mercredi 17 juillet 2024
| Juridiction | Tribunal Administratif de Paris |
| Section | Tribunal Administratif de Paris |
| N° Dossier | TA75-2208628 |
| Type | Décision |
| Publication | C |
| Formation | 1re Section - 1re Chambre |
| Avocat requérant | ADDA |
Vu les procédures suivantes :
I. Par une requête et un mémoire en réplique, enregistrés sous le n° 2208628, les 12 avril 2022 et 6 mars 2023, la SARL TIME SQUARE, représentée par Me Adda, demande au tribunal :
1°) de prononcer la décharge, en droits et pénalités, des rappels de taxe sur la valeur ajoutée auxquelles elle a été assujettie au titre de la période du 1er janvier au 31 décembre 2015 ;
2°) de mettre à la charge de l'Etat la somme de 1 500 euros en application de l'article L. 761-1 du code de justice administrative.
Elle soutient que :
- l'avis de vérification de comptabilité ne lui a pas été régulièrement notifié ;
- la proposition de rectification ne lui a pas été régulièrement notifiée ;
- l'administration a emporté des pièces justificatives comptables sans demande écrite du contribuable.
Par un mémoire en défense, enregistré le 11 octobre 2022, le directeur régional des finances publiques d'Ile-de-France et de Paris conclut au rejet de la requête.
Il soutient que les moyens soulevés par la requérante ne sont pas fondés.
II. Par une requête et un mémoire en réplique, enregistrés sous le n° 2208700, les 14 avril 2022 et 6 mars 2023, la SARL TIME SQUARE, représentée par Me Adda, demande au tribunal :
1°) de prononcer la décharge, en droits et pénalités, des cotisations supplémentaires d'impôts sur les sociétés auxquelles elle a été assujettie au titre des exercices clos en 2014 et 2015 ;
2°) de mettre à la charge de l'Etat la somme de 1 500 euros en application de l'article L. 761-1 du code de justice administrative.
Elle soutient que :
- l'avis de vérification de comptabilité ne lui a pas été régulièrement notifié ;
- la mise en demeure, au titre de l'article L. 68 du livre des procédures fiscales, de régulariser sa situation dans les trente jours pour l'exercice clos en 2015 ne lui a pas été régulièrement notifiée ;
- la proposition de rectification ne lui a pas été régulièrement notifiée ;
- l'administration a emporté des pièces justificatives comptables sans demande écrite du contribuable ;
- la proposition de rectification est insuffisamment motivée ;
- le service a, à tort, réintégré au résultat de l'exercice clos le 31 décembre 2014 le passif du compte courant d'associé constaté à l'ouverture de l'exercice.
Par un mémoire en défense, enregistré le 11 octobre 2022, le directeur régional des finances publiques d'Ile-de-France et de Paris conclut au rejet de la requête.
Il soutient que les moyens soulevés par la requérante ne sont pas fondés.
Vu les autres pièces du dossier.
Vu :
- le code général des impôts et le livre des procédures fiscales ;
- le code de justice administrative.
Les parties ont été régulièrement averties du jour de l'audience.
Ont été entendus au cours de l'audience publique :
- le rapport de Mme Ostyn,
- et les conclusions de Mme Belle, rapporteure publique.
Considérant ce qui suit :
1. La SARL TIME SQUARE, qui exerce une activité de restauration type rapide, a fait l'objet, du 22 mars 2017 au 28 juin 2017, d'une vérification de comptabilité portant sur la période du 1er janvier 2014 au 31 décembre 2015, à l'issue de laquelle elle a été imposée en vertu, s'agissant de l'impôt sur les sociétés dû au titre de l'année 2014, de la procédure de rectification contradictoire des articles L. 55 à L. 61 du livre des procédures fiscales, et, s'agissant de l'impôt sur les sociétés dû au titre de l'année 2015 et de la taxe sur la valeur ajoutée due au titre de la période du 1er janvier au 31 décembre 2015, de la procédure de taxation d'office de l'article L. 66 du même livre. La société a été assujettie, aux termes de la proposition de rectification qui lui a été notifiée le 8 août 2017, à des rappels de taxe sur la valeur ajoutée au titre de la période du 1er janvier au 31 décembre 2015 et des cotisations supplémentaires d'impôt sur les sociétés au titre des exercices clos en 2014 et 2015, dont elle demande, par les présentes requêtes, la décharge en droits et pénalités.
Sur la jonction des requêtes :
2. Les requêtes n° 2208628 et 2208700 sont relatives à la situation d'une même requérante, présentent à juger des questions semblables et ont fait l'objet d'une instruction commune. Il y a lieu de les joindre pour statuer par un seul jugement.
Sur la régularité de la procédure :
3. En premier lieu, aux termes de l'article L. 66 du livre des procédures fiscales : " Sont taxés d'office : () 2° à l'impôt sur les sociétés, les personnes morales passibles de cet impôt qui n'ont pas déposé dans le délai légal leur déclaration, sous réserve de la procédure de régularisation prévue à l'article L. 68 ". Aux termes de l'article L. 68 du même code : " La procédure de taxation d'office prévue aux 2° et 5° de l'article L. 66 n'est applicable que si le contribuable n'a pas régularisé sa situation dans les trente jours de la notification d'une mise en demeure. ". Aux termes de l'article 5 de l'arrêté du 7 février 2007 pris en application de l'article R. 2-1 du code des postes et des communications électroniques et fixant les modalités relatives au dépôt et à la distribution des envois postaux : " En cas d'absence du destinataire à l'adresse indiquée par l'expéditeur lors du passage de l'employé chargé de la distribution, un avis du prestataire informe le destinataire que l'envoi postal est mis en instance pendant un délai de quinze jours à compter du lendemain de la présentation de l'envoi postal à son domicile ainsi que du lieu où cet envoi peut être retiré. ".
4. En l'espèce, la requérante fait valoir que la procédure de taxation d'office au titre de l'impôt sur les sociétés de l'exercice clos en 2015 est irrégulière, dès lors que la mise en demeure, au titre de l'article L. 68 du livre des procédures fiscales, de régulariser sa situation dans les trente jours pour l'exercice clos en 2015 ne lui a pas été régulièrement notifiée. Toutefois, il résulte de l'instruction que la mise en demeure prévue à l'article L. 68 du livre des procédures fiscales a été régulièrement notifiée à la société requérante, le 6 juillet 2016, ainsi que l'atteste la mention " pli avisé non réclamé " figurant sur l'accusé de réception produit au dossier par l'administration fiscale. Si la requérante soutient que la mention " pli avisé et non réclamé " ne permet pas d'établir que le pli est demeuré en instance au bureau de poste durant un délai de quinze jours, elle n'établit pas que la délivrance du pli aurait été rendue impossible dans ce délai en raison d'un renvoi prématuré à l'expéditeur. Ainsi, le moyen tiré de ce que la mise en demeure n'a pas été régulièrement notifiée ne peut, par suite, qu'être écarté.
5. En deuxième lieu, aux termes de l'article L. 47 du livre des procédures fiscales : " Un examen contradictoire de la situation fiscale personnelle d'une personne physique au regard de l'impôt sur le revenu, une vérification de comptabilité ou un examen de comptabilité ne peut être engagé sans que le contribuable en ait été informé par l'envoi ou la remise d'un avis de vérification ou par l'envoi d'un avis d'examen de comptabilité. ".
6. Si la requérante soutient que la notification de l'avis de vérification serait irrégulière, un tel moyen est inopérant pour les cotisations supplémentaires à l'impôt sur les sociétés mises à sa charge pour l'exercice clos en 2015 ainsi que pour les rappels de taxe sur la valeur ajoutée auxquelles elle a été assujettie au titre de la période du 1er janvier au 31 décembre 2015, dès lors qu'une telle irrégularité, à la supposer établie, est sans incidence sur l'imposition de la requérante dont la situation de taxation d'office pour ces périodes, issue de l'absence de déclaration dans le délai de trente jours à compter de la notification de la mise en demeure le 6 juillet 2016, n'a pas été révélée par cette vérification, qui a débuté le 22 mars 2017. Par ailleurs, s'agissant des cotisations supplémentaires à l'impôt sur les sociétés mises à sa charge pour l'exercice clos en 2014 au terme d'une procédure de rectification contradictoire, il résulte de l'instruction que l'avis de vérification prévu à l'article L. 47 du livre des procédures fiscales a été régulièrement notifié à la société requérante, le 3 février 2017, ainsi que l'atteste la mention " pli avisé non réclamé " figurant sur l'accusé de réception produit au dossier par l'administration fiscale. Si la requérante soutient que la mention " pli avisé et non réclamé " ne permet pas d'établir que le pli est demeuré en instance au bureau de poste durant un délai de quinze jours, elle n'établit pas que la délivrance du pli aurait été rendue impossible dans ce délai en raison d'un renvoi prématuré à l'expéditeur. Ainsi, le moyen tiré de ce que l'avis de vérification n'a pas été régulièrement notifié ne peut qu'être écarté.
7. En troisième lieu, aux termes de l'article L. 57 du livre des procédures fiscales : " L'administration adresse au contribuable une proposition de rectification qui doit être motivée de manière à lui permettre de formuler ses observations ou de faire connaître son acceptation. ".
8. Si la requérante soutient que la notification de la proposition de rectification serait irrégulière, il résulte de l'instruction que la proposition de rectification lui a été régulièrement notifiée, le 8 août 2017, ainsi que l'atteste la mention " pli avisé non réclamé " figurant sur l'accusé de réception produit au dossier par l'administration fiscale. Si la requérante soutient que la mention " pli avisé et non réclamé " ne permet pas d'établir que le pli est demeuré en instance au bureau de poste durant un délai de quinze jours, elle n'établit pas que la délivrance du pli aurait été rendue impossible dans ce délai en raison d'un renvoi prématuré à l'expéditeur. Ainsi, le moyen tiré de ce que la proposition de rectification n'a pas été régulièrement notifiée ne peut qu'être écarté.
9. En quatrième lieu, il est constant que la requérante a remis en main propre au service, le 15 juin 2017, les relevés des tickets Z globalisés pour les mois d'avril 2014, décembre 2014, janvier 2015 et décembre 2015. Il n'est pas non plus contesté que la requérante a, pour répondre à la demande formulée par le service par lettre du 3 mai 2017, remis en main propre, le 26 juin 2017, des relevés des tickets Z globalisés par journée pour la même période. C'est donc sur le fondement de ces tickets journaliers, dont la régularité de la remise n'est pas contestée, que l'administration fiscale s'est fondée pour opérer les redressements litigieux. Le moyen tiré de l'emport irrégulier des tickets Z globalisés par mois doit donc être écarté.
10. En cinquième lieu, aux termes de l'article L. 57 du livre des procédures fiscales : " L'administration adresse au contribuable une proposition de rectification qui doit être motivée de manière à lui permettre de formuler ses observations ou de faire connaître son acceptation ". Aux termes de l'article R. 57-1 du même code : " La proposition de rectification prévue par l'article L. 57 fait connaître au contribuable la nature et les motifs de la rectification envisagée. ". Il résulte de ces dispositions que, pour être régulière, une proposition de rectification doit comporter la désignation de l'impôt concerné, de l'année d'imposition et de la base d'imposition, et énoncer les motifs sur lesquels l'administration entend se fonder pour justifier les redressements envisagés, de façon à permettre au contribuable de formuler ses observations de façon entièrement utile.
11. Si la requérante soutient que la proposition de rectification du 4 août 2017 est insuffisamment motivée en ce qu'elle n'établit pas en quoi, pour l'exercice 2014, le report à nouveau, et, pour l'exercice 2015, les apports inscrits en compte courant d'associé, pouvaient être réintégrés aux résultats des exercices concernés, ces circonstances, relatives au bien-fondé des impositions, sont sans incidence sur le respect de l'exigence, purement formelle, prévue par l'article L. 57 du livre des procédures fiscales de motivation de la proposition de rectification. Dès lors, le moyen tiré de son défaut de motivation de la proposition de rectification doit être écarté.
Sur le bien-fondé des impositions :
12. Aux termes de l'article 38 du code général des impôts : " 1. Sous réserve des dispositions des articles 33 ter, 40 à 43 bis et 151 sexies, le bénéfice imposable est le bénéfice net, déterminé d'après les résultats d'ensemble des opérations de toute natures effectuées par les entreprises, y compris notamment les cessions d'éléments quelconques de l'actif, soit en cours, soit en fin d'exploitation. / 2. Le bénéfice net est constitué par la différence entre les valeurs de l'actif net à la clôture et à l'ouverture de la période dont les résultats doivent servir de base à l'impôt diminuée des suppléments d'apport et augmentée des prélèvements effectués au cours de cette période par l'exploitant ou par les associés. L'actif net s'entend de l'excédent des valeurs d'actif sur le total formé au passif par les créances des tiers, les amortissements et les provisions justifiés. ". Aux termes de l'article 39 du même code : " 1. Le bénéfice net est établi sous déduction de toutes charges (). ". En vertu des règles gouvernant l'attribution de la charge de la preuve devant le juge administratif, applicables sauf loi contraire, s'il incombe, en principe, à chaque partie d'établir les faits nécessaires au succès de sa prétention, les éléments de preuve qu'une partie est seule en mesure de détenir ne sauraient être réclamés qu'à celle-ci. Il appartient, dès lors, au contribuable, pour l'application des dispositions précitées du code général des impôts, de justifier tant du montant des créances de tiers, amortissements, provisions et charges qu'il entend déduire du bénéfice net défini à l'article 38 du code général des impôts que de la correction de leur inscription en comptabilité, c'est-à-dire du principe même de leur déductibilité ; qu'en ce qui concerne les charges, le contribuable apporte cette justification par la production de tous éléments suffisamment précis portant sur la nature de la charge en cause, ainsi que sur l'existence et la valeur de la contrepartie qu'il en a retirée. Dans l'hypothèse où le contribuable s'acquitte de cette obligation, il incombe ensuite au service, s'il s'y croit fondé, d'apporter la preuve de ce que la charge en cause n'est pas déductible par nature, qu'elle est dépourvue de contrepartie, qu'elle a une contrepartie dépourvue d'intérêt pour le contribuable ou que la rémunération de cette contrepartie est excessive
13. En l'occurrence, le service a procédé à la réintégration dans le résultat de la SARL Time Square d'un passif injustifié correspondant à des sommes inscrites au crédit du compte courant d'associé ouvert dans ses écritures pour un montant de 25 408 euros, dès lors que la requérante n'a pas été en mesure, lors du contrôle, d'en apporter la justification. Il résulte de l'instruction que la requérante, à qui il incombe de justifier des charges qu'elle entend déduire de son bénéfice imposable, n'apporte aucun élément de nature à justifier du caractère déductible du passif inscrit au crédit du compte courant d'associé. Dès lors, la SARL Time Square n'est pas fondée à soutenir que c'est à tort que l'administration fiscale a réintégré cette somme au résultat imposable.
Sur les frais liés à l'instance :
14. Aux termes de l'article L. 761-1 du code de justice administrative : " Dans toutes les instances, le juge condamne la partie tenue aux dépens ou, à défaut, la partie perdante, à payer à l'autre partie la somme qu'il détermine, au titre des frais exposés et non compris dans les dépens. "
15. Les dispositions citées au point précédent font obstacle à ce que soit mise à la charge de l'Etat, qui n'est pas la partie perdante dans la présente instance, la somme de 1 500 euros au titre des frais d'instance.
D E C I D E :
Article 1er : Les requêtes n°2208628 et n°2208700 sont rejetées.
Article 2 : Le présent jugement sera notifié à la SARL Time Square et au directeur régional des finances publiques d'Ile-de-France et du département de Paris.
Délibéré après l'audience du 3 juillet 2024, à laquelle siégeaient :
Mme Vidal, présidente,
Mme Grossholz, première conseillère,
Mme Ostyn, conseillère.
Rendu public par mise à disposition au greffe le 17 juillet 2024.
La rapporteure,
I. OSTYNLa présidente,
S. VIDAL
La greffière,
S. RUBIRALTA
La République mande et ordonne au directeur régional des finances publiques d'Ile-de-France et du département de Paris, en ce qui le concerne, ou à tous commissaires de justice à ce requis en ce qui concerne les voies de droit commun contre les parties privées, de pourvoir à l'exécution de la présente décision.
2/1-1 et 2208700/1-1
Tribunal Administratif de Paris — N° TA75-2503570
Le Tribunal Administratif de Paris a rejeté la requête de M. A... visant à annuler le refus de renouvellement de sa carte de résident. La juridiction a estimé que le préfet de police de Paris, en se fondant sur une condamnation pénale, n'avait pas commis d'erreur manifeste d'appréciation en considérant que l'intéressé constituait une menace pour l'ordre public. La décision s'appuie sur les dispositions du code de l'entrée et du séjour des étrangers et du droit d'asile, notamment l'article L. 432-4, et a examiné le respect de l'article 8 de la Convention européenne des droits de l'homme.
01/04/2026
Tribunal Administratif de Paris — N° TA75-2424420
Le Tribunal Administratif de Paris a rejeté la demande de décharge de cotisations supplémentaires d'impôt sur le revenu pour les années 2015 et 2016. Le requérant contestait la régularité de la proposition de rectification, notamment son caractère suffisamment motivé et son aptitude à interrompre le délai de reprise. Le tribunal a jugé que la proposition, notifiée après l'ouverture d'une procédure de retrait d'agrément, était régulière et a valablement interrompu le délai de reprise, conformément aux articles L. 57 du livre des procédures fiscales et 1649 nonies A du code général des impôts.
01/04/2026
Tribunal Administratif de Paris — N° TA75-2517132
Le Tribunal Administratif de Paris a annulé l'arrêté du préfet de police du 17 juin 2025 ordonnant l'éloignement de M. A..., un ressortissant algérien. La juridiction a retenu que l'administration n'avait pas procédé à un examen sérieux de la situation familiale du requérant, notamment de ses liens avec sa fille née en France, ce qui constitue une erreur de droit. Le tribunal a enjoint au préfet de délivrer une autorisation provisoire de séjour et de réexaminer la situation dans un délai de trois mois, en application de l'article L. 614-16 du code de l'entrée et du séjour des étrangers et du droit d'asile.
01/04/2026
Tribunal Administratif de Paris — N° TA75-2416373
Le Tribunal Administratif de Paris a été saisi d'un recours pour excès de pouvoir contre une décision implicite de refus de titre de séjour. Le requérant, un ressortissant malien, contestait ce refus intervenu sur le fondement de l'article L. 435-1 du code de l'entrée et du séjour des étrangers. Le tribunal a annulé la décision implicite pour défaut de motivation, l'administration n'ayant pas répondu à la demande de communication des motifs formulée sur le fondement de l'article L. 232-4 du code des relations entre le public et l'administration. Il a enjoint au préfet de réexaminer la demande dans un délai d'un mois.
01/04/2026