LogoMeilleurAvocats.fr
AvocatsAssistant IABlogPrix
ConnexionDéposer ma demande

Vous avez un problème juridique ?

Décrivez votre situation en 2 minutes — un avocat spécialisé vous répond sous 24h.

Déposer ma demandeJe suis avocat
Logo MeilleurAvocats.frMeilleurAvocats.fr

Mise en relation avocat–client par l'IA. Gratuit pour les particuliers.

Particuliers

  • Déposer une demande
  • Trouver un avocat
  • Assistant IA gratuit
  • Bibliothèque juridique
  • Guides pratiques
  • Jurisprudence

Avocats

  • Pour les avocats
  • Espace avocat
  • Tarifs et formules
  • Recevoir des leads
  • Programme d'affiliation
  • Contact commercial

Spécialités

  • Droit général
  • Droit du travail
  • Droit de la sécurité sociale et de la protection sociale
  • Droit fiscal et droit douanier
  • Droit de la famille, des personnes et de leur patrimoine
  • Droit immobilier

Légal

  • Mentions légales
  • Confidentialité
  • CGU
  • Cookies
  • Contact

Newsletter juridique hebdomadaire

Décisions clés, évolutions législatives, conseils pratiques — chaque semaine.

© 2026 MeilleurAvocats.fr— KONSEIL SAS. Tous droits réservés.

Mentions légales|Confidentialité|Cookies

BOB★La messagerie française & cryptée pour des échanges confidentiels entre avocats et clients.

En savoir +TéléchargerBOB
AccueilJurisprudence administrativeN° TA75-2019467

Tribunal Administratif de Paris — Décision N° TA75-2019467

mercredi 27 juillet 2022

JuridictionTribunal Administratif de Paris
SectionTribunal Administratif de Paris
N° DossierTA75-2019467
TypeDécision
RecoursExcès de pouvoir
PublicationC
Formation4e Section - 1re Chambre
Avocat requérantBORDERIEUX

Texte intégral

Vu la procédure suivante :

Par une requête enregistrée le 19 novembre 2020, la société par actions simplifiée (SAS) Turnadon, représentée par Me Borderieux, demande au tribunal :

1°) d'annuler l'arrêté de la maire de Paris en date du 30 septembre 2020 la mettant en demeure de déposer l'écran numérique placé derrière la vitrine de l'établissement " Mon Waffle " sis 81 rue Rambuteau à Paris ;

2°) de mettre à la charge de la ville de Paris la somme de 3 000 euros au titre de l'article L.761-1 du code de justice administrative.

Elle soutient que :

- la décision attaquée est entachée de l'incompétence de son auteur ;

- elle est entachée d'un vice de procédure ; l'agent ayant constaté son infraction n'était pas habilité à cet effet ; elle n'a pas été mise en mesure de présenter ses observations sur le constat d'infraction visé dans la décision attaquée ; le préfet n'a pas été informé et n'a pu exercer son contrôle de légalité ;

- elle est entachée d'une erreur dans la qualification du dispositif en litige en tant qu'enseigne ;

- elle est entachée d'une erreur de droit dans l'application des dispositions de l'article L. 581-2 du code de l'environnement ; à l'instar des règles contenues dans le code de l'environnement, les dispositions du règlement parisien de la publicité extérieure n'ont pas vocation à s'appliquer à la publicité, aux enseignes et aux pré-enseignes situées à l'intérieur d'un local.

La requête a été communiquée à la Ville de Paris, qui n'a pas produit d'écritures en défense.

Par une ordonnance du 21 avril 2022, la clôture d'instruction a été fixée au 23 mai 2022.

Vu les autres pièces du dossier.

Vu :

- le code de l'environnement ;

- le code général des collectivités territoriales ;

- le règlement de la publicité et des enseignes de la Ville de Paris ;

- le code de justice administrative.

Les parties ont été régulièrement averties du jour de l'audience.

Ont été entendus au cours de l'audience publique :

- le rapport de M. A,

- et les conclusions de Mme Baratin, rapporteure publique.

Considérant ce qui suit :

1. La société par actions simplifiée (SAS) Turnadon a fait procéder à l'implantation d'un dispositif publicitaire au sein de son commerce à enseigne " Mon Wafle ", situé 81 rue Rambuteau à Paris (1er arrondissement). Par un courrier du 3 mars 2020, la Ville de Paris lui a adressé une lettre d'avertissement préalable à mise en demeure, demandant la dépose de ce dispositif, au motif qu'il méconnaissait les règles de la publicité extérieure et notamment les dispositions des articles E.2.2.1.1, E.2.1.2.6 et P.4.1.1 du règlement parisien de la publicité. Par un arrêté du 30 septembre 2020, la Ville de Paris l'a mise en demeure de déposer l'écran numérique placé derrière la vitrine de l'établissement " Mon Wafle " sous astreinte de 212,82 euros par jour et objet maintenu. La requérante demande l'annulation de cette décision.

Sur les conclusions à fin d'annulation :

2. La décision attaquée est fondée sur le fait que le dispositif lumineux mis en place l'a été en infraction au b de l'article E 2.2.1.1 et de l'article E 2.1.6 de l'arrêté municipal du 7 juillet 2011 portant règlement local de la publicité, des enseignes et des pré-enseignes, pour son exploitation à usage d'enseigne, et en infraction à l'article P. 4.1.1 du même règlement, pour son exploitation à usage publicitaire.

3. D'une part, aux termes de l'article L. 581-2 du code de l'environnement : " Afin d'assurer la protection du cadre de vie, le présent chapitre fixe les règles applicables à la publicité, aux enseignes et aux préenseignes, visibles de toute voie ouverte à la circulation publique, au sens précisé par décret en Conseil d'État. Ses dispositions ne s'appliquent pas à la publicité, aux enseignes et aux préenseignes situées à l'intérieur d'un local, sauf si l'utilisation de celui-ci est principalement celle d'un support de publicité. ". Aux termes de l'article L. 581-3 du même code : " Au sens du présent chapitre :/ 1° Constitue une publicité, à l'exclusion des enseignes et des préenseignes, toute inscription, forme ou image, destinée à informer le public ou à attirer son attention, les dispositifs dont le principal objet est de recevoir lesdites inscriptions, formes ou images étant assimilées à des publicités; / 2° Constitue une enseigne toute inscription, forme ou image apposée sur un immeuble et relative à une activité qui s'y exerce; / 3° Constitue une préenseigne toute inscription, forme ou image indiquant la proximité d'un immeuble où s'exerce une activité déterminée. ".

4. D'autre part, aux termes du b de l'article E 2.2.1.1 de l'arrêté municipal du 7 juillet 2011 portant règlement local de la publicité, des enseignes et des pré-enseignes : " Les enseignes parallèles sont interdites, quel que soit le procédé utilisé : /()/ b) sur, devant ou immédiatement derrière une baie, sauf si la configuration des lieux ne permet pas de les poser sur des éléments externes à la devanture ; ".

5. Enfin, aux termes de l'article E 2.1.6 du même arrêté : " Les enseignes à écran sont interdites en façade ". Aux termes de l'article P 4.1.1 du même arrêté : " La publicité lumineuse, notamment les écrans, est interdite à l'exception des dispositifs publicitaires installés sur les toitures-terrasses. La publicité clignotante, défilante, animée ou à luminosité variable est interdite ".

6. Les dispositions de l'article L. 581-2 du code de l'environnement ne s'appliquent pas à la publicité, aux enseignes et aux préenseignes situées à l'intérieur d'un local, sauf si l'utilisation de celui-ci est principalement celle d'un support de publicité. Il s'ensuit que les sociétés requérantes sont fondées à soutenir que les dispositions du b l'article E 2.2.1.1 de l'arrêté municipal du 7 juillet 2011 portant règlement local de la publicité, des enseignes et des pré-enseignes sont illégales en ce qu'elles interdisent de manière générale les enseignes parallèles situées immédiatement derrière une baie. Par suite, elles sont fondées à exciper de son illégalité au soutien de leurs conclusions à fin d'annulation. Si les dispositions de l'article E 2.1.6 du même règlement sur lesquelles l'interdiction de l'installation à usage d'enseigne est complémentairement fondée et celles de l'article P. 4.1.1 sur lesquelles son interdiction à usage de publicité est notamment fondée ne sont pas, par elles-mêmes, contraires aux dispositions législatives du code de l'environnement, elles ne sont pas applicables à la publicité, aux enseignes et aux préenseignes situées à l'intérieur d'un local, sauf si l'utilisation de celui-ci est principalement celle d'un support de publicité.

7. Il ressort des pièces du dossier que l'écran numérique installé derrière la vitrine du commerce de restauration " Mon Waffle " situé 81 rue Rambuteau (Paris 1er), diffuse des images assurant la promotion de cette enseigne ainsi que de la publicité pour de marques ou entreprises tierces, constituant ainsi à la fois une enseigne et une publicité au sens de l'article L. 581-3 du code de l'environnement. Toutefois, cet écran est fixé derrière la baie vitrée du local et se situe donc à l'intérieur de celui-ci, lequel est utilisé pour l'activité de restauration et n'est donc pas utilisé principalement comme support de publicité. Il résulte de ce qui vient d'être dit au point 3, qu'un tel dispositif ne peut pas être légalement interdit que ce soit pour son usage d'enseigne ou pour son usage publicitaire, sur le fondement du code de l'environnement ou de l'arrêté municipal du 7 juillet 2011, notamment celles, illégales, du b de son article E 2.2.1.1 et celles, inapplicables en l'espèce, de ses articles E 2.1.6 et P 4.1.1.

8. Il résulte de ce qui précède que la SAS Turnadon est fondée à demander l'annulation de l'arrêté de la maire de Paris du 30 septembre 2020.

9. Il y a lieu, dans les circonstances de l'espèce, de mettre à la charge de la Ville de Paris le versement à la SAS Turnadon d'une somme de 1 500 euros au titre de l'article L. 761-1 du code de justice administrative.

D E C I D E :

Article 1er : L'arrêté de la maire de Paris du 30 septembre 2020 est annulé.

Article 2 : La Ville de Paris versera à la SAS Turnadon une somme de 1 500 euros au titre des dispositions de l'article L. 761-1 du code de justice administrative.

Article 3 : Le présent jugement sera notifié à la SAS Turnadon et à la Ville de Paris.

Délibéré après l'audience du 30 juin 2022, à laquelle siégeaient :

Mme Viard, présidente,

M. Perrot, conseiller,

M. Palla, conseiller.

Rendu public par mise à disposition au greffe le 27 juillet 2022.

Le rapporteur,

V. A

La présidente,

M-P. VIARDLa greffière,

S. BALTIMORE

La République mande et ordonne au préfet de la région Ile-de-France, préfet de Paris, en ce qui le concerne ou à tous huissiers de justice à ce requis en ce qui concerne les voies de droit commun contre les parties privées, de pourvoir à l'exécution de la présente décision.

N°2019467/4-1

Décisions similaires

TA13Excès de pouvoir

Tribunal Administratif de Marseille — N° TA13-2608292

Le Tribunal Administratif de Marseille a rejeté la requête de M. A... contre l'arrêté du préfet des Hautes-Alpes du 5 mai 2026 prolongeant son assignation à résidence. Le requérant invoquait une atteinte disproportionnée à sa liberté d'aller et venir et une méconnaissance de l'article 8 de la Convention européenne des droits de l'homme et de l'article 3-1 de la Convention internationale des droits de l'enfant. Le tribunal a jugé que les contraintes horaires imposées (présence au domicile de 14h à 17h) n'étaient pas disproportionnées, faute de preuves suffisantes de leur incompatibilité avec le suivi scolaire de sa belle-fille. La décision s'appuie sur les articles L. 731-1 et R. 733-1 du code de l'entrée et du séjour des étrangers et du droit d'asile.

01/06/2026

TA13Excès de pouvoir

Tribunal Administratif de Marseille — N° TA13-2608430

Le Tribunal Administratif de Marseille a rejeté la requête de M. B..., ressortissant égyptien, contestant un arrêté préfectoral du 14 mai 2026 l'obligeant à quitter le territoire français sans délai, avec une interdiction de retour de deux ans. La juridiction a estimé que l'arrêté était suffisamment motivé et ne méconnaissait pas les articles L. 612-6 et L. 612-10 du code de l'entrée et du séjour des étrangers et du droit d'asile (CESEDA), le préfet ayant examiné les critères légaux. La solution retenue est le rejet de l'ensemble des conclusions, y compris la demande d'aide juridictionnelle provisoire et de communication du dossier.

01/06/2026

TA13Excès de pouvoir

Tribunal Administratif de Marseille — N° TA13-2608432

Le Tribunal Administratif de Marseille a rejeté la requête de M. B..., ressortissant sénégalais, contestant un arrêté préfectoral du 15 mai 2026 l'obligeant à quitter le territoire français sans délai, avec une interdiction de retour de deux ans. Le tribunal a jugé que l'arrêté était suffisamment motivé et que la situation personnelle du requérant avait été examinée, notamment son maintien irrégulier après expiration de son visa. La solution retenue est le rejet de l'ensemble des conclusions, sur la base des articles L. 613-1, L. 612-2, L. 612-6 et L. 721-4 du code de l'entrée et du séjour des étrangers et du droit d'asile.

01/06/2026

TA13Excès de pouvoir

Tribunal Administratif de Marseille — N° TA13-2607881

Le Tribunal administratif de Marseille, statuant en référé sur le fondement de l’article L. 521-1 du code de justice administrative, a rejeté la demande de suspension de l’arrêté du sous-préfet d’Istres du 7 avril 2026 mettant en demeure M. et Mme A... de quitter leur logement à Vitrolles. La requête a été jugée irrecevable car elle n’était pas accompagnée de la copie intégrale de la décision contestée, en méconnaissance des exigences procédurales. En conséquence, le juge a appliqué l’article L. 522-3 du même code pour rejeter la requête sans instruction ni audience, et a refusé l’admission provisoire à l’aide juridictionnelle.

01/06/2026

← Retour aux décisions