mai 2022 sous le n° 2203857, Mme C, représentée par Me Pochard, demande au tribunal :

1°) de condamner l'Etat à lui verser la somme de 10 500 euros en réparation des préjudices qu'elle a subis du fait de l'illégalité de la décision implicite du préfet du Rhône refusant de renouveler son titre de séjour et du délai de traitement anormalement long de sa demande ;

2°) de mettre la somme de 1 500 euros TTC à la charge de l'Etat le fondement des dispositions de l'article L. 761-1 du code de justice administrative.

Elle soutient que :

- elle a subi un préjudice du fait du délai anormalement long de traitement de sa demande de renouvellement de titre de séjour, présentée le 7 novembre 2019 ;

- le refus implicite de renouvellement de son titre de séjour est illégal ; il est entaché d'un défaut de motivation ; il méconnaît les dispositions de l'article L. 423-7 du code de l'entrée et du séjour des étrangers et du droit d'asile ; elle peut prétendre à la délivrance d'une carte de résident valable 10 ans au titre de l'article L. 423-10 du code de l'entrée et du séjour des étrangers et du droit d'asile ;

- elle a subi un préjudice professionnel dès lors qu'elle doit justifier de la régularité de sa situation auprès de son employeur tous les trois mois ;

- elle a subi des troubles dans ses conditions d'existence et un préjudice moral.

La requête a été communiquée le 1er juin 2022 au préfet du Rhône qui n'a pas produit d'écritures.

II- Par une requête, enregistrée le 1er juin 2022 sous le n° 2204147, Mme C, représentée par Me Pochard, demande au tribunal :

1°) d'annuler la décision implicite par laquelle le préfet du Rhône a refusé de renouveler son titre de séjour ;

2°) à titre principal, d'enjoindre à la préfète du Rhône de renouveler sa carte de séjour dans un délai de sept jours à compter de la notification du jugement à intervenir, en lui délivrant une carte de résident de dix ans ;

3°) à titre subsidiaire, d'enjoindre à la préfète du Rhône de renouveler sa carte de séjour dans un délai de sept jours à compter de la notification du jugement à intervenir ;

4°) à titre infiniment subsidiaire, d'enjoindre à la préfète du Rhône de réexaminer sa situation dans un délai de sept jours à compter de la notification du jugement à intervenir, et dans cette attente, de lui délivrer une autorisation provisoire de séjour avec autorisation de travail ;

5°) de mettre la somme de 1 500 euros TTC à la charge de l'Etat le fondement des dispositions de l'article L. 761-1 du code de justice administrative.

Elle soutient que :

- la décision est entachée d'incompétence ;

- elle est entachée d'un défaut d'examen de sa situation ;

- elle méconnaît les dispositions de l'article L. 423-7 du code de l'entrée et du séjour des étrangers et du droit d'asile ;

- elle méconnaît les dispositions de l'article L. 423-10 du code de l'entrée et du séjour des étrangers et du droit d'asile ;

- elle méconnaît les dispositions de l'article L. 423-23 du code de l'entrée et du séjour des étrangers et du droit d'asile et celles de l'article 8 de la convention européenne de sauvegarde des droits de l'homme et des libertés fondamentales ;

- elle méconnaît les stipulations de l'article 3-1 de la convention internationale relative aux droits de l'enfant ;

- elle est entachée d'une erreur manifeste d'appréciation sur sa situation ;

La requête a été communiquée le 3 juin 2022 au préfet du Rhône qui n'a pas produit de mémoire en défense.

Vu les autres pièces du dossier ;

Vu :

- la convention européenne de sauvegarde des droits de l'homme et des libertés fondamentales ;

- le code de l'entrée et du séjour des étrangers et du droit d'asile ;

- le code des relations entre le public et l'administration ;

- le code de justice administrative ;

Le président de la formation de jugement a dispensé la rapporteure publique, sur sa proposition, de prononcer des conclusions à l'audience.

Les parties ont été régulièrement averties du jour de l'audience.

A été entendu au cours de l'audience publique le rapport de Mme Rizzato, première conseillère.

Des notes en délibéré ont été enregistrées pour Mme A le 23 janvier 2024.

Considérant ce qui suit :

1. Mme B A, ressortissante du Bénin née le 2 décembre 1988, a sollicité le renouvellement de sa carte de séjour pluriannuelle le 7 novembre 2019. Elle demande l'annulation de la décision implicite de rejet née du silence gardé par l'administration sur cette demande ainsi que l'indemnisation des préjudices qu'elle estime avoir subis du fait de l'illégalité fautive dont est entachée cette décision de rejet et du délai anormalement long de traitement de sa demande.

2. Les requêtes n° 2203857 et 2204147, présentées par Mme A, présentent à juger des questions semblables. Il y a lieu de les joindre pour statuer par un seul jugement.

Sur les conclusions aux fins d'annulation et d'injonction :

3. Il ressort des pièces du dossier que la préfète du Rhône a, postérieurement à l'introduction de la requête n° 2204147, délivré une carte de résident valable du 10 novembre 2023 au 9 novembre 2033 à Mme A. Les conclusions aux fins d'annulation et d'injonction présentées par la requérante dans cette instance ont, par suite, perdu leur objet et il n'y a, dès lors, plus lieu d'y statuer.

Sur les conclusions indemnitaires:

4. Il résulte de l'instruction et n'est pas contesté que Mme A remplissait l'ensemble des conditions pour prétendre au renouvellement de son titre de séjour. Au demeurant, comme indiqué précédemment, la préfète du Rhône lui a finalement délivré une carte de résident valable dix ans. La requérante est donc fondée à soutenir que la décision par laquelle le préfet du Rhône a dans un premier temps implicitement refusé de faire droit à sa demande formulée le 7 novembre 2019 est illégale.

5. Cette illégalité fautive engage la responsabilité de l'Etat, à raison des préjudices directs et certains qui en ont résulté pour Mme A.

6. En l'espèce, il résulte de l'instruction que Mme A s'est vue accorder un titre de séjour par décision du 9 novembre 2023. Alors même que des récépissés lui ont été délivrés depuis la date de présentation de sa demande de titre de séjour, il n'est pas contesté que la requérante a dû régulièrement solliciter, à brève échéance, leur renouvellement pour être maintenue en situation régulière et pouvoir travailler, la plaçant dans une situation d'incertitude. En revanche, si elle établit les difficultés rencontrées avec son employeur, dans le cadre du renouvellement de son contrat de travail, elle n'établit pas, par les pièces qu'elle produit avoir subi un préjudice professionnel. Dans ces circonstances particulières, il sera fait une juste appréciation de son préjudice moral et de ses troubles dans les conditions d'existence en condamnant l'Etat à verser à Mme A une somme globale de 3 000 euros tous intérêts confondus.

Sur les frais d'instance :

7. Dans les circonstances de l'espèce, il y a lieu de mettre la somme de 1 200 euros à la charge de l'Etat sur le fondement des dispositions de l'article L. 761-1 du code de justice administrative.

D E C I D E:

Article 1er : Il n'y a pas lieu de statuer sur les conclusions de la requête n° 2204147.

Article 2 : L'Etat est condamné à verser la somme de 3 000 euros à Mme A.

Article 3 : L'Etat versera à Mme A la somme de 1 200 euros en application des dispositions de l'article L. 761-1 du code de justice administrative.

Article 4 : Le présent jugement sera notifié à Mme B A et à la préfète du Rhône.

Délibéré après l'audience du 23 janvier 2024, à laquelle siégeaient :

M. Clément, président,

Mme Rizzato, première conseillère,

Mme Gros, conseillère.

Rendu public par mise à disposition au greffe le 6 février 2024.

La rapporteure,

C. Rizzato

Le président,

M. ClémentLa greffière,

T. Zaabouri

La République mande et ordonne à la préfète du Rhône en ce qui la concerne ou à tous commissaires de justice à ce requis en ce qui concerne les voies de droit commun contre les parties privées, de pourvoir à l'exécution de la présente décision.

Pour expédition,

Un greffier,

Nos 2203857 - 2204147

Décisions similaires

TA13Plein contentieux

Tribunal Administratif de Marseille — N° TA13-2608110

Le Tribunal Administratif de Marseille, statuant en référé sur le fondement de l'article L. 521-3 du code de justice administrative, a été saisi par Mme A..., ressortissante ivoirienne, afin d'obtenir la délivrance effective d'une carte de séjour pluriannuelle dont le renouvellement lui avait déjà été accordé par une décision favorable du 1er août 2025. Le juge a constaté que la condition d'urgence était remplie s'agissant d'une demande de renouvellement de titre de séjour et que la mesure sollicitée ne se heurtait à aucune contestation sérieuse. Il a enjoint au préfet des Bouches-du-Rhône de convoquer l'intéressée sous quinze jours pour lui remettre le titre, sous astreinte de 50 euros par jour de retard. L'État a également été condamné à verser 1 500 euros au titre des frais de justice, sous réserve de l'admission définitive de Mme A... à l'aide juridictionnelle provisoire.

01/06/2026

TA13Plein contentieux

Tribunal Administratif de Marseille — N° TA13-2608580

Le Tribunal administratif de Marseille, statuant en référé, a rejeté la requête de M. B... concernant le traitement de sa demande de document de circulation pour étranger mineur pour sa fille. La requête a été jugée irrecevable car elle ne contenait pas de conclusions, c'est-à-dire qu'elle ne précisait pas ce que le requérant demandait au juge. Cette irrecevabilité a été constatée sur le fondement de l'article R. 411-1 du code de justice administrative. Le juge a donc appliqué l'article L. 522-3 du même code pour rejeter la requête sans instruction ni audience.

01/06/2026

TA14Plein contentieux

Tribunal Administratif de Caen — N° TA14-2601609

Le Tribunal administratif de Caen, statuant en référé sur le fondement de l'article L. 521-1 du code de justice administrative, a rejeté la requête de Mme A... B... tendant à la suspension d'une décision de l'Agence nationale des titres sécurisés (ANTS) refusant l'immatriculation d'un véhicule et l'exonération du malus écologique. La demande a été jugée manifestement irrecevable car la requérante n'avait pas présenté de requête distincte aux fins d'annulation de la décision contestée, comme l'exige l'article R. 522-1 du même code. En conséquence, le juge a rejeté la requête sans instruction ni audience, en application de l'article L. 522-3.

01/06/2026

TA25Plein contentieux

Tribunal Administratif de Besançon — N° TA25-2601163

Le Tribunal Administratif de Besançon, statuant en référé, a rejeté la demande de suspension de la délibération du conseil municipal d’Etupes approuvant le budget primitif 2026. Le juge a estimé que la condition d’urgence n’était pas remplie, le requérant n’ayant pas démontré que l’exécution du budget entraînerait un blocage du fonctionnement des services publics communaux ou une situation financière irréversible. En conséquence, la requête de M. C... a été rejetée, sans qu’il soit nécessaire d’examiner l’existence d’un doute sérieux sur la légalité de la délibération. La décision se fonde sur l’article L. 521-1 du code de justice administrative.

01/06/2026

← Retour aux décisions