mercredi 25 janvier 2023
| Juridiction | Tribunal Administratif de Paris |
| Section | Tribunal Administratif de Paris |
| N° Dossier | TA75-1914217 |
| Type | Décision |
| Recours | Excès de pouvoir |
| Publication | C |
| Formation | 1re Section - 1re Chambre |
| Avocat requérant | GRYNER |
Vu les procédures suivantes :
Par une requête n°1914217, enregistrée le 3 juillet 2019, M. E A, représenté par le cabinet Gryner et Associés, demande au tribunal :
1°) de prononcer la décharge des cotisations supplémentaires d'impôt sur le revenu et prélèvements sociaux, ensemble celle des pénalités afférentes, mis à sa charge au titre des années 2011 et 2013 ;
2°) de mettre à la charge de l'État une somme de 3 000 euros en application de l'article L. 761-1 du code de justice administrative et les entiers dépens.
Il soutient que :
Sur la charge de la preuve :
- il appartient à l'administration fiscale de démontrer le caractère de revenus d'origine indéterminée des sommes en cause eu égard aux justificatifs et explications fournies par lui.
Sur le bien-fondé de la procédure d'imposition :
- l'administration ne démontre pas que les crédits litigieux pourraient être juridiquement qualifiés de revenus d'origine indéterminée.
Par des mémoires en défense, enregistrés les 18 décembre 2020 et 19 juillet 2021, le ministre de l'économie, des finances et de la souveraineté industrielle et numérique conclut au rejet de la requête.
Il soutient que les moyens soulevés par M. A ne sont pas fondés.
Par une requête n°2013032 et un mémoire complémentaire, enregistrés respectivement le 24 août 2020 et le 15 février 2021, M. E A, représenté par Me Nesa, demande au tribunal :
1°) de prononcer la décharge des cotisations supplémentaires d'impôt sur le revenu et prélèvements sociaux, ensemble celle des pénalités afférentes, mis à sa charge au titre des années 2011 et 2013 ;
2°) de mettre à la charge de l'État une somme de 3 000 euros en application de l'article L. 761-1 du code de justice administrative et les entiers dépens.
Il soutient que :
Sur la régularité de la procédure d'imposition :
- la proposition de rectification est entachée d'irrégularité dès lors qu'elle n'a pas été notifiée à la SCI Sampiero.
Sur le bien-fondé de l'imposition :
Au titre de l'année 2011 :
- les sommes de 25 000 euros, 10 000 euros et 85 000 euros et 25 000 euros non déclarées apparues sur son compte correspondent à des acomptes perçus au titre de la vente d'un bien immobilier détenu par la société AGL ;
- les sommes de 2000 euros et 5 000 euros correspondent à la vente de mobilier aux enchères ;
- la somme de 4 000 euros correspond à la vente de biens aux collectionneurs consorts B ;
- des crédits correspondent à la vente d'un bien par la SCI Olisia ;
- les deux sommes de 1 000 euros sont le produit d'un remboursement de prêt amical ;
- le chèque de 600 euros est un présent de sa mère ;
- le chèque de 1 400 euros correspond au prêt d'un ami ;
- le chèque de 4 500 euros est justifié ;
- les autres crédits sont justifiés.
Au titre de l'année 2013 :
- la somme de 2 846 euros correspond à un virement de compte à compte et ne peut être regardé comme un revenu distribué ;
- des sommes correspondent à la suite des règlements de vente aux consorts B ;
- la somme de 2 000 euros correspond au produit de la vente de tableaux ;
- les crédits provenant de son père correspondent à des prêts familiaux ;
- les crédits de 4 308 euros correspondent à sa part dans la SCI Sampiero ;
- le crédit de 5 000 euros correspond à un remboursement d'un prêt consenti à
M. F ;
- les autres crédits sont justifiés.
Par des mémoires en défense, enregistrés les 18 décembre 2020 et 19 juillet 2021, le ministre de l'économie, des finances et de la souveraineté industrielle et numérique conclut au rejet de la requête.
Il soutient que les moyens soulevés par M. A ne sont pas fondés.
Vu les autres pièces du dossier.
Vu :
- le code général des impôts et le livre des procédures fiscales ;
- le code de justice administrative.
Les parties ont été régulièrement averties du jour de l'audience.
Ont été entendus au cours de l'audience publique :
- le rapport de M. C,
- et les conclusions de Mme Belle, rapporteure publique.
Considérant ce qui suit :
1. M. A, gérant et associé de plusieurs sociétés, a fait l'objet d'un examen contradictoire de situation fiscale personnelle (ESFP) portant sur les revenus perçus au titre des années 2010, 2011, 2012 et 2013 à l'issue duquel le service vérificateur lui a notifié, par quatre propositions de rectifications, des cotisations supplémentaires d'impôt sur le revenu et de prélèvements sociaux pour les années 2011 à 2013. Par une première réclamation du
29 août 2016, l'intéressé a sollicité la décharge des impositions supplémentaires mises à sa charge au titre de l'année 2012 qui a donné lieu à un dégrèvement total pour l'année 2012 prononcé par l'administration fiscale le 24 février 2017. Une deuxième réclamation du
26 décembre 2017 tendait à la décharge des impositions supplémentaires mises à sa charge pour les années 2011 et 2013, et a été rejetée par l'administration fiscale le 2 mai 2019. Par une requête du 3 juillet 2019, M. A a demandé la décharge de l'ensemble des impositions supplémentaires auxquels il a été assujetti pour les deux années 2011 et 2013. Par une ordonnance n°1914217 du 4 septembre 2019, le tribunal administratif de Paris a prononcé le rejet de cette requête. Par un jugement n° 19PA03490 du 12 novembre 2020, la Cour administrative d'appel a renvoyé l'affaire n° 1914217 au tribunal administratif de Paris. Parallèlement, M. A a déposé une nouvelle réclamation contentieuse le 28 décembre 2019 qui a fait l'objet d'une décision de rejet de l'administration le 18 juin 2020. Par une autre requête n° 2013032 du 24 août 2020, il demande également la décharge de l'ensemble des impositions supplémentaires auxquels il a été assujetti pour les deux années 2011 et 2013.
Sur la jonction :
2. Les requêtes n° 1914217 et 2013032 présentées par M. A posent des questions similaires et ont fait l'objet d'une instruction commune. Il y a lieu de les joindre pour statuer par un seul jugement.
Sur le bien-fondé de l'imposition au titre de l'année 2011 :
En ce qui concerne la charge de la preuve :
3. Aux termes de l'article L. 16 du livre des procédures fiscales : " En vue de l'établissement de l'impôt sur le revenu, l'administration peut demander au contribuable des éclaircissements. Elle peut, en outre, lui demander des justifications au sujet de sa situation et de ses charges de famille, des charges retranchées du revenu net global ou ouvrant droit à une réduction d'impôt sur le revenu en application des articles 156 et 199 septies du code général des impôts, ainsi que des avoirs ou revenus d'avoirs à l'étranger. () " et aux termes de l'article L. 69 du même livre : " Sous réserve des dispositions particulières au mode de détermination des bénéfices industriels et commerciaux, des bénéfices agricoles et des bénéfices non commerciaux, sont taxés d'office à l'impôt sur le revenu les contribuables qui se sont abstenus de répondre aux demandes d'éclaircissements ou de justifications prévues à l'article L. 16 ". En outre, aux termes de l'article L. 193 dudit livre : " Dans tous les cas où une imposition a été établie d'office, la charge de la preuve incombe au contribuable qui demande la décharge ou la réduction de l'imposition ".
4. M. A n'a pas répondu à la demande d'éclaircissements ou de justifications qui lui a été adressée le 1er octobre 2014 par l'administration fiscale alors qu'il avait souscrit une déclaration ne mentionnant aucun revenu et il n'est pas contesté que cette demande a été régulièrement notifiée. M. A soutient qu'il n'était pas tenu de tenir une comptabilité et de conserver des documents justifiant des transactions d'ordre privé. Toutefois l'administration fiscale était en droit de lui reprocher l'absence de réponse à la demande d'éclaircissements ou de justifications, dès lors qu'il appartient au contribuable, au titre de l'article L. 16 du livre des procédures fiscales, d'apporter des précisions sur la nature de crédits non déclarés, ce que M. A n'a pas fait à la suite de la réception de la demande d'éclaircissements ou de justifications. Par suite, et dès lors que les rectifications litigieuses ont été établies à l'issue de la mise en œuvre de la procédure de taxation d'office prévue par l'article L. 69 du livre des procédures fiscales, la charge de la preuve de démontrer l'exagération des bases d'imposition incombe au requérant en application des dispositions précitées de l'article L. 193 du même livre.
En ce qui concerne la qualification de revenus d'origine indéterminée :
5. En premier lieu, M. A fait valoir que les crédits de 25 000 euros, 10 000 euros et 85 000 euros et 25 000 euros non déclarés apparus sur son compte correspondent à des acomptes perçus au titre de la vente d'un bien immobilier détenu par la société AGL dont il est associé. Toutefois, la somme cumulée de ces crédits, de 145 000 euros ne correspond pas, ainsi que le fait valoir l'administration, au montant de la vente inscrit sur l'acte notarié de 166 000 euros. Ainsi, eu égard à l'importance de cette discordance, et à la circonstance que le requérant ne justifie pas des motifs pour lesquels il aurait perçu ces sommes en lieu et place de la société, c'est à bon droit que l'administration fiscale a regardé ces sommes comme non justifiées et les a taxées dans la catégorie des revenus d'origine indéterminée.
6. En deuxième lieu, le requérant soutient que les crédits de 2000 euros et 5 000 euros correspondent à la vente de mobilier aux enchères, toutefois, la lettre qu'il produit de l'Etude de Provence du 2 août 2012 fait apparaître des sommes similaires mais ne précise pas la date de la vente concernée et ne suffit donc pas à établir l'origine de ces sommes.
7. En troisième lieu, si M. A soutient que la somme de 4 000 euros correspond à la vente de biens aux collectionneurs consorts B, il ne produit aucun élément permettant d'en justifier.
8. En quatrième lieu, l'intéressé se prévaut également de ce que certains crédits seraient issus de la vente d'un bien immobilier par la SCI Olisia. Toutefois, M. A ne démontre pas, alors que l'administration fait valoir que la SCI Olisia n'a vendu aucun bien immobilier depuis l'année 2010, la réalité de cette allégation.
9. En cinquième lieu, si le requérant fait état de l'existence de prêts amicaux pour justifier deux chèques de 1 000 euros et un chèque de 1 400 euros, d'un cadeau d'usage de sa mère pour justifier un chèque de 600 euros du 31 août 2011 et du règlement du partage amiable d'une soulte intra-familiale supposée provenir de son ancienne épouse qui correspondraient aux sommes de 4 800 euros du 1er avril 2011 et de 20 000 euros du 1er juillet 2011 et se borne à mentionner que les crédits restants sont justifiés, il ne le démontre par aucune pièce.
10. En sixième lieu, le requérant produit une attestation de M. D pour justifier de ce que le chèque de 4 500 euros du 14 décembre 2011 correspond à la vente de biens meubles appartenant à la mère de M. A, cette attestation ne saurait, à elle-seule, le démontrer et, au demeurant, le requérant ne justifie pas la raison pour laquelle il aurait encaissé ce chèque à la place de sa mère.
11. Dans ces conditions, et alors que lui incombe la charge de la preuve de démontrer l'exagération des impositions litigieuses, M. A n'établit pas que c'est à tort que l'administration a taxé les sommes en cause au titre de l'année 2011 dans la catégorie des revenus d'origine indéterminée.
Sur les rectifications au titre de l'année 2013 :
En ce qui concerne les revenus fonciers issus de ses parts d'un tiers dans la société de personnes SCI Sampiero :
12. M. A soutient que la proposition de rectification qui lui a été personnellement adressée est insuffisamment motivée puisque la proposition de rectification adressée à la SCI Sampiero ne lui a pas été adressée. Or, l'administration conteste le fait que la proposition de rectification de la SCI Sampiero n'aurait pas été adressée à M. A et indique, dans son dernier mémoire et sans être contredite sur ce point, avoir transmis à M. A une copie de la proposition de rectification relative et adressée à la SCI en même temps que la proposition de rectification le concernant personnellement. En outre, l'administration fiscale a motivé les rectifications concernant la société dans le corps de la proposition de rectification qui a été adressée personnellement à M. A. Par suite ce moyen sera écarté.
En ce qui concerne les autres rectifications:
S'agissant de la charge de la preuve :
13. Aux termes de l'article L. 66 du livre des procédures fiscales : " Sont taxés d'office : / 1° à l'impôt sur le revenu, les contribuables qui n'ont pas déposé dans le délai légal la déclaration d'ensemble de leurs revenus ou qui n'ont pas déclaré, en application des articles 150-0 E et 150 VG du code général des impôts, les gains nets et les plus-values imposables qu'ils ont réalisés, sous réserve de la procédure de régularisation prévue à l'article L. 67 (). " Aux termes de l'article L. 67 du livre des procédures fiscales : " La procédure de taxation d'office prévue aux 1° et 4° de l'article L. 66 n'est applicable que si le contribuable n'a pas régularisé sa situation dans les trente jours de la notification d'une mise en demeure. ". En outre, aux termes de l'article L. 193 dudit livre : " Dans tous les cas où une imposition a été établie d'office, la charge de la preuve incombe au contribuable qui demande la décharge ou la réduction de l'imposition ".
14. Il n'est pas contesté que M. A n'a pas déposé sa déclaration de revenus pour l'année 2013 et que le service l'a mis en demeure de régulariser sa situation dans les trente jours, par un courrier du 2 octobre 2014. Or, il résulte de l'instruction que M. A n'a pas déposé sa déclaration dans les trente jours, puisqu'elle a été déposée le 4 décembre 2014. En l'absence du dépôt de cette déclaration dans les trente jours suivant une mise en demeure préalable, l'administration fiscale était donc en droit de mettre en œuvre la procédure de taxation d'office prévue à l'article L. 67 du livre des procédures fiscales susmentionné. Ainsi, il appartient au contribuable, en vertu des dispositions de l'article L. 193 du livre des procédures fiscales, de démontrer le caractère exagéré de l'imposition mise à sa charge.
S'agissant de l'imposition des revenus distribués :
15. M. A soutient que la somme de 2 846 euros correspond à un virement issu de son compte courant d'associé de la SARL MGL et qu'ainsi il ne peut être regardé comme " un revenu ". Ce moyen étant dénué de précisions permettant d'en apprécier le bien-fondé, il doit être écarté.
S'agissant de la qualification de revenus d'origine indéterminé :
16. En premier lieu, pour justifier des crédits non déclarés de 16 000 euros du 2 janvier 2013, de 600 euros au 12 mars 2013 et 2 500 euros au 10 avril 2013, le requérant fait valoir que ces montants correspondent à des ventes d'armes de collections aux consorts B par une attestation du 5 juillet 2011 et une attestation du 27 octobre 2014. Toutefois, ces seules attestations, qui ne présentent aucun cachet officiel et ne sont corroborées par aucun autre document, ne sauraient, à elles-seules, démontrer la réalité de l'origine des sommes.
17. En second lieu, M. A fait également valoir qu'une somme de 2 000 euros correspond au produit de la vente de tableaux, que les crédits provenant de son père correspondent à des prêts familiaux, que les crédits de 4 308 euros correspondent à sa part dans la SCI Sampiero, que le crédit de 5 000 euros correspond à un remboursement d'un prêt consenti à M. F et que, de façon générale, les autres crédits sont justifiés, il ne produit au soutien de ces allégations aucun justificatif probant permettant de le démontrer. Dans ces conditions, et alors que lui incombe la charge de la preuve de démontrer l'exagération des impositions litigieuses, M. A n'établit pas que c'est à tort que l'administration a taxé les sommes en cause au titre de l'année 2013 dans la catégorie des revenus d'origine indéterminée.
18. Il résulte de tout ce qui précède que les requêtes de M. A doivent être rejetées en toutes leurs conclusions, y compris celles tendant à l'application de l'article L. 761-1 du code de justice administrative.
D E C I D E:
Article 1er : Les requêtes n°1914217 et n°2013032 de M. A sont rejetées.
Article 2 : Le présent jugement sera notifié à M. E A et au ministre de l'économie, des finances et de la souveraineté industrielle et numérique.
Délibéré après l'audience du 11 janvier 2023, à laquelle siégeaient :
Mme Vidal, présidente,
M. Baudat, conseiller,
M. Khansari, conseiller.
Rendu public par mise à disposition du greffe le 25 janvier 2023.
Le rapporteur,
J-B C
La présidente,
S. VIDALLa greffière,
S. COULANT
La République mande et ordonne au ministre délégué auprès du ministre de l'Économie, des Finances et de la Souveraineté industrielle et numérique, chargé des Comptes publics, en ce qui le concerne, ou à tous huissiers de justice, à ce requis en ce qui concerne les voies de droit commun, contre les parties privées, de pourvoir à l'exécution de la présente décision.
Nos 1914217-2013032/1-1
Tribunal Administratif de Marseille — N° TA13-2608292
Le Tribunal Administratif de Marseille a rejeté la requête de M. A... contre l'arrêté du préfet des Hautes-Alpes du 5 mai 2026 prolongeant son assignation à résidence. Le requérant invoquait une atteinte disproportionnée à sa liberté d'aller et venir et une méconnaissance de l'article 8 de la Convention européenne des droits de l'homme et de l'article 3-1 de la Convention internationale des droits de l'enfant. Le tribunal a jugé que les contraintes horaires imposées (présence au domicile de 14h à 17h) n'étaient pas disproportionnées, faute de preuves suffisantes de leur incompatibilité avec le suivi scolaire de sa belle-fille. La décision s'appuie sur les articles L. 731-1 et R. 733-1 du code de l'entrée et du séjour des étrangers et du droit d'asile.
01/06/2026
Tribunal Administratif de Marseille — N° TA13-2608430
Le Tribunal Administratif de Marseille a rejeté la requête de M. B..., ressortissant égyptien, contestant un arrêté préfectoral du 14 mai 2026 l'obligeant à quitter le territoire français sans délai, avec une interdiction de retour de deux ans. La juridiction a estimé que l'arrêté était suffisamment motivé et ne méconnaissait pas les articles L. 612-6 et L. 612-10 du code de l'entrée et du séjour des étrangers et du droit d'asile (CESEDA), le préfet ayant examiné les critères légaux. La solution retenue est le rejet de l'ensemble des conclusions, y compris la demande d'aide juridictionnelle provisoire et de communication du dossier.
01/06/2026
Tribunal Administratif de Marseille — N° TA13-2608432
Le Tribunal Administratif de Marseille a rejeté la requête de M. B..., ressortissant sénégalais, contestant un arrêté préfectoral du 15 mai 2026 l'obligeant à quitter le territoire français sans délai, avec une interdiction de retour de deux ans. Le tribunal a jugé que l'arrêté était suffisamment motivé et que la situation personnelle du requérant avait été examinée, notamment son maintien irrégulier après expiration de son visa. La solution retenue est le rejet de l'ensemble des conclusions, sur la base des articles L. 613-1, L. 612-2, L. 612-6 et L. 721-4 du code de l'entrée et du séjour des étrangers et du droit d'asile.
01/06/2026
Tribunal Administratif de Marseille — N° TA13-2607881
Le Tribunal administratif de Marseille, statuant en référé sur le fondement de l’article L. 521-1 du code de justice administrative, a rejeté la demande de suspension de l’arrêté du sous-préfet d’Istres du 7 avril 2026 mettant en demeure M. et Mme A... de quitter leur logement à Vitrolles. La requête a été jugée irrecevable car elle n’était pas accompagnée de la copie intégrale de la décision contestée, en méconnaissance des exigences procédurales. En conséquence, le juge a appliqué l’article L. 522-3 du même code pour rejeter la requête sans instruction ni audience, et a refusé l’admission provisoire à l’aide juridictionnelle.
01/06/2026