mardi 19 juillet 2022
| Juridiction | Tribunal Administratif de Paris |
| Section | Tribunal Administratif de Paris |
| N° Dossier | TA75-2011526 |
| Type | Décision |
| Recours | Plein contentieux |
| Publication | C |
| Formation | 1re Section - 2e Chambre |
| Avocat requérant | CABINET TACHNOFF-TZAROWSKY (SELARL) |
Vu la procédure suivante :
Par une requête, enregistrée le 31 juillet 2020, M. et Mme B, représentés par Me Tachnoff-Tzarowsky, doivent être regardés comme demandant au tribunal :
1°) de prononcer la décharge, en droits, pénalités et intérêts, des cotisations supplémentaires d'impôt sur le revenu et de contributions sociales auxquelles ils ont été assujettis au titre des années 2010 et 2011 ;
2°) de pouvoir continuer à bénéficier du sursis de paiement conformément à l'article L. 277 du livre des procédures fiscales.
Ils soutiennent que :
-au titre de l'année 2010, 15 000 euros provenant de l'EURL Tenor ont déjà été taxés dans le bénéfice évalué d'office de ladite société ;
-au titre de l'année 2011, 19 200 euros provenant de l'EURL Tenor ont déjà été taxés dans le bénéfice évalué d'office de ladite société et la somme de 7 890 euros provient de membres de la famille et n'est pas taxable ;
-l'évaluation d'office des bénéfices de l'EURL Tenor est contestable.
Par un mémoire en défense, enregistré le 19 mars 2021, le directeur régional des finances publiques d'Ile de France et de Paris conclut au rejet de la requête.
Il soutient que :
-les conclusions à fin d'annulation de la décision de rejet du 5 juin 2020 sont irrecevables ;
-la requête est tardive en raison de la tardiveté de la réclamation préalable.
Vu les autres pièces du dossier.
Vu :
-le code général des impôts et le livre des procédures fiscales ;
-le code de justice administrative.
Les parties ont été régulièrement averties du jour de l'audience.
Ont été entendus au cours de l'audience publique :
-le rapport de Mme A,
-et les conclusions de M. Charzat, rapporteur public.
Considérant ce qui suit :
1. M. et Mme B ont fait l'objet d'un examen contradictoire de leur situation fiscale personnelle portant sur les années 2010 et 2011. Par une proposition de rectification du 13 novembre 2013, le service leur a notifié des cotisations supplémentaires d'impôt sur le revenu et de contributions sociales ainsi que des pénalités, selon la procédure de taxation d'office. M. et Mme B doivent être regardés comme demandant la décharge de ces impositions.
Sur le bien-fondé des redressements
2. Aux termes de l'article L. 193 du livre des procédures fiscales : " Dans tous les cas où une imposition a été établie d'office la charge de la preuve incombe au contribuable qui demande la décharge ou la réduction de l'imposition ".
3. Il résulte de l'instruction que les impositions contestées par M. et Mme B ont été établies selon la procédure de taxation d'office, dont la mise en œuvre n'est pas contestée par les requérants. Ces derniers supportent, dès lors, la charge de la preuve de leur exagération.
4. M. et Mme B soutiennent que les sommes de 15 500 euros au titre de l'année 2010 et de 19 200 euros au titre de l'année 2011, regardées par l'administration fiscale comme des revenus d'origine indéterminée, proviennent de la société EURL Tenor et qu'elles ont déjà été taxées dans les bénéfices évalués d'office de ladite société à l'issue de la vérification de comptabilité dont cette dernière a fait l'objet. Toutefois, la seule production de bordereaux de remise de chèques et de la copie des chèques correspondants ne saurait suffire à l'établir. De même, s'ils soutiennent que pour 2011, une somme de 7 980 euros proviendrait de membres de la famille, ils ne produisent aucune pièce pour le démontrer.
5. Enfin, si M. et Mme B se prévalent du fait que les bénéfices évalués d'office de la société EURL Tenor ont été contestés par cette dernière, ils n'établissent, ni même n'allègue, que la société aurait obtenu un dégrèvement des impositions correspondantes.
6. Il résulte de ce qui précède, et sans qu'il soit besoin d'examiner les fins de non-recevoir opposées en défense, que les conclusions à fin de décharge présentées par M. et Mme B doivent être rejetées.
Sur le sursis de paiement :
7. Aux termes de l'article L. 277 du livre des procédures fiscales : " Le contribuable qui conteste le bien-fondé ou le montant des impositions mises à sa charge est autorisé, s'il en a expressément formulé la demande dans sa réclamation et précisé le montant ou les bases du dégrèvement auquel il estime avoir droit, à différer le paiement de la partie contestée de ces impositions et des pénalités y afférentes. () ".
8. Le présent jugement statuant au fond, les conclusions aux fins de sursis de paiement se trouvent privées d'objet et doivent être rejetées.
D E C I D E
Article 1er : La requête de M. et Mme B est rejetée.
Article 2 : Le présent jugement sera notifié à M. et Mme B et au directeur régional des finances publiques d'Ile de France et de Paris.
Délibéré après l'audience du 5 juillet 2022, à laquelle siégeaient :
M. Bachoffer, président,
Mme Dousset, première conseillère,
M. Seguin, conseiller.
Rendu public par mise à disposition au greffe le 19 juillet 2022.
La rapporteure,
A. A
Le président,
B.R. BACHOFFER
La greffière,
L. REGNIER
La République mande et ordonne au ministre délégué auprès du ministre de l'économie, des finances et de la souveraineté industrielle et numérique, chargé des comptes publics, en ce qui le concerne ou à tous huissiers de justice à ce requis en ce qui concerne les voies de droit commun contre les parties privées de pourvoir à l'exécution de la présente décision.
2/1-
Tribunal Administratif de Marseille — N° TA13-2608110
Le Tribunal Administratif de Marseille, statuant en référé sur le fondement de l'article L. 521-3 du code de justice administrative, a été saisi par Mme A..., ressortissante ivoirienne, afin d'obtenir la délivrance effective d'une carte de séjour pluriannuelle dont le renouvellement lui avait déjà été accordé par une décision favorable du 1er août 2025. Le juge a constaté que la condition d'urgence était remplie s'agissant d'une demande de renouvellement de titre de séjour et que la mesure sollicitée ne se heurtait à aucune contestation sérieuse. Il a enjoint au préfet des Bouches-du-Rhône de convoquer l'intéressée sous quinze jours pour lui remettre le titre, sous astreinte de 50 euros par jour de retard. L'État a également été condamné à verser 1 500 euros au titre des frais de justice, sous réserve de l'admission définitive de Mme A... à l'aide juridictionnelle provisoire.
01/06/2026
Tribunal Administratif de Marseille — N° TA13-2608580
Le Tribunal administratif de Marseille, statuant en référé, a rejeté la requête de M. B... concernant le traitement de sa demande de document de circulation pour étranger mineur pour sa fille. La requête a été jugée irrecevable car elle ne contenait pas de conclusions, c'est-à-dire qu'elle ne précisait pas ce que le requérant demandait au juge. Cette irrecevabilité a été constatée sur le fondement de l'article R. 411-1 du code de justice administrative. Le juge a donc appliqué l'article L. 522-3 du même code pour rejeter la requête sans instruction ni audience.
01/06/2026
Tribunal Administratif de Caen — N° TA14-2601609
Le Tribunal administratif de Caen, statuant en référé sur le fondement de l'article L. 521-1 du code de justice administrative, a rejeté la requête de Mme A... B... tendant à la suspension d'une décision de l'Agence nationale des titres sécurisés (ANTS) refusant l'immatriculation d'un véhicule et l'exonération du malus écologique. La demande a été jugée manifestement irrecevable car la requérante n'avait pas présenté de requête distincte aux fins d'annulation de la décision contestée, comme l'exige l'article R. 522-1 du même code. En conséquence, le juge a rejeté la requête sans instruction ni audience, en application de l'article L. 522-3.
01/06/2026
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Le Tribunal Administratif de Besançon, statuant en référé, a rejeté la demande de suspension de la délibération du conseil municipal d’Etupes approuvant le budget primitif 2026. Le juge a estimé que la condition d’urgence n’était pas remplie, le requérant n’ayant pas démontré que l’exécution du budget entraînerait un blocage du fonctionnement des services publics communaux ou une situation financière irréversible. En conséquence, la requête de M. C... a été rejetée, sans qu’il soit nécessaire d’examiner l’existence d’un doute sérieux sur la légalité de la délibération. La décision se fonde sur l’article L. 521-1 du code de justice administrative.
01/06/2026