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AccueilJurisprudence administrativeN° TA69-2307618

Tribunal Administratif de Lyon — Décision N° TA69-2307618

lundi 18 septembre 2023

JuridictionTribunal Administratif de Lyon
SectionTribunal Administratif de Lyon
N° DossierTA69-2307618
TypeDécision
RecoursExcès de pouvoir
PublicationC
FormationELOIGNEMENT
Avocat requérantCARON

Texte intégral

Vu la procédure suivante :

Par une requête, enregistrée le 13 septembre 2023, M. B C, actuellement retenu au centre de rétention administrative de Lyon - Saint-Exupéry, représenté par Me Caron, demande au tribunal :

1°) de l'admettre à titre provisoire au bénéfice de l'aide juridictionnelle ;

2°) d'annuler l'arrêté du 11 septembre 2023 par lequel le préfet de l'Isère l'a obligé à quitter le territoire français sans délai, a fixé le pays de destination, et l'a interdit de retour sur le territoire français pour une durée d'un an ;

3°) de mettre à la charge de l'Etat le versement à son conseil de la somme de 1 000 euros sur le fondement des dispositions de l'article 37 de la loi du 10 juillet 1991 et de l'article L. 761-1 du code de justice administrative.

Il soutient que :

- les décisions attaquées sont entachées d'incompétence ;

- elles sont insuffisamment motivées ;

- le préfet de l'Isère n'a pas procédé à un examen particulier de sa situation avant de prendre l'arrêté attaqué ;

- le préfet a méconnu le principe de non-refoulement des réfugiés en prononçant une obligation de quitter le territoire français à son encontre ;

- il a commis une erreur de droit en prononçant son éloignement sur le fondement de l'article L. 611-1 du code de l'entrée et du séjour des étrangers et du droit d'asile, alors qu'une demande d'asile est pendante devant les autorités allemandes ;

- la décision portant obligation de quitter le territoire méconnait l'article 8 de la convention européenne de sauvegarde des droits de l'homme et des libertés fondamentales ;

- la décision fixant le pays de destination méconnaît l'article 3 de la convention européenne de sauvegarde des droits de l'homme et des libertés fondamentales et est entachée d'une erreur manifeste d'appréciation des conséquences sur sa situation personnelle ;

- la décision portant interdiction de retour méconnaît les articles L. 612-6 et L. 612-10 du code de l'entrée et du séjour des étrangers et du droit d'asile et est entachée de disproportion.

Le préfet de l'Isère a transmis des pièces, enregistrées le 15 septembre 2023, mais n'a pas produit de mémoire en défense.

Vu les autres pièces du dossier.

Vu :

- la Convention de Genève du 28 juillet 1951 ;

- la convention européenne de sauvegarde des droits de l'homme et des libertés fondamentales ;

- le règlement (UE) n° 604/2013 du Parlement européen et du Conseil du 26 juin 2013 ;

- le règlement CE n° 343/2003 du 18 février 2003 ;

- le code de l'entrée et du séjour des étrangers et du droit d'asile ;

- le code des relations entre le public et l'administration ;

- la loi n° 91-647 du 10 juillet 1991 ;

- le code de justice administrative.

La présidente du tribunal a délégué à Mme A les pouvoirs qui lui sont attribués en application de l'article L. 614-9 du code de l'entrée et du séjour des étrangers et du droit d'asile.

Les parties ont été régulièrement averties du jour de l'audience.

Au cours de l'audience publique du 18 septembre 2023, Mme A a présenté son rapport et entendu :

- les observations de Me Caron, avocat de M. C, qui a renoncé au moyen tiré de l'incompétence du signataire de l'arrêté, a repris les moyens soulevés dans la requête et insisté sur le défaut d'examen de sa situation et la méconnaissance du principe de non-refoulement, notamment au regard de la demande d'asile dont l'examen est pendant en Allemagne, sur ses craintes en cas de retour en Algérie et sur le caractère disproportionné de l'interdiction de retour sur le territoire français et a soutenu en outre que son état de santé fait obstacle à son éloignement ;

- les observations de M. C, requérant, assisté deMme Ballanfat, interprète, qui a indiqué qu'il respectera la décision du tribunal, qu'il n'avait pas conscience de devoir quitter l'espace Schengen pour l'exécution d'une précédente mesure d'éloignement et qu'il est prêt à retourner en Allemagne ;

- les observations de Me Morrisson-Cardinaud, substituant Me Tomasi, avocat du préfet de l'Isère, qui soutient que l'ensemble des moyens soulevés par le requérant doivent être écartés, notamment ceux relatifs au défaut de prise en compte d'une demande d'asile que le requérant aurait déposée en Allemagne et dont il n'apporte pas la preuve, à ce que son état de santé ferait obstacle à son éloignement, les soins pouvant être réalisés en Algérie, et aux allégations non étayées quant à ses craintes en cas de retour dans son pays d'origine.

La clôture de l'instruction a été prononcée à l'issue de l'audience.

Considérant ce qui suit :

1. M. C, ressortissant algérien né en 1997, est entré irrégulièrement en France à une date indéterminée. Par l'arrêté attaqué du 11 septembre 2023, le préfet de l'Isère l'a obligé à quitter le territoire français sans délai, a fixé le pays de destination et l'a interdit de retour sur le territoire français pour une durée d'un an.

Sur la demande d'admission à l'aide juridictionnelle provisoire :

2. En raison de l'urgence résultant de l'application des dispositions des articles L. 251-7 et L. 614-9 du code de l'entrée et du séjour des étrangers et du droit d'asile, il y a lieu d'admettre M. C au bénéfice de l'aide juridictionnelle provisoire, sur le fondement de l'article 20 de la loi du 10 juillet 1991.

Sur les conclusions à fin d'annulation :

3. En premier lieu, l'arrêté attaqué, qui vise les dispositions applicables du code de l'entrée et du séjour des étrangers et du droit d'asile, mentionne les éléments relatifs à la vie privée et familiale du requérant et précise que M. C est entré irrégulièrement en France et s'y est maintenu en situation irrégulière, en dépit d'une mesure d'éloignement prise à son encontre le 12 juillet 2022, qu'il est connu sous différentes identités et qu'il a été interpellé à 7 reprises par les forces de l'ordre entre 2019 et 2023 pour des faits de vol aggravé, vol en réunion, violences sur conjoint et violation de domicile. Ainsi, alors que le préfet de l'Isère n'était pas tenu de mentionner de manière exhaustive tous les éléments tenant à la situation personnelle du requérant, n'a pas méconnu les exigences de motivation énoncées par les dispositions des articles L. 211-1 et L. 211-5 du code des relations entre le public et l'administration.

4. En deuxième lieu, il ne ressort ni des termes de l'arrêté attaqué, ni d'aucune autre des pièces du dossier que l'autorité préfectorale n'aurait pas procédé à un examen de la situation personnelle de M. C au regard de l'ensemble des informations portées à sa connaissance préalablement à son édiction, notamment quant à l'existence alléguée par le requérant d'une demande d'asile pendante en Allemagne. Par suite, le moyen tiré du défaut d'examen ne peut qu'être écarté.

En ce qui concerne l'obligation de quitter le territoire français :

5. En premier lieu, d'une part, aux termes de l'article L. 611-1 du code de l'entrée et du séjour des étrangers et du droit d'asile : " " L'autorité administrative peut obliger un étranger à quitter le territoire français lorsqu'il se trouve dans les cas suivants : 1° L'étranger, ne pouvant justifier être entré régulièrement sur le territoire français, s'y est maintenu sans être titulaire d'un titre de séjour en cours de validité () ". Aux termes de l'article L. 572-1 du même code : " Sous réserve du troisième alinéa de l'article L. 571-1, l'étranger dont l'examen de la demande d'asile relève de la responsabilité d'un autre Etat peut faire l'objet d'un transfert vers l'Etat responsable de cet examen. () ". D'autre part, aux termes de l'article 3, paragraphe 2 du règlement CE n° 343/2003 : " par dérogation au paragraphe 1, chaque Etat membre peut examiner une demande d'asile qui lui est présentée par un ressortissant d'un pays tiers, même si cet examen ne lui incombe pas en vertu des critères fixés dans le présent règlement. Dans ce cas, cet Etat devient l'Etat membre responsable au sens du présent règlement et assume les obligations qui sont liées à cette responsabilité. Le cas échéant, il en informe l'Etat membre antérieurement responsable, celui qui conduit une procédure de détermination de l'Etat membre responsable ou celui qui a été requis aux fins de prise en charge ou de reprise en charge. "

6. Les stipulations de l'article 31-2 de la convention de Genève du 28 juillet 1951 relative au statut des réfugiés et les dispositions du code de l'entrée et du séjour des étrangers et du droit d'asile impliquent nécessairement que l'étranger qui sollicite la reconnaissance de la qualité de réfugié soit autorisé à demeurer provisoirement sur le territoire jusqu'à ce qu'il ait été statué sur sa demande. Dès lors, lorsqu'en application des dispositions du règlement (UE) n° 604/2013 du Parlement européen et du Conseil du 26 juin 2013, l'examen de la demande d'asile d'un étranger ne relève pas de la compétence des autorités françaises, mais de celles d'un autre Etat, la situation du demandeur d'asile n'entre pas dans le champ d'application des dispositions de l'article L. 611-1 du code de l'entrée et du séjour des étrangers et du droit d'asile, mais dans celui des dispositions de l'article L. 572-1 du même code. En vertu de ces dispositions, la mesure d'éloignement en vue de remettre l'intéressé aux autorités étrangères compétentes pour l'examen de sa demande d'asile ne peut être qu'une décision de transfert prise sur le fondement de cet article. En revanche, en application des dispositions de l'article 24 du règlement (UE) n° 604/2013 du 26 juin 2013, lorsqu'il a été définitivement statué sur sa demande, l'étranger peut faire l'objet soit d'une procédure de réadmission vers l'Etat qui a statué sur sa demande, soit d'une obligation de quitter le territoire français.

7. Il ressort des pièces du dossier que le requérant est entré irrégulièrement sur le territoire français et n'a ni sollicité, ni obtenu la délivrance d'un titre de séjour et il relevait donc des prévisions du 1° de l'article L. 611-1 du code de l'entrée et du séjour des étrangers et du droit d'asile où l'autorité administrative peut prononcer une obligation de quitter le territoire français à son encontre. M. C soutient qu'il aurait demandé l'asile en Allemagne et qu'en raison de cette demande pendante, le préfet de l'Isère ne pouvait lui faire obligation de quitter le territoire français mais qu'il aurait dû examiner l'application des critères du règlement " Dublin III " afin d'examiner si un Etat membre pouvait être désigné comme responsable de sa demande d'asile. Toutefois, le requérant n'a nullement indiqué vouloir déposer une demande d'asile en France, ni même en avoir déposé une dans un autre pays et en l'absence de toute demande d'asile, le préfet n'était ainsi pas tenue d'examiner la situation de M. C au regard des dispositions de l'article 24 du règlement (UE) n° 604/2013 du 26 juin 2013 et n'a dès lors pas commis d'erreur de droit en édictant à son encontre une obligation de quitter le territoire français sur le fondement de l'article L. 611-1 du code de l'entrée et du séjour des étrangers et du droit d'asile, ni davantage méconnu le principe de non-refoulement garanti par les stipulations de l'article 33 de la convention de Genève relative au statut des réfugiés. Au demeurant, il ressort des pièces produites en défense que M. C est connu des autorités allemandes pour entrée ou séjour irrégulier et ne dispose pas d'un droit au séjour dans ce pays.

8. En deuxième lieu, l'article L. 611-3 du code de l'entrée et du séjour des étrangers et du droit d'asile dispose que : " Ne peuvent faire l'objet d'une décision portant obligation de quitter le territoire français : / () 9° L'étranger résidant habituellement en France si son état de santé nécessite une prise en charge médicale dont le défaut pourrait avoir pour lui des conséquences d'une exceptionnelle gravité et si, eu égard à l'offre de soins et aux caractéristiques du système de santé du pays de renvoi, il ne pourrait pas y bénéficier effectivement d'un traitement approprié. ".

9. S'il ressort des pièces médicales versées au dossier que M. C doit prochainement subir une opération chirurgicale dentaire, en l'espèce une extraction dentaire, et ces éléments ne sont aucunement de nature à démontrer que le défaut de prise en charge médicale du requérant serait susceptible d'entrainer pour lui des conséquences d'une exceptionnelle gravité, ni qu'il serait dans l'impossibilité de bénéficier d'un traitement approprié en cas de retour dans son pays d'origine. Le moyen tiré de la méconnaissance des dispositions précitées du 9° de l'article L. 611-3 du code de l'entrée et du séjour des étrangers et du droit d'asile doit, par suite, être écarté.

10. En troisième lieu, aux termes de l'article 8 de la convention européenne de sauvegarde des droits de l'homme et des libertés fondamentales : " 1. Toute personne a droit au respect de sa vie privée et familiale, de son domicile et de sa correspondance. () ".

11. M. C soutient que la décision attaquée porte une atteinte disproportionnée à son droit au respect de sa vie privée et familiale, dès lors qu'il est hébergé par son oncle et qu'il doit prochainement subir une opération chirurgicale. Toutefois, il ressort des pièces du dossier que le requérant, qui n'établit ni même n'allègue avoir sollicité la délivrance d'un titre de séjour, se maintient irrégulièrement sur le territoire français en dépit d'une précédente mesure d'éloignement prononcée à son encontre le 12 juillet 2022 par le préfet du Rhône, et qu'il défavorablement connu des forces de police suite à de multiples interpellations pour des faits de vol aggravé, vol en réunion, violences sur conjoint et violation de domicile commis entre 2019 et 2023. En outre, il ne démontre ni la réalité des liens qu'il entretiendrait avec son oncle et son séjour en France présente un caractère récent, en tout état de cause inférieur à quatre ans. Enfin, la seule production d'un devis pour une opération d'extraction des dents de sagesse ne permet pas de considérer que son état de santé ferait obstacle à son éloignement. Ainsi, le préfet de l'Isère n'a pas porté une atteinte disproportionnée au droit au respect de la vie privée et familiale de M. C en l'obligeant à quitter le territoire français. Par suite, le moyen tiré de la méconnaissance des stipulations précitées de l'article 8 de la convention européenne de sauvegarde des droits de l'homme et des libertés fondamentales doit être écarté.

En ce qui concerne le pays de destination :

12. Aux termes de l'article 3 de la convention européenne de sauvegarde des droits de l'homme et des libertés fondamentales : " Nul ne peut être soumis à la torture ni à des peines ou traitements inhumains ou dégradants ". Si M. C soutient, sans autre précision, craindre pour sa vie et être exposé à des risques de persécution en cas de retour en Algérie, il n'établit pas le caractère actuel, réel et personnel des risques invoqués en cas de retour dans son pays d'origine. Dans ces conditions, le moyen tiré de la méconnaissance des stipulations de l'article 3 de la convention européenne de sauvegarde des droits de l'homme et des libertés fondamentales doit être écarté. Pour les mêmes motifs, c'est sans commettre d'erreur manifeste d'appréciation des conséquences de sa décision sur la situation personnelle de M. C que le préfet de l'Isère a pu fixer le pays de destination de la mesure d'éloignement au pays dont le requérant a la nationalité.

En ce qui concerne la décision portant interdiction de retour sur le territoire français pendant une durée de deux ans :

13. Aux termes de l'article L. 612-6 du code de l'entrée et du séjour des étrangers et du droit d'asile : " Lorsqu'aucun délai de départ volontaire n'a été accordé à l'étranger, l'autorité administrative assortit la décision portant obligation de quitter le territoire français d'une interdiction de retour sur le territoire français. Des circonstances humanitaires peuvent toutefois justifier que l'autorité administrative n'édicte pas d'interdiction de retour. / Les effets de cette interdiction cessent à l'expiration d'une durée, fixée par l'autorité administrative, qui ne peut excéder trois ans à compter de l'exécution de l'obligation de quitter le territoire français ". Aux termes de l'article L. 612-10 du même code : " Pour fixer la durée des interdictions de retour mentionnées aux articles L. 612-6 et L. 612-7, l'autorité administrative tient compte de la durée de présence de l'étranger sur le territoire français, de la nature et de l'ancienneté de ses liens avec la France, de la circonstance qu'il a déjà fait l'objet ou non d'une mesure d'éloignement et de la menace pour l'ordre public que représente sa présence sur le territoire français. / Il en est de même pour l'édiction et la durée de l'interdiction de retour mentionnée à l'article L. 612-8 ainsi que pour la prolongation de l'interdiction de retour prévue à l'article L. 612-11. ".

14. Pour prononcer à l'encontre de M. C une interdiction de retour sur le territoire français d'une durée de deux ans, le préfet de l'Isère s'est fondé sur la circonstance que le requérant, qui ne justifie pas de circonstances humanitaires, dès lors qu'il est entré récemment en France et s'y maintient irrégulièrement en dépit d'une précédente mesure d'éloignement, qu'il est défavorablement connu des services de police et que sa présence en France, ayant été interpellé à sept reprises entre 2019 et 2023, et ne fait état d'aucune vulnérabilité particulière, ni attaches personnelles sur le territoire français en dehors d'un oncle. Si M. C fait état de la présence en France de son oncle, cette seule circonstance ne permet pas, eu égard aux éléments susmentionnés, de considérer que le requérant justifie de circonstances humanitaires au sens des dispositions précitées. Enfin, le requérant ne justifie pas, contrairement à ce qu'il allègue, avoir exécuté la précédente mesure d'éloignement don il a fait l'objet. En outre, le préfet de l'Isère n'a pas fait une inexacte application des dispositions de l'article L. 612-10 du code de l'entrée et du séjour des étrangers et du droit d'asile en fixant la durée de l'interdiction de retour sur le territoire français à un an, cette durée ne présentant en l'espèce pas le caractère disproportionné. Par suite, c'est sans méconnaître les dispositions précitées que le préfet de l'Isère a prononcé à l'encontre de M. C une interdiction de retour sur le territoire français d'une durée d'un an.

15. Il résulte de tout ce qui précède que les conclusions à fin d'annulation de la requête de M. C doivent être rejetées. Par voie de conséquence, les conclusions relatives aux frais liés au litige doivent également être rejetées.

D E C I D E :

Article 1er : M. C est admis au bénéfice de l'aide juridictionnelle provisoire.

Article 2 : Le surplus des conclusions de la requête est rejeté.

Article 3 : Le présent jugement sera notifié à M. B C et au préfet de l'Isère.

Jugement rendu en audience publique le 18 septembre 2023.

La magistrate désignée,

P. A

La greffière,

G. Montézin

La République mande et ordonne au préfet de l'Isère, en ce qui le concerne ou à tous commissaires de justice à ce requis en ce qui concerne les voies de droit commun contre les parties privées, de pourvoir à l'exécution de la présente décision.

Pour expédition,

Le greffier,

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