vendredi 2 février 2024
| Juridiction | Tribunal Administratif de Lyon |
| Section | Tribunal Administratif de Lyon |
| N° Dossier | TA69-2400808 |
| Type | Décision |
| Recours | Excès de pouvoir |
| Publication | D |
| Formation | ELOIGNEMENT |
| Avocat requérant | MAHDJOUB |
Vu la procédure suivante :
Par une requête, enregistrée le 27 janvier 2024 ainsi que des pièces complémentaires enregistrées le 29 janvier 2024, M. C A, retenu au centre de rétention administrative de Lyon Saint-Exupéry (69125), demande au tribunal :
1°) de prononcer son admission à l'aide juridictionnelle provisoire ;
2°) d'annuler les décisions du 26 janvier 2024 par lesquelles le préfet de la Savoie lui a fait obligation de quitter le territoire français, lui a refusé un délai de départ volontaire, a fixé le pays à destination duquel il est susceptible d'être renvoyé et l'a interdit de retour sur le territoire français pour une durée de deux ans.
3°) de mettre à la charge de l'État une somme de 1000 euros à verser à son conseil sur le fondement des dispositions combinées de l'article L. 761-1 du code de justice administrative et de l'article 37 de la loi du 10 juillet 1991, à charge pour celui-ci de renoncer à percevoir la part contributive versée par l'Etat au titre de l'aide juridictionnelle.
Il soutient que :
- les décisions sont entachées d'incompétence de leur signataire ;
-elles sont entachées d'un défaut de motivation et d'examen de sa situation individuelle ;
- La décision portant obligation de quitter le territoire français, prise sur le fondement des dispositions du 3° de l'article L. 611-1 du code de l'entrée et du séjour des étrangers et du droit d'asile, est dépourvue de base légale dès lors que l'instruction de sa demande de titre de séjour déposée en décembre 2023 auprès de la préfecture de la Corrèze est toujours en cours ;
- elle méconnaît les dispositions du 5° de l'article L. 611-1 du code de l'entrée et du séjour des étrangers et du droit d'asile ;
- la décision portant interdiction de retour sur le territoire français pour une durée de deux ans est illégale, par voie d'exception, du fait de l'illégalité de la décision portant obligation de quitter le territoire français ;
- elle méconnait les dispositions des articles L. 612-6 et suivants du code de l'entrée et du séjour des étrangers et du droit d'asile et revêt un caractère disproportionné au regard de sa situation personnelle ;
- elle méconnaît les stipulations de l'article 8 de la convention européenne de sauvegarde des droits de l'homme et des libertés fondamentales ainsi que celle de l'article 3-1 de la convention internationale relative aux droits de l'enfant.
Des pièces ont été produites par le préfet de la Savoie le 30janvier 2024.
Vu les décisions attaquées et les autres pièces du dossier.
Vu :
- la convention européenne de sauvegarde des droits de l'homme et des libertés fondamentales,
- la convention internationale relative aux droits de l'enfant, signée à New-York le 26 janvier 1990 ;
- le code de l'entrée et du séjour des étrangers et du droit d'asile,
- le code des relations entre le public et l'administration,
- la loi n° 91-647 du 10 juillet 1991 relative à l'aide juridique ;
- le code de justice administrative.
La présidente du tribunal a délégué les pouvoirs qui lui sont attribués par les articles L. 614-7 à L. 614-13 du code de l'entrée et du séjour des étrangers et du droit d'asile à Mme Collomb.
Les parties, dûment convoquées, ont été régulièrement averties du jour de l'audience.
Ont été entendus au cours de l'audience publique :
- le rapport de Mme Collomb, magistrate désignée ;
- les observations de Me Mahdjoub, représentant M. A, qui conclut aux mêmes fins que la requête par les mêmes moyens en insistant, s'agissant de la décision portant obligation de quitter le territoire français, sur le moyen tiré de la méconnaissance des dispositions du 3° de l'article L. 611-1 du code de l'entrée et du séjour des étrangers et du droit d'asile dès lors que le requérant apporte la preuve de l'envoi d'une demande d'autorisation de travail au mois de janvier 2024, préalablement à l'édiction de la décision attaquée ; s'agissant de la méconnaissance des stipulations de l'article 8 de la convention européenne de sauvegarde des droits de l'homme et des libertés fondamentales, M. A justifie de ses perspectives d'intégration professionnelles par la production d'une promesse d'embauche pour exercer le métier de photographe ;
- les observations de Me Tomasi, qui représente le préfet de la Savoie, qui fait valoir que les moyens de la requête ne sont pas fondés et, à titre subsidiaire, que la décision portant obligation de quitter le territoire français pouvait également se fonder sur les dispositions du 1° de l'article L. 611-1 du code qui peuvent être substituées à celles du 3° de ce même article ;
- et les observations de M. A qui fait état de sa volonté d'intégration en France.
La clôture de l'instruction a été prononcée à l'issue de l'audience conformément aux dispositions de l'article R. 776-26 du code de justice administrative.
Considérant ce qui suit :
1. M. A, ressortissant tadjike, né le 1er février 1994, demande l'annulation des décisions du 26 janvier 2024 par lesquelles le préfet de la Savoie lui a fait obligation de quitter le territoire français sans délai, a fixé le pays à destination duquel il pourra être reconduit d'office et a prononcé à son encontre une interdiction de retour sur le territoire français pendant une durée de deux ans.
Sur l'admission provisoire au bénéfice de l'aide juridictionnelle :
2. En raison de l'urgence résultant de l'application des dispositions de l'article L. 614-9 du code de l'entrée et du séjour des étrangers et du droit d'asile, il y a lieu d'admettre M. A au bénéfice de l'aide juridictionnelle provisoire, sur le fondement de l'article 20 de la loi du 10 juillet 1991 susvisée.
Sur les conclusions aux fins d'annulation :
En ce qui concerne les moyens dirigés contre l'ensemble des décisions attaquées :
3. En premier lieu, par arrêté du 22 mai 2023 régulièrement publié au recueil spécial des actes administratifs, le préfet de la Savoie a donné délégation à Mme D B, directrice de la citoyenneté et de la légalité, pour signer certains actes au titre desquels figurent les décisions attaquées en l'absence ou l'empêchement du directeur dont il n'est pas établi qu'il ne le fût pas.
4. En deuxième lieu, les décisions attaquées comportent les considérations de droit et de fait qui les fondent et sont, par suite, suffisamment motivées. En outre, il ne ressort pas des pièces du dossier que le préfet de la Savoie, qui n'était pas tenu de mentionner l'ensemble des éléments relatifs à la situation personnelle de M. A, n'aurait pas procédé à un examen particulier de sa situation au regard de l'ensemble des informations portées à sa connaissance, préalablement à leur édiction.
En ce qui concerne la décision portant obligation de quitter le territoire :
5. Aux termes de l'article L. 611-1 du code de l'entrée et du séjour des étrangers et du droit d'asile " L'autorité administrative peut obliger un étranger à quitter le territoire français lorsqu'il se trouve dans les cas suivants: / 1° L'étranger, ne pouvant justifier être entré régulièrement sur le territoire français, s'y est maintenu sans être titulaire d'un titre de séjour en cours de validité ; / () 3° L'étranger s'est vu refuser la délivrance d'un titre de séjour, le renouvellement du titre de séjour, du document provisoire délivré à l'occasion d'une demande de titre de séjour ou de l'autorisation provisoire de séjour qui lui avait été délivrée ou s'est vu retirer un de ces documents ; / () 5° Le comportement de l'étranger qui ne réside pas régulièrement en France depuis plus de trois mois constitue une menace pour l'ordre public ;/ () ".
6. En premier lieu, M. A soutient que la décision attaquée, prise sur le fondement des dispositions précitées du 3° de l'article L. 611-1 du code de l'entrée et du séjour des étrangers et du droit d'asile est dépourvue de base légale dès lors que sa demande de titre de séjour est en cours d'instruction par les services de la préfecture de la Corrèze. Il ressort toutefois des pièces du dossier qu'en se bornant à produire une copie du bordereau d'avis de réception d'un courrier adressé par le requérant à la préfecture de la Corrèze et notifié le 10 janvier 2024 ainsi que la copie d'un formulaire Cerfa de demande d'autorisation de travail daté du 8 janvier 2024 pour un emploi de photographe d'art, le requérant n'apporte pas la preuve que sa demande de titre de séjour était en cours d'examen à la date de la décision attaquée. Il est par ailleurs constant que l'intéressé s'est vu opposer, par décisions du préfet de la Corrèze en date du 5 décembre 2022, dont la légalité a été confirmée par le tribunal administratif de Limoges le 4 mai 2023, un refus de titre de séjour assorti d'une obligation de quitter le territoire français dans un délai de trente jours et qu'il n'a pas quitté le territoire français depuis le prononcé de cette mesure d'éloignement. Le moyen tiré de l'erreur de droit doit, par suite, être écarté.
7. En second lieu, M. A soutient qu'il ne peut être regardé, de par son comportement, comme constituant une menace pour l'ordre public, la non-exécution de plusieurs décisions portant obligation de quitter le territoire français prises à son encontre antérieurement à la date de la décision attaquée étant insuffisante pour caractériser une telle menace alors, au demeurant, qu'il a été interpellé le 25 janvier 2024 par les forces de l'ordre dans la cadre d'un contrôle d'identité. Toutefois, ainsi qu'il a été exposé au point précédent, la décision en litige est fondée sur les dispositions du 3° de l'article L. 611-1 du code de l'entrée et du séjour des étrangers et du droit d'asile et non sur les dispositions du 5° de ce même article prévoyant la possibilité d'édicter une mesure d'éloignement à l'encontre d'un ressortissant étranger ne résidant pas régulièrement sur le territoire français depuis plus de trois mois et dont le comportement constitue une menace pour l'ordre public. Par suite, compte tenu de la base légale de la mesure d'éloignement, le moyen tiré de l'erreur de qualification des faits doit être écarté comme inopérant.
En ce qui concerne la décision portant interdiction de retour sur le territoire français pour une durée de deux ans :
8. En premier lieu, en l'absence d'illégalité de la décision portant obligation de quitter le territoire français le moyen tiré de cette illégalité, et soulevé, par voie d'exception, à l'encontre de la décision portant interdiction de retour sur le territoire français pour une durée de deux ans doit être écarté.
9. En deuxième lieu aux termes de l'article L. 612-6 du code de l'entrée et du séjour des étrangers et du droit d'asile : " Lorsqu'aucun délai de départ volontaire n'a été accordé à l'étranger, l'autorité administrative assortit la décision portant obligation de quitter le territoire français d'une interdiction de retour sur le territoire français. Des circonstances humanitaires peuvent toutefois justifier que l'autorité administrative n'édicte pas d'interdiction de retour. / Les effets de cette interdiction cessent à l'expiration d'une durée, fixée par l'autorité administrative, qui ne peut excéder trois ans à compter de l'exécution de l'obligation de quitter le territoire français ". Aux termes de l'article L. 612-10 du même code : " Pour fixer la durée des interdictions de retour mentionnées aux articles L. 612-6 et L. 612-7, l'autorité administrative tient compte de la durée de présence de l'étranger sur le territoire français, de la nature et de l'ancienneté de ses liens avec la France, de la circonstance qu'il a déjà fait l'objet ou non d'une mesure d'éloignement et de la menace pour l'ordre public que représente sa présence sur le territoire français. / Il en est de même pour l'édiction et la durée de l'interdiction de retour mentionnée à l'article L. 612-8 ainsi que pour la prolongation de l'interdiction de retour prévue à l'article L. 612-11. ".
10. M. A a fait l'objet d'une mesure d'éloignement pour laquelle aucun délai de départ volontaire n'a été accordé et entre dès lors dans les cas prévus à l'article L. 612-6 précité, pour lesquels l'autorité administrative doit assortir son obligation de quitter le territoire français d'une interdiction de retour, sauf s'il existe des circonstances humanitaires de nature à justifier qu'une telle interdiction ne soit pas décidée. Or, la circonstance, au demeurant non établie par les pièces produites par l'intéressé, que ce dernier aurait de nouveau sollicité la délivrance d'un titre de séjour ne constitue pas une circonstance humanitaire au sens des dispositions précitées. Il ressort en outre des termes de la décision attaquée, que le préfet de la Savoie a pris en considération l'ensemble des critères prévus par les dispositions précitées de l'article L. 612-10 du code de l'entrée et du séjour des étrangers et du droit d'asile en relevant que M. A, qui serait entré sur le territoire français selon ses déclarations en mai 2019, y est dépourvu de toute attaches familiales et s'est soustrait à l'exécution de deux précédentes mesures d'éloignement prises à son encontre les 20 septembre 2021 et 5 décembre 2022. Dans ces conditions, M. A n'est pas fondé à soutenir que le préfet de la Savoie a commis une erreur d'appréciation en lui interdisant de retourner sur le territoire français pour la durée maximale de trois ans, ni que cette mesure présente un caractère disproportionné au regard de sa situation personnelle, alors même que sa présence en France ne représente pas une menace pour l'ordre public. Si le requérant soutient que l'interdiction de retour sur le territoire français conduit à une expulsion automatique de l'ensemble de l'espace Schengen pour cette même durée, du fait de son inscription dans le système d'information Schengen, cette inscription, qui n'est qu'une conséquence de l'interdiction de retour en litige, n'a pas d'incidence sur la légalité de cette mesure.
11. En dernier lieu, aux termes de l'article 8 de la convention européenne de sauvegarde des droits de l'homme et des libertés fondamentales : " 1. Toute personne a droit au respect de sa vie privée et familiale, de son domicile et de sa correspondance. / 2. Il ne peut y avoir ingérence d'une autorité publique dans l'exercice de ce droit que pour autant que cette ingérence est prévue par la loi et qu'elle constitue une mesure qui, dans une société démocratique, est nécessaire à la sécurité nationale, à la sûreté publique, au bien-être économique du pays, à la défense de l'ordre et à la prévention des infractions pénales, à la protection de la santé ou de la morale, ou à la protection des droits et libertés d'autrui ". Aux termes de l'article 3-1 de la convention internationale des droits de l'enfant : " Dans toutes les décisions qui concernent les enfants, qu'elles soient le fait d'institutions publiques ou privées de protection sociale, des tribunaux, des autorités administratives ou des organes législatifs, l'intérêt supérieur de l'enfant doit être une considération primordiale ".
12. M. A soutient qu'il vit en France depuis le mois de mai 2019 où il s'est rapidement intégré par le travail et justifie d'un hébergement stable au domicile d'une amie. Il ressort toutefois des pièces du dossier que le requérant est célibataire et sans enfant à charge alors qu'il n'établit pas être dépourvu d'attaches familiales dans son pays d'origine où il a vécu l'essentiel de son existence. Il n'est par ailleurs pas contesté que l'intéressé s'est maintenu irrégulièrement sur le territoire français après le rejet de sa demande d'asile par l'Office français de protection des réfugiés et apatrides, décision confirmée par la Cour nationale du droit d'asile le 19 juillet 2021 et de ses demandes de titres de séjour par des décisions préfectorales des 20 septembre 2021 et 5 décembre 2022. De surcroît, si l'intéressé verse au débat une attestation de réussite aux épreuves de l'examen DELF B1, un avis d'impôt sur les revenus de 2022, ainsi que des bulletins de salaires et un certificat de travail au titre de la période du 1er août 2022 au 25 janvier 2023 et deux formulaires de demande d'autorisation de travail, ces éléments ne suffisent pas à établir une insertion socio-professionnelle particulièrement notable et ancrée sur le territoire national. Compte tenu de l'ensemble de ces éléments, M. A n'est pas fondé à soutenir que la décision attaquée aurait porté à son droit au respect de sa vie privée et familiale une atteinte disproportionnée au regard des buts en vue desquels elle a été prise. Les moyens tirés de la méconnaissance des stipulations précitées doivent être écartés.
13. Il résulte de tout ce qui précède que les conclusions aux fins d'annulation présentées par M. A doivent être rejetées ainsi que, par voie de conséquence, ses conclusions aux fins d'application des dispositions de l'article L. 761-1 du code de justice administrative.
D E C I D E :
Article 1er : M. A est admis au bénéfice de l'aide juridictionnelle provisoire.
Article 2: Le surplus des conclusions de la requête est rejeté.
Article : Le présent jugement sera notifié à M. A et au préfet de la Savoie.
Rendu public par mise à disposition au greffe le 2 février 2024.
La magistrate désignée,
C. COLLOMB
La greffière,
E. GROS
La République mande et ordonne au préfet de la Savoie en ce qui le concerne ou à tous commissaires de justice à ce requis en ce qui concerne les voies de droit commun contre les parties privées, de pourvoir à l'exécution de la présente décision.
Pour exécution conforme,
Un greffier
Tribunal Administratif de Marseille — N° TA13-2608292
Le Tribunal Administratif de Marseille a rejeté la requête de M. A... contre l'arrêté du préfet des Hautes-Alpes du 5 mai 2026 prolongeant son assignation à résidence. Le requérant invoquait une atteinte disproportionnée à sa liberté d'aller et venir et une méconnaissance de l'article 8 de la Convention européenne des droits de l'homme et de l'article 3-1 de la Convention internationale des droits de l'enfant. Le tribunal a jugé que les contraintes horaires imposées (présence au domicile de 14h à 17h) n'étaient pas disproportionnées, faute de preuves suffisantes de leur incompatibilité avec le suivi scolaire de sa belle-fille. La décision s'appuie sur les articles L. 731-1 et R. 733-1 du code de l'entrée et du séjour des étrangers et du droit d'asile.
01/06/2026
Tribunal Administratif de Marseille — N° TA13-2608430
Le Tribunal Administratif de Marseille a rejeté la requête de M. B..., ressortissant égyptien, contestant un arrêté préfectoral du 14 mai 2026 l'obligeant à quitter le territoire français sans délai, avec une interdiction de retour de deux ans. La juridiction a estimé que l'arrêté était suffisamment motivé et ne méconnaissait pas les articles L. 612-6 et L. 612-10 du code de l'entrée et du séjour des étrangers et du droit d'asile (CESEDA), le préfet ayant examiné les critères légaux. La solution retenue est le rejet de l'ensemble des conclusions, y compris la demande d'aide juridictionnelle provisoire et de communication du dossier.
01/06/2026
Tribunal Administratif de Marseille — N° TA13-2608432
Le Tribunal Administratif de Marseille a rejeté la requête de M. B..., ressortissant sénégalais, contestant un arrêté préfectoral du 15 mai 2026 l'obligeant à quitter le territoire français sans délai, avec une interdiction de retour de deux ans. Le tribunal a jugé que l'arrêté était suffisamment motivé et que la situation personnelle du requérant avait été examinée, notamment son maintien irrégulier après expiration de son visa. La solution retenue est le rejet de l'ensemble des conclusions, sur la base des articles L. 613-1, L. 612-2, L. 612-6 et L. 721-4 du code de l'entrée et du séjour des étrangers et du droit d'asile.
01/06/2026
Tribunal Administratif de Marseille — N° TA13-2607881
Le Tribunal administratif de Marseille, statuant en référé sur le fondement de l’article L. 521-1 du code de justice administrative, a rejeté la demande de suspension de l’arrêté du sous-préfet d’Istres du 7 avril 2026 mettant en demeure M. et Mme A... de quitter leur logement à Vitrolles. La requête a été jugée irrecevable car elle n’était pas accompagnée de la copie intégrale de la décision contestée, en méconnaissance des exigences procédurales. En conséquence, le juge a appliqué l’article L. 522-3 du même code pour rejeter la requête sans instruction ni audience, et a refusé l’admission provisoire à l’aide juridictionnelle.
01/06/2026