mercredi 21 septembre 2022
| Juridiction | Tribunal Administratif de Paris |
| Section | Tribunal Administratif de Paris |
| N° Dossier | TA75-2020007 |
| Type | Décision |
| Recours | Excès de pouvoir |
| Publication | C |
| Formation | 4e Section - 2e Chambre - R.222-13 |
| Avocat requérant | CHAMAS |
Vu la procédure suivante :
Par une requête, enregistrée le 27 novembre 2020, M. A C, représenté par Me Chamas, doit être regardé comme demandant au tribunal :
1°) de l'admettre provisoirement au bénéfice de l'aide juridictionnelle ;
2°) d'annuler la décision du 30 avril 2020 par laquelle la commission de médiation de Paris a refusé de reconnaître le caractère prioritaire et urgent de sa demande de logement social en application des dispositions du II de l'article L. 441-2-3 du code de la construction et de l'habitation ainsi que la décision du 3 septembre 2020 rejetant son recours gracieux formé à l'encontre de cette décision ;
3°) d'enjoindre à la commission de médiation du département de Paris de désigner sa demande de logement social comme prioritaire et urgente, dans un délai d'un mois à compter de la notification du jugement intervenir ;
4°) de prononcer à l'encontre du préfet de la région d'Île-de-France, préfet de Paris, à défaut pour lui de justifier de l'exécution du jugement à intervenir dans un délai d'un mois à compter de sa notification, une astreinte de 100 euros par jour jusqu'à la date à laquelle le jugement recevra exécution ;
5°) de mettre à la charge de l'Etat la somme de 2 000 euros à verser à Me Chamas au titre des dispositions de l'article 37 de la loi du 10 juillet 1991, sous réserve qu'il renonce à percevoir la somme correspondant à la part contributive de l'Etat à la mission d'aide juridictionnelle qui lui aura été confiée.
Il soutient que :
- la décision du 30 avril 2020 a été signée par une autorité incompétente ;
- elle est entachée d'une erreur de droit dès lors que le délai anormalement long d'attente est atteint et qu'en rejetant sa demande au motif qu'il avait refusé une proposition de relogement, la commission a ajouté une condition non prévue par la loi ;
- elle est entachée d'une erreur de droit dès lors qu'il a refusé une proposition de logement pour un motif légitime dès lors que le logement était exigu, manquait de lumière et qu'un évènement violent réactivant un traumatisme familial s'y est déroulé ;
- elle est entachée d'une erreur manifeste d'appréciation dès lors que le refus de la proposition de logement était antérieur à son recours amiable et remonte au 9 octobre 2018 ;
- la décision du 3 septembre 2020 a été signée par une autorité incompétente ;
- elle est entachée d'un vice de procédure dès lors qu'il n'est pas établi que la commission de médiation était régulièrement composée ;
- la décision du 3 septembre 2020 est entachée d'une erreur d'appréciation dès lors qu'il était dans l'impossibilité de produire une copie de la décision du 30 avril 2020 à la date de son recours gracieux.
La requête a été communiquée au préfet de la région d'Île-de-France, préfet de Paris qui n'a pas produit d'observations en défense.
M. C a été admis au bénéfice de l'aide juridictionnelle totale par une décision du 13 avril 2021.
Vu :
- les autres pièces du dossier.
Vu :
- le code de la construction et de l'habitation ;
- la loi n° 91-647 du 10 juillet 1991 ;
- l'arrêté n° 2009-224-1 du 10 août 2009 du préfet de la région d'Île-de-France, préfet de Paris ;
- le code de justice administrative.
Le président du tribunal a désigné Mme B en application de l'article R. 222-13 du code de justice administrative.
La magistrate désignée a dispensé la rapporteure publique, sur sa proposition, de prononcer des conclusions à l'audience.
Les parties ont été régulièrement averties du jour de l'audience.
Mme B a donné lecture de son rapport au cours de l'audience publique.
La clôture de l'instruction a été prononcée à l'issue de l'audience.
Considérant ce qui suit :
1. M. A C a, le 9 janvier 2020, saisi la commission de médiation de Paris en vue de la reconnaissance du caractère prioritaire et urgent de sa demande de logement social, en application des dispositions du II de l'article L. 441-2-3 du code de la construction et de l'habitation aux motifs qu'il était menacé d'expulsion, sans relogement et dans l'attente d'un logement social depuis un délai supérieur au délai fixé par arrêté préfectoral. La commission de médiation de Paris a, par décision du 30 avril 2020, rejeté cette demande au motif que " si le délai anormalement long d'attente est atteint, l'urgence à être relogé n'est pas caractérisée à cause du refus de proposition de logement de ELOGIE SIEMP du 9 octobre 2018 : un T1 de 17m2 situé 4 rue des Oiseaux, 75003 PARIS (motif : taille du logement) ". M. A C a, le 10 juillet 2020, présenté un recours gracieux contre cette décision. La commission de médiation de Paris a, par décision du 3 septembre 2020, déclaré son recours gracieux irrecevable au motif que " aucun des critères prévus par les articles L. 441-2-3 et R. 441-14-1 du code de la construction et de l'habitation ne peut être retenu, le requérant ayant produit des éléments insuffisants et n'ayant répondu que partiellement à la demande de pièces obligatoires (copie de la notification de rejet non transmise) ". Par la présente requête, M. A C demande l'annulation de ces deux décisions.
Sur les conclusions tendant à l'admission à l'aide juridictionnelle provisoire :
2. M. C s'est vu accorder l'aide juridictionnelle totale postérieurement à l'introduction de la requête. Il n'y a donc pas lieu de statuer sur les conclusions tendant à l'admission de M. C à l'aide juridictionnelle provisoire.
Sur les conclusions à fin d'annulation :
3. Aux termes du II de l'article L. 441-2-3 du code de la construction et de l'habitation : " La commission de médiation peut être saisie par toute personne qui, satisfaisant aux conditions réglementaires d'accès à un logement locatif social, n'a reçu aucune proposition adaptée en réponse à sa demande de logement dans le délai fixé en application de l'article L. 441-1-4. / Elle peut être saisie sans condition de délai lorsque le demandeur, de bonne foi, est () menacé d'expulsion sans relogement () Elle notifie par écrit au demandeur sa décision qui doit être motivée. Elle peut faire toute proposition d'orientation des demandes qu'elle ne juge pas prioritaires. () ".
4. Aux termes de l'article R. 441-14-1 du même code : " La commission, saisie sur le fondement du II ou du III de l'article L. 441-2-3, se prononce sur le caractère prioritaire de la demande et sur l'urgence qu'il y a à attribuer au demandeur un logement ou à l'accueillir dans une structure d'hébergement, en tenant compte notamment des démarches précédemment effectuées dans le département ou en Ile-de-France dans la région. / Peuvent être désignées par la commission comme prioritaires et devant être logées d'urgence en application du II de l'article L. 441-2-3 les personnes de bonne foi qui satisfont aux conditions réglementaires d'accès au logement social qui se trouvent dans l'une des situations prévues au même article et qui répondent aux caractéristiques suivantes : / - ne pas avoir reçu de proposition adaptée à leur demande dans le délai fixé en application de l'article L. 441-1-4 ; / () ; / - avoir fait l'objet d'une décision de justice prononçant l'expulsion du logement ; () La commission peut, par décision spécialement motivée, désigner comme prioritaire et devant être logée en urgence une personne qui, se trouvant dans l'une des situations prévues à l'article L. 441-2-3, ne répond qu'incomplètement aux caractéristiques définies ci-dessus. ". Aux termes de l'article R. 822-25 de ce code : " Le logement au titre duquel le droit à l'aide personnelle au logement est ouvert doit présenter une surface habitable globale au moins égale à neuf mètres carrés pour une personne seule, seize mètres carrés pour un ménage sans enfant ou deux personnes, augmentée de neuf mètres carrés par personne en plus, dans la limite de soixante-dix mètres carrés pour huit personnes et plus. ".
5. Il résulte de ces dispositions que, pour être désigné comme prioritaire et devant se voir attribuer d'urgence un logement social, le demandeur doit être de bonne foi, satisfaire aux conditions réglementaires d'accès au logement social et justifier qu'il se trouve dans une des situations prévues au II de l'article L. 441-2-3 du code de la construction et de l'habitation et qu'il satisfait à un des critères définis à l'article R. 441-14-1 de ce code. Dès lors que l'intéressé remplit ces conditions, la commission de médiation doit, en principe, reconnaître le caractère prioritaire et urgent de sa demande.
6. Le demandeur qui forme un recours pour excès de pouvoir contre la décision par laquelle la commission de médiation a refusé de le déclarer prioritaire et devant être relogé en urgence peut utilement faire valoir qu'à la date de cette décision, il remplissait les conditions pour être déclaré prioritaire sur le fondement d'un autre alinéa du II de l'article L. 441-2-3 que celui qu'il avait invoqué devant la commission de médiation. Il peut également présenter pour la première fois devant le juge de l'excès de pouvoir des éléments de fait ou des justificatifs qu'il n'avait pas soumis à la commission, sous réserve que ces éléments tendent à établir qu'à la date de la décision attaquée, il se trouvait dans l'une des situations lui permettant d'être reconnu comme prioritaire et devant être relogé en urgence.
En ce qui concerne la décision du 30 avril 2020 :
7. En premier lieu, la décision du 30 avril 2020 a été signée par Mme D, nommée présidente de la commission départementale de la médiation de Paris par un arrêté du 9 mars 2020 du préfet de la région d'Ile-de-France, préfet de Paris, régulièrement publié au recueil des actes administratifs spécial de la préfecture de Paris du 12 mars 2020.
8. En deuxième lieu, il est constant que M. C, dont la demande de logement social a été déposée pour la première fois le 20 octobre 2009, n'a pas reçu de proposition de logement adaptée dans le délai fixé à Paris à six ans pour les logements individuels par l'arrêté préfectoral n°2009-224-1 du 10 août 2009. Toutefois, la commission de médiation peut, alors même que l'intéressé remplirait les critères d'éligibilité énoncés par l'article R. 441-14-1 du code de la construction et de l'habitation, refuser de reconnaître sa demande comme prioritaire et urgente en tenant compte des circonstances de l'espèce qui sont de nature à mettre en doute ce caractère prioritaire et urgent. Or, il ressort des pièces du dossier que le 9 octobre 2018, M. C a refusé une proposition de logement émanant du bailleur social Elogie-SIEMP. Le logement proposé de type T1, situé dans le 3ème arrondissement et dont le loyer s'élève à 182 euros correspond au type de logement demandé par M. C d'après les termes de sa demande de logement social. Si le requérant soutient que ce logement était exigu, il ressort des pièces du dossier qu'il présente une superficie de 17 m², soit 8 m² supérieure à la surface minimale prévue pour une personne par les dispositions de l'article R. 822-25 du code de la construction et de l'habitation. Par ailleurs, si l'intéressé fait valoir que le logement proposé manquait de lumière, il n'établit pas que le logement proposé ne présenterait pas les caractéristiques d'un logement décent. Enfin, s'il soutient qu'un événement violent qui s'y est produit a réactivé un traumatisme familial, sa sœur ayant été retrouvée morte dans une chambre d'hôtel, il ne démontre pas la réalité de ces allégations, le certificat médical du 1er juillet 2020 mentionnant le décès de sa sœur en 2014 dans des conditions tragiques et ses répercussions sur son état psychique sans davantage de précision étant insuffisant à les établir. Ainsi, l'intéressé ne démontre pas en quoi la proposition de logement qui lui a été faite était inadaptée à ses besoins et capacités. Par suite, le motif invoqué par M. C pour refuser cette proposition de logement ne peut être regardé comme un motif légitime de nature à fonder son refus de la proposition de logement qui lui avait été faite. Dans ces conditions, et alors que l'ancienneté du refus était de moins de deux années à la date de la décision contestée, la commission de médiation de Paris n'a pas commis d'erreur de droit ni fait une inexacte application des dispositions précitées en estimant que la demande de M. C ne pouvait être regardée comme prioritaire et urgente du fait du refus d'une proposition de logement social adaptée à ses besoins le 9 octobre 2018.
9. Il résulte de ce qui précède que M. C n'est pas fondé à demander l'annulation de la décision de la commission de médiation du 30 avril 2020.
En ce qui concerne la décision du 3 septembre 2020 :
10. Aux termes de l'article R. 441-14 du code de la construction et de l'habitation : " La commission est saisie par le demandeur dans les conditions prévues au II et III de l'article L. 441-2-3. La demande, réalisée au moyen d'un formulaire répondant aux caractéristiques arrêtées par le ministre chargé du logement et signée par le demandeur, précise l'objet et le motif du recours, ainsi que les conditions actuelles de logement ou d'hébergement du demandeur. Elle comporte, selon le cas, la mention soit de la demande de logement social déjà enregistrée assortie du numéro unique d'enregistrement attribué au demandeur, sauf justification particulière, soit de la ou des demandes d'hébergement effectuées antérieurement. Le demandeur fournit, en outre, toutes pièces justificatives de sa situation. Les pièces justificatives à fournir obligatoirement sont fixées par l'arrêté précité. () Lorsque le formulaire n'est pas rempli complètement ou en l'absence de pièces justificatives obligatoires, le demandeur en est informé par un courrier, qui fixe le délai de production des éléments manquants () ".
11. Pour rejeter le recours gracieux présenté par M. C le 10 juillet 2020 contre la décision initiale du 30 avril 2020, la commission de médiation, dans sa décision du 3 septembre 2020, s'est exclusivement fondée sur un autre motif que ceux opposés dans sa première décision, tiré de ce que l'intéressé n'avait pas produit la copie de la décision initiale de rejet du 30 avril 2020. Par courrier du 13 juillet 2020, la commission de médiation a demandé à M. C de produire une copie de la décision de rejet de la commission de médiation de Paris dans un délai d'un mois. Toutefois, il ressort des pièces du dossier que l'administration a indiqué, par un courrier électronique du 29 mai 2020, que la décision du 30 avril 2020 n'avait pas été notifiée en raison de la crise sanitaire, puis a procédé à cette notification à la demande de l'intéressé le 10 novembre 2020, soit postérieurement à la décision attaquée. Dès lors, M. C démontre qu'il était dans l'impossibilité de produire cette pièce demandée par la commission de médiation dans le délai imparti. Il s'ensuit que la commission de médiation de Paris n'était pas fondée à rejeter sa demande comme irrecevable.
12. Il résulte de ce qui précède, sans qu'il soit besoin d'examiner les autres moyens de la requête, que M. C est fondé à demander l'annulation de la décision du 3 septembre 2020 portant rejet de son recours gracieux.
13. Il résulte de tout ce qui précède que M. C est seulement fondé à demander l'annulation de la décision du 3 septembre 2020 portant rejet de son recours gracieux.
Sur les conclusions aux fins d'injonction et d'astreinte :
14. Aux termes de l'article L. 911-2 du même code : " Lorsque sa décision implique nécessairement qu'une personne morale de droit public ou un organisme de droit privé chargé de la gestion d'un service public prenne à nouveau une décision après une nouvelle instruction, la juridiction, saisie de conclusions en ce sens, prescrit, par la même décision juridictionnelle, que cette nouvelle décision doit intervenir dans un délai déterminé. / La juridiction peut également prescrire d'office l'intervention de cette nouvelle décision ".
15. Eu égard au motif d'annulation retenu, l'exécution du présent jugement implique seulement que la commission de médiation de Paris procède au réexamen du recours gracieux de M. C. Il y a lieu, par suite, d'enjoindre à la commission de médiation de Paris de procéder à ce réexamen dans un délai de trois mois à compter de la notification du présent jugement, sans qu'il soit besoin d'assortir cette injonction d'une astreinte.
Sur les frais de l'instance :
16. M. C a été admis au bénéfice de l'aide juridictionnelle. Ainsi, son avocat peut se prévaloir des dispositions de l'article L. 761-1 du code de justice administrative et de l'article 37 de la loi du 10 juillet 1991 relative à l'aide juridique. Dans les circonstances de l'espèce, et sous réserve que Me Chamas renonce à percevoir la somme correspondant à la part contributive de l'État, il y a lieu de mettre à la charge de l'État le versement à celui-ci de la somme de 1 300 euros.
D É C I D E :
Article 1er : Il n'y a pas lieu de statuer sur les conclusions tendant à l'admission à l'aide juridictionnelle provisoire.
Article 2 : La décision du 3 septembre 2020 par laquelle la commission de médiation a rejeté le recours gracieux présenté par M. C contre la décision du 30 avril 2020 est annulée.
Article 3 : Il est enjoint à la commission de médiation de Paris de réexaminer le recours gracieux de M. C dans un délai de trois mois à compter de la notification du présent jugement.
Article 4 : L'État versera une somme de 1 300 euros à Me Chamas, en application des dispositions de l'article L. 761-1 du code de justice administrative et de l'article 37 de la loi du 10 juillet 1991, sous réserve que cet avocat renonce à percevoir la contribution de l'État au titre de l'aide juridictionnelle.
Article 5 : Le surplus des conclusions de la requête est rejeté.
Article 6 : Le présent jugement sera notifié à M. A C et au ministre de la transition écologique et de la cohésion des territoires.
Copie en sera adressée au préfet de la région d'Île-de-France, préfet de Paris.
Rendu public par mise à disposition au greffe le 21 septembre 2022.
La magistrate désignée,
C. MADE
La greffière,
A. CHAPALAIN
La République mande et ordonne au ministre de la transition écologique et de la cohésion des territoires, en ce qui la concerne, ou à tous huissiers de justice à ce requis en ce qui concerne les voies de droit commun contre les parties privées, de pourvoir à l'exécution du présent jugement./4-2
Tribunal Administratif de Marseille — N° TA13-2608292
Le Tribunal Administratif de Marseille a rejeté la requête de M. A... contre l'arrêté du préfet des Hautes-Alpes du 5 mai 2026 prolongeant son assignation à résidence. Le requérant invoquait une atteinte disproportionnée à sa liberté d'aller et venir et une méconnaissance de l'article 8 de la Convention européenne des droits de l'homme et de l'article 3-1 de la Convention internationale des droits de l'enfant. Le tribunal a jugé que les contraintes horaires imposées (présence au domicile de 14h à 17h) n'étaient pas disproportionnées, faute de preuves suffisantes de leur incompatibilité avec le suivi scolaire de sa belle-fille. La décision s'appuie sur les articles L. 731-1 et R. 733-1 du code de l'entrée et du séjour des étrangers et du droit d'asile.
01/06/2026
Tribunal Administratif de Marseille — N° TA13-2608430
Le Tribunal Administratif de Marseille a rejeté la requête de M. B..., ressortissant égyptien, contestant un arrêté préfectoral du 14 mai 2026 l'obligeant à quitter le territoire français sans délai, avec une interdiction de retour de deux ans. La juridiction a estimé que l'arrêté était suffisamment motivé et ne méconnaissait pas les articles L. 612-6 et L. 612-10 du code de l'entrée et du séjour des étrangers et du droit d'asile (CESEDA), le préfet ayant examiné les critères légaux. La solution retenue est le rejet de l'ensemble des conclusions, y compris la demande d'aide juridictionnelle provisoire et de communication du dossier.
01/06/2026
Tribunal Administratif de Marseille — N° TA13-2608432
Le Tribunal Administratif de Marseille a rejeté la requête de M. B..., ressortissant sénégalais, contestant un arrêté préfectoral du 15 mai 2026 l'obligeant à quitter le territoire français sans délai, avec une interdiction de retour de deux ans. Le tribunal a jugé que l'arrêté était suffisamment motivé et que la situation personnelle du requérant avait été examinée, notamment son maintien irrégulier après expiration de son visa. La solution retenue est le rejet de l'ensemble des conclusions, sur la base des articles L. 613-1, L. 612-2, L. 612-6 et L. 721-4 du code de l'entrée et du séjour des étrangers et du droit d'asile.
01/06/2026
Tribunal Administratif de Marseille — N° TA13-2607881
Le Tribunal administratif de Marseille, statuant en référé sur le fondement de l’article L. 521-1 du code de justice administrative, a rejeté la demande de suspension de l’arrêté du sous-préfet d’Istres du 7 avril 2026 mettant en demeure M. et Mme A... de quitter leur logement à Vitrolles. La requête a été jugée irrecevable car elle n’était pas accompagnée de la copie intégrale de la décision contestée, en méconnaissance des exigences procédurales. En conséquence, le juge a appliqué l’article L. 522-3 du même code pour rejeter la requête sans instruction ni audience, et a refusé l’admission provisoire à l’aide juridictionnelle.
01/06/2026