LogoMeilleurAvocats.fr
AvocatsAssistant IABlogPrix
ConnexionDéposer ma demande

Vous avez un problème juridique ?

Décrivez votre situation en 2 minutes — un avocat spécialisé vous répond sous 24h.

Déposer ma demandeJe suis avocat
Logo MeilleurAvocats.frMeilleurAvocats.fr

Mise en relation avocat–client par l'IA. Gratuit pour les particuliers.

Particuliers

  • Déposer une demande
  • Trouver un avocat
  • Assistant IA gratuit
  • Bibliothèque juridique
  • Guides pratiques
  • Jurisprudence

Avocats

  • Pour les avocats
  • Espace avocat
  • Tarifs et formules
  • Recevoir des leads
  • Programme d'affiliation
  • Contact commercial

Spécialités

  • Droit général
  • Droit du travail
  • Droit de la sécurité sociale et de la protection sociale
  • Droit fiscal et droit douanier
  • Droit de la famille, des personnes et de leur patrimoine
  • Droit immobilier

Légal

  • Mentions légales
  • Confidentialité
  • CGU
  • Cookies
  • Contact

Newsletter juridique hebdomadaire

Décisions clés, évolutions législatives, conseils pratiques — chaque semaine.

© 2026 MeilleurAvocats.fr— KONSEIL SAS. Tous droits réservés.

Mentions légales|Confidentialité|Cookies

BOB★La messagerie française & cryptée pour des échanges confidentiels entre avocats et clients.

En savoir +TéléchargerBOB
AccueilJurisprudence administrativeN° TA75-2114970

Tribunal Administratif de Paris — Décision N° TA75-2114970

jeudi 8 juin 2023

JuridictionTribunal Administratif de Paris
SectionTribunal Administratif de Paris
N° DossierTA75-2114970
TypeDécision
RecoursPlein contentieux
PublicationC
Formation2e Section - 3e Chambre
Avocat requérantCABINET GRYNER & ASSOCIÉS

Texte intégral

Vu la procédure suivante :

Par une requête et un mémoire enregistrés le 8 juillet 2021 et le 3 février 2022, la SCI du 29 avenue Georges Mandel, représentée par Me Gryner, demande au tribunal :

1°) de prononcer la décharge des cotisations supplémentaires d'impôt sur le revenu à hauteur de 104 136 euros auxquelles elle a été assujettie au titre de l'année 2016 et des pénalités correspondantes ;

2°) de condamner l'Etat au paiement des intérêts moratoires prévus à l'article L. 208 du livre des procédures fiscales ;

3°) de condamner l'Etat aux entiers dépens.

Elle soutient, dans le dernier état de ses écritures, que :

- la procédure d'imposition est irrégulière dès lors que Mme A, associée principale de la SCI, n'a pas reçu en sa qualité, une proposition de rectification tirant les conséquences de la vérification de la société ;

- la procédure d'imposition est irrégulière dès lors que l'avis de mise en recouvrement n'a pas été notifié à Mme A, redevable de l'impôt en application des dispositions de l'article L. 256 du livre des procédures fiscales ;

- cet avis de recouvrement est irrégulier en ce qu'il fait référence à une proposition de rectification inexistante en date du 22 juillet 2019 ;

- en ce qui concerne les revenus fonciers, la proposition de rectification du 2 août 2019 est insuffisamment motivée ;

- la procédure d'imposition méconnaît les dispositions de l'article L. 76B du livre des procédures fiscales et pour lesquels l'administration n'a pas fait application des droits à demande de communication.

Par des mémoires en défense, enregistrés les 25 janvier 2022, 24 mars 2022 et 28 mars 2022, le directeur régional des finances publiques d'Ile-de-France et de Paris conclut au non-lieu à statuer à hauteur des dégrèvements accordés et au rejet du surplus de la requête.

Il soutient que :

- un dégrèvement à hauteur de 2 837 euros portant sur les revenus fonciers a été accordé au titre de 2017 ;

- un dégrèvement à hauteur de 11 917 euros a été accordé concernant l'imposition à la taxe prévue à l'article 1609 nonies G du code général des impôts ;

- l'impôt sur le revenu au titre de l'année 2016 n'a donné lieu à aucune imposition supplémentaire concernant les revenus fonciers ;

- les moyens soulevés par la SCI du 29 avenue Georges Mandel ne sont pas fondés.

Par ordonnance du 30 mars 2022 la clôture d'instruction a été fixée au 29 avril 2022.

Vu les autres pièces du dossier.

Vu :

- le code général des impôts et le livre des procédures fiscales ;

- le code de justice administrative.

Les parties ont été régulièrement averties du jour de l'audience.

Ont été entendus au cours de l'audience publique :

- le rapport de Mme Marchand,

- et les conclusions de Mme Mauclair, rapporteure publique.

Considérant ce qui suit :

1. La SCI du 29 avenue Georges Mandel exerce une activité de location de terrains et d'autres biens immobiliers. Elle a fait l'objet d'un contrôle sur pièces au titre de ses revenus portant sur les années 2016 et 2017 à la suite duquel une proposition de rectification lui a été adressée mettant à sa charge une cotisation supplémentaire d'impôt sur le revenu au titre des années 2016 et 2017 portant sur des rehaussements de la base d'imposition concernant une plus-value immobilière réalisée à la suite de la cession d'un bien et de rehaussements de revenus fonciers. La SCI du 29 avenue Georges Mandel demande au tribunal la décharge de l'imposition portant sur les plus-values immobilières et prélèvements sociaux mise à sa charge au titre de l'année 2016 par avis du 30 septembre 2020.

Sur l'étendue du litige :

2. Par décision du 28 mars 2022 postérieure à l'introduction de la requête, le directeur régional des finances publiques d'Ile-de-France et de Paris a prononcé le dégrèvement, en droits et pénalités, à concurrence d'une somme de 11 917 euros de la cotisation supplémentaire d'impôt sur le revenu à laquelle la SCI du 29 avenue Georges Mandel a été assujettie au titre de l'année 2016 correspondant à la taxe au titre de la plus-value sur la cession d'immeubles prévue par les dispositions de l'article 1609 nonies G du code général des impôts. Les conclusions de la requête de la SCI du 29 avenue Georges Mandel relatives à cette imposition sont, à concurrence de ce montant, devenues sans objet, il n'y a plus lieu d'y statuer.

Sur le surplus des conclusions de la requête :

3. Aux termes de l'article 8 du code général des impôts : " () les associés des sociétés en nom collectif et les commandités des sociétés en commandite simple sont, lorsque ces sociétés n'ont pas opté pour le régime fiscal des sociétés de capitaux, personnellement soumis à l'impôt sur le revenu pour la part de bénéfices sociaux correspondant à leurs droits dans la société. Il en est de même () : 1° Des membres des sociétés civiles () ". Aux termes de l'article 150 U de ce code : " I. Sous réserve des dispositions propres aux bénéfices industriels et commerciaux, aux bénéfices agricoles et aux bénéfices non commerciaux, les plus-values réalisées par les personnes physiques ou les sociétés ou groupements qui relèvent des articles 8 à 8 ter, lors de la cession à titre onéreux de biens immobiliers bâtis ou non bâtis ou de droits relatifs à ces biens, sont passibles de l'impôt sur le revenu dans les conditions prévues aux articles 150 V à 150 VH () ". Aux termes de l'article 150 VF du même code : " I. L'impôt sur le revenu correspondant à la plus-value réalisée sur les biens ou droits mentionnés aux articles 150 U à 150 UC est versé par la personne physique, la société ou le groupement qui cède le bien ou le droit () II. En cas de cession d'un bien ou d'un droit mentionné aux articles 150 U et 150 UB par une société ou un groupement qui relève des articles 8 à 8 ter, l'impôt sur le revenu afférent à la plus-value est dû au prorata des droits sociaux détenus par les associés soumis à cet impôt présents à la date de la cession de l'immeuble. L'impôt acquitté par la société ou le groupement est libératoire de l'impôt sur le revenu afférent à la plus-value dû par ces associés () ". Aux termes de l'article 150 VH du même code : " L'impôt sur le revenu afférent à la plus-value réalisée sur les biens mentionnés aux articles 150 U à 150 UC est versé lors du dépôt de la déclaration prévue à l'article 150 VG () ".

4. Il résulte de ces dispositions qu'en cas de cession de biens immobiliers ou de droits relatifs à ces biens par une société civile immobilière n'ayant pas opté pour le régime fiscal des sociétés de capitaux, les associés de cette société qui sont soumis à l'impôt sur le revenu sont les seuls redevables légaux, à proportion de leurs droits dans la société, de l'impôt sur la plus-value de cession prévu par l'article 150 U du code général des impôts, établi et recouvré dans les conditions prévues aux articles 150 V à 150 VH du même code. Si les dispositions combinées des articles 150 VF et 150 VH prévoient qu'en cas de cession d'un bien ou droit immobilier par une société ou un groupement soumis au régime fiscal des sociétés de personnes, l'impôt est acquitté par cette société ou ce groupement lors du dépôt de la déclaration prévue à l'article 150 VG et est libératoire de l'impôt sur le revenu afférent à la plus-value dû par les associés soumis à cet impôt, l'administration ne peut, dans le cas où le versement ainsi opéré a été calculé sur une base insuffisante, mettre en recouvrement les compléments d'imposition correspondants qu'au nom des seuls redevables légaux, c'est-à-dire des associés soumis à l'impôt sur le revenu présents à la date de la cession de l'immeuble, sans pouvoir les mettre à la charge de la société de personnes elle-même, qui n'est passible ni de l'impôt sur les sociétés, ni de l'impôt sur le revenu à raison de cette plus-value.

5. Il résulte de l'instruction que l'avis de mis en recouvrement portant sur les cotisations d'impôt sur le revenu et de contributions sociales procédant de la fraction de la plus-value de cession d'un immeuble appartenant à la SCI du 29 avenue Georges Mandel soumise aux dispositions de l'article 150 U du code général des impôts, a été mis au nom et uniquement notifié à la société requérante, alors que seuls ses associés étaient les redevables légaux de ces impositions. Dans ces conditions, sans qu'il soit besoin de se prononcer sur les autres moyens de la requête, la société SCI du 29 avenue Georges Mandel est fondée à demander la décharge des impositions résultant de l'avis de mise en recouvrement émis le 30 septembre 2020 à son nom pour un montant de 92 219 euros restant en litige.

Sur les conclusions tendant au versement d'intérêts moratoires :

6. Aux termes de l'article L. 208 du livre de procédures fiscales : " Quand l'Etat est condamné à un dégrèvement d'impôt par un tribunal ou quand un dégrèvement est prononcé par l'administration à la suite d'une réclamation tendant à la réparation d'une erreur commise dans l'assiette ou le calcul des impositions, les sommes déjà perçues sont remboursées au contribuable () ". En l'absence de litige né et actuel opposant la société requérante au comptable concernant le versement des intérêts moratoires, les conclusions tendant au versement par l'administration de ces intérêts sont prématurées et doivent être rejetées comme irrecevables et ne peuvent qu'être rejetées.

Sur les frais liés au litige :

7. La présente instance n'ayant pas généré de dépens, les conclusions présentées sur le fondement de l'article R. 761-1 du code de justice administrative doivent être rejetées.

D E C I D E :

Article 1er : Il n'y a pas lieu de statuer sur les conclusions de la requête à concurrence des dégrèvements de cotisations supplémentaires à l'impôt sur le revenu prononcés par le directeur régional des finances publiques d'Ile-de-France et de Paris au titre de l'année 2016 à hauteur de 11 917 euros.

Article 2 : La SCI du 29 avenue Georges Mandel est déchargée de la cotisation supplémentaire d'impôt sur le revenu maintenue à sa charge au titre de l'année 2016 pour un montant de 92 219 euros.

Article 3 : Le surplus des conclusions de la requête est rejeté.

Article 4 : Le présent jugement sera notifié à la SCI du 29 avenue Georges Mandel et au directeur régional des finances publiques d'Ile-de-France et de Paris.

Délibéré après l'audience du 25 mai 2023, à laquelle siégeaient :

M. Duchon-Doris, président,

Mme Belkacem, première conseillère,

Mme Marchand, première conseillère.

Rendu public par mise à disposition au greffe le 8 juin 2023.

La rapporteure,

A. MARCHAND

Le président,

J-C. DUCHON-DORIS

La greffière,

C. EL HOUSSINE

La République mande et ordonne au ministre délégué chargé des comptes publics, en ce qui le concerne, ou à tous commissaires de justice, à ce requis en ce qui concerne les voies de droit commun, contre les parties privées, de pourvoir à l'exécution de la présente décision.

2/2-3

Décisions similaires

TA13Plein contentieux

Tribunal Administratif de Marseille — N° TA13-2608110

Le Tribunal Administratif de Marseille, statuant en référé sur le fondement de l'article L. 521-3 du code de justice administrative, a été saisi par Mme A..., ressortissante ivoirienne, afin d'obtenir la délivrance effective d'une carte de séjour pluriannuelle dont le renouvellement lui avait déjà été accordé par une décision favorable du 1er août 2025. Le juge a constaté que la condition d'urgence était remplie s'agissant d'une demande de renouvellement de titre de séjour et que la mesure sollicitée ne se heurtait à aucune contestation sérieuse. Il a enjoint au préfet des Bouches-du-Rhône de convoquer l'intéressée sous quinze jours pour lui remettre le titre, sous astreinte de 50 euros par jour de retard. L'État a également été condamné à verser 1 500 euros au titre des frais de justice, sous réserve de l'admission définitive de Mme A... à l'aide juridictionnelle provisoire.

01/06/2026

TA13Plein contentieux

Tribunal Administratif de Marseille — N° TA13-2608580

Le Tribunal administratif de Marseille, statuant en référé, a rejeté la requête de M. B... concernant le traitement de sa demande de document de circulation pour étranger mineur pour sa fille. La requête a été jugée irrecevable car elle ne contenait pas de conclusions, c'est-à-dire qu'elle ne précisait pas ce que le requérant demandait au juge. Cette irrecevabilité a été constatée sur le fondement de l'article R. 411-1 du code de justice administrative. Le juge a donc appliqué l'article L. 522-3 du même code pour rejeter la requête sans instruction ni audience.

01/06/2026

TA14Plein contentieux

Tribunal Administratif de Caen — N° TA14-2601609

Le Tribunal administratif de Caen, statuant en référé sur le fondement de l'article L. 521-1 du code de justice administrative, a rejeté la requête de Mme A... B... tendant à la suspension d'une décision de l'Agence nationale des titres sécurisés (ANTS) refusant l'immatriculation d'un véhicule et l'exonération du malus écologique. La demande a été jugée manifestement irrecevable car la requérante n'avait pas présenté de requête distincte aux fins d'annulation de la décision contestée, comme l'exige l'article R. 522-1 du même code. En conséquence, le juge a rejeté la requête sans instruction ni audience, en application de l'article L. 522-3.

01/06/2026

TA25Plein contentieux

Tribunal Administratif de Besançon — N° TA25-2601163

Le Tribunal Administratif de Besançon, statuant en référé, a rejeté la demande de suspension de la délibération du conseil municipal d’Etupes approuvant le budget primitif 2026. Le juge a estimé que la condition d’urgence n’était pas remplie, le requérant n’ayant pas démontré que l’exécution du budget entraînerait un blocage du fonctionnement des services publics communaux ou une situation financière irréversible. En conséquence, la requête de M. C... a été rejetée, sans qu’il soit nécessaire d’examiner l’existence d’un doute sérieux sur la légalité de la délibération. La décision se fonde sur l’article L. 521-1 du code de justice administrative.

01/06/2026

← Retour aux décisions