mercredi 19 octobre 2022
| Juridiction | Tribunal Administratif de Paris |
| Section | Tribunal Administratif de Paris |
| N° Dossier | TA75-2209411 |
| Type | Ordonnance |
| Recours | Plein contentieux |
| Avocat requérant | CABINET BIGNON, LEBRAY ET ASSOCIES (SCP) |
Vu la procédure suivante :
Par une requête, enregistrée le 21 avril 2022, la société le Centre interentreprises et artisanal de médecine du travail (c.i.a.m.t), représenté par Me Granotier, demande au tribunal :
1°) de prononcer le remboursement complémentaire du crédit d'impôt compétitivité et emploi (CICE), mis à sa charge au titre de l'année 2015, pour un montant de 71 981 euros ;
2°) de mettre à la charge de l'État la somme de 3 000 euros en application de l'article L. 761-1 du code de justice administrative.
Par un mémoire en défense, enregistré le 10 octobre 2022, le Directeur régional des finances publiques d'Ile-de-France et de Paris conclut au non-lieu à statuer.
Il soutient que, postérieurement à l'introduction de la requête, par une décision du
7 septembre 2022, le conciliateur fiscal a fait droit à la demande de la requérante et la somme de 71 981 a été, en conséquence, remboursée à la société le Centre interentreprises et artisanal de médecine du travail.
Vu les autres pièces du dossier.
Vu :
- le code général des impôts et le livre des procédures fiscales ;
- le code de justice administrative.
Considérant ce qui suit :
1. La société le Centre interentreprises et artisanal de médecine du travail, a déposé le
20 décembre 2021, une demande de remboursement de son crédit d'impôt pour la compétitivité et l'emploi (CICE), au titre de l'année 2015, pour un montant de 195 637 euros, auprès du service des impôts des entreprises (SIE) du 8ème arrondissement de Paris. Par une décision du 8 février 2022, le service fiscal a partiellement fait droit à sa demande, à hauteur de 123 656 euros, mais lui a refusé le versement d'une somme de 71 983 euros. Par la présente, le Centre interentreprises et artisanal de médecine du travail demande la condamnation de l'Etat au versement de la somme de 71 983 euros au titre du CICE.
2. Aux termes de l'article R. 222-1 du code de justice administrative : " ()les présidents de formation de jugement des tribunaux ()peuvent, par ordonnance : () / 3' Constater qu'il n'y a pas lieu de statuer sur une requête ; () / 5° Statuer sur les requêtes qui ne présentent plus à juger de questions autres que la condamnation prévue à l'article L. 761-1 ou la charge des dépens () ".
3. Par une décision en date du 7 septembre 2022, postérieure à l'introduction de la requête, le conciliateur fiscal a fait droit à la demande de la requérante, à hauteur de 71 981 euros, correspondant au quantum du litige. Par suite, les conclusions de la requête sont devenues sans objet et il n'y a plus lieu d'y statuer.
4. Il n'y a pas lieu, dans les circonstances de l'espèce, de mettre à la charge de l'État une somme à verser à la société le Centre interentreprises et artisanal de médecine du travail, sur le fondement des dispositions de l'article L. 761-1 du code de justice administrative.
ORDONNE :
Article 1er : Il n'y a plus lieu de statuer sur les conclusions en remboursement complémentaire du crédit d'impôt compétitivité et emploi, mis à la charge de la société le Centre interentreprises et artisanal de médecine du travail, au titre de l'année 2015, pour un montant de 71 981 euros.
Article 2 : Le surplus des conclusions de la requête est rejeté.
Article 3 : La présente ordonnance sera notifiée à la société le Centre interentreprises et artisanal de médecine du travail (c.i.a.m.t) et au Directeur régional des finances publiques d'Ile-de-France et de Paris.
Fait à Paris, le 19 octobre 2022.
La présidente,
S. VIDAL
La République mande et ordonne au ministre de l'économie, des finances et de la souveraineté industrielle et numérique en ce qui le concerne ou à tous commissaires de justice à ce requis en ce qui concerne les voies de droit commun contre les parties privées, de pourvoir à l'exécution de la présente décision.
2/1-1
Tribunal Administratif de Marseille — N° TA13-2608110
Le Tribunal Administratif de Marseille, statuant en référé sur le fondement de l'article L. 521-3 du code de justice administrative, a été saisi par Mme A..., ressortissante ivoirienne, afin d'obtenir la délivrance effective d'une carte de séjour pluriannuelle dont le renouvellement lui avait déjà été accordé par une décision favorable du 1er août 2025. Le juge a constaté que la condition d'urgence était remplie s'agissant d'une demande de renouvellement de titre de séjour et que la mesure sollicitée ne se heurtait à aucune contestation sérieuse. Il a enjoint au préfet des Bouches-du-Rhône de convoquer l'intéressée sous quinze jours pour lui remettre le titre, sous astreinte de 50 euros par jour de retard. L'État a également été condamné à verser 1 500 euros au titre des frais de justice, sous réserve de l'admission définitive de Mme A... à l'aide juridictionnelle provisoire.
01/06/2026
Tribunal Administratif de Marseille — N° TA13-2608580
Le Tribunal administratif de Marseille, statuant en référé, a rejeté la requête de M. B... concernant le traitement de sa demande de document de circulation pour étranger mineur pour sa fille. La requête a été jugée irrecevable car elle ne contenait pas de conclusions, c'est-à-dire qu'elle ne précisait pas ce que le requérant demandait au juge. Cette irrecevabilité a été constatée sur le fondement de l'article R. 411-1 du code de justice administrative. Le juge a donc appliqué l'article L. 522-3 du même code pour rejeter la requête sans instruction ni audience.
01/06/2026
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Le Tribunal administratif de Caen, statuant en référé sur le fondement de l'article L. 521-1 du code de justice administrative, a rejeté la requête de Mme A... B... tendant à la suspension d'une décision de l'Agence nationale des titres sécurisés (ANTS) refusant l'immatriculation d'un véhicule et l'exonération du malus écologique. La demande a été jugée manifestement irrecevable car la requérante n'avait pas présenté de requête distincte aux fins d'annulation de la décision contestée, comme l'exige l'article R. 522-1 du même code. En conséquence, le juge a rejeté la requête sans instruction ni audience, en application de l'article L. 522-3.
01/06/2026
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01/06/2026