LogoMeilleurAvocats.fr
AvocatsAssistant IABlogPrix
ConnexionDéposer ma demande

Vous avez un problème juridique ?

Décrivez votre situation en 2 minutes — un avocat spécialisé vous répond sous 24h.

Déposer ma demandeJe suis avocat
Logo MeilleurAvocats.frMeilleurAvocats.fr

Mise en relation avocat–client par l'IA. Gratuit pour les particuliers.

Particuliers

  • Déposer une demande
  • Trouver un avocat
  • Assistant IA gratuit
  • Bibliothèque juridique
  • Guides pratiques
  • Jurisprudence

Avocats

  • Pour les avocats
  • Espace avocat
  • Tarifs et formules
  • Recevoir des leads
  • Programme d'affiliation
  • Contact commercial

Spécialités

  • Droit général
  • Droit du travail
  • Droit de la sécurité sociale et de la protection sociale
  • Droit fiscal et droit douanier
  • Droit de la famille, des personnes et de leur patrimoine
  • Droit immobilier

Légal

  • Mentions légales
  • Confidentialité
  • CGU
  • Cookies
  • Contact

Newsletter juridique hebdomadaire

Décisions clés, évolutions législatives, conseils pratiques — chaque semaine.

© 2026 MeilleurAvocats.fr— KONSEIL SAS. Tous droits réservés.

Mentions légales|Confidentialité|Cookies

BOB★La messagerie française & cryptée pour des échanges confidentiels entre avocats et clients.

En savoir +TéléchargerBOB
AccueilJurisprudence administrativeN° TA75-2114856

Tribunal Administratif de Paris — Décision N° TA75-2114856

jeudi 17 novembre 2022

JuridictionTribunal Administratif de Paris
SectionTribunal Administratif de Paris
N° DossierTA75-2114856
TypeDécision
RecoursExcès de pouvoir
PublicationC
Formation5e Section - 2e Chambre
Avocat requérantCABINET MOREAU-NASSAR-HAN KWAN (SCP)

Texte intégral

Vu la procédure suivante :

Par une requête, enregistrée le 12 juillet 2021, l'association One Voice, représentée par Me Moreau, demande au tribunal :

1°) d'annuler la décision implicite par laquelle la ministre de la transition écologique a rejeté sa demande de communication des comptes rendus des réunions de la commission nationale consultative de la faune sauvage captive, réunie en formation pour la délivrance de certificats de capacité au titre des années 2019 et 2020 ;

2°) d'enjoindre au ministre de la transition écologique et de la cohésion des territoires de lui communiquer les documents sollicités, dans un délai de 15 jours à compter du jugement à intervenir, sous astreinte de 500 euros par jour de retard ;

3°) de mettre à la charge de l'Etat la somme de 2 000 euros au titre de l'article

L. 761-1 du code de justice administrative.

Elle soutient que :

- les comptes rendus demandés sont biens des documents administratifs au sens de la loi ;

- le ministère de la transition écologique est en capacité, au besoin, d'occulter les mentions protégées par la loi avant la communication desdits documents.

Par un mémoire en défense enregistré 5 août 2022, complété par un mémoire enregistré le 28 octobre 2022, le ministre de la transition écologique et de la cohésion des territoires conclut au sursis à statuer.

Il soutient que des discussions sont en cours pour produire les documents.

Vu :

- l'avis n° 20212001 du 06 mai 2021 de la commission d'accès aux documents administratifs ;

- les autres pièces du dossier.

Vu :

- le code de santé publique ;

- le code des relations entre le public et l'administration ;

- la loi n° 2020-1576 du 14 décembre 2020 ;

- la décision du conseil constitutionnel n° 2020-844 QPC du 19 juin 2020 ;

- le code de justice administrative.

Les parties ont été régulièrement averties du jour de l'audience.

Après avoir, au cours de l'audience publique:

- le rapport de M. A,

- les conclusions de Mme Florence Nikolic, rapporteure publique,

- l'association One Voice et le ministre de la transition écologique et de la cohésion des territoires n'étaient pas présents, ni représentés.

Considérant ce qui suit :

1. Par un courrier électronique en date du 8 février 2021, l'association One Voice a demandé au ministre de la transition écologique et de la cohésion des territoires la communication des comptes rendus des réunions de la commission nationale consultative de la faune sauvage captive, réunie en formation pour la délivrance de certificats de capacité au titre des années 2019 et 2020. En l'absence de réponse, l'association requérante a saisi la commission d'accès aux documents administratifs (" CADA ") qui, le 6 mai 2021, a émis un avis favorable à la communication demandée. Le 21 mai 2021, saisi d'une nouvelle demande, le ministre de la transition écologique et de la cohésion des territoires a expressément refusé la communication demandée et n'a plus répondu aux nouvelles demandes de l'association requérante. Par la présente requête, l'association One Voice demande au tribunal l'annulation de la décision par laquelle la ministre de la transition écologique a refusé de lui communiquer les documents précités.

Sur les conclusions à fin d'annulation :

2. Aux termes de l'article L. 300-1 du code des relations entre le public et l'administration : " Le droit de toute personne à l'information est précisé et garanti par les dispositions des titres Ier, III et IV du présent livre en ce qui concerne la liberté d'accès aux documents administratifs ". Aux termes de l'article L. 300-2 du code des relations entre le public et l'administration : " Sont considérés comme documents administratifs, (), quels que soient leur date, leur lieu de conservation, leur forme et leur support, les documents produits ou reçus, dans le cadre de leur mission de service public, par l'Etat, les collectivités territoriales ainsi que par les autres personnes de droit public ". Selon l'article L. 311-1 du code des relations entre le public et l'administration : " Sous réserve des dispositions des articles L. 311-5 et L. 311-6, les administrations mentionnées à l'article L. 300-2 sont tenues de communiquer les documents administratifs qu'elles détiennent aux personnes qui en font la demande, dans les conditions prévues par le présent livre ". Aux termes de l'article L. 311-5 du code des relations entre le public et l'administration : " Ne sont pas communicables : () 2° Les autres documents administratifs dont la consultation ou la communication porterait atteinte : / () / d) A la sûreté de l'Etat, à la sécurité publique, à la sécurité des personnes ou à la sécurité des systèmes d'information des administrations ". Aux termes de l'article L. 311-6 du même code : " Ne sont communicables qu'à l'intéressé les documents administratifs:/ 1° Dont la communication porterait atteinte à la protection de la vie privée ; () / 3° Faisant apparaître le comportement d'une personne, dès lors que la divulgation de ce comportement pourrait lui porter préjudice ". L'article L. 311-7 de ce même code dispose : " Lorsque la demande porte sur un document comportant des mentions qui ne sont pas communicables en application des articles L. 311-5 et L. 311-6 mais qu'il est possible d'occulter ou de disjoindre, le document est communiqué au demandeur après occultation ou disjonction de ces mentions ".

3. Aux termes de l'article L. 124-1 du code de l'environnement : " Le droit de toute personne d'accéder aux informations relatives à l'environnement détenues, reçues ou établies par les autorités publiques mentionnées à l'article L. 124-3 ou pour leur compte s'exerce dans les conditions définies par les dispositions du titre Ier du livre III du code des relations entre le public et l'administration, sous réserve des dispositions du présent chapitre ". Aux termes de l'article L. 124-2 du même code : " Est considérée comme information relative à l'environnement au sens du présent chapitre toute information disponible, quel qu'en soit le support, concernant : 1° L'état des éléments de l'environnement, notamment l'air, l'atmosphère, l'eau, le sol, les terres, les paysages, les sites naturels, les zones côtières ou marines et la diversité biologique, ainsi que les interactions entre ces éléments () 5° Les rapports établis par les autorités publiques ou pour leur compte sur l'application des dispositions législatives et réglementaires relatives à l'environnement ".

4. Il résulte de la combinaison des dispositions précitées que des comptes rendus des réunions de la commission nationale consultative de la faune sauvage captive, réunie en formation pour la délivrance de certificats de capacité, qui sont produits et détenus par les services du ministère de la transition écologique et de la cohésion des territoires, constituent des documents administratifs et sont donc communicables en application des dispositions précitées du code des relations entre le public et l'administration sous réserve, le cas échéant, et conformément à l'article L. 311-6 du code des relations entre le public et l'administration, de l'occultation des mentions dont la communication porterait atteinte, notamment, à la protection de la vie privée de personnes physiques.

5. Si le ministre de la transition écologique et de la cohésion des territoires fait valoir, lors de ses échanges initiaux avec l'association requérante, que l'anonymisation des documents sollicités excèderait les obligations que la loi lui impose en matière de communication de documents administratifs, il ressort toutefois des pièces du dossier que le nombre des procès-verbaux sollicités est évalué à 50 par l'administration elle-même, ce qui, compte tenu de la capacité du ministère de la transition écologique et de la cohésion des territoires ne nécessiterait pas un travail considérable de nature à faire peser sur lui une charge déraisonnable au sens de la loi. Par ailleurs, si le ministre de la transition écologique et de la cohésion des territoires soutient, après l'introduction de la présente requête, que certains documents sollicités ont d'ores et déjà été communiqués ou sont en passe de l'être, il ne l'établit pas.

6. Il résulte de ce qui précède que l'association requérante est fondée à demander l'annulation de la décision par laquelle la ministre de la transition écologique a refusé de lui communiquer les comptes rendus des réunions de la commission nationale consultative de la faune sauvage captive, réunie en formation pour la délivrance de certificats de capacité au titre des années 2019 et 2020.

Sur les conclusions à fin d'injonction et d'astreinte :

7. L'exécution du jugement implique nécessairement qu'il soit enjoint au ministre de la transition écologique et de la cohésion des territoires de communiquer à l'association requérante, dans un délai de trois mois à compter de la notification du présent jugement et sous réserve des occultations nécessaires, les comptes rendus des réunions de la commission nationale consultative de la faune sauvage captive, réunie en formation pour la délivrance de certificats de capacité au titre des années 2019 et 2020. Il n'y a pas lieu d'assortir cette injonction d'une astreinte.

Sur les frais liés au litige :

8. Dans les circonstances de l'espèce, il y a lieu de mettre à la charge de l'Etat la somme de 1 500 euros au titre de l'article L. 761-1 du code de justice administrative.

D E C I D E :

Article 1er : La décision par laquelle le ministre de la transition écologique et de la cohésion des territoires a refusé de communiquer les comptes rendus des réunions de la commission nationale consultative de la faune sauvage captive, réunie en formation pour la délivrance de certificats de capacité, au titre des années 2019 et 2020, est annulée.

Article 2 : Il est enjoint au ministre de la transition écologique et de la cohésion des territoires de procéder à la communication à l'association One Voice des documents visés à l'article 1er selon les modalités prévues au point 7 du présent jugement, dans un délai de trois mois à compter de la notification du présent jugement.

Article 3 : L'Etat versera l'association One Voice la somme de 1 500 euros au titre de l'article L. 761-1 du code de justice administrative.

Article 4 : Le surplus des conclusions de requête de l'association One Voice est rejeté.

Article 5 : Le présent jugement sera notifié à l'Association One Voice et au ministre de la transition écologique et de la cohésion des territoires.

Délibéré après l'audience du 4 novembre 2022, à laquelle siégeaient :

M. Gros, président,

M. Feghouli, premier conseiller,

M. Hélard, conseiller.

Rendu public par mise à disposition au greffe le 17 novembre 2022.

Le rapporteur, Le président,

M. AB

La greffière,

S. PORRINAS

La République mande et ordonne au ministre de la transition écologique et de la cohésion des territoires, en ce qui la concerne et à tous commissaires de justice à ce requis en ce qui concerne les voies de droit commun contre les parties privées, de pourvoir à l'exécution de la présente décision.

2/5-

Décisions similaires

TA13Excès de pouvoir

Tribunal Administratif de Marseille — N° TA13-2608292

Le Tribunal Administratif de Marseille a rejeté la requête de M. A... contre l'arrêté du préfet des Hautes-Alpes du 5 mai 2026 prolongeant son assignation à résidence. Le requérant invoquait une atteinte disproportionnée à sa liberté d'aller et venir et une méconnaissance de l'article 8 de la Convention européenne des droits de l'homme et de l'article 3-1 de la Convention internationale des droits de l'enfant. Le tribunal a jugé que les contraintes horaires imposées (présence au domicile de 14h à 17h) n'étaient pas disproportionnées, faute de preuves suffisantes de leur incompatibilité avec le suivi scolaire de sa belle-fille. La décision s'appuie sur les articles L. 731-1 et R. 733-1 du code de l'entrée et du séjour des étrangers et du droit d'asile.

01/06/2026

TA13Excès de pouvoir

Tribunal Administratif de Marseille — N° TA13-2608430

Le Tribunal Administratif de Marseille a rejeté la requête de M. B..., ressortissant égyptien, contestant un arrêté préfectoral du 14 mai 2026 l'obligeant à quitter le territoire français sans délai, avec une interdiction de retour de deux ans. La juridiction a estimé que l'arrêté était suffisamment motivé et ne méconnaissait pas les articles L. 612-6 et L. 612-10 du code de l'entrée et du séjour des étrangers et du droit d'asile (CESEDA), le préfet ayant examiné les critères légaux. La solution retenue est le rejet de l'ensemble des conclusions, y compris la demande d'aide juridictionnelle provisoire et de communication du dossier.

01/06/2026

TA13Excès de pouvoir

Tribunal Administratif de Marseille — N° TA13-2608432

Le Tribunal Administratif de Marseille a rejeté la requête de M. B..., ressortissant sénégalais, contestant un arrêté préfectoral du 15 mai 2026 l'obligeant à quitter le territoire français sans délai, avec une interdiction de retour de deux ans. Le tribunal a jugé que l'arrêté était suffisamment motivé et que la situation personnelle du requérant avait été examinée, notamment son maintien irrégulier après expiration de son visa. La solution retenue est le rejet de l'ensemble des conclusions, sur la base des articles L. 613-1, L. 612-2, L. 612-6 et L. 721-4 du code de l'entrée et du séjour des étrangers et du droit d'asile.

01/06/2026

TA13Excès de pouvoir

Tribunal Administratif de Marseille — N° TA13-2607881

Le Tribunal administratif de Marseille, statuant en référé sur le fondement de l’article L. 521-1 du code de justice administrative, a rejeté la demande de suspension de l’arrêté du sous-préfet d’Istres du 7 avril 2026 mettant en demeure M. et Mme A... de quitter leur logement à Vitrolles. La requête a été jugée irrecevable car elle n’était pas accompagnée de la copie intégrale de la décision contestée, en méconnaissance des exigences procédurales. En conséquence, le juge a appliqué l’article L. 522-3 du même code pour rejeter la requête sans instruction ni audience, et a refusé l’admission provisoire à l’aide juridictionnelle.

01/06/2026

← Retour aux décisions