mercredi 14 février 2024
| Juridiction | Tribunal Administratif de Paris |
| Section | Tribunal Administratif de Paris |
| N° Dossier | TA75-2208906 |
| Type | Décision |
| Publication | C |
| Formation | 1re Section - 1re Chambre |
| Avocat requérant | FIDAL DIRECTION PARIS |
Vu les procédures suivantes :
I. Par une requête et un mémoire complémentaire, enregistrés les 15 avril 2022 et 6 mars 2023, la société en nom collectif CitizenM Champs-Elysées Properties, représentée par Me Graillat et Me de Montigny, doit être regardée comme demandant au tribunal :
1°) à titre principal, de prononcer la décharge des cotisations de taxe foncière sur les propriétés bâties qu'elle a acquittées au titre des années 2019 à 2021 à raison de l'ensemble immobilier situé 66, avenue des Champs-Elysées - 128, rue de la Boétie (75008) ;
2°) à titre subsidiaire, de prononcer la décharge de la différence entre le montant des cotisations de taxe foncière sur les propriétés bâties qu'elle a acquittées au titre des années 2019 à 2021 à raison de cet ensemble immobilier et le montant résultant du recalcul de cette taxe suivant une valeur locative cadastrale obtenue en retenant le tarif applicable aux hôtels de la catégorie " HOT 1 " plutôt que celui applicable aux bureaux de la catégorie " BUR 2 " ;
3°) de mettre à la charge de l'État la somme de 7 500 euros en application des dispositions de l'article L. 761-1 du code de justice administrative et de le condamner aux entiers dépens.
Elle soutient que :
- à titre principal, l'ensemble immobilier en cause était impropre à toute utilisation au 1er janvier des années 2019 à 2021, compte tenu de l'atteinte significative portée au gros œuvre du bâtiment ;
- à titre subsidiaire, l'ensemble immobilier doit être imposé à la taxe foncière dans la catégorie " HOT 1 " plutôt que dans la catégorie " BUR 2 ", conformément à son nouvel usage dès le début des travaux.
Par des mémoires en défense, enregistrés les 6 juillet 2022 et 13 mars 2023, le directeur régional des finances publiques d'Île-de-France et de Paris conclut au rejet de la requête.
Il soutient que les moyens soulevés par la société requérante ne sont pas fondés.
Un mémoire, présenté par Me Graillat et Me de Montigny pour la société requérante, a été enregistré le 5 janvier 2024.
II. Par une requête et un mémoire complémentaire, enregistrés les 20 juin 2022 et 6 mars 2023, la société CitizenM Champs-Elysées Properties, représentée par Me Graillat et Me de Montigny, demande au tribunal :
1°) à titre principal, de prononcer la décharge des cotisations de taxe annuelle sur les bureaux, les locaux commerciaux, les locaux de stockage et les surfaces de stationnement (TSBCS) et de taxe additionnelle sur les surfaces de stationnement (TSS) qu'elle a acquittées au titre des années 2019 à 2021 à raison de l'ensemble immobilier situé 66, avenue des Champs-Elysées - 128, rue de la Boétie (75008) ;
2°) à titre subsidiaire, de prononcer la décharge de la différence entre le montant des cotisations de TSBCS et de TSS qu'elle a acquittées au titre des années 2019 à 2021 à raison de cet ensemble immobilier et le montant résultant du recalcul de ces taxes en retenant le tarif applicable aux locaux commerciaux plutôt que celui applicable aux bureaux ;
3°) de mettre à la charge de l'État la somme de 7 500 euros en application des dispositions de l'article L. 761-1 du code de justice administrative et de le condamner aux entiers dépens.
Elle soutient que :
- à titre principal, l'ensemble immobilier en cause était impropre à toute utilisation, de bureaux ou commerciale, au 1er janvier des années 2019 à 2021 ;
- les locaux en cause ne pouvaient pas être assujettis à la TSBCS et à la TSS au titre des années en litige alors même qu'ils étaient non bâtis et non assujettis à la taxe foncière sur les propriétés bâties ;
- il est impossible de déterminer la superficie des locaux imposables à la TSBCS et à la TSS au titre des années en litige en raison des travaux menés sur cette période ;
- à titre subsidiaire, à supposer que les locaux en cause entrent effectivement dans le champ de la TSBCS et de la TSS au titre des années en litige, ils devraient se voir appliquer le tarif correspondant aux locaux à usage commercial, dès lors que le changement de destination de l'ensemble immobilier était effectif à compter de 2019.
Par des mémoires en défense, enregistrés les 20 septembre 2022 et 13 mars 2023, le directeur régional des finances publiques d'Île-de-France et de Paris conclut au rejet de la requête.
Il soutient que les moyens soulevés par la société requérante ne sont pas fondés.
Vu les autres pièces du dossier.
Vu :
- le code général des impôts et le livre des procédures fiscales ;
- le code de justice administrative.
Les parties ont été régulièrement averties du jour de l'audience.
Ont été entendus au cours de l'audience publique :
- le rapport de M. Khansari,
- les conclusions de Mme Belle, rapporteure publique,
- et les observations de Me de Montigny, pour la société requérante.
Considérant ce qui suit :
1. La société CitizenM Champs-Elysées Properties a obtenu en juin 2018 le transfert du permis de construire initialement accordé à l'ancien propriétaire d'un ensemble immobilier dont elle a fait l'acquisition en mai 2018, situé 66, avenue des Champs-Elysées - 128, rue de la Boétie (75008), pour la restructuration et le changement de destination d'une partie de ce bâtiment, anciennement à usage de bureaux, en hôtel de tourisme. Par des réclamations des 18 décembre 2020 et 29 décembre 2021, elle a demandé à l'administration de prononcer le dégrèvement des cotisations de taxe foncière sur les propriétés bâties, de taxe annuelle sur les bureaux, les locaux commerciaux, les locaux de stockage et les surfaces de stationnement (TSBCS) et de taxe additionnelle sur les surfaces de stationnement (TSS) qu'elle a acquittées au titre des années 2019 à 2021. Ces réclamations ayant été rejetées, la société requérante demande au tribunal de prononcer la décharge des cotisations de taxe foncière sur les propriétés bâties, de TSBCS et de TSS qu'elle a acquittées au titre de ces trois années.
Sur la jonction :
2. Les requêtes n° 2208906 et 2213361 concernent la situation de la même société et ont fait l'objet d'une instruction commune. Il y a donc lieu de les joindre pour y statuer par un seul jugement.
Sur la taxe foncière sur les propriétés bâties :
En ce qui concerne les conclusions présentées à titre principal :
3. Aux termes de l'article 1380 du code général des impôts : " La taxe foncière est établie annuellement sur les propriétés bâties sises en France à l'exception de celles qui en sont expressément exonérées par les dispositions du présent code " et aux termes de l'article 1415 du même code : " La taxe foncière sur les propriétés bâties, la taxe foncière sur les propriétés non bâties et la taxe d'habitation sont établies pour l'année entière d'après les faits existants au 1er janvier de l'année de l'imposition ".
4. Un immeuble passible de la taxe foncière sur les propriétés bâties qui fait l'objet de travaux entrainant sa destruction intégrale avant sa reconstruction ne constitue plus, jusqu'à l'achèvement des travaux, une propriété bâtie assujettie à la taxe foncière en application de l'article 1380 du code général des impôts. Il en va de même lorsqu'un immeuble fait l'objet de travaux nécessitant une démolition qui, sans être totale, affecte son gros œuvre d'une manière telle qu'elle le rend dans son ensemble impropre à toute utilisation. En revanche, la seule circonstance qu'un immeuble fasse, ultérieurement à son achèvement et alors qu'il est soumis à ce titre à la taxe foncière sur les propriétés bâties, l'objet de travaux qui, sans emporter ni démolition complète ni porter une telle atteinte à son gros œuvre, le rendent inutilisable au 1er janvier de l'année d'imposition, ne fait pas perdre à cet immeuble son caractère de propriété bâtie pour l'application de l'article 1380 du code général des impôts.
5. La société requérante, qui a obtenu en juin 2018 le transfert du permis de construire initialement accordé à l'ancien propriétaire de l'ensemble immobilier situé 66, avenue des Champs-Elysées - 128, rue de la Boétie pour la restructuration et le changement de destination d'une partie de ce bâtiment, soutient qu'il ne constituait plus un immeuble bâti assujetti à la taxe foncière en application des dispositions de l'article 1380 du code général des impôts au 1er janvier des années 2019, 2020 et 2021, compte tenu de l'atteinte significative portée au gros œuvre du bâtiment. Toutefois, il ressort des termes mêmes de la requête que les travaux en litige ont consisté en " la création de nouveaux salons et étages, la modification de la façade et la construction et la démolition de certains escaliers et ascenseurs, ainsi qu'une réorganisation totale de l'aménagement intérieur ". En outre, les pièces produites par la société CitizenM Champs-Elysées Properties n'apportent aucun élément de nature à démontrer que les travaux qu'elle a engagés ont emporté une démolition complète des locaux ou une atteinte au gros œuvre de nature à les rendre inutilisables. À ce titre, et ainsi que le fait valoir l'administration en défense, les photographies contenues dans le constat d'huissier du 3 juillet 2019, versé au dossier, démontrent que la société requérante utilisait l'ensemble immobilier en cause pour y stocker des plaques de plâtre, des sacs de ciment et des gravats. Dans ces conditions, c'est à bon droit que l'administration a considéré que l'immeuble en litige devait être soumis à la taxe foncière sur les propriétés bâties au titre des années 2019 à 2021.
En ce qui concerne les conclusions présentées à titre subsidiaire :
6. L'article 1406 du code général des impôts dispose que : " I. - Les constructions nouvelles, ainsi que les changements de consistance ou d'affectation des propriétés bâties et non bâties, sont portés par les propriétaires à la connaissance de l'administration, dans les quatre-vingt-dix jours de leur réalisation définitive et selon les modalités fixées par décret. () / I bis. - Pour procéder à la mise à jour de la valeur locative des propriétés bâties, les propriétaires sont tenus de souscrire une déclaration sur demande de l'administration fiscale selon des modalités fixées par décret. () ". Aux termes du 1 du I de l'article 1517 du code général des impôts : " I. - 1. Il est procédé, annuellement, à la constatation des constructions nouvelles et des changements de consistance ou d'affectation des propriétés bâties et non bâties ainsi qu'à la constatation des changements d'utilisation des locaux mentionnés au I de l'article 1498 et des éléments de nature à modifier la méthode de détermination de la valeur locative en application des articles 1499-00 A ou 1500. Il en va de même pour les changements de caractéristiques physiques ou d'environnement ".
7. La société requérante soutient que l'ensemble immobilier situé au 66, avenue des Champs-Elysées - 128, rue de la Boétie (75008) doit être imposé à la taxe foncière sur les propriétés bâties dans la catégorie " HOT 1 " des hôtels " confort " plutôt que dans la catégorie " BUR 2 " des bureaux d'agencement récent au titre des années en litige, conformément à son nouvel usage dès le début des travaux. Toutefois, en vertu des dispositions précitées de l'article 1406 du code général des impôts, le changement d'affectation d'une propriété bâtie est porté à la connaissance de l'administration dans les quatre-vingt-dix jours suivant sa réalisation définitive. Il résulte d'ailleurs de l'instruction que la société requérante a procédé à cette déclaration le 28 septembre 2021 postérieurement à l'achèvement des travaux, intervenu le 16 août 2021. Par suite, et alors que les travaux étaient toujours en cours au 1er janvier des années en litige, c'est à bon droit que l'administration a taxé l'immeuble exploité par la société requérante à la taxe foncière sur les propriétés bâties dans la catégorie " BUR 2 " des bureaux d'agencement récent.
Sur la taxe annuelle sur les bureaux, les locaux commerciaux, les locaux de stockage et les surfaces de stationnement (TSBCS) et de taxe additionnelle sur les surfaces de stationnement (TSS) :
En ce qui concerne les conclusions présentées à titre principal :
8. D'une part, aux termes de l'article 1599 quater C du code général des impôts : " I.-Il est institué une taxe annuelle sur les surfaces de stationnement perçue dans les limites territoriales de la région d'Ile-de-France. / II. - Sont soumises à la taxe les personnes privées et publiques propriétaires de surfaces de stationnement ou titulaires d'un droit réel portant sur celles-ci. / La taxe est acquittée par le propriétaire, l'usufruitier, le preneur à bail à construction, l'emphytéote ou le titulaire d'une autorisation d'occupation temporaire du domaine public constitutive d'un droit réel qui dispose, au 1er janvier de l'année d'imposition, d'une surface taxable. / III. - Les surfaces de stationnement mentionnées au I s'entendent des locaux ou aires, couvertes ou non couvertes, destinés au stationnement des véhicules et qui font l'objet d'une exploitation commerciale ou sont annexés aux locaux mentionnés aux 1° à 3° du III de l'article 231 ter sans être intégrés topographiquement à un établissement de production. () ".
9. D'autre part, aux termes de l'article 231 ter du code général des impôts : " I. - Une taxe annuelle sur les locaux à usage de bureaux, les locaux commerciaux, les locaux de stockage et les surfaces de stationnement est perçue, dans les limites territoriales de la région d'Ile-de-France, composée de Paris et des départements de l'Essonne, des Hauts-de-Seine, de la Seine-et-Marne, de la Seine-Saint-Denis, du Val-de-Marne, du Val-d'Oise et des Yvelines. / II. - Sont soumises à la taxe les personnes privées ou publiques qui sont propriétaires de locaux imposables ou titulaires d'un droit réel portant sur de tels locaux. / La taxe est acquittée par le propriétaire, l'usufruitier, le preneur à bail à construction, l'emphytéote ou le titulaire d'une autorisation d'occupation temporaire du domaine public constitutive d'un droit réel qui dispose, au 1er janvier de l'année d'imposition, d'un local taxable. / III. - La taxe est due : / 1° Pour les locaux à usage de bureaux, qui s'entendent, d'une part, des bureaux proprement dits et de leurs dépendances immédiates et indispensables destinés à l'exercice d'une activité, de quelque nature que ce soit, par des personnes physiques ou morales privées, ou utilisés par l'Etat, les collectivités territoriales, les établissements ou organismes publics et les organismes professionnels, et, d'autre part, des locaux professionnels destinés à l'exercice d'activités libérales ou utilisés par des associations ou organismes privés poursuivant ou non un but lucratif ; / 2° Pour les locaux commerciaux, qui s'entendent des locaux destinés à l'exercice d'une activité de commerce de détail ou de gros et de prestations de services à caractère commercial ou artisanal ainsi que de leurs réserves attenantes couvertes ou non et des emplacements attenants affectés en permanence à ces activités de vente ou de prestations de service ; () ". Il résulte de ces dispositions, issues de l'article 38 de la loi du 30 décembre 1997 de finances pour 1998, et qui, en accroissant les ressources du fonds d'aménagement de la région Ile-de-France, visaient à préserver la capacité d'intervention financière de l'État en Ile-de-France afin de corriger les déséquilibres de cette région en matière de logement social, de transports collectifs et d'infrastructures de transports, que le propriétaire de locaux à usage de bureaux situé en Ile-de-France au 1er janvier de l'année d'imposition est assujetti à la taxe qu'elles prévoient, quel que soit l'état de ces derniers, y compris dans le cas où ils sont rendus temporairement impropres à cet usage.
10. En premier lieu, pour solliciter la décharge des cotisations de TSBCS et de TSS qu'elle a acquittées au titre des années 2019 à 2021, la société requérante soutient que l'ensemble immobilier en litige était impropre à tout usage, qu'il soit de bureaux ou commercial. Toutefois, la circonstance que des travaux étaient en cours de réalisation au titre des années en litige n'est pas de nature à exclure les locaux du champ d'application de ces taxes.
11. En deuxième lieu, le moyen tiré de la situation des locaux en cause au regard des règles applicables en matière de taxe foncière sur les propriétés bâties est, s'agissant d'une législation distincte, sans influence sur les conditions d'assujettissement desdits locaux à la TSBCS et à la TSS. En tout état de cause, il résulte de ce qui a été dit au point 5 que l'ensemble immobilier en litige était effectivement imposable à la taxe foncière sur les propriétés bâties au titre des années en litige.
12. En dernier lieu, si la société requérante fait valoir que la surface taxable était impossible à déterminer compte tenu des travaux entrepris, l'administration était cependant en droit d'imposer, comme elle l'a fait, l'ensemble immobilier en litige pour les années 2019 à 2021 sur la base des déclarations déposées antérieurement à ces années par la société CitizenM Champs-Elysées Properties, en l'absence de déclaration contraire de la requérante.
13. Il résulte des points 10 à 12 ci-dessus que c'est à bon droit que l'administration a assujetti la société requérante à la TSBCS et à la TSS à raison des locaux mentionnés au point 1.
En ce qui concerne les conclusions présentées à titre subsidiaire :
14. Pour les mêmes motifs que ceux précédemment exposés au point 7, c'est à bon droit que l'administration a taxé l'immeuble exploité par la société requérante dans la catégorie des locaux à usage de bureaux.
15. Il résulte de tout ce qui précède que les requêtes de la société CitizenM Champs-Elysées Properties doit être rejetée, en toutes ses conclusions.
D E C I D E :
Article 1er : Les requêtes de la société CitizenM Champs-Elysées Properties sont rejetées.
Article 2 : Le présent jugement sera notifié à la société CitizenM Champs-Elysées Properties et au directeur régional des finances publiques d'Île-de-France et de Paris.
Délibéré après l'audience du 31 janvier 2024, à laquelle siégeaient :
Mme Vidal, présidente,
Mme Grossholz, première conseillère,
M. Khansari, conseiller.
Rendu public par mise à disposition au greffe le 14 février 2024.
Le rapporteur,
A. KHANSARI
La présidente,
S. VIDAL La greffière,
S. RUBIRALTA
La République mande et ordonne au ministre délégué auprès du ministre de l'économie, des finances et de la souveraineté industrielle et numérique, chargé des comptes publics, en ce qui le concerne ou à tous commissaires de justice à ce requis en ce qui concerne les voies de droit commun contre les parties privées de pourvoir à l'exécution de la présente décision.
2, 2213361/1-1
Tribunal Administratif de Paris — N° TA75-2503570
Le Tribunal Administratif de Paris a rejeté la requête de M. A... visant à annuler le refus de renouvellement de sa carte de résident. La juridiction a estimé que le préfet de police de Paris, en se fondant sur une condamnation pénale, n'avait pas commis d'erreur manifeste d'appréciation en considérant que l'intéressé constituait une menace pour l'ordre public. La décision s'appuie sur les dispositions du code de l'entrée et du séjour des étrangers et du droit d'asile, notamment l'article L. 432-4, et a examiné le respect de l'article 8 de la Convention européenne des droits de l'homme.
01/04/2026
Tribunal Administratif de Paris — N° TA75-2424420
Le Tribunal Administratif de Paris a rejeté la demande de décharge de cotisations supplémentaires d'impôt sur le revenu pour les années 2015 et 2016. Le requérant contestait la régularité de la proposition de rectification, notamment son caractère suffisamment motivé et son aptitude à interrompre le délai de reprise. Le tribunal a jugé que la proposition, notifiée après l'ouverture d'une procédure de retrait d'agrément, était régulière et a valablement interrompu le délai de reprise, conformément aux articles L. 57 du livre des procédures fiscales et 1649 nonies A du code général des impôts.
01/04/2026
Tribunal Administratif de Paris — N° TA75-2517132
Le Tribunal Administratif de Paris a annulé l'arrêté du préfet de police du 17 juin 2025 ordonnant l'éloignement de M. A..., un ressortissant algérien. La juridiction a retenu que l'administration n'avait pas procédé à un examen sérieux de la situation familiale du requérant, notamment de ses liens avec sa fille née en France, ce qui constitue une erreur de droit. Le tribunal a enjoint au préfet de délivrer une autorisation provisoire de séjour et de réexaminer la situation dans un délai de trois mois, en application de l'article L. 614-16 du code de l'entrée et du séjour des étrangers et du droit d'asile.
01/04/2026
Tribunal Administratif de Paris — N° TA75-2416373
Le Tribunal Administratif de Paris a été saisi d'un recours pour excès de pouvoir contre une décision implicite de refus de titre de séjour. Le requérant, un ressortissant malien, contestait ce refus intervenu sur le fondement de l'article L. 435-1 du code de l'entrée et du séjour des étrangers. Le tribunal a annulé la décision implicite pour défaut de motivation, l'administration n'ayant pas répondu à la demande de communication des motifs formulée sur le fondement de l'article L. 232-4 du code des relations entre le public et l'administration. Il a enjoint au préfet de réexaminer la demande dans un délai d'un mois.
01/04/2026