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AccueilJurisprudence administrativeN° TA69-2404670

Tribunal Administratif de Lyon — Décision N° TA69-2404670

jeudi 30 mai 2024

JuridictionTribunal Administratif de Lyon
SectionTribunal Administratif de Lyon
N° DossierTA69-2404670
TypeOrdonnance
RecoursExcès de pouvoir
PublicationD
Avocat requérantSTADLER

Texte intégral

Vu la procédure suivante :

Par une requête, enregistrée le 15 mai 2024, M. A B, représenté par Me Stadler, demande au juge des référés :

1°) de suspendre, sur le fondement de l'article L. 521-1 du code de justice administrative, la décision implicite par laquelle la préfète du Rhône a refusé de renouveler son titre de séjour et à refuser de lui délivrer un titre de séjour pluriannuel ;

2°) d'enjoindre à la préfète du Rhône dans un délai de 7 jours à compter de la notification de l'ordonnance à intervenir, sous astreinte de 100 euros par jour de retard à titre principal de lui délivrer une carte pluriannuelle " vie privée et familiale et à titre subsidiaire de renouveler sa carte de séjour temporaire et à titre infiniment subsidiaire de réexaminer sa demande et dans l'attente de lui délivrer un récépissé l'autorisant à travailler ;

3°) de mettre à la charge de l'Etat le versement d'une somme de 1 500 euros en application des dispositions de l'article L. 761-1 du code de justice administrative.

Il soutient que :

- la condition d'urgence est remplie dès lors que celle-ci est présumée dans le cas d'un renouvellement de titre ;

- la décision n'est pas motivée ;

- la décision est entachée de défaut d'examen et d'erreur manifeste d'appréciation ;

- il remplit les conditions pour se voir délivrer une carte pluriannuelle ;

- la décision méconnait les dispositions de l'article L. 423-23 du code de l'entrée et du séjour des étrangers et du droit d'asile et celles de l'article 8 de la convention européenne de sauvegarde des droits de l'homme et des libertés fondamentales.

Par un mémoire enregistré le 27 mai 2024, la préfète du Rhône conclut au non-lieu à statuer et au rejet des conclusions présentées au titre des dispositions de l'article L. 761-1 du code de justice administrative.

Elle soutient qu'elle a délivré un titre au requérant.

Par un mémoire enregistré le 27 mai 2024, M. B déclare se désister de ses conclusions à fin de suspension et d'injonction mais maintient les conclusions qu'il présente au titre de l'article L761-1 du code de justice administrative.

Vu les autres pièces du dossier, et notamment la requête n° 2404669 par laquelle le requérant demande l'annulation de la décision litigieuse.

Vu :

- la convention européenne de sauvegarde des droits de l'homme et des libertés fondamentales ;

- la convention internationale relative aux droits de l'enfant du 26 janvier 1990 ;

- le code de l'entrée et du séjour des étrangers et du droit d'asile ;

- le code de justice administrative.

La présidente du tribunal a désigné M. Clément, vice-président, pour statuer sur les demandes de référé.

Considérant ce qui suit :

1. Aux termes de l'article R. 222-1 du code de justice administrative : " Les présidents de tribunal administratif () et les présidents de formation de jugement des tribunaux () peuvent, par ordonnance : / 1° Donner acte des désistements ; () 5° Statuer sur les requêtes qui ne présentent plus à juger de questions autres que la condamnation prévue à l'article L. 761-1 ou la charge des dépens ; () ; ".

2. Par un mémoire, enregistré le 27 mai 2024, M. B déclare se désister des conclusions de sa requête aux fins de suspension et d'injonction. Ce désistement est pur et simple. Rien ne s'oppose à ce qu'il en soit donné acte.

3. Il y a lieu, dans les circonstances de l'espèce de mettre à la charge de l'Etat la somme de 1 000 euros à verser à M. B au titre des frais non compris dans les dépens qu'elle a exposés.

O R D O N N E :

Article 1er : Il est donné acte du désistement des conclusions aux fins de suspension et d'injonction de la requête en référé présentées par M. B.

Article 2 : L'Etat versera à M. B une somme de 1 000 euros au titre des dispositions combinées de l'article L. 761-1 du code de justice administrative.

Article 3 : La présente ordonnance sera notifiée à M. B et à la préfète du Rhône.

Fait à Lyon le 30 mai 2024.

Le juge des référés,

M. Clément

La République mande et ordonne à la préfète du Rhône, en ce qui la concerne, ou à tous commissaires de justice à ce requis, en ce qui concerne les voies de droit commun contre les parties privées, de pourvoir à l'exécution de la présente décision.

Pour expédition,

Un greffier,

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