vendredi 31 janvier 2025
| Juridiction | Tribunal Administratif de Lyon |
| Section | Tribunal Administratif de Lyon |
| N° Dossier | TA69-2306962 |
| Type | Décision |
| Recours | Excès de pouvoir |
| Formation | 8ème chambre |
| Avocat requérant | SELARL BLT DROIT PUBLIC |
Vu la procédure suivante :
Par une requête et des mémoires, enregistrés les 16 août 2023, 22 janvier 2024 et 20 juin 2024, Mme A B, représentée par la SELARL Astério, demande au tribunal dans le dernier état de ses écritures :
1°) d'annuler la décision du 4 juillet 2023 par laquelle le directeur général du centre hospitalier universitaire (CHU) de Saint-Etienne a rejeté la qualification de rechute de sa maladie professionnelle et de reconnaitre imputable au service son arrêt de travail du 25 mai au 20 juin 2023 ;
2°) d'enjoindre au directeur général du CHU de Saint-Etienne de procéder au réexamen de sa situation et de reconnaitre l'imputabilité au service de la rechute de sa maladie professionnelle dans un délai d'un mois suivant la notification du jugement à intervenir ;
3°) de mettre à la charge du CHU de Saint-Etienne une somme de 1 500 euros à lui verser en application des dispositions de l'article L. 761-1 du code de justice administrative, ainsi que les entiers dépens de l'instance.
Elle soutient que :
- la décision attaquée a été signée par une autorité incompétente pour ce faire ;
- elle est entachée d'un vice de procédure tiré de l'absence d'avis préalable du médecin agréé ;
- elle est entachée d'un second vice de procédure en l'absence d'information du médecin de prévention préalablement à la réunion du conseil médical ;
- elle est insuffisamment motivée ;
- elle est entachée d'incompétence négative ;
- elle est entachée d'une erreur d'appréciation.
Par des mémoires en défense, enregistrés les 7 décembre 2023 et 6 juin 2024, le centre hospitalier universitaire de Saint-Etienne, représenté par la SELARL BLT Droit public, conclut au rejet de la requête et à ce qu'une somme de 1 500 euros soit mise à la charge de Mme B en application des dispositions de l'article L. 761-1 du code de justice administrative.
Il fait valoir que :
- les conclusions tendant à l'annulation de l'avis du conseil médical du 23 juin 2023 sont irrecevables, dès lors qu'elles sont dirigées soit contre un acte ne faisant pas grief, soit contre un acte inexistant ;
- la requête ne comporte aucun moyen ni aucune argumentation juridique ;
- les moyens nouveaux présentés par la requérante dans son mémoire enregistré le 22 janvier 2024, qui se rattachent à une cause juridique nouvelle, sont irrecevables ;
- aucun des moyens de la requête n'est fondé.
Par une ordonnance du 23 mai 2024, la clôture de l'instruction a été fixée au 28 juin 2024.
Un mémoire en défense enregistré le 28 juin 2024 pour le CHU de Saint-Etienne n'a pas été communiqué en application des dispositions de l'article R. 611-1 du code de justice administrative.
Vu :
- la décision attaquée ;
- les autres pièces du dossier.
Vu :
- le code général de la fonction publique ;
- le décret n°88-386 du 19 avril 1988 relatif aux conditions d'aptitude physique et aux congés de maladie des agents de la fonction publique hospitalière ;
- le code de justice administrative.
Les parties ont été régulièrement averties du jour de l'audience.
Ont été entendus au cours de l'audience publique :
- le rapport de Mme G, magistrate rapporteure,
- les conclusions de Mme Fullana Thevenet, rapporteure publique,
- les observations de Me Sarre pour Mme B et celles de Me Calyaka pour le centre hospitalier universitaire de Saint-Etienne.
Considérant ce qui suit :
1. Mme B, aide-soignante titulaire au centre hospitalier universitaire (CHU) de Saint-Etienne depuis 2009 a été affectée aux urgences jusqu'en octobre 2020. Mme B a déclaré une maladie professionnelle le 21 juin 2021 du fait d'une tendinopathie de l'épaule droite. Cette pathologie a été reconnue imputable au service et la requérante a été placée en congé pour invalidité temporaire imputable au service (CITIS) jusqu'au 17 janvier 2022, date de consolidation de son état de santé, assortie d'un taux d'incapacité partielle permanente de 3 %. Les arrêts de Mme B à compter du 18 janvier 2022 ont été par conséquent pris en compte au titre de la maladie ordinaire et une décision de fin de CITIS, non contestée par Mme B, a été prise par le CHU le 21 mars 2022. Par une décision du 28 février 2023, le CHU de Saint Etienne a placé Mme B en congé de longue maladie (CLM) à compter du 18 janvier 2022 pour une durée de dix-huit mois. Mme B a sollicité la reconnaissance de l'imputabilité au service d'une rechute de sa maladie professionnelle de l'épaule droite. Le 23 juin 2023, le conseil médical a rendu un avis favorable à la prolongation de ce CLM. Toutefois la requérante a sollicité la reconnaissance de l'imputabilité au service d'une rechute de sa maladie professionnelle de l'épaule droite et le conseil médical a émis un avis défavorable à la qualification de rechute, le 23 juin 2023. Par une décision du 4 juillet 2023, dont Mme B demande l'annulation, le CHU de Saint-Etienne a refusé l'imputabilité au service des arrêts du 25 mai au 20 juin 2023 et la reconnaissance d'une rechute de la maladie professionnelle de l'intéressée.
Sur les fins de non-recevoir soulevées en défense :
2. Aux termes de l'article R. 411-1 du code de justice administrative : " La juridiction est saisie par requête. La requête indique les nom et domicile des parties. Elle contient l'exposé des faits et moyens, ainsi que l'énoncé des conclusions soumises au juge. L'auteur d'une requête ne contenant l'exposé d'aucun moyen ne peut la régulariser par le dépôt d'un mémoire exposant un ou plusieurs moyens que jusqu'à l'expiration du délai de recours ". Aux termes de l'article R. 412-1 du code de justice administrative : " La requête doit, à peine d'irrecevabilité, être accompagnée, sauf impossibilité justifiée, de l'acte attaqué () ".
3. En premier lieu, il ressort des pièces du dossier que, si Mme B, qui a introduit sa requête sans ministère avocat, indique qu'elle souhaite former un recours contre la décision du conseil médical en formation plénière du 25 mai 2023, elle produit néanmoins la décision du 4 juillet 2023 par laquelle le directeur général du CHU de Saint-Etienne a refusé de reconnaitre la rechute de sa maladie professionnelle. Par suite, Mme B doit être regardée comme demandant l'annulation de la décision du 4 juillet 2023, jointe à sa requête, et la fin de non-recevoir tirée de ce que la requête serait dirigée à l'encontre d'un acte insusceptible de recours ou inexistant doit être écartée.
4. En deuxième lieu, contrairement à ce que soutient le CHU de Saint-Etienne en défense, la requête de Mme B comporte l'exposé des faits ainsi que l'énoncé des conclusions soumises au juge et comporte un moyen unique d'illégalité interne tiré de l'erreur d'appréciation résultant du fait que la requérante indique que l'intervention chirurgicale qu'elle a dû subir est bien imputable à sa maladie professionnelle. Par suite, la fin de non-recevoir tirée de l'absence de fondement juridique et de motivation de la requête en méconnaissance de l'article R. 411-1 du code de justice administrative doit être écartée.
5. En dernier lieu, un moyen nouveau reposant sur une cause juridique distincte des moyens invoqués dans la requête doit être considéré comme une demande nouvelle devant être invoquée dans le délai de recours contentieux, à l'exception d'un moyen d'ordre public. En l'espèce, Mme B s'est adjoint le concours d'un avocat en cours d'instance et a produit un mémoire en réplique après l'expiration du recours contentieux. Au terme de ce mémoire, Mme B soulève un nouveau moyen d'illégalité interne tiré de l'erreur de droit et des moyens d'illégalité externe, dont celui tiré de l'incompétence du signataire de la décision attaquée. Ainsi que cela a été dit au point 4 du présent jugement, la requérante ne saurait être regardée comme ayant soulevé des moyens d'illégalité externe dans sa requête, de sorte que de tels moyens, soulevés après l'expiration du délai de recours contentieux, à l'exception du moyen tiré de l'incompétence du signataire de la décision attaquée, ne peuvent qu'être considérés comme irrecevables. Il en résulte que la fin de non-recevoir opposée par le CHU de Saint-Etienne au titre du respect des dispositions citées ci-dessus de l'article R. 411-1 du code de justice administrative doit être accueillie.
Sur les conclusions à fin d'annulation :
6. En premier lieu, la décision attaquée a été signée par Mme E F, attachée d'administration hospitalière, pour le directeur général et par délégation, mais vise également Madame C D, directrice des ressources humaines et des relations sociales, pour le directeur général et par délégation. Cette délégation découle de la décision 2023-85 du 6 mars 2023 publiées le 16 mars 2023 dans le recueil des actes administratifs spécial du CHU de Saint-Etienne n°42-2023-046 et produite en défense. Par suite, le moyen tiré de l'incompétence du signataire de la décision attaquée doit être écarté.
7. En deuxième lieu, Mme B soutient que le directeur général du CHU de Saint-Etienne se serait cru lié par l'avis défavorable du conseil médical plénier du 23 juin 2023 sur sa situation. Toutefois, en l'espèce il ne ressort ni de la décision attaquée du 4 juillet 2023, ni des autres pièces du dossier que le directeur général du CHU de Saint Etienne, lequel a procédé à un examen particulier et approfondi de la situation de l'intéressée, se serait estimé lié par l'avis défavorable émis par le conseil médical le 23 juin 2023, nonobstant la circonstance que l'autorité compétente a pu s'approprier l'avis de cet organisme consultatif. Par suite, le moyen de l'incompétence négative du CHU de Saint Etienne tiré, par Mme B, de ce que cet établissement aurait, par cette décision, méconnu sa propre compétence et se serait estimé, à tort, lié par l'avis du conseil médical doit être écarté.
8. En dernier lieu, aux termes de l'article L.822-20 du CGFP : " Est présumée imputable au service toute maladie désignée par les tableaux de maladies professionnelles mentionnés aux articles L. 461-1 et suivants du code de la sécurité sociale et contractée dans l'exercice ou à l'occasion de l'exercice par le fonctionnaire de ses fonctions dans les conditions mentionnées à ce tableau. / Si une ou plusieurs conditions tenant au délai de prise en charge, à la durée d'exposition ou à la liste limitative des travaux ne sont pas remplies, la maladie telle qu'elle est désignée par un tableau peut être reconnue imputable au service lorsque le fonctionnaire ou ses ayants droit établissent qu'elle est directement causée par l'exercice des fonctions. / Peut également être reconnue imputable au service une maladie non désignée dans les tableaux de maladies professionnelles mentionnés aux articles L. 461-1 et suivants du code de la sécurité sociale lorsque le fonctionnaire ou ses ayants droit établissent qu'elle est essentiellement et directement causée par l'exercice des fonctions et qu'elle entraîne une incapacité permanente à un taux déterminé et évalué dans les conditions prévues par décret en Conseil d'Etat. ". Par ailleurs, aux termes de l'article L.822-21 du même code : " Le fonctionnaire en activité a droit à un congé pour invalidité temporaire imputable au service lorsque son incapacité temporaire de travail est consécutive à : () 3° Une maladie contractée en service telle qu'elle est définie à l'article L. 822-20. ". Par ailleurs, aux termes de l'article 35-17 du décret du 19 avril 1988 précité : " Lorsqu'il est guéri ou que les lésions résultant de l'accident de service, de l'accident de trajet ou de la maladie professionnelle sont stabilisées, le fonctionnaire transmet à l'autorité investie du pouvoir de nomination un certificat médical final de guérison ou de consolidation. / Toute modification de l'état de santé du fonctionnaire constatée médicalement postérieurement à la date de guérison apparente ou de consolidation de la blessure qui nécessite un traitement médical peut donner lieu à un nouveau congé pour invalidité temporaire imputable au service et au remboursement des honoraires médicaux et des frais directement correspondants. / La rechute est déclarée dans le délai d'un mois à compter de sa constatation médicale. La déclaration est transmise dans les formes prévues à l'article 35-2 à l'autorité investie du pouvoir de nomination à la date de cette déclaration. / L'autorité investie du pouvoir de nomination apprécie la demande de l'agent dans les conditions prévues au présent titre. ".
9. La rechute d'une pathologie se caractérise par la récidive ou l'aggravation subite et naturelle de l'affection initiale après sa consolidation sans intervention d'une cause extérieure. Par ailleurs, sont imputables au service les rechutes d'accidents ou maladies professionnelles imputables au service dès lors que l'affection dont les manifestations cliniques justifiant l'interruption du service sont identiques ou à tout le moins voisines de l'affection initiale avec laquelle elles sont par ailleurs en lien direct.
10. En l'espèce, la maladie professionnelle déclarée en juin 2021 par Mme B concerne une tendinopathie non calcifiée et non rompue du sus-épineux, associée à une bursite sous acromio-deltoïdienne. Il ressort des pièces du dossier et principalement des documents médicaux produits par la requérante, que cette dernière souffre d'une tendinopathie calcifiante de la coiffe des rotateurs de l'épaule droite qui a nécessité une intervention chirurgicale le 25 mai 2023. Cette nouvelle pathologie distincte de la pathologie initiale de Mme B a justifié son placement en CITIS. Toutefois, la requérante fait valoir que l'opération du 25 mai 2023, qu'elle a été contrainte de subir, a également permis d'intervenir sur la bourse sous-acromio-deltoïdienne résultant de sa pathologie initiale reconnue imputable au service. Or, il ne ressort pas des pièces du dossier que la pathologie déclarée en juin 2021 par la requérante, et qui a été considérée consolidée en janvier 2022, s'est aggravée ou a fait l'objet d'une récidive, selon les critères permettant d'identifier une rechute. Dans ces conditions, l'intervention chirurgicale du 25 mai 2023 et les soins afférents ne pouvaient pas relever d'une prise en charge au terme d'une rechute de la maladie professionnelle déclarée en juin 2021. Par suite, le directeur du centre hospitalier universitaire de Saint-Etienne, qui a fait une exacte application de l'article 35-17 du décret du 19 avril 1988, n'a pas davantage méconnu les dispositions de l'article L. 822-21 du code général de la fonction publique précitées.
11. Il résulte de ce qui précède que Mme B n'est pas fondée à solliciter l'annulation de la décision du directeur général du CHU de Saint-Etienne du 4 juillet 2023 et que ses conclusions en ce sens doivent être rejetées.
Sur les conclusions à fin d'injonction :
12. Le présent jugement n'implique aucune mesure d'exécution. Il n'y a donc pas lieu de faire droit aux conclusions à fin d'injonction présentées par Mme B.
Sur les frais liés au litige :
13. Les dispositions de l'article L. 761-1 du code de justice administrative font obstacle à ce que soit mis à la charge de centre hospitalier universitaire de Saint-Etienne, qui n'est pas, dans la présente instance, la partie perdante, le versement d'une somme au titre des frais exposés et non compris dans les dépens. Par ailleurs, il n'y a pas lieu, dans les circonstances de l'espèce, de mettre à la charge de Mme B la somme que demande le centre hospitalier au titre des mêmes frais.
D E C I D E :
Article 1er : La requête de Mme B est rejetée.
Article 2 : Les conclusions du centre hospitalier de Saint-Etienne formulées au titre de l'article L. 761-1 du code de justice administrative sont rejetées.
Article 3 : Le présent jugement sera notifié à Mme A B et au directeur général du centre hospitalier universitaire de Saint-Etienne.
Délibéré après l'audience du 17 janvier 2025, à laquelle siégeaient :
Mme Pascale Dèche, présidente,
Mme Ludivine Journoud, conseillère,
Mme Charlotte Pouyet, conseillère.
Rendu public par mise à disposition au greffe le 31 janvier 2025.
La rapporteure,
L. G
La présidente,
P. Dèche
La greffière,
S. Hosni
La République mande et ordonne à la directrice générale de l'agence régionale de santé Auvergne Rhône-Alpes en ce qui la concerne et à tous commissaires de justice à ce requis en ce qui concerne les voies de droit commun, contre les parties privées, de pourvoir à l'exécution de la présente décision.
Pour expédition conforme,
Une greffière.
N°230696
Tribunal Administratif de Marseille — N° TA13-2608292
Le Tribunal Administratif de Marseille a rejeté la requête de M. A... contre l'arrêté du préfet des Hautes-Alpes du 5 mai 2026 prolongeant son assignation à résidence. Le requérant invoquait une atteinte disproportionnée à sa liberté d'aller et venir et une méconnaissance de l'article 8 de la Convention européenne des droits de l'homme et de l'article 3-1 de la Convention internationale des droits de l'enfant. Le tribunal a jugé que les contraintes horaires imposées (présence au domicile de 14h à 17h) n'étaient pas disproportionnées, faute de preuves suffisantes de leur incompatibilité avec le suivi scolaire de sa belle-fille. La décision s'appuie sur les articles L. 731-1 et R. 733-1 du code de l'entrée et du séjour des étrangers et du droit d'asile.
01/06/2026
Tribunal Administratif de Marseille — N° TA13-2608430
Le Tribunal Administratif de Marseille a rejeté la requête de M. B..., ressortissant égyptien, contestant un arrêté préfectoral du 14 mai 2026 l'obligeant à quitter le territoire français sans délai, avec une interdiction de retour de deux ans. La juridiction a estimé que l'arrêté était suffisamment motivé et ne méconnaissait pas les articles L. 612-6 et L. 612-10 du code de l'entrée et du séjour des étrangers et du droit d'asile (CESEDA), le préfet ayant examiné les critères légaux. La solution retenue est le rejet de l'ensemble des conclusions, y compris la demande d'aide juridictionnelle provisoire et de communication du dossier.
01/06/2026
Tribunal Administratif de Marseille — N° TA13-2608432
Le Tribunal Administratif de Marseille a rejeté la requête de M. B..., ressortissant sénégalais, contestant un arrêté préfectoral du 15 mai 2026 l'obligeant à quitter le territoire français sans délai, avec une interdiction de retour de deux ans. Le tribunal a jugé que l'arrêté était suffisamment motivé et que la situation personnelle du requérant avait été examinée, notamment son maintien irrégulier après expiration de son visa. La solution retenue est le rejet de l'ensemble des conclusions, sur la base des articles L. 613-1, L. 612-2, L. 612-6 et L. 721-4 du code de l'entrée et du séjour des étrangers et du droit d'asile.
01/06/2026
Tribunal Administratif de Marseille — N° TA13-2607881
Le Tribunal administratif de Marseille, statuant en référé sur le fondement de l’article L. 521-1 du code de justice administrative, a rejeté la demande de suspension de l’arrêté du sous-préfet d’Istres du 7 avril 2026 mettant en demeure M. et Mme A... de quitter leur logement à Vitrolles. La requête a été jugée irrecevable car elle n’était pas accompagnée de la copie intégrale de la décision contestée, en méconnaissance des exigences procédurales. En conséquence, le juge a appliqué l’article L. 522-3 du même code pour rejeter la requête sans instruction ni audience, et a refusé l’admission provisoire à l’aide juridictionnelle.
01/06/2026