mercredi 31 août 2022
| Juridiction | Tribunal Administratif de Paris |
| Section | Tribunal Administratif de Paris |
| N° Dossier | TA75-2110201 |
| Type | Ordonnance |
| Recours | Plein contentieux |
| Avocat requérant | CABINET SYMCHOWICZ, WEISSBERG & ASSOCIES (SELARL) |
Vu la procédure suivante :
Par une requête, enregistrée le 11 mai 2021, la société HPROJECT, représentée par la SELARL Landot et Associés, demande au juge des référés :
1°) de condamner le ministère de l'Europe et des affaires étrangères à lui verser, à titre de provision, d'une part, la somme de 1 352 406,03 euros toutes taxes comprises (TTC) assortie des intérêts moratoires à compter du 17 avril 2021 au titre du règlement financier du marché public de travaux n° 2018-140001268, et, d'autre part, la somme de 40 euros correspondant à l'indemnité forfaitaire de recouvrement ;
2°) de mettre à la charge du ministère de l'Europe et des affaires étrangères la somme de 2 000 euros en application de l'article L. 761-1 du code de justice administrative.
Par un mémoire, enregistré le 13 juillet 2021, le ministère de l'Europe et des affaires étrangères, représenté par Me Morice, demande au juge des référés :
1°) de surseoir à statuer dans l'attente de la médiation judiciaire actuellement pendante ;
2°) de rejeter la requête ;
3°) de condamner la société HPROJECT à lui verser la somme de 1 126 443,28 euros au titre du règlement du même marché ;
4°) de mettre à la charge de la société HPROJECT la somme de 10 000 euros au titre de l'article L. 761-1 du code de justice administrative.
Par un mémoire enregistré le 11 juillet 2022, la société HPROJECT a déclaré se désister purement et simplement de son action.
Elle fait valoir que la procédure de médiation engagée a mis un terme au litige.
Vu les pièces du dossier.
Vu le code de justice administrative.
Le président du tribunal a désigné Mme Aubert, vice-présidente de section, pour statuer sur les demandes de référés.
Considérant ce qui suit :
1. Aux termes de l'article R. 222-1 du code de justice administrative : " () les présidents de formation de jugement des tribunaux () peuvent, par ordonnance : / 1° Donner acte des désistements ; / ()/ 3° Constater qu'il n'y a pas lieu de statuer sur une requête ; / () / 5° Statuer sur les requêtes qui ne présentent plus à juger de questions autres que la condamnation prévue à l'article L. 761-1 ou la charge des dépens ()".
Sur le désistement de la société HPROJECT :
2. Par un mémoire enregistré le 11 juillet 2022, la société HPROJECT a déclaré se désister de son action. Ce désistement étant pur et simple, rien ne s'oppose à ce qu'il en soit donné acte.
Sur les conclusions reconventionnelles présentées par le ministère de l'Europe et des affaires étrangères :
3. La médiation engagée à l'initiative du juge ayant abouti à une transaction sur les sommes en litige, les conclusions reconventionnelles présentées par le ministère sont devenues sans objet en cours d'instance. Dès lors, il n'y a pas lieu d'y statuer.
Sur les frais liés au litige demandés par le ministère de l'Europe et des affaires étrangères :
4. Dans les circonstances de l'espèce, il n'y a pas lieu de faire droit aux conclusions du ministère de l'Europe et des affaires étrangères tendant à l'application de l'article L. 761-1 du code de justice administrative.
O R D O N N E :
Article 1er : Il est donné acte du désistement d'action de la société HPROJECT.
Article 2 : Il n'y a pas lieu de statuer sur les conclusions reconventionnelles du ministère de l'Europe et des affaires étrangères relatives au règlement financier du marché.
Article 3 : Les conclusions du ministère de l'Europe et des affaires étrangères tendant à l'application de l'article L. 761-1 du code de justice administrative sont rejetées.
Article 4 : La présente ordonnance sera notifiée à la société HPROJECT et à la ministre de l'Europe et des affaires étrangères.
Fait à Paris, le 31 août 2022.
La vice-présidente de la 4ème section,
S. AUBERT
La République mande et ordonne à la ministre de l'Europe et des affaires étrangères, en ce qui la concerne, ou à tous commissaires de justice à ce requis, en ce qui concerne les voies de droit commun contre les parties privées, de pourvoir à l'exécution de la présente ordonnance.
2/4-3
Tribunal Administratif de Marseille — N° TA13-2608110
Le Tribunal Administratif de Marseille, statuant en référé sur le fondement de l'article L. 521-3 du code de justice administrative, a été saisi par Mme A..., ressortissante ivoirienne, afin d'obtenir la délivrance effective d'une carte de séjour pluriannuelle dont le renouvellement lui avait déjà été accordé par une décision favorable du 1er août 2025. Le juge a constaté que la condition d'urgence était remplie s'agissant d'une demande de renouvellement de titre de séjour et que la mesure sollicitée ne se heurtait à aucune contestation sérieuse. Il a enjoint au préfet des Bouches-du-Rhône de convoquer l'intéressée sous quinze jours pour lui remettre le titre, sous astreinte de 50 euros par jour de retard. L'État a également été condamné à verser 1 500 euros au titre des frais de justice, sous réserve de l'admission définitive de Mme A... à l'aide juridictionnelle provisoire.
01/06/2026
Tribunal Administratif de Marseille — N° TA13-2608580
Le Tribunal administratif de Marseille, statuant en référé, a rejeté la requête de M. B... concernant le traitement de sa demande de document de circulation pour étranger mineur pour sa fille. La requête a été jugée irrecevable car elle ne contenait pas de conclusions, c'est-à-dire qu'elle ne précisait pas ce que le requérant demandait au juge. Cette irrecevabilité a été constatée sur le fondement de l'article R. 411-1 du code de justice administrative. Le juge a donc appliqué l'article L. 522-3 du même code pour rejeter la requête sans instruction ni audience.
01/06/2026
Tribunal Administratif de Caen — N° TA14-2601609
Le Tribunal administratif de Caen, statuant en référé sur le fondement de l'article L. 521-1 du code de justice administrative, a rejeté la requête de Mme A... B... tendant à la suspension d'une décision de l'Agence nationale des titres sécurisés (ANTS) refusant l'immatriculation d'un véhicule et l'exonération du malus écologique. La demande a été jugée manifestement irrecevable car la requérante n'avait pas présenté de requête distincte aux fins d'annulation de la décision contestée, comme l'exige l'article R. 522-1 du même code. En conséquence, le juge a rejeté la requête sans instruction ni audience, en application de l'article L. 522-3.
01/06/2026
Tribunal Administratif de Besançon — N° TA25-2601163
Le Tribunal Administratif de Besançon, statuant en référé, a rejeté la demande de suspension de la délibération du conseil municipal d’Etupes approuvant le budget primitif 2026. Le juge a estimé que la condition d’urgence n’était pas remplie, le requérant n’ayant pas démontré que l’exécution du budget entraînerait un blocage du fonctionnement des services publics communaux ou une situation financière irréversible. En conséquence, la requête de M. C... a été rejetée, sans qu’il soit nécessaire d’examiner l’existence d’un doute sérieux sur la légalité de la délibération. La décision se fonde sur l’article L. 521-1 du code de justice administrative.
01/06/2026