LogoMeilleurAvocats.fr
AvocatsAssistant IABlogPrix
ConnexionDéposer ma demande

Vous avez un problème juridique ?

Décrivez votre situation en 2 minutes — un avocat spécialisé vous répond sous 24h.

Déposer ma demandeJe suis avocat
Logo MeilleurAvocats.frMeilleurAvocats.fr

Mise en relation avocat–client par l'IA. Gratuit pour les particuliers.

Particuliers

  • Déposer une demande
  • Trouver un avocat
  • Assistant IA gratuit
  • Bibliothèque juridique
  • Guides pratiques
  • Jurisprudence

Avocats

  • Pour les avocats
  • Espace avocat
  • Tarifs et formules
  • Recevoir des leads
  • Programme d'affiliation
  • Contact commercial

Spécialités

  • Droit général
  • Droit du travail
  • Droit de la sécurité sociale et de la protection sociale
  • Droit fiscal et droit douanier
  • Droit de la famille, des personnes et de leur patrimoine
  • Droit immobilier

Légal

  • Mentions légales
  • Confidentialité
  • CGU
  • Cookies
  • Contact

Newsletter juridique hebdomadaire

Décisions clés, évolutions législatives, conseils pratiques — chaque semaine.

© 2026 MeilleurAvocats.fr— KONSEIL SAS. Tous droits réservés.

Mentions légales|Confidentialité|Cookies

BOB★La messagerie française & cryptée pour des échanges confidentiels entre avocats et clients.

En savoir +TéléchargerBOB
AccueilJurisprudence administrativeN° TA69-2308869

Tribunal Administratif de Lyon — Décision N° TA69-2308869

lundi 13 novembre 2023

JuridictionTribunal Administratif de Lyon
SectionTribunal Administratif de Lyon
N° DossierTA69-2308869
TypeOrdonnance
RecoursPlein contentieux
PublicationC
Avocat requérantSELARL CORNET-VINCENT-SEGUREL

Texte intégral

Vu la procédure suivante :

Par une requête et un mémoire enregistrés les 19 octobre et 7 novembre 2023, la société Carmin demande au juge des référés, statuant en application de l'article L. 551-1 du code de justice administrative :

1°) d'annuler la décision du 2 octobre 2023 de l'hôpital Nord-Ouest - centre hospitalier de Villefranche-sur-Saône rejetant l'offre qu'elle a présentée pour le lot n° 2 de l'accord-cadre portant sur des prestations de blanchissage, location et entretien du linge pour des établissements du groupement hospitalier de territoire Rhône Nord Beaujolais Dombes ;

2°) de mettre à la charge de l'hôpital Nord-Ouest - centre hospitalier de Villefranche-sur-Saône la somme de 2 000 euros au titre des frais du litige.

Elle soutient que :

- la responsable juridique du groupe SDEZ a qualité pour saisir en son nom le juge des référés ;

- l'hôpital Nord-Ouest - centre hospitalier de Villefranche-sur-Saône n'a pas répondu à la question qu'elle a posée au cours de la procédure de consultation, en méconnaissance du principe d'égalité de traitement des candidats à l'attribution d'un contrat de la commande publique, dans la mesure où l'attributaire et actuel prestataire disposait des informations demandées.

Par un mémoire en défense enregistré le 3 novembre 2023, l'hôpital Nord-Ouest - centre hospitalier de Villefranche-sur-Saône, représenté par Me Pichon, conclut au rejet de la requête et à ce que la somme de 2 000 euros soit mise à la charge de la société Carmin au titre des frais du litige.

Il fait valoir que :

- la responsable juridique du groupe SDEZ n'a pas qualité pour saisir le juge des référés ;

- les candidats étaient suffisamment informés dans les documents de la consultation pour leur permettre de proposer leurs offres et il était inutile pour la société Carmin de connaître le nombre de porteurs et, en tout état de cause, elle disposait de cette information.

Vu les autres pièces du dossier ;

Vu :

- le code de la commande publique ;

- le code de justice administrative ;

La présidente du tribunal ayant désigné Mme Michel, vice-présidente, pour statuer sur les demandes de référé ;

Les parties ayant été régulièrement averties du jour de l'audience ;

Après avoir entendu au cours de l'audience publique :

- le rapport de Mme Michel,

- et les observations de Me Migault pour l'hôpital Nord-Ouest - centre hospitalier de Villefranche-sur-Saône et de M. A B, pour l'association de La Roche

L'instruction a été close à l'issue de l'audience.

Considérant ce qui suit :

1. Aux termes de l'article L. 551-1 du code de justice administrative : " Le président du tribunal administratif, ou le magistrat qu'il délègue, peut être saisi en cas de manquement aux obligations de publicité et de mise en concurrence auxquelles est soumise la passation par les pouvoirs adjudicateurs de contrats administratifs ayant pour objet l'exécution de travaux, la livraison de fournitures ou la prestation de services, avec une contrepartie économique constituée par un prix ou un droit d'exploitation, la délégation d'un service public ou la sélection d'un actionnaire opérateur économique d'une société d'économie mixte à opération unique. / () / Le juge est saisi avant la conclusion du contrat. ".

2. Le 27 juin 2023, l'hôpital Nord-Ouest - centre hospitalier de Villefranche-sur-Saône, établissement support du groupement hospitalier de territoire Rhône Nord Beaujolais Dombes, a lancé une procédure en vue de la passation d'un accord-cadre ayant pour objet des prestations de blanchissage, location et entretien du linge pour des établissements du groupement hospitalier de territoire Rhône Nord Beaujolais Dombes. Par une décision du 2 octobre 2023, l'hôpital Nord-Ouest - centre hospitalier de Villefranche-sur-Saône a informé la société Carmin de ce que l'offre qu'elle avait présentée pour les prestations du lot n° 2 destinées au centre hospitalier de Saint-Cyr-au-Mont-d'Or, classée en seconde position, n'avait pas été retenue. La société Carmin demande l'annulation de cette décision.

3. Aux termes de l'article L. 3 du code de la commande publique : " Les acheteurs et les autorités concédantes respectent le principe d'égalité de traitement des candidats à l'attribution d'un contrat de la commande publique. (). ".

4. La société Carmin ne peut utilement soutenir qu'elle a sollicité vainement des renseignements complémentaires auprès de l'hôpital Nord-Ouest - centre hospitalier de Villefranche-sur-Saône avant de déterminer son prix, dès lors que son offre, qui proposait des prix forfaitaires à l'issue de la première analyse des offres et de son audition, n'était pas conforme au règlement de la consultation, qui prévoit que le marché fait l'objet de prix unitaires, et qu'il ne résulte pas de l'instruction que les précisions demandées, dont au demeurant elle disposait s'agissant du nombre de porteurs, auraient conduit à une modification de son offre, en particulier de son caractère forfaitaire. Par suite, le moyen tiré de ce qu'en ne répondant à pas à la demande de renseignements complémentaires de la société Carmin, l'hôpital Nord-Ouest -centre hospitalier de Villefranche-sur-Saône aurait méconnu le principe d'égalité de traitement entre les candidats doit être écarté.

5. Il résulte de ce qui précède, sans qu'il soit besoin de statuer sur la fin de non-recevoir opposée en défense, que la société Carmin n'est pas fondée à demander l'annulation de la décision attaquée. Sa requête doit être rejetée, y compris et en tout état de cause, les conclusions présentées au titre de l'article L. 761-1 du code de justice administrative. Il y a lieu, dans les circonstances de l'espèce, de mettre à la charge de la société Carmin la somme de 1 400 euros à verser à l'hôpital Nord-Ouest - centre hospitalier de Villefranche-sur-Saône au titre des mêmes dispositions.

DECIDE :

Article 1er : La requête de la société Carmin est rejetée.

Article 2 : La société Carmin versera à l'hôpital Nord-Ouest - centre hospitalier de Villefranche-sur-Saône la somme de 1 400 euros au titre de l'article L. 761-1 du code de justice administrative.

Article 3 : La présente ordonnance sera notifiée à la société Carmin, à l'hôpital Nord-Ouest - centre hospitalier de Villefranche-sur-Saône et à l'association de La Roche.

Fait à Lyon, le 13 novembre 2023

La juge des référés,

C. Michel

La greffière,

S. Hosni

La République mande et ordonne à la préfète du Rhône en ce qui la concerne ou à tous commissaires de justice à ce requis en ce qui concerne les voies de droit commun contre les parties privées, de pourvoir à l'exécution de la présente décision.

Pour expédition,

Un greffier

Décisions similaires

TA13Plein contentieux

Tribunal Administratif de Marseille — N° TA13-2608110

Le Tribunal Administratif de Marseille, statuant en référé sur le fondement de l'article L. 521-3 du code de justice administrative, a été saisi par Mme A..., ressortissante ivoirienne, afin d'obtenir la délivrance effective d'une carte de séjour pluriannuelle dont le renouvellement lui avait déjà été accordé par une décision favorable du 1er août 2025. Le juge a constaté que la condition d'urgence était remplie s'agissant d'une demande de renouvellement de titre de séjour et que la mesure sollicitée ne se heurtait à aucune contestation sérieuse. Il a enjoint au préfet des Bouches-du-Rhône de convoquer l'intéressée sous quinze jours pour lui remettre le titre, sous astreinte de 50 euros par jour de retard. L'État a également été condamné à verser 1 500 euros au titre des frais de justice, sous réserve de l'admission définitive de Mme A... à l'aide juridictionnelle provisoire.

01/06/2026

TA13Plein contentieux

Tribunal Administratif de Marseille — N° TA13-2608580

Le Tribunal administratif de Marseille, statuant en référé, a rejeté la requête de M. B... concernant le traitement de sa demande de document de circulation pour étranger mineur pour sa fille. La requête a été jugée irrecevable car elle ne contenait pas de conclusions, c'est-à-dire qu'elle ne précisait pas ce que le requérant demandait au juge. Cette irrecevabilité a été constatée sur le fondement de l'article R. 411-1 du code de justice administrative. Le juge a donc appliqué l'article L. 522-3 du même code pour rejeter la requête sans instruction ni audience.

01/06/2026

TA14Plein contentieux

Tribunal Administratif de Caen — N° TA14-2601609

Le Tribunal administratif de Caen, statuant en référé sur le fondement de l'article L. 521-1 du code de justice administrative, a rejeté la requête de Mme A... B... tendant à la suspension d'une décision de l'Agence nationale des titres sécurisés (ANTS) refusant l'immatriculation d'un véhicule et l'exonération du malus écologique. La demande a été jugée manifestement irrecevable car la requérante n'avait pas présenté de requête distincte aux fins d'annulation de la décision contestée, comme l'exige l'article R. 522-1 du même code. En conséquence, le juge a rejeté la requête sans instruction ni audience, en application de l'article L. 522-3.

01/06/2026

TA25Plein contentieux

Tribunal Administratif de Besançon — N° TA25-2601163

Le Tribunal Administratif de Besançon, statuant en référé, a rejeté la demande de suspension de la délibération du conseil municipal d’Etupes approuvant le budget primitif 2026. Le juge a estimé que la condition d’urgence n’était pas remplie, le requérant n’ayant pas démontré que l’exécution du budget entraînerait un blocage du fonctionnement des services publics communaux ou une situation financière irréversible. En conséquence, la requête de M. C... a été rejetée, sans qu’il soit nécessaire d’examiner l’existence d’un doute sérieux sur la légalité de la délibération. La décision se fonde sur l’article L. 521-1 du code de justice administrative.

01/06/2026

← Retour aux décisions