lundi 11 mars 2024
| Juridiction | Tribunal Administratif de Paris |
| Section | Tribunal Administratif de Paris |
| N° Dossier | TA75-2123864 |
| Type | Décision |
| Publication | C |
| Formation | 4e Section - 2e Chambre |
| Avocat requérant | CABINET THOUVENIN, COUDRAY ET GREVY (SCP) |
Vu la procédure suivante :
Par une requête et un mémoire, enregistrés les 8 novembre et 21 décembre 2021, M. A D, représenté par la SCP Thouvenin, Coudray et Grevy, demande au tribunal :
1°) d'annuler l'arrêté du 6 novembre 2020 par lequel la maire de Paris a mis fin à l'attribution pour nécessité absolue de service du logement situé 78, rue Bonaparte, dans le 6ème arrondissement de Paris, dont il bénéficiait ;
2°) de mettre à la charge de la ville de Paris une somme de 3 500 euros sur le fondement de l'article L. 761-1 du code de justice administrative.
Il soutient que :
- l'arrêté attaqué a été pris par une autorité incompétente ;
- il est illégal en raison de l'illégalité des arrêtés de la maire de Paris des 21 juin 2019, 9 octobre 2019 et 2 février 2021 le plaçant et le maintenant en disponibilité d'office pour raison de santé, et de l'illégalité de la décision implicite de la maire de Paris refusant de reconnaître sa maladie comme imputable au service ;
- il est entaché d'erreur de droit, dès lors que le fait qu'il n'ait plus été en position d'activité ne pouvait justifier qu'il se voie retirer le bénéfice du logement dont il disposait ;
- il est illégal, dès lors qu'il ne saurait avoir pris effet à compter du 6 novembre 2020, car il ne lui a jamais été régulièrement notifié.
Par un mémoire en défense, enregistré le 13 juin 2022, la ville de Paris conclut au rejet de la requête.
Elle soutient que les moyens soulevés par M. D ne sont pas fondés.
Par ordonnance du 18 janvier 2024, la clôture d'instruction a été fixée au 1er février 2024.
Vu :
- les autres pièces du dossier.
Vu :
- le code général des collectivités territoriales ;
- le code général de la propriété des personnes publiques ;
- le code des relations entre le public et l'administration ;
- la loi n° 84-53 du 26 janvier 1984 portant dispositions statutaires relatives à la fonction publique territoriale ;
- l'ordonnance n° 2020-306 du 25 mars 2020 relative à la prorogation des délais échus pendant la période d'urgence sanitaire et à l'adaptation des procédures pendant cette même période
- le code de justice administrative.
Les parties ont été régulièrement averties du jour de l'audience.
Ont été entendus au cours de l'audience publique :
- le rapport de Mme Berland,
- et les conclusions de Mme Alidière, rapporteure publique.
Considérant ce qui suit :
1. Par un arrêté du maire de Paris du 13 mars 2009, M. A D a été autorisé, à titre gratuit et par nécessité absolue de service, à occuper un logement de fonction situé 78, rue Bonaparte, dans le 6ème arrondissement de Paris, à compter du 18 août 2007, en raison de sa qualité d'agent de logistique générale de première classe à la direction des achats, de la logistique, des implantations administratives et des transports. Par un arrêté du 21 juin 2019, M. D a été placé en disponibilité d'office pour raison de santé avec prestations du 24 avril 2019 au 23 octobre 2019. Ce placement a été maintenu du 24 octobre 2019 au 23 avril 2020 par un arrêté du 9 octobre 2019, puis du 23 octobre 2020 au 22 octobre 2021 par un arrêté du 2 février 2021. Par un arrêté du 28 novembre 2019, la maire de Paris a mis fin à la concession de logement de fonction au bénéfice de M. D à compter du 28 novembre 2019. Cet arrêté a été rapporté par un arrêté de la maire de Paris du 30 octobre 2020. Par un nouvel arrêté du 6 novembre 2020, considérant que M. D n'occupait plus le poste justifiant la mise à disposition d'un logement de fonction par nécessité absolue de service, la maire de Paris lui a supprimé le bénéfice de ce logement de fonction à compter du 6 novembre 2020. Par la présente requête, M. D demande l'annulation de cette décision.
Sur les conclusions à fin d'annulation :
2. En premier lieu, l'arrêté attaqué a été signé par M. C B, chef du bureau des carrières techniques, qui disposait d'une délégation de signature de la maire de Paris à effet de signer, entre autres, les actes et décisions de caractère individuel, concernant l'ensemble des personnels A, B et C, ou assimilés, et les arrêtés attributifs de logements de fonction pour nécessité de service et de fixation de redevance d'occupation, par arrêté du 3 juillet 2020 régulièrement publié au bulletin officiel de la ville de Paris du même jour.
3. En deuxième lieu, l'illégalité d'un acte administratif non réglementaire ne peut être utilement invoquée par voie d'exception à l'appui de conclusions dirigées contre une décision administrative ultérieure que si cette dernière décision a été prise pour l'application du premier acte ou s'il en constitue la base légale. Cette exception n'est recevable que si l'acte n'est pas devenu définitif à la date à laquelle elle est invoquée.
4. M. D fait valoir que l'arrêté attaqué est illégal, dès lors que les arrêtés par lesquels la maire de Paris l'a placé, les 21 juin 2019, 9 octobre 2019 et 2 février 2021, en disponibilité d'office pour raison de santé, sont illégaux, tout comme la décision implicite de la maire de Paris refusant de reconnaître l'imputabilité au service de la maladie dont il est atteint.
5. D'une part, il ressort des pièces du dossier que les arrêtés des 21 juin 2019, 9 octobre 2019 et 2 février 2021 étaient joints à la requête n° 2117340 présentée par la ville de Paris aux fins d'ordonner l'expulsion de M. D, qui a été notifiée au requérant le 9 septembre 2021, et mentionnaient les délais et voies de recours. Ainsi, ces arrêtés n'ayant pas été contestés avant le 10 novembre 2021, ils sont devenus définitifs à cette date. Par suite, M. D, qui a soulevé pour la première fois le moyen tiré de l'exception d'illégalité de ces trois arrêtés dans son mémoire complémentaire enregistré le 21 décembre 2021, n'est pas recevable à exciper de leur illégalité au soutien des conclusions à fin d'annulation de la décision attaquée.
6. D'autre part, aux termes de l'article R. 421-2 du code de justice administrative : " Sauf disposition législative ou réglementaire contraire, dans les cas où le silence gardé par l'autorité administrative sur une demande vaut décision de rejet, l'intéressé dispose, pour former un recours, d'un délai de deux mois à compter de la date à laquelle est née une décision implicite de rejet () ". Aux termes de l'article L. 231-4 du code des relations entre le public et l'administration : " Par dérogation à l'article L. 231-1, le silence gardé par l'administration pendant deux mois vaut décision de rejet : () 5° Dans les relations entre l'administration et ses agents. " Par ailleurs, l'article L. 112-2 du code des relations entre le public et l'administration exclut l'application aux relations entre l'administration et ses agents des dispositions des articles L. 112-3 et L. 112-6 du même code imposant la délivrance d'un accusé de réception des demandes et subordonnant l'opposabilité des délais de recours à la régularité de celui-ci. Il résulte de l'ensemble de ces dispositions qu'en cas de naissance d'une décision implicite de rejet du fait du silence gardé par l'administration pendant la période de deux mois suivant la réception d'une demande, le délai de deux mois pour se pourvoir contre une telle décision implicite court dès sa naissance à l'encontre d'un agent public, alors même que l'administration n'a pas accusé réception de la demande de cet agent, les dispositions de l'article L. 112-3 du code des relations entre le public et l'administration n'étant pas applicables aux agents publics.
7. Aux termes de l'article 2 de l'ordonnance n° 2020-306 du 25 mars 2020 relative à la prorogation des délais échus pendant la période d'urgence sanitaire et à l'adaptation des procédures pendant cette même période : " Tout acte, recours, action en justice, formalité, inscription, déclaration, notification ou publication prescrit par la loi ou le règlement à peine de nullité, sanction, caducité, forclusion, prescription, inopposabilité, irrecevabilité, péremption, désistement d'office, application d'un régime particulier, non avenu ou déchéance d'un droit quelconque et qui aurait dû être accompli pendant la période mentionnée à l'article 1er sera réputé avoir été fait à temps s'il a été effectué dans un délai qui ne peut excéder, à compter de la fin de cette période, le délai légalement imparti pour agir, dans la limite de deux mois. " L'article 1er du même texte dispose que : " I. ' Les dispositions du présent titre sont applicables aux délais et mesures qui ont expiré ou qui expirent entre le 12 mars 2020 et le 23 juin 2020 inclus. " Par ailleurs, l'article 7 du même texte prévoit que " Sous réserve des obligations qui découlent d'un engagement international ou du droit de l'Union européenne, les délais à l'issue desquels une décision, un accord ou un avis de l'un des organismes ou personnes mentionnés à l'article 6 peut ou doit intervenir ou est acquis implicitement et qui n'ont pas expiré avant le 12 mars 2020 sont, à cette date, suspendus jusqu'à la fin de la période mentionnée au I de l'article 1er. () / Le point de départ des délais de même nature qui auraient dû commencer à courir pendant la période mentionnée au I de l'article 1er est reporté jusqu'à l'achèvement de celle-ci. "
8. La demande de reconnaissance de l'imputabilité au service de la maladie dont souffre M. D a été reçue par la ville de Paris le 27 avril 2020. Une décision implicite de rejet est née à l'expiration du délai de deux mois qui commençait à courir le 23 août 2020, soit le 24 octobre 2020. Cette décision est devenue définitive le 24 décembre 2020. Le recours gracieux formé par un courrier du 10 mai 2021 reçu le 17 mai suivant, intervenu postérieurement à l'expiration du délai de recours de deux mois, n'a pas eu pour effet de le proroger. Par suite, M. D n'est pas recevable à exciper, à l'appui de ses conclusions à fin d'annulation de la décision attaquée, de l'illégalité de la décision implicite de refus de reconnaissance d'imputabilité au service de sa maladie, cette décision de rejet étant devenue définitive lorsqu'il a soulevé, dans le cadre de la présente instance, l'exception d'illégalité de cet acte.
9. En troisième lieu, aux termes de l'article L. 2122-1 du code général de la propriété des personnes publiques : " Nul ne peut, sans disposer d'un titre l'y habilitant, occuper une dépendance du domaine public d'une personne publique mentionnée à l'article L. 1 ou l'utiliser dans des limites dépassant le droit d'usage qui appartient à tous. ". Aux termes de l'article R. 2124-64 du même code : " Dans les immeubles dépendant de son domaine public, l'Etat peut accorder à ses agents civils ou militaires une concession de logement par nécessité absolue de service ou une convention d'occupation précaire avec astreinte, dans les conditions prévues au présent paragraphe ". Aux termes de l'article R. 2124-65 du même code : " Une concession de logement peut être accordée par nécessité absolue de service lorsque l'agent ne peut accomplir normalement son service, notamment pour des raisons de sûreté, de sécurité ou de responsabilité, sans être logé sur son lieu de travail ou à proximité immédiate ". Aux termes de son article R. 2124-73 : " Les concessions de logement et les conventions d'occupation précaire avec astreinte sont, dans tous les cas, accordées à titre précaire et révocable. Leur durée est limitée à celle pendant laquelle les intéressés occupent effectivement les emplois qui les justifient () Lorsque les titres d'occupation viennent à expiration, pour quelque motif que ce soit, l'agent est tenu de libérer les lieux sans délai sous peine de se voir appliquer les sanctions prévues à l'article R. 2124-74. ". Ces dispositions sont transposables aux agents des collectivités territoriales en application du principe de parité avec la fonction publique d'État.
10. En outre, aux termes de l'article 57 alors en vigueur de la loi n° 84-53 du 26 janvier 1984 portant dispositions statutaires relatives à la fonction publique territoriale : " Le fonctionnaire en activité a droit : / () 2° A des congés de maladie dont la durée totale peut atteindre un an pendant une période de douze mois consécutifs en cas de maladie dûment constatée mettant l'intéressé dans l'impossibilité d'exercer ses fonctions. / () 3° A des congés de longue maladie d'une durée maximale de trois ans dans les cas où il est constaté que la maladie met l'intéressé dans l'impossibilité d'exercer ses fonctions, rend nécessaires un traitement et des soins prolongés et présente un caractère invalidant et de gravité confirmée. () / 4° A un congé de longue durée, en cas de tuberculose, maladie mentale, affection cancéreuse, poliomyélite ou déficit immunitaire grave et acquis, de trois ans à plein traitement et de deux ans à demi-traitement. (). ". Aux termes de l'article 72 alors en vigueur de cette loi : " La disponibilité est la position du fonctionnaire qui, placé hors de son administration ou service d'origine, cesse de bénéficier, dans cette position, de ses droits à l'avancement et à la retraite. () La disponibilité est prononcée, soit à la demande de l'intéressé, soit d'office à l'expiration des congés prévus aux 2°, 3° et 4° de l'article 57. "
11. La disposition d'un logement de fonction par nécessité de service est la contrepartie des sujétions attachées à l'exercice effectif des fonctions. Il en résulte que la cessation de l'exercice, par un agent, des fonctions ayant justifié la concession de logement pour nécessité absolue de service emporte, nécessairement la fin de cette concession, à laquelle l'administration est, en toute hypothèse, tenue de mettre fin.
12. Il ressort des pièces du dossier que M. D a été placé à compter du 24 avril 2019, à l'issue d'une période de douze mois de congés maladie commençant le 24 avril 2018, en disponibilité d'office pour raison de santé par un arrêté du 21 juin 2019, disponibilité qui a été renouvelée par la suite. Il a ainsi, à compter du 24 avril 2019, cessé d'exercer les fonctions ayant justifié la concession de son logement pour nécessité absolue de service. Par suite, M. D n'est pas fondé à soutenir qu'en mettant fin à la concession de ce logement, la ville de Paris a commis une erreur de droit.
13. En dernier lieu, aux termes de l'article L. 2131-1 du code général des collectivités territoriales : " Les actes pris par les autorités communales sont exécutoires de plein droit dès qu'il a été procédé à leur publication ou affichage ou à leur notification aux intéressés ainsi qu'à leur transmission au représentant de l'Etat dans le département ou à son délégué dans l'arrondissement. Pour les décisions individuelles, cette transmission intervient dans un délai de quinze jours à compter de leur signature. (). "
14. Les décisions administratives ne pouvant légalement disposer que pour l'avenir, l'administration ne peut, par dérogation à cette règle, prendre des mesures à portée rétroactive que pour assurer la continuité de la carrière d'un agent public ou procéder à la régularisation de sa situation.
15. Il ressort des pièces du dossier que l'arrêté attaqué, daté du 6 novembre 2020, prévoit que l'arrêté autorisant le requérant à occuper à titre gratuit, par nécessité absolue de service, un logement de fonction, cesse de produire ses effets à compter du 6 novembre 2020. Cet arrêté ne pouvait légalement entrer en vigueur qu'à partir de sa notification à l'intéressé. M. D fait valoir, sans être contredit en défense, que cet arrêté ne lui a jamais été notifié. Si la connaissance acquise de cet arrêté par le requérant ne saurait être regardée comme équivalant à une notification régulière, toutefois, le requérant a introduit, le 8 novembre 2021, la présente requête contre cette décision. Il doit ainsi être réputé avoir reçu au plus tôt notification de cette décision à la date à laquelle il a introduit cette requête. En outre, il ne ressort pas des pièces du dossier que la mesure par laquelle la maire de Paris a mis fin à la mise à disposition de M. D d'un logement de fonction au 6 novembre 2020 ait été nécessaire pour assurer la continuité de sa carrière ou régulariser sa situation. Par suite, l'arrêté attaqué est illégal en tant qu'il comporte un effet rétroactif et doit être annulé dans cette mesure.
Sur les frais de justice :
16. Il n'y a pas lieu, dans les circonstances de l'espèce, de mettre à la charge de la ville de Paris la somme que M. D demande au titre des frais exposés et non compris dans les dépens.
D E C I D E :
Article 1er : L'arrêté de la maire de Paris du 6 novembre 2020 est annulé en tant qu'il porte effet à une date antérieure au 8 novembre 2021.
Article 2 : La surplus des conclusions de la requête est rejeté.
Article 3 : Le présent jugement sera notifié à M. A D et à la ville de Paris.
Délibéré après l'audience du 26 février 2024, à laquelle siégeaient :
Mme Le Roux, présidente,
Mme Berland, première conseillère,
Mme Desmoulière, conseillère.
Rendu public par mise à disposition au greffe le 11 mars 2024.
La rapporteure,
F. BERLAND
La présidente,
M.-O. LE ROUX La greffière,
F. RAJAOBELISON
La République mande et ordonne au préfet de la région d'Île-de-France, préfet de Paris, en ce qui le concerne et à tous commissaire de justice à ce requis en ce qui concerne les voies de droit commun contre les parties privées, de pourvoir à l'exécution de la présente décision.
Tribunal Administratif de Paris — N° TA75-2417280
Le Tribunal Administratif de Paris a annulé les décisions du ministre de la justice refusant un changement de nom. Le juge a estimé que la requérante justifiait d'un intérêt légitime exceptionnel, fondé sur des motifs affectifs, pour porter le nom de son père biologique et affectif, et ce malgré l'existence d'une filiation paternelle légalement établie à l'égard d'un autre homme. La décision s'appuie sur l'article 61 du code civil, qui n'assujettit pas l'intérêt légitime à changer de nom à l'existence d'un lien de filiation avec le porteur du nom sollicité.
07/04/2026
Tribunal Administratif de Paris — N° TA75-2402737
Le Tribunal Administratif de Paris a rejeté la requête de M. B... visant à annuler les arrêtés d'expulsion et de fixation du pays de destination. La juridiction a estimé que le ministre de l'intérieur avait légalement fondé sa décision sur l'article L. 631-3 du code de l'entrée et du séjour des étrangers et du droit d'asile, considérant que les condamnations et le comportement agressif de l'intéressé, évoluant vers des menaces à caractère terroriste, constituaient une menace grave pour l'ordre public et portaient atteinte aux intérêts fondamentaux de l'État. Le tribunal a également jugé que l'arrêté fixant le Maroc comme pays de destination ne méconnaissait pas l'article 3 de la Convention européenne des droits de l'homme.
07/04/2026
Tribunal Administratif de Paris — N° TA75-2504315
Le Tribunal Administratif de Paris a rejeté la requête de M. A..., un ressortissant chinois condamné pour meurtre, qui demandait l'annulation de son arrêté d'expulsion du 5 décembre 2024. Le tribunal a jugé que le préfet de police était compétent pour signer l'arrêté et que la motivation de la décision, qui invoquait une menace grave pour l'ordre public, était suffisante au regard des dispositions du code de l'entrée et du séjour des étrangers et du droit d'asile (article L. 631-1) et du code des relations entre le public et l'administration. La demande d'aide juridictionnelle provisoire a également été rejetée, faute d'urgence démontrée.
07/04/2026
Tribunal Administratif de Paris — N° TA75-2406377
Le Tribunal Administratif de Paris a rejeté la requête de la SCI Habitat Cavaignac visant à annuler l'arrêté municipal du 17 janvier 2024 refusant la transformation d'un local commercial en meublé de tourisme. La juridiction a jugé que le refus de la Maire de Paris était légal, car il était justifié par la nécessité de protéger l'environnement urbain et l'équilibre entre les fonctions de la ville, conformément au règlement municipal adopté sur le fondement du code du tourisme (articles L. 324-1-1 et R. 324-1-5). La demande d'injonction et de condamnation pécuniaire à l'encontre de la Ville a également été rejetée.
23/03/2026