mardi 30 mai 2023
| Juridiction | Tribunal Administratif de Paris |
| Section | Tribunal Administratif de Paris |
| N° Dossier | TA75-2107116 |
| Type | Décision |
| Recours | Excès de pouvoir |
| Publication | C |
| Formation | 6e Section - 2e Chambre |
| Avocat requérant | GABARD |
Vu la procédure suivante :
Par une requête, enregistrée le 6 avril 2021, le Centre lyonnais de sténotypie, représenté par Me Gabard, demande au tribunal :
1°) d'annuler la décision notifiée le 3 février 2021 par laquelle le directeur général de l'établissement France Compétences a refusé de l'enregistrer au répertoire national des certifications professionnelles ;
2°) d'enjoindre à l'établissement France Compétences de procéder à cet enregistrement dans un délai de quinze jours suivant la notification du jugement à intervenir, sous astreinte de 200 euros par jour de retard.
Il soutient que :
- la décision est insuffisamment motivée ;
- elle est entachée d'un défaut d'examen ;
- l'établissement a méconnu le principe du contradictoire, dès lors que l'agent instructeur devait solliciter toute précision utile permettant d'éclairer le bien-fondé de sa demande ;
- la décision méconnait l'article R. 6113-9 du code du travail fixant les critères permettant de bénéficier de l'enregistrement demandé, dès lors que les critères n° 3, 4, 6 et 7 sont satisfaits.
Par un mémoire en défense, enregistré le 10 novembre 2021, le directeur général de France Compétences conclut au rejet de la requête et à ce que soit mis à la charge du Centre lyonnais de sténotypie une somme de 1 000 euros en application de l'article L. 761-1 du code de justice administrative.
Il soutient que les moyens invoqués par le Centre lyonnais de sténotypie ne sont pas fondés.
Par ordonnance du 12 novembre 2021, la clôture de l'instruction a été fixée au 12 janvier 2022.
Vu les autres pièces du dossier.
Vu :
- le code du travail,
- le code de l'éducation,
- le code des relations entre le public et l'administration,
- le code de justice administrative.
Les parties ont été régulièrement averties du jour de l'audience.
Ont été entendus au cours de l'audience publique :
- le rapport de M. Théoleyre,
- et les conclusions de M. Guérin-Lebacq, rapporteur public.
Considérant ce qui suit :
1. Le 3 mai 2020, le Centre lyonnais de sténotypie a demandé l'enregistrement de sa certification de sténotypie au répertoire national des certifications professionnelles (RNCP). Le 28 septembre 2020, à l'issue d'une phase de régularisation, le dossier du centre a été jugé recevable. Le 5 janvier 2021, la demande du centre a fait l'objet d'un avis défavorable de l'autorité instructrice, ainsi que de la Commission de la certification professionnelle réunie le 19 janvier suivant. Par un courrier reçu le 3 février 2021, le directeur général de France Compétence a notifié le refus d'enregistrement du Centre lyonnais de sténotypie au RNCP. L'association requérante a formé un recours gracieux, par la voie de son conseil, le 6 avril 2021, rejeté par un courrier du 1er juin 2021. Par la présente requête, le Centre lyonnais de sténotypie demande l'annulation de la décision de refus d'enregistrement au RNCP.
Sur les conclusions à fin d'annulation :
En ce qui concerne la légalité externe de la décision :
2. Aux termes de l'article L. 211-2 du code des relations entre le public et l'administration : " Les personnes physiques ou morales ont le droit d'être informées sans délai des motifs des décisions administratives individuelles défavorables qui les concernent. ". Aux termes de l'article L. 211-5 du même code : " La motivation exigée par le présent chapitre doit être écrite et comporter l'énoncé des considérations de droit et de fait qui constituent le fondement de la décision. ".
3. La décision attaquée vise les articles L. 6113-1, L. 6113-6 et R. 6113-9 du code du travail et précise que la demande de l'association requérante a été rejetée dès lors qu'elle ne répond pas aux critères n° 3, n° 4, n° 6 et n° 7 fixés par l'article R. 6113-9 du code du travail. La décision mentionne, par suite, les considérations de droit et de fait qui en constituent le fondement et est suffisamment motivée.
4. En second lieu, aux termes de l'article L. 121-1 du code des relations entre le public et l'administration : " Exception faite des cas où il est statué sur une demande, les décisions individuelles qui doivent être motivées en application de l'article L. 211-2, ainsi que les décisions qui, bien que non mentionnées à cet article, sont prises en considération de la personne, sont soumises au respect d'une procédure contradictoire préalable. ". Aux termes du premier alinéa de l'article L. 114-5 du code des relations entre le public et l'administration : " Lorsqu'une demande adressée à l'administration est incomplète, celle-ci indique au demandeur les pièces et informations manquantes exigées par les textes législatifs et réglementaires en vigueur. Elle fixe un délai pour la réception de ces pièces et informations. ".
5. D'une part, dès lors que la demande d'enregistrement formé par le Centre lyonnais de sténotypie relève des cas où il est statué sur une demande, au sens de l'article L. 121-1 du code précité, l'administration n'était pas tenue de mettre en œuvre une procédure contradictoire préalable. D'autre part, dès lors qu'il ne ressort pas des pièces du dossier que la demande du Centre lyonnais de sténotypie était incomplète en raison de ce que des pièces et informations exigées par les textes étaient manquantes, la société requérante ne peut soutenir que l'administration était tenue de solliciter des informations complémentaires. Par suite, le moyen tiré du non-respect de la procédure contradictoire et de l'article L. 114-5 du code des relations entre le public et l'administration doit être écarté.
En ce qui concerne la légalité interne de la décision :
S'agissant du moyen tiré du défaut d'examen :
6. Il ne ressort d'aucune pièce du dossier que l'administration, qui a fondé sa décision sur la circonstance que le Centre lyonnais de sténotypies ne remplissait pas certaines des conditions prévues par le règlement, n'aurait pas procédé à un examen de sa situation particulière.
S'agissant des critères fixés à l'article R. 6113-9 du code du travail :
7. Aux termes de l'article L. 6113-6 du code du travail : " Sont enregistrées pour une durée maximale de cinq ans, dans un répertoire spécifique établi par France compétences, sur demande des ministères et organismes certificateurs les ayant créées et après avis conforme de la commission de France compétences en charge de la certification professionnelle, les certifications et habilitations correspondant à des compétences professionnelles complémentaires aux certifications professionnelles. Ces certifications et habilitations peuvent, le cas échéant, faire l'objet de correspondances avec des blocs de compétences de certifications professionnelles. / Les certifications et habilitations établies par l'Etat requises pour l'exercice d'une profession ou une activité sur le territoire national en application d'une norme internationale ou d'une disposition législative ou réglementaire sont enregistrées de droit dans le répertoire spécifique. ". Aux termes de l'article R. 6113-9 du même code : " Les demandes d'enregistrement dans le répertoire national des certifications professionnelles au titre du II de l'article L. 6113-5 sont examinées selon les critères suivants : () / 3° La qualité du référentiel d'activités, du référentiel de compétences et du référentiel d'évaluation ainsi que leur cohérence d'ensemble et l'absence de reproduction littérale de tout ou partie du contenu d'un référentiel existant. Pour l'appréciation de la qualité du référentiel de compétences, il est tenu compte, le cas échéant, des compétences liées à la prise en compte des situations de handicap, de l'accessibilité et de la conception universelle telle que définie par l'article 2 de la convention relative aux droits des personnes handicapées du 30 mars 2007 ; / 4° La mise en place de procédures de contrôle de l'ensemble des modalités d'organisation des épreuves d'évaluation ; () / 6° La possibilité d'accéder au projet de certification professionnelle par la validation des acquis de l'expérience ; / 7° La cohérence des blocs de compétences constitutifs du projet de certification professionnelle et de leurs modalités spécifiques d'évaluation ; () ".
Quant au critère n° 3 :
8. Il ressort du rapport d'instruction produit en défense que France Compétence a rejeté la demande d'enregistrement du Centre lyonnais de sténotypie en raison de ce que sa demande ne remplissait pas le critère mentionné au 3° de l'article R. 6113-9 du code du travail, dès lors que les " blocs de compétence ne correspondent pas à des activités pouvant s'exercer de manière autonome et le référentiel n'est pas suffisamment détaillé pour garantir son adéquation avec l'emploi cible et la cohérence de l'évaluation. ". Le requérant soutient que le référentiel qu'elle a produit décrit avec précision la composition de ces blocs de compétence et se prévaut de la similitude de son référentiel avec celui d'un organisme de formation en sténotypie ayant obtenu la certification. Toutefois, il ressort de la comparaison entre les deux référentiels produit par l'association requérante que le document établi par le centre de formation ayant obtenu la certification est plus détaillé que celui du Centre lyonnais de sténotypie. En effet, l'activité A.1. " Préparation de l'intervention " est subdivisée en 7 sous-catégories et le référentiel d'évaluation également décomposé de manière plus précise. De même, le bloc A.2 est décomposé en 3 sous-catégories, et les critères d'évaluation, dont la description se limite à quelques lignes dans le projet du Centre lyonnais de sténotypie, sont décomposés en sous-critères d'évaluation. Si le bloc A.3 semble détaillé de manière équivalente, le bloc A.4 décomposé en deux sous-sections succinctes dans le projet du requérant est subdivisé en huit sous-section dans le projet de l'école ayant obtenu la certification, dont le référentiel d'évaluation est également plus détaillé. Ainsi, les pièces produites par le Centre lyonnais de sténotypie ne permettent pas d'établir que l'administration aurait commis une erreur manifeste d'appréciation en estimant que sa demande ne satisfaisait pas la condition mentionnée au 3° de l'article R. 6113-9 du code du travail.
Quant au critère n° 4 :
9. Il ne ressort pas des pièces du dossier, et notamment du règlement d'examen joint à la demande de certification, que le Centre lyonnais de sténotypie ait justifié de certaines modalités de contrôle du processus d'évaluation, notamment les modalités de rattrapage, les modalités de traitement des dysfonctionnements et les conditions d'évaluation des stages. Par suite, le Centre lyonnais de sténotypie n'est pas fondé à soutenir que l'administration aurait commis une erreur manifeste d'appréciation en estimant qu'il n'établit pas avoir mis en place des procédures de contrôle de l'ensemble des modalités d'organisation des épreuves d'évaluation au sens du 4° de l'article R. 6113-9 du code du travail.
Quant au critère n°6 :
10. D'une part, Aux termes de l'article L. 335-5 du code de l'éducation dans sa version applicable au litige : " I. - Les diplômes ou les titres à finalité professionnelle sont obtenus par les voies scolaire et universitaire, par l'apprentissage, par la formation professionnelle continue ou, en tout ou en partie, par la validation des acquis de l'expérience. / II. - Toute personne justifiant d'une activité professionnelle salariée, non salariée, bénévole ou de volontariat, ou inscrite sur la liste des sportifs de haut niveau mentionnée au premier alinéa de l'article L. 221-2 du code du sport ou ayant exercé des responsabilités syndicales, un mandat électoral local ou une fonction élective locale en rapport direct avec le contenu de la certification visée peut demander la validation des acquis de son expérience prévue à l'article L. 6411-1 du code du travail. / La durée minimale d'activité requise pour que la demande de validation soit recevable est d'un an, que l'activité ait été exercée de façon continue ou non. Pour apprécier cette durée, l'autorité ou l'organisme qui se prononce sur la recevabilité de la demande mentionnée à l'article L. 6412-2 du même code peut prendre en compte des activités mentionnées au premier alinéa du présent II, de nature différente, exercées sur une même période, ainsi que les périodes de formation initiale ou continue en milieu professionnel. () ". Aux termes de l'article R. 335-6 du même code : " II.-Sont prises en compte les activités en rapport direct avec la certification professionnelle pour lequel la demande est déposée, que ces activités, qui peuvent être de nature différente, aient été exercée de façon continue ou non. La durée minimale d'activité requise pour qu'une candidature soit recevable correspond à la durée de travail annuelle résultant de l'application durant cette période de la durée légale du travail, soit 1 607 heures. ". Aux termes de l'article L. 6411-1 du code du travail dans sa version applicable au litige : " La validation des acquis de l'expérience mentionnée à l'article L. 6111-1 a pour objet l'acquisition d'une certification professionnelle enregistrée dans le répertoire national des certifications professionnelles mentionné à l'article L. 6113-1. ". Aux termes de l'article L. 6412-1 du code du travail dans sa version applicable au litige : " La validation des acquis de l'expérience est régie par le II de l'article L. 335-5, le premier alinéa de l'article L. 613-3 et l'article L. 613-4 du code de l'éducation. ".
11. D'autre part, le titre II de l'article R. 335-8 du code de l'éducation précise que : " Le dossier de validation est soumis au jury constitué et présidé conformément au règlement et aux dispositions régissant le diplôme, le titre ou le certificat de qualification postulé. / Ce jury est composé à raison d'au moins deux représentants qualifiés des professions, représentant au moins un quart des membres du jury, et de façon à concourir à une représentation équilibrée des hommes et des femmes. () ".
12. Dès lors que, d'une part, le projet du Centre lyonnais de sténotypie prévoyait que les demandes d'admission au titre de la validation des acquis de l'expérience ne soient recevables qu'à conditions que le candidat ait exercé en qualité de sténotypiste durant une période minimum de trois ans et dès lors que, d'autre part, la composition du jury de certification par validation des acquis de l'expérience présentée dans le projet du centre requérant ne garantissait pas la présence d'au moins deux représentant qualifiés de la profession de sténotypiste, l'administration n'a pas commis d'erreur manifeste d'appréciation en estimant que la demande du Centre lyonnais de sténotypie ne satisfaisait pas à la condition fixée au 6° de l'article R. 6113-9 du code du travail.
Quant au critère n° 7 :
13. L'association requérante soutient que l'administration a commis une erreur manifeste d'appréciation en considérant qu'elle ne remplissait pas la condition relative à la cohérence des blocs de compétences constitutifs du projet de certification professionnelle et de leurs modalités spécifiques d'évaluation. Toutefois, à l'appui de ce moyen, le Centre lyonnais de sténotypie se borne à se prévaloir de l'excellent taux d'insertion des candidats certifiés à l'issue de la formation, et n'apporte pas d'élément de nature à contredire l'appréciation de l'administration qui estime que les blocs de compétences prévus ne permettent pas de garantir la contribution à l'exercice autonome d'une activité professionnelle. Il ressort des pièces du dossier que l'association a prévu quatre blocs de compétences, dont deux - préparation de l'intervention et captation de la parole - paraissent indissociables, tandis que le troisième bloc est évalué à l'aune des productions issues des exercices relatifs aux deux premiers blocs, de sorte que le Centre lyonnais de sténotypie n'est pas fondé à soutenir que l'administration aurait commis une erreur manifeste dans l'appréciation de la cohérence et des modalités spécifique d'évaluation des blocs de compétences constitutifs du projet de certification professionnelle et aurait à tort estimé que le critère n° 7 n'était pas satisfait.
14. Il résulte de ce qui a été dit aux points 7 à 13que le Centre lyonnais de sténotypie n'est pas fondé à soutenir que France Compétences aurait méconnu les dispositions précitées de l'article R. 6113-9 du code du travail.
15. Il résulte de tout ce qui précède que les conclusions à fin d'annulation présentées par le Centre lyonnais de sténotypie doivent être rejetées ainsi que, par voie de conséquence, ses conclusions à fin d'injonction.
Sur les frais liés au litige :
16. Il n'y a pas lieu, dans les circonstances de l'espèce, de mettre à la charge du Centre lyonnais de sténotypie la somme que demande France compétences, qui n'a pas eu recours à un avocat, sur le fondement de l'article L. 761-1 du code de justice administrative au titre des frais exposés par cet organisme et non compris dans les dépens.
D E C I D E :
Article 1er : La requête du Centre lyonnais de sténotypie est rejetée.
Article 2 : Les conclusions présentées par France Compétences au titre des dispositions de l'article L. 761-1 du code de justice administrative sont rejetées.
Article 3 : Le présent jugement sera notifié au Centre lyonnais de sténotypie et au directeur général de France Compétences.
Délibéré après l'audience du 16 mai 2023, à laquelle siégeaient :
M. Laloye, président,
M. Lautard-Mattioli, conseiller,
M. Théoleyre, conseiller.
Rendu public par mise à disposition au greffe le 30 mai 2023.
Le rapporteur,
M. Théoleyre
Le président,
P. Laloye
La greffière,
K. Bak-Piot
La République mande et ordonne au ministre du travail, du plein emploi et de l'insertion en ce qui le concerne ou à tous commissaires de justice à ce requis en ce qui concerne les voies de droit commun contre les parties privées, de pourvoir à l'exécution de la présente décision.
No 2107116/6-
Tribunal Administratif de Marseille — N° TA13-2608292
Le Tribunal Administratif de Marseille a rejeté la requête de M. A... contre l'arrêté du préfet des Hautes-Alpes du 5 mai 2026 prolongeant son assignation à résidence. Le requérant invoquait une atteinte disproportionnée à sa liberté d'aller et venir et une méconnaissance de l'article 8 de la Convention européenne des droits de l'homme et de l'article 3-1 de la Convention internationale des droits de l'enfant. Le tribunal a jugé que les contraintes horaires imposées (présence au domicile de 14h à 17h) n'étaient pas disproportionnées, faute de preuves suffisantes de leur incompatibilité avec le suivi scolaire de sa belle-fille. La décision s'appuie sur les articles L. 731-1 et R. 733-1 du code de l'entrée et du séjour des étrangers et du droit d'asile.
01/06/2026
Tribunal Administratif de Marseille — N° TA13-2608430
Le Tribunal Administratif de Marseille a rejeté la requête de M. B..., ressortissant égyptien, contestant un arrêté préfectoral du 14 mai 2026 l'obligeant à quitter le territoire français sans délai, avec une interdiction de retour de deux ans. La juridiction a estimé que l'arrêté était suffisamment motivé et ne méconnaissait pas les articles L. 612-6 et L. 612-10 du code de l'entrée et du séjour des étrangers et du droit d'asile (CESEDA), le préfet ayant examiné les critères légaux. La solution retenue est le rejet de l'ensemble des conclusions, y compris la demande d'aide juridictionnelle provisoire et de communication du dossier.
01/06/2026
Tribunal Administratif de Marseille — N° TA13-2608432
Le Tribunal Administratif de Marseille a rejeté la requête de M. B..., ressortissant sénégalais, contestant un arrêté préfectoral du 15 mai 2026 l'obligeant à quitter le territoire français sans délai, avec une interdiction de retour de deux ans. Le tribunal a jugé que l'arrêté était suffisamment motivé et que la situation personnelle du requérant avait été examinée, notamment son maintien irrégulier après expiration de son visa. La solution retenue est le rejet de l'ensemble des conclusions, sur la base des articles L. 613-1, L. 612-2, L. 612-6 et L. 721-4 du code de l'entrée et du séjour des étrangers et du droit d'asile.
01/06/2026
Tribunal Administratif de Marseille — N° TA13-2607881
Le Tribunal administratif de Marseille, statuant en référé sur le fondement de l’article L. 521-1 du code de justice administrative, a rejeté la demande de suspension de l’arrêté du sous-préfet d’Istres du 7 avril 2026 mettant en demeure M. et Mme A... de quitter leur logement à Vitrolles. La requête a été jugée irrecevable car elle n’était pas accompagnée de la copie intégrale de la décision contestée, en méconnaissance des exigences procédurales. En conséquence, le juge a appliqué l’article L. 522-3 du même code pour rejeter la requête sans instruction ni audience, et a refusé l’admission provisoire à l’aide juridictionnelle.
01/06/2026