mardi 18 octobre 2022
| Juridiction | Tribunal Administratif de Lyon |
| Section | Tribunal Administratif de Lyon |
| N° Dossier | TA69-2205529 |
| Type | Décision |
| Recours | Excès de pouvoir |
| Publication | D |
| Formation | JU 9ème chambre |
| Avocat requérant | BIEHLER |
Vu la procédure suivante :
Par une requête, enregistrée le 20 juillet 2022, et un mémoire enregistré le 3 octobre 2022, Mme C A épouse B, représentée par Me Biehler, demande au tribunal :
1°) de prononcer son admission au bénéfice de l'aide juridictionnelle provisoire ;
2°) à titre principal, d'annuler les décisions du 6 juillet 2022 par lesquelles le préfet du Rhône l'a obligée à quitter le territoire français et a fixé le pays de destination ;
3°) à titre subsidiaire, de suspendre l'exécution de la mesure d'éloignement du 6 juillet 2022 jusqu'à la date de la lecture en audience publique de la décision de la Cour nationale du droit d'asile ;
4°) d'enjoindre au préfet du Rhône de lui délivrer une attestation de demande d'asile, qui sera renouvelée jusqu'à ce que la Cour nationale du droit d'asile statue sur son recours, dans le délai d'une semaine à compter de la notification du jugement à intervenir ;
5°) de mettre à la charge de l'État le versement à son conseil d'une somme de 1 200 euros au titre de l'article 37 de la loi n° 91-647 du 10 juillet 1991.
Elle soutient que :
- la décision portant obligation de quitter le territoire français est entachée d'incompétence de son signataire ;
- elle est entachée d'un défaut de motivation ;
- elle méconnaît le droit d'asile ;
- elle méconnaît l'article 13 de la convention européenne de sauvegarde des droits de l'homme et des libertés fondamentales, les dispositions du d) du 1° de l'article L. 542-2 du code de l'entrée et du séjour des étrangers et du droit d'asile sont contraires à l'article 13 de la convention européenne de sauvegarde des droits de l'homme et des libertés fondamentales ;
- elle méconnaît l'article 3-1 de la convention internationale des droits de l'enfant et l'article 8 de la convention européenne de sauvegarde des droits de l'homme et des libertés fondamentales ;
- la décision fixant le pays de renvoi est illégale compte tenu de l'illégalité de la décision portant obligation de quitter le territoire français ;
- elle méconnaît l'article L. 721-4 du code de l'entrée et du séjour des étrangers et du droit d'asile et l'article 3 de la convention européenne de sauvegarde des droits de l'homme et des libertés fondamentales ;
- la mesure d'éloignement doit être suspendue le temps de l'examen de son recours devant la Cour nationale du droit d'asile dès lors qu'elle présente des éléments sérieux au titre de sa demande d'asile et doit être en mesure d'exprimer ses craintes devant la Cour nationale du droit d'asile.
Par un mémoire en défense, enregistré le 29 septembre 2022, le préfet du Rhône conclut au rejet de la requête.
Il soutient que les moyens soulevés par Mme A épouse B ne sont pas fondés.
Mme A épouse B a été admise au bénéfice de l'aide juridictionnelle totale par une décision du 30 septembre 2022.
La présidente du tribunal a désigné Mme Reniez, conseillère, pour statuer en application de l'article L. 614-5 du code de l'entrée et du séjour des étrangers et du droit d'asile.
Vu les autres pièces du dossier ;
Vu :
- la convention européenne de sauvegarde des droits de l'homme et des libertés fondamentales ;
- la convention internationale relative aux droits de l'enfant, signée à New-York le 26 janvier 1990 ;
- le code de l'entrée et du séjour des étrangers et du droit d'asile ;
- le code des relations entre le public et l'administration ;
- la loi n° 91-647 du 10 juillet 1991 modifiée ;
- le code de justice administrative ;
Les parties, dûment convoquées, ont été régulièrement averties du jour de l'audience, à laquelle Mme A épouse B n'était pas présente et à laquelle le préfet du Rhône n'était ni présent, ni représenté.
Ont été entendus au cours de l'audience publique, qui s'est tenue à huit-clos à la demande de l'avocat de Mme A épouse B :
- le rapport de Mme Reniez, magistrate désignée, qui a indiqué en application de l'article R. 611-7 du code de justice administrative et des articles R. 776-25 et R. 776-13-2 du même code, de ce que le jugement est susceptible d'être fondé sur un moyen relevé d'office tiré de ce qu'il n'y a plus lieu de statuer sur les conclusions de la requête tendant à ce que le tribunal admette Mme A épouse B au bénéfice de l'aide juridictionnelle provisoire dès lors qu'elle a été admise à l'aide juridictionnelle totale par une décision du 30 septembre 2022 ;
- les observations de Me Anaïs Biehler, avocat, représentant Mme A épouse B, qui reprend des moyens de la requête.
La clôture de l'instruction a été prononcée à l'issue de l'audience.
Considérant ce qui suit :
1. Mme A épouse B, ressortissante kosovare, conteste les décisions du 6 juillet 2022 par lesquelles le préfet du Rhône l'a obligée à quitter le territoire français et a fixé le pays de destination.
Sur les conclusions tendant à l'admission à l'aide juridictionnelle provisoire :
2. Mme A épouse B ayant été admis au bénéfice de l'aide juridictionnelle totale par décision du 30 septembre 2022, il n'y a plus lieu de statuer sur ces conclusions.
Sur les conclusions à fin d'annulation :
En ce qui concerne la décision portant obligation de quitter le territoire français :
3. En premier lieu, la décision attaquée en date du 6 juillet 2022 a été signée par Mme E D, directrice adjointe des migrations et de l'intégration, qui bénéficiait, en vertu d'un arrêté du préfet du Rhône 8 juin 2022, régulièrement publié au recueil des actes administratifs spécial de la préfecture le lendemain, d'une délégation pour signer un tel acte. Le moyen tiré de l'incompétence du signataire de la décision contestée manque ainsi en fait et doit être écarté.
4. En deuxième lieu, la décision litigieuse comporte l'énoncé des considérations de droit et de fait qui en constituent le fondement. Elle est, par suite, suffisamment motivée.
5. En troisième lieu, aux termes de l'article 13 de la convention européenne de sauvegarde des droits de l'homme et des libertés fondamentales : " Toute personne dont les droits et libertés reconnus dans la présente Convention ont été violés, a droit à l'octroi d'un recours effectif devant une instance nationale, alors même que la violation aurait été commise par des personnes agissant dans l'exercice de leurs fonctions officielles ".
6. Il résulte des dispositions du code de l'entrée et du séjour des étrangers et du droit d'asile qu'un ressortissant étranger issu d'un pays sûr dont la demande d'asile a été rejetée selon la procédure accélérée, s'il ne bénéficie pas du droit de se maintenir sur le territoire français jusqu'à ce que la Cour nationale du droit d'asile ait statué sur son recours, peut contester l'obligation de quitter le territoire français prise à son encontre. Ce recours présente un caractère suspensif et le juge saisi a la possibilité, le cas échéant, de suspendre l'exécution de la mesure d'éloignement jusqu'à ce que la Cour nationale du droit d'asile ait statué sur son recours. Par ailleurs, le droit à un recours effectif tel que protégé notamment par l'article 13 de la convention européenne de sauvegarde des droits de l'homme et des libertés fondamentales n'implique pas que l'étranger, dont la demande d'asile a fait l'objet d'un examen en procédure accélérée puisse se maintenir sur le territoire français jusqu'à l'issue de son recours devant la Cour nationale du droit d'asile et ce alors qu'il peut se faire représenter devant cette juridiction. Le moyen tiré de ce que le préfet du Rhône en ne permettant pas à la requérante de se maintenir que le territoire français jusqu'à ce que la Cour nationale du droit d'asile statue sur son recours l'aurait privée d'un droit au recours effectif en méconnaissance de l'article 13 de la convention européenne de sauvegarde des droits de l'homme et des libertés fondamentales doit dans ces conditions être écarté. Il en est de même, pour les mêmes raisons, du moyen tiré de la méconnaissance du droit d'asile et de celui tiré de ce les dispositions du d) du 1° de l'article L. 542-2 du code de l'entrée et du séjour des étrangers et du droit d'asile seraient contraires à l'article 13 de la convention européenne de sauvegarde des droits de l'homme et des libertés fondamentales.
7. En quatrième lieu, aux termes de l'article 8 de la convention européenne de sauvegarde des droits de l'homme et des libertés fondamentales : " 1° Toute personne a droit au respect de sa vie privée et familiale, de son domicile et de sa correspondance ; / 2° Il ne peut y avoir ingérence d'une autorité publique dans l'exercice de ce droit que pour autant que cette ingérence est prévue par la loi et qu'elle constitue une mesure qui, dans une société démocratique, est nécessaire à la sécurité nationale, à la sûreté publique, au bien-être économique du pays, à la défense de l'ordre et à la prévention des infractions pénales, à la protection de la santé ou de la morale ou à la protection des droits et libertés d'autrui ". Aux termes du paragraphe 1 de l'article 3 de la convention internationale relative aux droits de l'enfant : " Dans toutes les décisions qui concernent les enfants, qu'elles soient le fait des institutions publiques ou privées de protection sociale, des tribunaux, des autorités administratives ou des organes législatifs, l'intérêt supérieur de l'enfant doit être une considération primordiale ".
8. Mme A épouse B fait valoir que son enfant mineur réside sur le territoire français et que la demande d'asile a également été formée au nom et pour le compte de cet enfant. Toutefois, par une décision du 11 mai 2022, l'Office français de protection des réfugiés et apatrides a rejeté la demande d'asile de la requérante et également celle de son enfant mineur. La décision portant obligation de quitter le territoire français prise à l'encontre de la requérante n'a pas pour effet de séparer la requérante de son enfant. Par ailleurs, la requérante ne se prévaut d'aucune autre attache familiale sur le territoire français et n'allègue ni n'établit être dépourvu d'attaches familiales dans son pays d'origine. Elle justifie en outre d'aucune insertion particulière sur le territoire français. Ainsi, compte tenu de l'ensemble des circonstances de l'espèce, la décision portant obligation de quitter le territoire en litige n'a pas porté au droit de l'intéressée au respect de sa vie privée et familiale une atteinte disproportionnée aux buts en vue desquels elle a été prise. Elle n'a pas méconnu les stipulations de l'article 8 de la convention européenne de sauvegarde des droits de l'homme et des libertés fondamentales ni celles du paragraphe 1 de l'article 3 de la convention internationale relative aux droits de l'enfant.
En ce qui concerne la décision fixant le pays de destination :
9. En premier lieu, il résulte des motifs qui précèdent que Mme A épouse B n'est pas fondée à invoquer, par voie d'exception à l'encontre de la décision fixant le pays de renvoi, l'illégalité de la décision portant obligation de quitter le territoire français.
10. En second lieu, aux termes de l'article L. 721-4 du code de l'entrée et du séjour des étrangers et du droit d'asile : " () / Un étranger ne peut être éloigné à destination d'un pays s'il établit que sa vie ou sa liberté y sont menacées ou qu'il y est exposé à des traitements contraires aux stipulations de l'article 3 de la Convention européenne de sauvegarde des droits de l'homme et des libertés fondamentales du 4 novembre 1950. " et aux termes de l'article 3 de la convention européenne de sauvegarde des droits de l'homme et des libertés fondamentales : " Nul ne peut être soumis à la torture ni à des traitements inhumains ou dégradants ".
11. La requérante invoque son homosexualité. Elle fait valoir qu'elle a vécu des épisodes de violences et que son mari l'a obligée à se prostituer. Toutefois, elle n'établit pas l'impossibilité de faire appel aux autorités de son pays pour la protéger contre ces risques. Par suite, elle n'est pas fondée à soutenir que la décision en litige méconnaît les dispositions de l'article L. 721-4 du code de l'entrée et du séjour des étrangers et du droit d'asile et les stipulations de l'article 3 de la convention européenne de sauvegarde des droits de l'homme et des libertés fondamentales.
12. Il résulte de tout ce qui précède que Mme A épouse B n'est pas fondée à demander l'annulation des décisions du 6 juillet 2022 par lesquelles le préfet du Rhône l'a obligée à quitter le territoire français et a fixé le pays de destination.
Sur les conclusions à fin de suspension :
13. Aux termes de l'article L. 752-5 du code de l'entrée et du séjour des étrangers et du droit d'asile : " L'étranger dont le droit au maintien sur le territoire a pris fin en application des b ou d du 1° de l'article L. 542-2 et qui fait l'objet d'une décision portant obligation de quitter le territoire français peut, dans les conditions prévues à la présente section, demander au tribunal administratif la suspension de l'exécution de cette décision jusqu'à l'expiration du délai de recours devant la Cour nationale du droit d'asile ou, si celle-ci est saisie, soit jusqu'à la date de la lecture en audience publique de la décision de la cour, soit, s'il est statué par ordonnance, jusqu'à la date de la notification de celle-ci. ". Aux termes de l'article L. 542-2 de ce code : " Par dérogation à l'article L. 542-1, le droit de se maintenir sur le territoire français prend fin : / 1° Dès que l'Office français de protection des réfugiés et apatrides a pris les décisions suivantes : () / d) une décision de rejet dans les cas prévus à l'article L. 531-24 et au 5° de l'article L. 531-27 ; / () ". Aux termes de l'article L. 531-24 du même code : " L'Office français de protection des réfugiés et apatrides statue en procédure accélérée dans les cas suivants : / 1° Le demandeur provient d'un pays considéré comme un pays d'origine sûr au sens de l'article L. 531-25 ; / () ".
14. La possibilité prévue de solliciter la suspension d'une mesure d'éloignement consécutive à un refus d'asile opposé par l'Office français de protection des réfugiés et apatrides (OFPRA) s'applique ainsi notamment, en vertu des dispositions précitées, lorsque l'OFPRA a statué en procédure accélérée sur une demande présentée par une personne provenant d'un pays considéré comme un pays d'origine sûr.
15. Il est constant que Mme A épouse B a présenté une demande d'asile qui a été rejetée par une décision du 11 mai 2022 de l'Office français de protection des réfugiés et apatrides statuant en procédure accélérée sur le fondement des dispositions du 1° de l'article L. 531-24 du code de l'entrée et du séjour des étrangers et du droit d'asile. Il ressort des pièces du dossier qu'elle a formé un recours contre cette décision devant la Cour nationale du droit d'asile. Elle demande dans la présente instance la suspension de l'exécution de la mesure d'éloignement prise à son encontre.
16. La requérante fait notamment valoir que son époux l'a obligé à se prostituer, et qu'elle craint être exposée à des violences de la part de son époux et de sa famille. Il n'est pas contesté qu'elle n'avait pas évoqué ces faits devant l'Office français de protection des réfugiés et apatrides. Elle a par ailleurs déposé plainte pour proxénétisme aggravé postérieurement à la décision de l'Office français de protection des réfugiés et apatrides. Elle produit plusieurs pièces à l'appui de son récit. Ces éléments sont nouveaux et suffisamment sérieux pour justifier la suspension de l'exécution de la mesure d'éloignement prise à l'encontre de la requérante en application des dispositions des articles L. 752-5 et L. 752-11 du code de l'entrée et du séjour des étrangers et du droit d'asile. Il y a par suite lieu de prononcer la suspension de l'exécution de la décision du 6 juillet 2022 par laquelle le préfet du Rhône a obligé Mme A épouse B quitter le territoire français jusqu'à la date de la lecture en audience publique de la décision de la Cour nationale du droit d'asile ou s'il est statué par ordonnance, jusqu'à la date de la notification de celle-ci.
Sur les conclusions à fin d'injonction :
17. Le présent jugement n'implique aucune mesure d'exécution. Les conclusions à fin d'injonction doivent par suite être rejetées.
Sur les frais liés au litige :
18. Mme A épouse B a été admise au bénéfice de l'aide juridictionnelle totale. Il n'y a pas lieu, dans les circonstances de l'espèce, de mettre à la charge de l'État une somme au titre des dispositions des articles L. 761-1 du code de justice administrative et 37 de la loi du 10 juillet 1991.
D E C I D E :
Article 1er : Il n'y a pas lieu de statuer sur les conclusions de la requête de Mme A épouse B tendant à son admission au bénéfice de l'aide juridictionnelle provisoire.
Article 2 : L'exécution de la décision du 6 juillet 2022 par laquelle le préfet du Rhône a obligé Mme A épouse B à quitter le territoire français est suspendue soit jusqu'à la date de la lecture en audience publique de la décision de la Cour nationale du droit d'asile, soit, s'il est statué par ordonnance, jusqu'à la date de la notification de celle-ci.
Article 3 : Les conclusions de la requête de Mme A épouse B sont rejetées pour le surplus.
Article 4 : Le présent jugement sera notifié à Mme C A épouse B et au préfet du Rhône.
Rendu public par mise à disposition au greffe le 18 octobre 2022.
La magistrate désignée,
E. Reniez
La greffière,
S. Lecas
La République mande et ordonne au préfet du Rhône en ce qui le concerne ou à tous commissaires de justice à ce requis en ce qui concerne les voies de droit commun contre les parties privées, de pourvoir à l'exécution de la présente décision.
Pour expédition conforme,
Un greffier,
Tribunal Administratif de Marseille — N° TA13-2608292
Le Tribunal Administratif de Marseille a rejeté la requête de M. A... contre l'arrêté du préfet des Hautes-Alpes du 5 mai 2026 prolongeant son assignation à résidence. Le requérant invoquait une atteinte disproportionnée à sa liberté d'aller et venir et une méconnaissance de l'article 8 de la Convention européenne des droits de l'homme et de l'article 3-1 de la Convention internationale des droits de l'enfant. Le tribunal a jugé que les contraintes horaires imposées (présence au domicile de 14h à 17h) n'étaient pas disproportionnées, faute de preuves suffisantes de leur incompatibilité avec le suivi scolaire de sa belle-fille. La décision s'appuie sur les articles L. 731-1 et R. 733-1 du code de l'entrée et du séjour des étrangers et du droit d'asile.
01/06/2026
Tribunal Administratif de Marseille — N° TA13-2608430
Le Tribunal Administratif de Marseille a rejeté la requête de M. B..., ressortissant égyptien, contestant un arrêté préfectoral du 14 mai 2026 l'obligeant à quitter le territoire français sans délai, avec une interdiction de retour de deux ans. La juridiction a estimé que l'arrêté était suffisamment motivé et ne méconnaissait pas les articles L. 612-6 et L. 612-10 du code de l'entrée et du séjour des étrangers et du droit d'asile (CESEDA), le préfet ayant examiné les critères légaux. La solution retenue est le rejet de l'ensemble des conclusions, y compris la demande d'aide juridictionnelle provisoire et de communication du dossier.
01/06/2026
Tribunal Administratif de Marseille — N° TA13-2608432
Le Tribunal Administratif de Marseille a rejeté la requête de M. B..., ressortissant sénégalais, contestant un arrêté préfectoral du 15 mai 2026 l'obligeant à quitter le territoire français sans délai, avec une interdiction de retour de deux ans. Le tribunal a jugé que l'arrêté était suffisamment motivé et que la situation personnelle du requérant avait été examinée, notamment son maintien irrégulier après expiration de son visa. La solution retenue est le rejet de l'ensemble des conclusions, sur la base des articles L. 613-1, L. 612-2, L. 612-6 et L. 721-4 du code de l'entrée et du séjour des étrangers et du droit d'asile.
01/06/2026
Tribunal Administratif de Marseille — N° TA13-2607881
Le Tribunal administratif de Marseille, statuant en référé sur le fondement de l’article L. 521-1 du code de justice administrative, a rejeté la demande de suspension de l’arrêté du sous-préfet d’Istres du 7 avril 2026 mettant en demeure M. et Mme A... de quitter leur logement à Vitrolles. La requête a été jugée irrecevable car elle n’était pas accompagnée de la copie intégrale de la décision contestée, en méconnaissance des exigences procédurales. En conséquence, le juge a appliqué l’article L. 522-3 du même code pour rejeter la requête sans instruction ni audience, et a refusé l’admission provisoire à l’aide juridictionnelle.
01/06/2026