LogoMeilleurAvocats.fr
AvocatsAssistant IABlogPrix
ConnexionDéposer ma demande

Vous avez un problème juridique ?

Décrivez votre situation en 2 minutes — un avocat spécialisé vous répond sous 24h.

Déposer ma demandeJe suis avocat
Logo MeilleurAvocats.frMeilleurAvocats.fr

Mise en relation avocat–client par l'IA. Gratuit pour les particuliers.

Particuliers

  • Déposer une demande
  • Trouver un avocat
  • Assistant IA gratuit
  • Bibliothèque juridique
  • Guides pratiques
  • Jurisprudence

Avocats

  • Pour les avocats
  • Espace avocat
  • Tarifs et formules
  • Recevoir des leads
  • Programme d'affiliation
  • Contact commercial

Spécialités

  • Droit général
  • Droit du travail
  • Droit de la sécurité sociale et de la protection sociale
  • Droit fiscal et droit douanier
  • Droit de la famille, des personnes et de leur patrimoine
  • Droit immobilier

Légal

  • Mentions légales
  • Confidentialité
  • CGU
  • Cookies
  • Contact

Newsletter juridique hebdomadaire

Décisions clés, évolutions législatives, conseils pratiques — chaque semaine.

© 2026 MeilleurAvocats.fr— KONSEIL SAS. Tous droits réservés.

Mentions légales|Confidentialité|Cookies

BOB★La messagerie française & cryptée pour des échanges confidentiels entre avocats et clients.

En savoir +TéléchargerBOB
AccueilJurisprudence administrativeN° TA75-2114716

Tribunal Administratif de Paris — Décision N° TA75-2114716

mardi 30 mai 2023

JuridictionTribunal Administratif de Paris
SectionTribunal Administratif de Paris
N° DossierTA75-2114716
TypeDécision
RecoursExcès de pouvoir
PublicationC
Formation2e Section - 1re Chambre
Avocat requérantIVANOVIC FAUVEAU

Texte intégral

Vu la procédure suivante :

Par une requête enregistrée le 10 juillet 2021, M. A B, représenté par Me Fauveau Ivanovic, demande au tribunal :

1°) d'annuler la décision du 16 juin 2021 par lequel l'Office français de l'immigration et de l'intégration (OFII) a mis fin à ses conditions matérielles d'accueil ;

2°) d'enjoindre à l'OFII de lui rétablir les conditions matérielles d'accueil et de lui verser rétroactivement les allocations dues à compter du 20 avril 2021, dans un délai de huit jours à compter de la notification du jugement à intervenir et sous astreinte de 100 euros par jour de retard ou, à titre subsidiaire, de réexaminer sa situation ;

3°) de mettre à la charge de l'OFII une somme de 1 500 euros au bénéfice de Me Fauveau Ivanovic au titre des articles L. 761-1 du code de justice administrative et 37 de la loi du 10 juillet 1991.

Il soutient que :

- la décision contestée est insuffisamment motivée en ce qu'elle ne précise pas quels documents il n'aurait pas fournis à l'OFII ;

- la décision contestée est entachée d'un vice de procédure dès lors qu'il n'a pas été informé au préalable, dans une langue qu'il comprend, des cas dans lesquels il peut être mis fin au conditions matérielles d'accueil en méconnaissance des dispositions de l'article L. 551-16 du code de l'entrée et du séjour des étrangers et du droit d'asile ;

- l'OFII a mis fin à ses conditions matérielles d'accueil sans avoir procédé à l'examen de sa situation personnelle et à l'évaluation de sa vulnérabilité ;

- la décision contestée est entachée d'erreur de droit en ce que l'article L. 551-13 du code de l'entrée et du séjour des étrangers et du droit d'asile sur le fondement duquel elle a été prise ne prévoit pas la possibilité de mettre fin aux conditions matérielles d'accueil parce que le bénéficiaire n'a pas fourni les documents demandés ;

- elle est entachée d'erreur d'appréciation dès lors qu'il n'a manqué à aucune de ses obligations.

Par un mémoire en défense enregistré le 6 février 2023, le directeur de l'OFII conclut au rejet de la requête.

Il soutient que les moyens soulevés par M. B ne sont pas fondés.

Par une lettre du 31 janvier 2022, l'OFII a été mis en demeure de produire dans un délai de trente jours, en application de l'article R. 612-3 du code de justice administrative.

Par ordonnance du 11 mars 2022, la clôture d'instruction a été fixée au 28 mars 2022.

M. B a été admis au bénéfice de l'aide juridictionnelle totale par une décision du 20 octobre 2021.

Vu les autres pièces du dossier.

Vu :

- le code de l'entrée et du séjour des étrangers et du droit d'asile ;

- le code des relations entre le public et l'administration ;

- la loi n° 91-647 du 10 juillet 1991 relative à l'aide juridique ;

- le code de justice administrative.

Les parties ont été régulièrement averties du jour de l'audience.

Ont été entendus au cours de l'audience publique :

- le rapport de Mme Laforêt,

- et les conclusions de M. Mazeau, rapporteur public.

Considérant ce qui suit :

1. M. B, demandeur d'asile de nationalité afghane, né le 1er janvier 1980, a accepté le bénéfice des conditions matérielles d'accueil le 3 mai 2021. Par une décision du 16 juin 2021, notifiée le 25 juin 2021, l'OFII a mis fin à ses conditions matérielles d'accueil. Par la présente requête, M. B demande au tribunal d'annuler cette décision.

Sur les conclusions à fin d'annulation :

2. En premier lieu, la décision attaquée vise les articles L. 551-16 et R. 551-18 du code de l'entrée et du séjour des étrangers et du droit d'asile dont elle fait application et indique que M. B n'a pas respecté les exigences des autorités chargées de l'asile en s'abstenant de fournir les documents demandés. Dès lors, cette décision énonce suffisamment les considérations de droit et de fait sur lesquelles elle est fondée, en dépit de l'absence de précision quant à la nature exacte des justificatifs réclamés. Par suite, le moyen tiré du défaut de motivation doit être écarté.

3. En deuxième lieu, aux termes de l'article L. 551-10 du code de l'entrée et du séjour des étrangers et du droit d'asile : " Le demandeur est informé, dans une langue qu'il comprend ou dont il est raisonnable de penser qu'il la comprend, que le bénéfice des conditions matérielles d'accueil peut lui être refusé ou qu'il peut y être mis fin dans les conditions et selon les modalités prévues aux articles L. 551-15 et L. 551-16 ". L'article L. 551-16 du même code dispose : " Il peut être mis fin, partiellement ou totalement, aux conditions matérielles d'accueil dont bénéficie le demandeur dans les cas suivants : () 3° Il ne respecte pas les exigences des autorités chargées de l'asile, notamment en se rendant aux entretiens, en se présentant aux autorités et en fournissant les informations utiles afin de faciliter l'instruction des demandes ".

4. En l'espèce, il ressort des pièces du dossier que M. B a certifié avoir été informé dans une langue qu'il comprend des conditions et modalités de refus et de cessation des conditions matérielles d'accueil lors de la signature de l'offre de prise en charge qui lui a été faite par l'OFII le 3 mai 2021. Dès lors, le moyen tiré du vice de procédure manque en fait.

5. En troisième lieu, il ressort des pièces du dossier que M. B a bénéficié d'un entretien de vulnérabilité le 3 mai 2021 au regard duquel il n'a pas été considéré comme particulièrement vulnérable. En outre, le requérant n'apporte aucune précision, ni aucun élément probant de nature à démontrer qu'il se trouverait dans une situation de vulnérabilité, notamment s'agissant de sa situation personnelle et familiale. Par suite, le moyen tiré du défaut d'examen de sa vulnérabilité et de sa situation personnelle doit être écarté.

6. En quatrième lieu, aux termes de l'article L. 551-16 du code de l'entrée et du séjour des étrangers et du droit d'asile : " Il peut être mis fin, partiellement ou totalement, aux conditions matérielles d'accueil dont bénéficie le demandeur dans les cas suivants : () 3° Il ne respecte pas les exigences des autorités chargées de l'asile, notamment en se rendant aux entretiens, en se présentant aux autorités et en fournissant les informations utiles afin de faciliter l'instruction des demandes ".

7. Il résulte de ces dispositions que, contrairement à ce que soutient le requérant, le bénéficiaire des conditions matérielles d'accueil est tenu de fournir à l'OFII les informations utiles à l'instruction de ses demandes et, dans ce cadre, de lui remettre les documents sollicités. Dès lors, en se fondant sur ces dispositions pour prononcer la cessation des conditions matérielles d'accueil dont bénéficiait M. B, au motif que ce dernier ne lui avait pas transmis les documents permettant de prouver qu'il était hébergé par un tiers, l'OFII n'a pas entaché sa décision d'erreur de droit.

8. En cinquième et dernier lieu, il ressort des pièces du dossier que M. B a déclaré être hébergé à titre gratuit chez un tiers. Si le requérant prétend qu'il n'a jamais reçu une demande de document de la part de l'OFII, il ressort des pièces du dossier qu'une demande de pièces complémentaires lui a été remise en main propre le 3 mai 2021. Ce courrier précisait qu'il devait fournir deux pièces justificatives relatives à son hébergement par un tiers en Île-de-France et qu'en l'absence de réponse, il pourrait être mis fin à ses conditions matérielles d'accueil. Il est constant que M. B n'a pas répondu à cette demande. Ainsi, en mettant fin à ses conditions matérielles d'accueil, l'Office français de l'immigration et de l'intégration n'a pas méconnu l'article L. 551-16 du code de l'entrée et du séjour des étrangers et du droit d'asile.

9. Il résulte de tout ce qui précède que les conclusions à fin d'annulation présentées par M. B doivent être rejetées. Il en va même, par voie de conséquence, des conclusions présentées aux fins d'injonction sous astreinte et de celles présentées au titre des dispositions combinées des articles L. 761-1 du code de justice administrative et 37 de la loi du 10 juillet 1991, l'OFII n'étant pas la partie perdante dans la présente instance.

D E C I D E :

Article 1er : La requête de M. B est rejetée.

Article 2 : Le présent jugement sera notifié à M. A B et au directeur de l'Office français de l'immigration et de l'intégration.

Délibéré après l'audience du 16 mai 2023, à laquelle siégeaient :

Mme Evgénas, présidente,

Mme Laforêt, première conseillère,

M. Halard, premier conseiller.

Rendu public par mise à disposition au greffe le 30 mai 2023.

La rapporteure,

L. LAFORÊT

La présidente,

J. EVGENAS

La greffière,

M-C. POCHOT

La République mande et ordonne au ministre de l'intérieur en ce qui le concerne ou à tous commissaires de justice à ce requis en ce qui concerne les voies de droit commun contre les parties privées, de pourvoir à l'exécution du présent jugement.

2/2-1

Décisions similaires

TA13Excès de pouvoir

Tribunal Administratif de Marseille — N° TA13-2608292

Le Tribunal Administratif de Marseille a rejeté la requête de M. A... contre l'arrêté du préfet des Hautes-Alpes du 5 mai 2026 prolongeant son assignation à résidence. Le requérant invoquait une atteinte disproportionnée à sa liberté d'aller et venir et une méconnaissance de l'article 8 de la Convention européenne des droits de l'homme et de l'article 3-1 de la Convention internationale des droits de l'enfant. Le tribunal a jugé que les contraintes horaires imposées (présence au domicile de 14h à 17h) n'étaient pas disproportionnées, faute de preuves suffisantes de leur incompatibilité avec le suivi scolaire de sa belle-fille. La décision s'appuie sur les articles L. 731-1 et R. 733-1 du code de l'entrée et du séjour des étrangers et du droit d'asile.

01/06/2026

TA13Excès de pouvoir

Tribunal Administratif de Marseille — N° TA13-2608430

Le Tribunal Administratif de Marseille a rejeté la requête de M. B..., ressortissant égyptien, contestant un arrêté préfectoral du 14 mai 2026 l'obligeant à quitter le territoire français sans délai, avec une interdiction de retour de deux ans. La juridiction a estimé que l'arrêté était suffisamment motivé et ne méconnaissait pas les articles L. 612-6 et L. 612-10 du code de l'entrée et du séjour des étrangers et du droit d'asile (CESEDA), le préfet ayant examiné les critères légaux. La solution retenue est le rejet de l'ensemble des conclusions, y compris la demande d'aide juridictionnelle provisoire et de communication du dossier.

01/06/2026

TA13Excès de pouvoir

Tribunal Administratif de Marseille — N° TA13-2608432

Le Tribunal Administratif de Marseille a rejeté la requête de M. B..., ressortissant sénégalais, contestant un arrêté préfectoral du 15 mai 2026 l'obligeant à quitter le territoire français sans délai, avec une interdiction de retour de deux ans. Le tribunal a jugé que l'arrêté était suffisamment motivé et que la situation personnelle du requérant avait été examinée, notamment son maintien irrégulier après expiration de son visa. La solution retenue est le rejet de l'ensemble des conclusions, sur la base des articles L. 613-1, L. 612-2, L. 612-6 et L. 721-4 du code de l'entrée et du séjour des étrangers et du droit d'asile.

01/06/2026

TA13Excès de pouvoir

Tribunal Administratif de Marseille — N° TA13-2607881

Le Tribunal administratif de Marseille, statuant en référé sur le fondement de l’article L. 521-1 du code de justice administrative, a rejeté la demande de suspension de l’arrêté du sous-préfet d’Istres du 7 avril 2026 mettant en demeure M. et Mme A... de quitter leur logement à Vitrolles. La requête a été jugée irrecevable car elle n’était pas accompagnée de la copie intégrale de la décision contestée, en méconnaissance des exigences procédurales. En conséquence, le juge a appliqué l’article L. 522-3 du même code pour rejeter la requête sans instruction ni audience, et a refusé l’admission provisoire à l’aide juridictionnelle.

01/06/2026

← Retour aux décisions