mardi 23 juillet 2024
| Juridiction | Tribunal Administratif de Lyon |
| Section | Tribunal Administratif de Lyon |
| N° Dossier | TA69-2207372 |
| Type | Décision |
| Recours | Plein contentieux |
| Publication | C |
| Formation | 4ème chambre |
| Avocat requérant | SCP TEISSONNIERE & ASSOCIES |
Vu la procédure suivante :
Par une requête et un mémoire, enregistrés les 30 septembre 2022 et 29 mai 2024, M. A B, représenté par Me Teissonnière, demande au tribunal :
1°) de condamner l'Etat à lui verser la somme de 30 000 euros en réparation des préjudices subis, assortie des intérêts au taux légal eux-mêmes capitalisés ;
2°) de mettre à la charge de l'Etat la somme de 2 000 euros au titre de l'article L. 761-1 du code de justice administrative.
Il soutient que :
- l'exception de prescription opposée en défense ne saurait être accueillie, faute pour le ministre des armées d'établir la date à laquelle l'attestation du 2 juillet 2009 lui a été remise ;
- la responsabilité de l'Etat est engagée pour faute, en raison de son exposition aux poussières d'amiante durant sa carrière de marin ;
- le préjudice moral tenant à l'anxiété de développer une pathologie grave est évalué à la somme de 15 000 euros et les troubles dans ses conditions d'existence à la somme de 15 000 euros également.
Par un mémoire en défense, enregistré le 28 juillet 2023, le ministre des armées conclut au rejet de la requête.
Il soutient que la créance de M. B est prescrite.
La procédure a été communiquée à la caisse nationale militaire de sécurité sociale, qui n'a pas produit de mémoire.
Par ordonnance du 29 mai 2024, la clôture de l'instruction, initialement fixée au 30 mai 2024, a été reportée au 17 juin 2024.
Vu les autres pièces du dossier ;
Vu :
- le code civil ;
- la loi n° 68-1250 du 31 décembre 1968 relative à la prescription des créances sur l'Etat, les départements, les communes et les établissements publics ;
- le décret n° 77-949 du 17 août 1977 modifié ;
- le code de justice administrative.
Les parties ont été régulièrement averties du jour de l'audience.
Ont été entendus au cours de l'audience publique :
- le rapport de Mme Gros, première conseillère,
- et les conclusions de Mme Tocut, rapporteure publique.
Considérant ce qui suit :
1. M. A B a exercé les fonctions d'électromécanicien au sein de la marine nationale du 17 juillet 1974 au 14 novembre 1994. Il demande au tribunal de condamner l'Etat à lui verser la somme de 30 000 euros en réparation du préjudice d'anxiété et des troubles dans les conditions d'existence résultant de son exposition aux poussières d'amiante sans aucun moyen de protection efficace fourni par son employeur.
Sur l'exception de prescription quadriennale :
2. Aux termes de l'article 1er de la loi n° 68-1250 du 31 décembre 1968 visée ci-dessus : " Sont prescrites, au profit de l'Etat, des départements et des communes, sans préjudice des déchéances particulières édictées par la loi, et sous réserve des dispositions de la présente loi, toutes créances qui n'ont pas été payées dans un délai de quatre ans à partir du premier jour de l'année suivant celle au cours de laquelle les droits ont été acquis. / () ". Aux termes de l'article 3 de la même loi : " La prescription ne court ni contre le créancier qui ne peut agir, soit par lui-même ou par l'intermédiaire de son représentant légal, soit pour une cause de force majeure, ni contre celui qui peut être légitimement regardé comme ignorant l'existence de sa créance ou de la créance de celui qu'il représente légalement. ".
3. Lorsque la responsabilité d'une personne publique est recherchée, les droits de créance invoqués en vue d'obtenir l'indemnisation des préjudices doivent être regardés comme acquis, au sens des dispositions de l'article 1er de la loi du 31 décembre 1968, à la date à laquelle la réalité et l'étendue de ces préjudices ont été entièrement révélées, ces préjudices étant connus et pouvant être exactement mesurés.
4. Le préjudice d'anxiété et les troubles dans les conditions d'existence dont se prévaut M. B naissent de la conscience prise par celui-ci qu'il court le risque élevé de développer une pathologie grave, et par là-même d'une espérance de vie diminuée, à la suite de son exposition aux poussières d'amiante. Le droit à réparation des préjudices en question doit donc être regardé comme acquis, au sens des articles 1er, 2, 3, 6 et 7 de la loi du 31 décembre 1968, pour la détermination du point de départ du délai de prescription, à la date à laquelle l'existence de la créance qu'il peut détenir de ce chef sur l'administration au titre de son exposition aux poussières d'amiante a été portée à sa connaissance. Dès lors que l'exposition a cessé, la créance se rattache non à chacune des années au cours desquelles l'intéressé souffre de l'anxiété et des troubles dans les conditions d'existence dont il demande réparation, mais à la seule année lors de laquelle la durée et l'intensité de l'exposition ont été entièrement révélées, de sorte que ces préjudices peuvent être exactement mesurés. Par suite, la totalité de ces chefs de préjudice doit être rattachée à cette année, pour la computation du délai de prescription institué par l'article 1er de la loi du 31 décembre 1968.
5. Le ministre des armées se prévaut de l'attestation établie à l'attention de M. B le 2 juillet 2009 par le directeur du personnel militaire de la marine, indiquant qu'il a, au cours de sa carrière, été affecté ou mis pour emploi dans des formations renfermant des matériaux à base d'amiante sous forme de calorifugeages, énumérant ces formations et la durée des affectations ou mises pour emploi et concluant que l'intéressé a, pendant celles-ci, été exposé aux risques présentés par l'inhalation de poussières d'amiante. Si cette attestation est de nature à porter à la connaissance de M. B la créance qu'il peut détenir sur l'administration au titre de la réparation du préjudice d'anxiété et des troubles dans ses conditions d'existence en résultant, aucun élément de l'instruction, notamment pas le certificat médical établi par un médecin généraliste le 2 avril 2020, qui ne fait pas allusion à ce document, se bornant à indiquer que l'intéressé " présente un syndrome anxieux depuis au moins une dizaine d'années, probablement lié directement ou indirectement à son exposition à l'amiante ", ne permet de considérer que l'attestation en cause aurait été remise à l'intéressé au cours de l'année 2009, alors qu'il avait quitté la marine nationale depuis près de quinze ans. Dans ces conditions, le point de départ du délai de prescription ne saurait être fixé au 1er janvier 2010, ainsi que le fait valoir le ministre des armées. L'exception de prescription, soulevée sur ce fondement, doit, par suite, être écartée.
Sur la responsabilité de l'Etat :
6. La responsabilité de l'administration, notamment en sa qualité d'employeur, peut être engagée à raison de la faute qu'elle a commise, pour autant qu'il en résulte un préjudice direct et certain. Présente le caractère d'une faute le manquement à l'obligation de sécurité à laquelle l'employeur est tenu envers son agent, lorsqu'il a ou aurait dû avoir conscience du danger auquel était exposé ce dernier et qu'il n'a pas pris les mesures nécessaires pour l'en préserver. Il n'est pas contesté que la nocivité de l'amiante et la gravité des maladies dues à son exposition étaient pour partie déjà connues avant 1977 et que le décret du 17 août 1977 relatif aux mesures d'hygiène particulières applicables dans les établissements où le personnel est exposé à l'action des poussières d'amiante visé ci-dessus a imposé des mesures de protection de nature à réduire l'exposition des agents aux poussières d'amiante ainsi que des contrôles de la concentration en fibres d'amiante dans l'atmosphère des lieux de travail.
7. Il résulte de l'instruction que, sur les navires de la marine nationale construits jusqu'à la fin des années 1980, l'amiante était utilisée de façon courante comme isolant pour calorifuger tant les tuyauteries que certaines parois et certains équipements de bord, de même que les réacteurs et moteurs des avions de l'aéronavale. Ces matériaux d'amiante avaient tendance à se déliter du fait des contraintes physiques imposées à ces matériels, de la chaleur, du vieillissement du calorifugeage, ou de travaux d'entretien en mer ou au bassin. En conséquence, les marins intervenant sur les bâtiments de la marine nationale, qui ont travaillé dans un espace souvent confiné, sont susceptibles d'avoir été exposés à l'inhalation de poussières d'amiante.
8. En l'espèce, il résulte de l'instruction, et n'est pas contesté, qu'entre 1974 et 1994, M. B, électromécanicien, a été affecté ou mis pour emploi sur des navires renfermant des matériaux à base d'amiante, notamment sous forme de calorifugeages, dont il a été rappelé plus haut qu'ils avaient tendance à se déliter. Le ministre des armées n'apporte pas la preuve que des mesures de prévention et de protection auraient été effectivement mises en œuvre au sein de la marine nationale durant les périodes d'affectation du requérant. Il ne conteste notamment pas que les marins, présents de manière permanente et souvent confinée sur les bâtiments, ne disposaient d'aucune protection spécifique pour l'exécution des tâches qui leur étaient confiées.
9. Il résulte de ce qui précède que l'Etat employeur doit être regardé comme ayant fait preuve d'une carence fautive dans la mise en œuvre effective des mesures de protection contre les poussières d'amiante auxquelles M. B a pu être exposé, de nature à engager sa responsabilité.
Sur l'évaluation des préjudices de M. B :
En ce qui concerne le préjudice d'anxiété :
10. La personne qui recherche la responsabilité d'une personne publique en sa qualité d'employeur et qui fait état d'éléments personnels et circonstanciés de nature à établir une exposition effective aux poussières d'amiante susceptible de l'exposer à un risque élevé de développer une pathologie grave et de voir, par là même, son espérance de vie diminuée, peut obtenir réparation du préjudice moral tenant à l'anxiété de voir ce risque se réaliser. Dès lors qu'elle établit que l'éventualité de la réalisation de ce risque est suffisamment élevée et que ses effets sont suffisamment graves, la personne a droit à l'indemnisation de ce préjudice, sans avoir à apporter la preuve de manifestations de troubles psychologiques engendrés par la conscience de ce risque élevé de développer une pathologie grave.
11. Doivent ainsi être regardées comme faisant état d'éléments personnels et circonstanciés de nature à établir qu'elles ont été exposées à un risque élevé de pathologie grave et de diminution de leur espérance de vie, dont la conscience suffit à justifier l'existence d'un préjudice d'anxiété indemnisable, les personnes qui justifient avoir été, dans l'exercice de leurs fonctions, conduites à intervenir sur des matériaux contenant de l'amiante et, par suite, directement exposées à respirer des quantités importantes de poussières issues de ces matériaux. Doivent également être regardés comme justifiant d'un préjudice indemnisable, eu égard à la spécificité de leur situation, les marins qui, sans intervenir directement sur des matériaux amiantés, établissent avoir, pendant une durée significativement longue, exercé leurs fonctions et vécu, de nuit comme de jour, dans un espace clos et confiné comportant des matériaux composés d'amiante, sans pouvoir, en raison de l'état de ces matériaux et des conditions de ventilation des locaux, échapper au risque de respirer une quantité importante de poussières d'amiante. Dans ce cas, le montant de l'indemnisation du préjudice d'anxiété prend notamment en compte, parmi les autres éléments y concourant, la nature des fonctions exercées par l'intéressé et la durée de son exposition aux poussières d'amiante.
12. Il résulte de l'instruction, et n'est pas contesté, que M. B a été affecté sur des navires, espaces clos et confinés, renfermant des matériaux à base d'amiante pendant une durée totale de 16 ans et trois mois. En sa qualité d'électromécanicien, il a été amené à travailler sur du matériel soumis à de fortes chaleurs, et placé de ce fait dans des caissons calorifugés, dans des compartiments où la ventilation était presque toujours à pleine vitesse, sans disposer d'aucune protection spécifique. Le requérant justifie, ainsi, avoir été exposé à un risque élevé de pathologie grave et de diminution de son espérance de vie, dont la conscience suffit à établir l'existence d'un préjudice d'anxiété indemnisable. Au regard de son exposition quotidienne au risque d'inhaler des poussières d'amiante pendant ses périodes d'activité sur les navires de la marine nationale, de la durée de son affectation, soit 16 ans et trois mois au total, et des fonctions exercées sur ces bâtiments, il sera fait une juste appréciation du préjudice subi par l'intéressé en le fixant à la somme de 8 000 euros.
En ce qui concerne les troubles dans les conditions d'existence :
13. Si les études statistiques générales établissent un lien entre une exposition suffisamment longue d'un travailleur aux poussières d'amiante, d'une part, et le risque de contracter une maladie grave ainsi que la baisse de son espérance de vie, d'autre part, elles ne suffisent pas, à elles seules, à établir l'existence de troubles dans les conditions d'existence. Il appartient alors à l'intéressé d'apporter des éléments complémentaires probants relatifs aux troubles subis dans ses conditions d'existence, tant du point de vue social que de son état de santé.
14. En se bornant à produire un unique compte-rendu de scanner du thorax réalisé le 12 août 2019, M. B n'établit pas qu'il serait soumis, dans le cadre d'un suivi médical post-professionnel notamment, à des examens médicaux d'une fréquence telle qu'elle entraînerait un trouble dans ses conditions d'existence. Les attestations de son médecin traitant et de membres de sa famille qu'il verse aux débats, faisant état de son anxiété et de l'appréhension qu'il éprouve de développer une maladie, ne permettent, par ailleurs, pas d'établir que la carence fautive de l'Etat serait à l'origine de troubles dans ses conditions d'existence distincts du préjudice moral évoqué ci-dessus et déjà indemnisé. Aucune indemnité ne saurait, dès lors, être mise à la charge de l'Etat au titre de ce chef de préjudice.
15. Il résulte de tout ce qui précède que l'Etat doit être condamné à verser à M. B la somme de 8 000 euros en réparation du préjudice d'anxiété subi.
Sur les intérêts et leur capitalisation :
16. Lorsqu'ils ont été demandés, et quelle que soit la date de cette demande, les intérêts moratoires dus en application de l'article 1231-6 du code civil courent à compter de la réception par la partie débitrice de la réclamation de la somme principale.
17. La capitalisation des intérêts peut être demandée à tout moment devant le juge du fond, même si, à cette date, les intérêts sont dus depuis moins d'une année. En ce cas, cette demande ne prend toutefois effet qu'à la date à laquelle, pour la première fois, les intérêts sont dus pour une année entière.
18. M. B a droit aux intérêts au taux légal sur la somme qui lui est due à compter du 25 février 2022, date de réception de sa demande indemnitaire préalable. Il a demandé la capitalisation des intérêts le 30 septembre 2022. Il y a lieu de faire droit à cette demande à compter du 30 septembre 2023, date à laquelle était due, pour la première fois, une année d'intérêts, ainsi qu'à chaque échéance annuelle à compter de cette date.
Sur les frais liés au litige :
19. Il y a lieu, dans les circonstances de l'espèce, de mettre à la charge de l'Etat le versement à M. B d'une somme de 1 500 euros au titre de ses frais d'instance.
D E C I D E :
Article 1er : L'Etat est condamné à verser à M. B la somme de 8 000 euros en réparation du préjudice subi, avec intérêts au taux légal à compter du 25 février 2022. Les intérêts échus à la date du 30 septembre 2023 puis à chaque échéance annuelle à compter de cette date seront capitalisés à chacune de ces dates pour produire eux-mêmes intérêts.
Article 2 : L'Etat versera à M. B la somme de 1 500 euros en application des dispositions de l'article L. 761-1 du code de justice administrative.
Article 3 : Le présent jugement sera notifié à M. A B et au ministre des armées.
Délibéré après l'audience du 2 juillet 2024, à laquelle siégeaient :
M. Clément, président,
Mme Rizzato, première conseillère,
Mme Gros, première conseillère.
Rendu public par mise à disposition au greffe le 23 juillet 2024.
La rapporteure,
R. Gros
Le président,
M. ClémentLa greffière,
T. Zaabouri
La République mande et ordonne au ministre des armées en ce qui le concerne ou à tous commissaires de justice à ce requis en ce qui concerne les voies de droit commun contre les parties privées, de pourvoir à l'exécution de la présente décision.
Pour expédition,
Un greffier,
Tribunal Administratif de Marseille — N° TA13-2608110
Le Tribunal Administratif de Marseille, statuant en référé sur le fondement de l'article L. 521-3 du code de justice administrative, a été saisi par Mme A..., ressortissante ivoirienne, afin d'obtenir la délivrance effective d'une carte de séjour pluriannuelle dont le renouvellement lui avait déjà été accordé par une décision favorable du 1er août 2025. Le juge a constaté que la condition d'urgence était remplie s'agissant d'une demande de renouvellement de titre de séjour et que la mesure sollicitée ne se heurtait à aucune contestation sérieuse. Il a enjoint au préfet des Bouches-du-Rhône de convoquer l'intéressée sous quinze jours pour lui remettre le titre, sous astreinte de 50 euros par jour de retard. L'État a également été condamné à verser 1 500 euros au titre des frais de justice, sous réserve de l'admission définitive de Mme A... à l'aide juridictionnelle provisoire.
01/06/2026
Tribunal Administratif de Marseille — N° TA13-2608580
Le Tribunal administratif de Marseille, statuant en référé, a rejeté la requête de M. B... concernant le traitement de sa demande de document de circulation pour étranger mineur pour sa fille. La requête a été jugée irrecevable car elle ne contenait pas de conclusions, c'est-à-dire qu'elle ne précisait pas ce que le requérant demandait au juge. Cette irrecevabilité a été constatée sur le fondement de l'article R. 411-1 du code de justice administrative. Le juge a donc appliqué l'article L. 522-3 du même code pour rejeter la requête sans instruction ni audience.
01/06/2026
Tribunal Administratif de Caen — N° TA14-2601609
Le Tribunal administratif de Caen, statuant en référé sur le fondement de l'article L. 521-1 du code de justice administrative, a rejeté la requête de Mme A... B... tendant à la suspension d'une décision de l'Agence nationale des titres sécurisés (ANTS) refusant l'immatriculation d'un véhicule et l'exonération du malus écologique. La demande a été jugée manifestement irrecevable car la requérante n'avait pas présenté de requête distincte aux fins d'annulation de la décision contestée, comme l'exige l'article R. 522-1 du même code. En conséquence, le juge a rejeté la requête sans instruction ni audience, en application de l'article L. 522-3.
01/06/2026
Tribunal Administratif de Besançon — N° TA25-2601163
Le Tribunal Administratif de Besançon, statuant en référé, a rejeté la demande de suspension de la délibération du conseil municipal d’Etupes approuvant le budget primitif 2026. Le juge a estimé que la condition d’urgence n’était pas remplie, le requérant n’ayant pas démontré que l’exécution du budget entraînerait un blocage du fonctionnement des services publics communaux ou une situation financière irréversible. En conséquence, la requête de M. C... a été rejetée, sans qu’il soit nécessaire d’examiner l’existence d’un doute sérieux sur la légalité de la délibération. La décision se fonde sur l’article L. 521-1 du code de justice administrative.
01/06/2026