mardi 23 juillet 2024
| Juridiction | Tribunal Administratif de Lyon |
| Section | Tribunal Administratif de Lyon |
| N° Dossier | TA69-2307191 |
| Type | Décision |
| Recours | Plein contentieux |
| Publication | D |
| Formation | JU 5ème chambre |
| Avocat requérant | OUVRELLE |
Vu la procédure suivante :
I- Par une requête et des mémoires, enregistrés les 25 août, 16 septembre et le 18 décembre 2023, sous le n° 2307191, M. B A, représenté par Me Ouvrelle, demande au tribunal, dans le dernier état de ses écritures :
1°) d'enjoindre, avant dire droit, au département de la Loire de lui communiquer le rapport d'enquête établi le 22 février 2023 par l'un de ses agents ;
2°) d'annuler la décision du 29 juin 2023 par laquelle la président du conseil départemental de la Loire a confirmé mettre à sa charge un indu de revenu de solidarité active d'un montant de 8 417,46 euros, constitué au titre de la période du 1er juin 2021 au 28 février 2023 ;
3°) de le rétablir rétroactivement dans ses droits au titre des mois de mars et avril 2023 et d'enjoindre au département de la Loire de procéder à la restitution des sommes recouvrées ;
4°) de mettre à la charge du département de la Loire le versement d'une somme de 1 500 euros, en application des dispositions combinées de l'article L. 761-1 du code de justice administrative et de l'article 37 de la loi du 10 juillet 1991.
Il soutient que :
- il aurait dû bénéficier d'une remise de dette, compte tenu de sa bonne foi et de la précarité de sa situation financière ;
- la décision confirmant la mise à sa charge de l'indu de revenu de solidarité active est entachée d'incompétence ;
- l'agent du département de la Loire qui a effectué un contrôle de sa situation n'était pas assermenté, au sens des dispositions de l'article L. 114-9 du code de la sécurité sociale, et ne justifie d'aucun agrément ;
- la décision du 22 mars 2023 mettant à sa charge l'indu et la décision du 29 juin 2023 rejetant son recours ne sont pas motivées ;
- les modalités et bases de liquidation de l'indu ne sont pas précisées ;
- les sommes versées sur son compte bancaire correspondent à des remboursements de micro-crédits à la consommation et d'achats en ligne, consécutifs à l'exercice de son droit de rétractation, ainsi qu'à la revente de biens personnels ;
- le bénéfice d'une pension alimentaire était connu de la caisse d'allocations familiales de la Loire.
Par un mémoire en défense, enregistré le 3 avril 2024, le département de la Loire conclut au rejet de la requête.
Il fait valoir que :
- les moyens dirigés contre la décision du 22 mars 2023, par laquelle la caisse d'allocations familiales de la Loire a mis à la charge du requérant l'indu en litige, sont irrecevables ;
- les moyens de la requête ne sont pas fondés.
M. A a été admis au bénéfice de l'aide juridictionnelle totale par une décision du 12 octobre 2023.
II - Par une requête, enregistrée le 6 décembre 2023, sous le n° 2310478, M. B A, représenté par Me Ouvrelle, demande au tribunal :
1°) d'annuler la décision du 6 octobre 2023 par laquelle le président du conseil départemental de la Loire lui a seulement accordé une remise partielle, d'un montant de 3 366,11 euros, de sa dette de revenu de solidarité active d'un montant initial de 8 415,27 euros, laissant à sa charge la somme de 5 049,16 euros ;
2°) de lui accorder une remise totale de sa dette ;
3°) de mettre à la charge du département de la Loire le versement d'une somme de 1 500 euros en application des dispositions combinées de l'article L. 761-1 du code de justice administrative et de l'article 37 de la loi du 10 juillet 1991.
Il soutient qu'il aurait dû bénéficier d'une remise de dette, compte tenu de sa bonne foi et de la précarité de sa situation financière.
Par un mémoire en défense, enregistré le 24 avril 2024, le département de la Loire conclut au rejet de la requête.
Il fait valoir que les moyens de la requête ne sont pas fondés.
M. A a été admis au bénéfice de l'aide juridictionnelle totale par une décision du 25 janvier 2024.
Vu les autres pièces du dossier ;
Vu :
- le code de l'action sociale et des familles ;
- le code des relations entre le public et l'administration ;
- la loi n° 91-647 du 10 juillet 1991 relative à l'aide juridique ;
- le code de justice administrative.
La présidente du tribunal a désigné Mme Vaccaro-Planchet, vice-présidente, en application de l'article R. 222-13 du code de justice administrative.
Le rapporteur public a été dispensé, sur sa proposition, de prononcer des conclusions à l'audience.
Les parties ont été régulièrement averties du jour de l'audience.
A été entendu au cours de l'audience publique, le rapport de Mme Vaccaro-Planchet, présidente.
La clôture de l'instruction a été prononcée à l'issue de l'audience.
Considérant ce qui suit :
1. Les requêtes susvisées concernent le même requérant, présentent à juger des questions connexes et ont fait l'objet d'une instruction commune. Il y a lieu de les joindre pour statuer par un seul et même jugement.
2. A la suite d'un contrôle diligenté par un agent assermenté effectué le 21 février 2023, la caisse d'allocations familiales de la Loire a, par un courrier du 22 mars 2023, demandé à M. A le reversement d'une somme de 8 417,46 euros correspondant au solde d'un indu de revenu de solidarité active pour la période du 1er juin 2021 au 28 février 2023. Par un recours administratif préalable obligatoire reçu par le département de la Loire le 18 avril 2023, M. A a contesté le bien-fondé de l'indu et sollicité une remise de dette. Par un courrier du 29 juin 2023, le président du conseil départemental de la Loire a rejeté sa demande contestant le bien-fondé de l'indu puis, par une décision du 6 octobre 2023, a décidé de lui accorder une remise gracieuse de sa dette à hauteur de 3 366,11 euros, laissant à sa charge la somme de 5 049,16 euros. M. A demande l'annulation de ces décisions, le rétablissement rétroactif dans ses droits au titre des mois de mars et avril 2023, la restitution des sommes recouvrées, ainsi que l'accord d'une remise totale de sa dette.
Sur l'étendue du litige :
3. En premier lieu, aux termes de l'article L. 262-47 du code de l'action sociale et des familles : " Toute réclamation dirigée contre une décision relative au revenu de solidarité active fait l'objet, préalablement à l'exercice d'un recours contentieux, d'un recours administratif auprès du président du conseil général. Ce recours est, dans les conditions et limites prévues par la convention mentionnée à l'article L. 262-25, soumis pour avis à la commission de recours amiable qui connaît des réclamations relevant de l'article L. 142-1 du code de la sécurité sociale. (). "
4. Il résulte de ces dispositions, dès lors que la décision prise après recours administratif préalable obligatoire se substitue à la décision initiale, que cette dernière disparaît de l'ordonnancement juridique. Il en résulte que les moyens et conclusions du requérant dirigés contre la décision initiale du 22 mars 2023 doivent être regardés comme dirigés contre la décision du 29 juin 2023 par laquelle le président du conseil départemental de la Loire a confirmé la mise à sa charge de l'indu de revenu de solidarité active en litige.
5. En second lieu, le département de la Loire a communiqué, dans le cadre de la présente instance, le rapport d'enquête du 22 février 2023 relatif à la situation de M. A. Par suite, il n'y a plus lieu de statuer sur les conclusions de la requête n° 2307119 tendant à ce qu'il soit enjoint au département de la Loire, avant dire droit, de communiquer le rapport d'enquête établi le 22 février 2023 par l'un de ses agents.
Sur les conclusions à fin d'annulation :
6. En premier lieu, si M. A soutient, à l'appui de ses conclusions à fin d'annulation de la décision du 29 juin 2023, qu'il est de bonne foi et que des difficultés financières l'empêchent de régler la somme réclamée, ces circonstances sont sans incidence sur la légalité de la décision en litige.
7. En deuxième lieu, la décision attaquée a été signée par Mme D C, adjointe au directeur administratif et financier du département de la Loire, titulaire d'une délégation de signature à cet effet par un arrêté du président du conseil départemental de la Loire du 5 octobre 2022, régulièrement publié au recueil des actes administratifs du département de la Loire. Par suite, le moyen tiré de l'incompétence du signataire de la décision attaquée doit être écarté.
8. En troisième lieu, aux termes de l'article L. 114-10 du code de la sécurité sociale : " Les directeurs des organismes chargés de la gestion d'un régime obligatoire de sécurité sociale ou par arrêté du ministre chargé de l'agriculture confient à des agents chargés du contrôle, assermentés et agréés dans des conditions définies par arrêté du ministre chargé de la sécurité sociale, le soin de procéder à toutes vérifications ou enquêtes administratives concernant l'attribution des prestations, le contrôle du respect des conditions de résidence et la tarification des accidents du travail et des maladies professionnelles. () Ces agents ont qualité pour dresser des procès-verbaux faisant foi jusqu'à preuve du contraire. () ".
9. L'allégation selon laquelle l'agent chargé du contrôle ne serait pas agréé, assermenté, et ne disposerait pas d'une habilitation en vue de l'exercice des contrôles est contredite par la copie, fournie en défense, de la décision d'agrément, du procès-verbal de prestation de serment de cet agent et de l'arrêté du 4 février 2021 par lequel le président du département l'a désignée pour contrôler le respect des règles régissant l'allocation de revenu de solidarité active dans ce département. Par suite, le moyen tiré du défaut d'agrément, d'assermentation et d'habilitation de l'agent ayant réalisé le contrôle de sa situation le 21 février 2023 doit être écarté.
10. En quatrième lieu, aux termes de l'article L. 211-2 du code des relations entre le public et l'administration : " Les personnes physiques ou morales ont le droit d'être informées sans délai des motifs des décisions administratives individuelles défavorables qui les concernent. A cet effet, doivent être motivées les décisions qui : () 3° () imposent des sujétions / ()
11. La décision attaquée du 29 juin 2023 se réfère à la nature de la prestation, au montant de l'indu, à la période à laquelle il a été constitué et à la situation familiale et professionnelle de M. A, notamment au fait qu'il est célibataire avec un enfant à charge, est connu sans activité professionnelle et sans ressources. Ainsi, elle comporte les éléments de droit et de fait qui la fonde. Dès lors, elle est suffisamment motivée au regard des prescriptions de l'article L. 211-5 du code des relations entre le public et l'administration.
12. En cinquième lieu, aux termes de l'article R. 262-6 du code de l'action sociale et des familles : " Les ressources prises en compte pour la détermination du montant du revenu de solidarité active comprennent, sous les réserves et selon les modalités figurant au présent chapitre, l'ensemble des ressources, de quelque nature qu'elles soient, de toutes les personnes composant le foyer, et notamment les avantages en nature ainsi que les revenus procurés par des biens mobiliers et immobiliers et par des capitaux.() " . Aux termes de l'article R. 262-11 du même code : " Pour l'application de l'article R. 262-6, il n'est pas tenu compte : () 14° Des aides et secours financiers dont le montant ou la périodicité n'ont pas de caractère régulier ainsi que des aides et secours affectés à des dépenses concourant à l'insertion du bénéficiaire et de sa famille, notamment dans les domaines du logement, des transports, de l'éducation et de la formation ; (). ". Aux termes de l'article R. 262-14 du même code : " Sur décision individuelle du président du conseil départemental au vu de la situation exceptionnelle du demandeur au regard de son insertion sociale et professionnelle, il n'est pas tenu compte des libéralités consenties aux membres du foyer. ". Enfin, aux termes de l'article R. 262-37 du même code : " Le bénéficiaire de l'allocation de revenu de solidarité active est tenu de faire connaître à l'organisme chargé du service de la prestation toutes informations relatives à sa résidence, à sa situation de famille, aux activités, aux ressources et aux biens des membres du foyer ; il doit faire connaître à cet organisme tout changement intervenu dans l'un ou l'autre de ces éléments. () ". Il résulte de ces dispositions que, pour déterminer ses droits au revenu de solidarité active, le demandeur doit déclarer l'ensemble des ressources perçues par lui-même et par toutes les personnes composant foyer.
13. L'indu de revenu de solidarité active mis à la charge de M. A a pour origine la prise en compte, au titre de ses ressources, de revenus qu'il a omis de déclarer. Il résulte de l'instruction, et notamment du rapport d'enquête réalisé par un agent assermenté de la caisse d'allocations familiales du département de la Loire le 22 mars 2023, qui fait foi jusqu'à preuve du contraire, que M. A a régulièrement été bénéficiaire de sommes créditées sur son compte bancaire de janvier 2021 à janvier 2023, à travers la vente de biens personnels et a été bénéficiaire d'une pension alimentaire versée par la mère de sa fille. Si M. A soutient que ces sommes résultent de remboursements d'achats réalisés sur internet, de la vente d'affaires personnelles et de la souscription de micro-crédits à la consommation, notamment en janvier 2023, il résulte de l'instruction que le total des sommes créditées sur le compte bancaire de l'intéressé, hors pension alimentaire, s'est élevé à 5 090 euros en 2021, 5 750 euros en 2022 et 1 466 euros pour janvier 2023. Le rapport d'enquête révèle que ces sommes étaient perçues régulièrement et que leur montant a atteint plus de 600 euros pour les mois de février et mars 2021 et de septembre 2022 à janvier 2023. Si le requérant fait état, au titre du mois de mars 2021, du remboursement d'un achat réalisé sur internet et d'un dépôt en numéraire ayant fait l'objet d'un retrait quelques jours plus tôt, ainsi que d'un remboursement d'un montant de 58,25 euros en janvier 2023, il ne résulte pas de l'instruction que ces opérations auraient été prises en compte pour le calcul de l'indu. En outre, le produit de la vente d'affaires personnelles constitue un revenu quel que soit l'usage fait des sommes encaissées, sans qu'il n'y ait lieu de tenir compte de leur coût d'acquisition. Enfin, la circonstance que la caisse d'allocations familiales de la Loire avait connaissance de ce qu'il percevait une pension alimentaire de la part de son ex-compagne est sans incidence sur ses obligations déclaratives. Compte tenu des montants en cause, de la régularité des versements et sans autre justification de l'intéressé, le président du conseil départemental de la Loire a pu légalement réintégrer dans les ressources de l'intéressé le montant de ces ventes pour déterminer le droit au revenu de solidarité active de M. A.
14. Il résulte de ce qui précède que les conclusions de la requête n° 2307191 doivent être rejetées.
Sur les conclusions aux fins de remise de dette :
15. Aux termes de l'article L. 262-46 du code de l'action sociale et des familles : " Tout paiement indu de revenu de solidarité active est récupéré par l'organisme chargé du service de celui-ci ainsi que, dans les conditions définies au présent article, par les collectivités débitrices du revenu de solidarité active. / () La créance peut être remise ou réduite par le président du conseil départemental en cas de bonne foi ou de précarité de la situation du débiteur, sauf si cette créance résulte d'une manœuvre frauduleuse ou d'une fausse déclaration. () ".
16. M. A, dont la bonne foi dans la constitution des indus de revenu de solidarité active mis à sa charge n'est pas remise en cause, fait valoir que sa situation financière ne lui permet pas de rembourser le solde des dettes laissé à sa charge. Il résulte de l'instruction que le requérant, qui vit avec sa fille, est bénéficiaire de prestations sociales à hauteur d'environ 820 euros par mois et d'une pension alimentaire versée par son ex-compagne à hauteur de 100 euros par mois. Il doit notamment payer des charges de copropriété et de taxe foncière pour un total d'environ 257 euros par mois, d'électricité, d'eau, d'assurances, de téléphone et internet d'environ 108 euros. Ainsi, compte tenu de sa bonne foi et de l'importance de ses charges rapportées à ses ressources, en ne lui accordant qu'une remise partielle du solde de sa dette, le département de la Loire n'a pas suffisamment tenu compte de la situation de l'intéressé. M. A se trouve ainsi dans une situation de précarité justifiant que lui soit accordée une remise totale, à hauteur de 5 049,16 euros, de sa dette de revenu de solidarité active. Par suite, Il est fondé à demander l'annulation de la décision du 6 octobre 2023, en tant que le département de la Loire ne lui a accordé qu'une remise partielle de sa dette de revenu de solidarité active ainsi que la remise totale de la dette restant à sa charge.
Sur les conclusions présentées sur le fondement des articles L. 761 du code de justice administrative et 37 de la loi du 11 juillet 1991 :
17. Il n'y a pas lieu, dans les circonstances de l'espèce, de faire droit aux conclusions présentées sur le fondement des dispositions des articles L. 761-1 du code de justice administrative et 37 de la loi du 10 juillet 1991.
D E C I D E :
Article 1er : Il n'y a pas lieu de statuer sur les conclusions de la requête n° 2307191 tendant à ce qu'il soit enjoint au département de la Loire de communiquer le rapport d'enquête du 22 février 2023.
Article 2 : Il est accordé à M. A une remise totale de 5 049,16 (cinq mille quarante-neuf euros et seize centimes) euros de sa dette de revenu de solidarité active.
Article 3 : Le surplus des conclusions des requêtes est rejeté.
Article 4 : Le présent jugement sera notifié à M. B A, à la caisse d'allocations familiales de la Loire et au département de la Loire.
Rendu public par mise à disposition au greffe le 23 juillet 2024.
La magistrate désignée,
V. Vaccaro-PlanchetLa greffière,
C. Touja
La République mande et ordonne au ministre du travail, de la santé et des solidarités en ce qui le concerne ou à tous commissaires de justice à ce requis en ce qui concerne les voies de droit commun contre les parties privées, de pourvoir à l'exécution de la présente décision.
Pour expédition,
Un greffier,
N°s 2307191 - 2310478
Tribunal Administratif de Marseille — N° TA13-2608110
Le Tribunal Administratif de Marseille, statuant en référé sur le fondement de l'article L. 521-3 du code de justice administrative, a été saisi par Mme A..., ressortissante ivoirienne, afin d'obtenir la délivrance effective d'une carte de séjour pluriannuelle dont le renouvellement lui avait déjà été accordé par une décision favorable du 1er août 2025. Le juge a constaté que la condition d'urgence était remplie s'agissant d'une demande de renouvellement de titre de séjour et que la mesure sollicitée ne se heurtait à aucune contestation sérieuse. Il a enjoint au préfet des Bouches-du-Rhône de convoquer l'intéressée sous quinze jours pour lui remettre le titre, sous astreinte de 50 euros par jour de retard. L'État a également été condamné à verser 1 500 euros au titre des frais de justice, sous réserve de l'admission définitive de Mme A... à l'aide juridictionnelle provisoire.
01/06/2026
Tribunal Administratif de Marseille — N° TA13-2608580
Le Tribunal administratif de Marseille, statuant en référé, a rejeté la requête de M. B... concernant le traitement de sa demande de document de circulation pour étranger mineur pour sa fille. La requête a été jugée irrecevable car elle ne contenait pas de conclusions, c'est-à-dire qu'elle ne précisait pas ce que le requérant demandait au juge. Cette irrecevabilité a été constatée sur le fondement de l'article R. 411-1 du code de justice administrative. Le juge a donc appliqué l'article L. 522-3 du même code pour rejeter la requête sans instruction ni audience.
01/06/2026
Tribunal Administratif de Caen — N° TA14-2601609
Le Tribunal administratif de Caen, statuant en référé sur le fondement de l'article L. 521-1 du code de justice administrative, a rejeté la requête de Mme A... B... tendant à la suspension d'une décision de l'Agence nationale des titres sécurisés (ANTS) refusant l'immatriculation d'un véhicule et l'exonération du malus écologique. La demande a été jugée manifestement irrecevable car la requérante n'avait pas présenté de requête distincte aux fins d'annulation de la décision contestée, comme l'exige l'article R. 522-1 du même code. En conséquence, le juge a rejeté la requête sans instruction ni audience, en application de l'article L. 522-3.
01/06/2026
Tribunal Administratif de Besançon — N° TA25-2601163
Le Tribunal Administratif de Besançon, statuant en référé, a rejeté la demande de suspension de la délibération du conseil municipal d’Etupes approuvant le budget primitif 2026. Le juge a estimé que la condition d’urgence n’était pas remplie, le requérant n’ayant pas démontré que l’exécution du budget entraînerait un blocage du fonctionnement des services publics communaux ou une situation financière irréversible. En conséquence, la requête de M. C... a été rejetée, sans qu’il soit nécessaire d’examiner l’existence d’un doute sérieux sur la légalité de la délibération. La décision se fonde sur l’article L. 521-1 du code de justice administrative.
01/06/2026