mardi 3 janvier 2023
| Juridiction | Tribunal Administratif de Paris |
| Section | Tribunal Administratif de Paris |
| N° Dossier | TA75-2105830 |
| Type | Décision |
| Recours | Excès de pouvoir |
| Publication | C |
| Formation | 1re Section - 2e Chambre |
| Avocat requérant | CABINET CORMIER, BADIN (SELARL) |
Vu la procédure suivante :
Par une requête et un mémoire, enregistrés les 19 mars et 24 mai 2021, Mme C demande au tribunal :
1°) de déclarer sa requête recevable ;
2°) d'annuler les résultats d'admissibilité à l'examen d'accès au centre régional de formation professionnelle d'avocats (CRFPA) organisé par l'institut d'études judiciaires de l'université Paris 2 Panthéon-Assas pour la session 2020 ;
3°) d'annuler le rejet du recours gracieux qu'elle a adressé au président du jury de l'examen d'accès au CRFPA le 16 décembre 2020 ;
4°) de condamner l'université Paris 2 Panthéon-Assas à lui verser la somme de 2 000 euros en réparation du préjudice moral et économique qu'elle a subie en raison d'une rupture d'égalité entre les candidats à l'examen d'accès au CRFPA ;
5°) de mettre à la charge de l'université Paris 2 Panthéon-Assas la somme de 700 euros au titre des dispositions de l'article L. 761-1 du code de justice administrative.
Elle soutient que :
- les résultats d'admissibilité à l'examen d'accès au centre régional de formation professionnelle d'avocats (CRFPA) publiés par l'université Paris 2 Panthéon-Assas ne sont pas signés et ne comportent aucune indication sur leurs auteurs ;
- il est impossible de vérifier le calcul ayant conduit à l'attribution des notes finales qu'elle a obtenues dans les quatre épreuves qu'elle a passées ;
- les correcteurs de ses épreuves de droit des obligations, de droit pénal et de note de synthèse ont commis des erreurs matérielles ;
- les corrections de ses copies de note de synthèse et de droit des obligations ont fait l'objet d'une harmonisation défaillante ;
- les épreuves de l'examen d'accès au CRFPA n'ont pas respecté les mesures générales prises par le gouvernement pour faire face à l'épidémie de covid-19 n'ont pas été respectées ;
- elle est fondée à demander la réparation du préjudice moral et économique subi à hauteur de 2 000 euros en raison de la rupture d'égalité entre les candidats à l'examen d'accès au CRFPA.
Par un mémoire en défense, enregistré le 23 avril 2021, le président de l'université Paris 2 Panthéon-Assas, représenté par Me Badin, conclut au rejet de la requête.
Il soutient que :
- la requête est irrecevable ;
- les moyens soulevés par Mme C ne sont pas fondés.
Vu les autres pièces du dossier.
Vu :
- le code de l'éducation ;
- le code de justice administrative.
Les parties ont été régulièrement averties du jour de l'audience.
Ont été entendus au cours de l'audience publique :
- le rapport de M. B,
- les conclusions de M. Charzat, rapporteur public,
- et les observations de Me Badin, représentant le président de l'université Paris 2 Panthéon-Assas.
Considérant ce qui suit :
1. Mme C, candidate à l'examen d'accès au centre régional de formation professionnelle d'avocats (CRFPA), inscrite à l'institut d'études judiciaires de l'université Paris 2 Panthéon-Assas, a été déclarée ajournée par une délibération lui ayant été notifiée le 4 décembre 2020 du jury d'admission à cet examen. Par la présente requête, elle demande l'annulation des résultats d'admissibilité à l'examen d'accès au CRFPA.
2. Mme C n'est recevable à contester la délibération du jury qu'en tant qu'elle prononce son ajournement. Par suite, les conclusions de la requérante à fin d'annulation de l'ensemble des résultats d'admissibilité à l'examen d'accès au CRFPA sont irrecevables. Par voie de conséquence, sans qu'il soit besoin d'examiner leur recevabilité, les conclusions présentées par Mme C tendant à la réparation du préjudice qu'elle aurait subi ne peuvent qu'être rejetées.
3. Il résulte de ce qui précède que la requête de Mme C doit être rejetée en toutes ses conclusions.
D E C I D E
Article 1er : La requête de Mme C est rejetée.
Article 2 : Le présent jugement sera notifié à Mme A C et au président de l'université Paris 2 Panthéon-Assas.
Délibéré après l'audience du 12 décembre 2022, à laquelle siégeaient :
M. Bachoffer, président,
Mme Dousset, première conseillère,
M. Khansari, conseiller.
Rendu public par mise à disposition au greffe le 3 janvier 2023.
Le rapporteur,
A. B
Le président,
B. BACHOFFER
La greffière,
L. REGNIER
La République mande et ordonne à la ministre de l'enseignement supérieur et de la recherche en ce qui la concerne ou à tous commissaires de justice à ce requis en ce qui concerne les voies de droit commun contre les parties privées de pourvoir à l'exécution de la présente décision.
2/2-1
Tribunal Administratif de Marseille — N° TA13-2608292
Le Tribunal Administratif de Marseille a rejeté la requête de M. A... contre l'arrêté du préfet des Hautes-Alpes du 5 mai 2026 prolongeant son assignation à résidence. Le requérant invoquait une atteinte disproportionnée à sa liberté d'aller et venir et une méconnaissance de l'article 8 de la Convention européenne des droits de l'homme et de l'article 3-1 de la Convention internationale des droits de l'enfant. Le tribunal a jugé que les contraintes horaires imposées (présence au domicile de 14h à 17h) n'étaient pas disproportionnées, faute de preuves suffisantes de leur incompatibilité avec le suivi scolaire de sa belle-fille. La décision s'appuie sur les articles L. 731-1 et R. 733-1 du code de l'entrée et du séjour des étrangers et du droit d'asile.
01/06/2026
Tribunal Administratif de Marseille — N° TA13-2608430
Le Tribunal Administratif de Marseille a rejeté la requête de M. B..., ressortissant égyptien, contestant un arrêté préfectoral du 14 mai 2026 l'obligeant à quitter le territoire français sans délai, avec une interdiction de retour de deux ans. La juridiction a estimé que l'arrêté était suffisamment motivé et ne méconnaissait pas les articles L. 612-6 et L. 612-10 du code de l'entrée et du séjour des étrangers et du droit d'asile (CESEDA), le préfet ayant examiné les critères légaux. La solution retenue est le rejet de l'ensemble des conclusions, y compris la demande d'aide juridictionnelle provisoire et de communication du dossier.
01/06/2026
Tribunal Administratif de Marseille — N° TA13-2608432
Le Tribunal Administratif de Marseille a rejeté la requête de M. B..., ressortissant sénégalais, contestant un arrêté préfectoral du 15 mai 2026 l'obligeant à quitter le territoire français sans délai, avec une interdiction de retour de deux ans. Le tribunal a jugé que l'arrêté était suffisamment motivé et que la situation personnelle du requérant avait été examinée, notamment son maintien irrégulier après expiration de son visa. La solution retenue est le rejet de l'ensemble des conclusions, sur la base des articles L. 613-1, L. 612-2, L. 612-6 et L. 721-4 du code de l'entrée et du séjour des étrangers et du droit d'asile.
01/06/2026
Tribunal Administratif de Marseille — N° TA13-2607881
Le Tribunal administratif de Marseille, statuant en référé sur le fondement de l’article L. 521-1 du code de justice administrative, a rejeté la demande de suspension de l’arrêté du sous-préfet d’Istres du 7 avril 2026 mettant en demeure M. et Mme A... de quitter leur logement à Vitrolles. La requête a été jugée irrecevable car elle n’était pas accompagnée de la copie intégrale de la décision contestée, en méconnaissance des exigences procédurales. En conséquence, le juge a appliqué l’article L. 522-3 du même code pour rejeter la requête sans instruction ni audience, et a refusé l’admission provisoire à l’aide juridictionnelle.
01/06/2026