lundi 13 mars 2023
| Juridiction | Tribunal Administratif de Paris |
| Section | Tribunal Administratif de Paris |
| N° Dossier | TA75-2304624 |
| Type | Décision |
| Recours | Excès de pouvoir |
| Publication | C |
| Avocat requérant | CABINET THOUVENIN, COUDRAY ET GREVY (SCP) |
Vu la procédure suivante :
Par une requête et un mémoire complémentaire, enregistrés les 2 et 13 mars 2023, Mme A B, représentée par Me Pierson, demande au juge des référés, sur le fondement des dispositions de l'article L. 521-1 du code de justice administrative :
1°) d'ordonner, la suspension de l'exécution de la décision du 11 janvier 2023, par laquelle Sorbonne Université a prononcé son exclusion pour une durée d'un an ferme ;
2°) d'enjoindre sa réintégration immédiate, à compter de la notification de la décision à intervenir, sous astreinte de 500 euros par jour de retard ;
3°) de mettre à la charge de Sorbonne Université la somme de 2 000 euros en application de l'article L. 761-1 du code de justice administrative.
Elle soutient que :
Sur l'urgence :
- la condition d'urgence est remplie, dès lors que la décision litigieuse la prive, à compter du 6 mars 2023, de la poursuite de ses études, en master 1 en sciences de l'information et de la communication, ainsi que d'un échange qui a lieu de mars à juillet 2023 à l'université de l'Usal à Buenos Aires, l'intéressée s'y trouvant déjà dans cette perspective et ayant engagé des frais à ce titre.
Sur le doute sérieux quant à la légalité de la décision litigieuse :
- elle est entachée d'un vice de procédure, tiré de l'irrégularité de la composition de la commission de discipline, au regard des articles R. 811-14 et R. 811-20 du code de l'éducation ; la commission étant composée de 7 et non de 8 membres, soit seulement 3 usagers et non 4.
- elle est entachée d'une inexactitude matérielle des faits reprochés, qui sont intervenus en dehors de son mandat de vice-présidente puis de présidente de l'association BE IV ;
- la sanction à son encontre est manifestement disproportionnée au regard de l'article R. 811-36 du code de l'éducation ; en réalité, la sanction d'exclusion porte sur deux ans car elle ne pourra se réinscrire en septembre 2023 ; elle subit une double sanction relative à des faits identiques car elle a déjà fait l'objet d'une suspension.
Par un mémoire en défense, enregistré le 10 mars 2023, Sorbonne Université représentée par la SCI Thouvenin, Coudray et Grevy, avocat au Conseil d'Etat, conclut au rejet de la requête.
Elle soutient que les moyens ne sont pas fondés, car la composition de la commission de discipline était régulière, qu'en vertu de l'article R. 811-32 du code de l'éducation, la commission pouvait valablement délibérer ; les faits sont matériellement établis car les articles 4 et 4-2 ainsi que les annexes 1 et 2 de la Charte pour la vie associative étudiante de Sorbonne Université exigent des associations qu'elles mettent en place toutes les mesures visant à prévenir les situations de harcèlement sexuel ou de bizutage et qu'il appartient aux associations de signaler ces agissements susceptibles d'avoir une incidence sur la sécurité des personnes ; que la sanction est proportionnée eu égard à la gravité des faits reprochés.
Vu :
- les autres pièces du dossier ;
-la requête, enregistrée le 1er mars 2023, sous le numéro 2304500, par laquelle Mme B demande l'annulation de la décision attaquée.
Vu :
- le code de l'éducation,
- le code de justice administrative.
Le président du tribunal a désigné Mme Vidal, présidente de section, pour statuer sur les demandes de référé.
Les parties ont été régulièrement averties du jour de l'audience.
Au cours de l'audience publique tenue le 13 mars 2023 en présence de Mme Parewyck, greffière d'audience, Mme C a lu son rapport et entendu :
-les observations de Me Pierson, représentant Mme B qui persiste dans ses conclusions par les mêmes moyens et soutient en outre que la décision attaquée est entachée d'une erreur manifeste d'appréciation des faits;
-les observations de Me Coudray et de Mme D, chargée d'affaires juridiques à Sorbonne Université, pour Sorbonne Université qui persiste dans ses conclusions et fait valoir que Mme B pourra se réinscrire à la rentrée en septembre 2023, de sorte que la sanction d'exclusion ne durera qu'un an.
La clôture de l'instruction a été prononcée à l'issue de l'audience publique.
Considérant ce qui suit :
1. Mme B, étudiante en master 1 en sciences de l'information et de la communication à la Sorbonne Université a fait l'objet d'une d'exclusion ferme d'un an pour l'année 2022/2023, par une décision du 11 janvier 2023, pour ne pas avoir mis en place les mesures visant à prévenir les situations de harcèlement ou d'agressions sexuelles, les actes de bizutage, la commission d'actes humiliants, dégradants et dangereux, lors d'évènements organisés par l'association BE IV, dont elle a été la vice-présidente puis la présidente, et pour ne pas avoir signalé ces agissements susceptibles d'avoir des incidences sur la sécurité des personnes commis entre 2019 et 2022. Par la présente requête, Mme B, demande au juge des référés de suspendre, sur le fondement de l'article L. 521-1 du code de justice administrative, l'exécution de cette décision.
Sur les conclusions présentées au titre de l'article L. 521-1 du code de justice administrative :
2. Aux termes de l'article L. 521-1 du code de justice administrative : " Quand une décision administrative, même de rejet, fait l'objet d'une requête en annulation ou en réformation, le juge des référés, saisi d'une demande en ce sens, peut ordonner la suspension de l'exécution de cette décision, ou de certains de ses effets, lorsque l'urgence le justifie et qu'il est fait état d'un moyen propre à créer, en l'état de l'instruction, un doute sérieux quant à la légalité de la décision ".
En ce qui concerne l'existence d'un moyen propre à créer un doute sérieux quant à la légalité de la décision contestée :
3. En l'état de l'instruction, et sans qu'il soit besoin de statuer sur la condition d'urgence, aucun des moyens invoqués et tirés du vice de procédure quant à la composition de la commission de discipline, de l'inexactitude matérielle des faits reprochés et de l'erreur manifeste d'appréciation quant aux faits et quant à la sanction qui a été prononcée à l'encontre de Mme B, en méconnaissance du code de l'éducation, ne sont de nature à créer un doute sérieux quant à la légalité de la décision attaquée en date du 11 janvier 2023.
4. Il résulte de ce qui précède que les conclusions aux fins de suspension de l'exécution de cette décision et d'injonction doivent être rejetées, ainsi que les conclusions présentées au titre de l'article L. 761-1 du code de justice administrative.
O R D O N N E :
Article 1er : La requête de Mme B est rejetée.
Article 2 : La présente ordonnance sera notifiée à Mme A B et à Sorbonne Université.
Fait à Paris, le 13 mars 2023.
La juge des référés,
S. C
La République mande et ordonne à la ministre de l'enseignement supérieur, de la recherche en ce qui la concerne, ou à tous commissaires de justice, à ce requis en ce qui concerne les voies de droit commun, contre les parties privées, de pourvoir à l'exécution de la présente décision.
2-1
Tribunal Administratif de Marseille — N° TA13-2608292
Le Tribunal Administratif de Marseille a rejeté la requête de M. A... contre l'arrêté du préfet des Hautes-Alpes du 5 mai 2026 prolongeant son assignation à résidence. Le requérant invoquait une atteinte disproportionnée à sa liberté d'aller et venir et une méconnaissance de l'article 8 de la Convention européenne des droits de l'homme et de l'article 3-1 de la Convention internationale des droits de l'enfant. Le tribunal a jugé que les contraintes horaires imposées (présence au domicile de 14h à 17h) n'étaient pas disproportionnées, faute de preuves suffisantes de leur incompatibilité avec le suivi scolaire de sa belle-fille. La décision s'appuie sur les articles L. 731-1 et R. 733-1 du code de l'entrée et du séjour des étrangers et du droit d'asile.
01/06/2026
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Le Tribunal Administratif de Marseille a rejeté la requête de M. B..., ressortissant égyptien, contestant un arrêté préfectoral du 14 mai 2026 l'obligeant à quitter le territoire français sans délai, avec une interdiction de retour de deux ans. La juridiction a estimé que l'arrêté était suffisamment motivé et ne méconnaissait pas les articles L. 612-6 et L. 612-10 du code de l'entrée et du séjour des étrangers et du droit d'asile (CESEDA), le préfet ayant examiné les critères légaux. La solution retenue est le rejet de l'ensemble des conclusions, y compris la demande d'aide juridictionnelle provisoire et de communication du dossier.
01/06/2026
Tribunal Administratif de Marseille — N° TA13-2608432
Le Tribunal Administratif de Marseille a rejeté la requête de M. B..., ressortissant sénégalais, contestant un arrêté préfectoral du 15 mai 2026 l'obligeant à quitter le territoire français sans délai, avec une interdiction de retour de deux ans. Le tribunal a jugé que l'arrêté était suffisamment motivé et que la situation personnelle du requérant avait été examinée, notamment son maintien irrégulier après expiration de son visa. La solution retenue est le rejet de l'ensemble des conclusions, sur la base des articles L. 613-1, L. 612-2, L. 612-6 et L. 721-4 du code de l'entrée et du séjour des étrangers et du droit d'asile.
01/06/2026
Tribunal Administratif de Marseille — N° TA13-2607881
Le Tribunal administratif de Marseille, statuant en référé sur le fondement de l’article L. 521-1 du code de justice administrative, a rejeté la demande de suspension de l’arrêté du sous-préfet d’Istres du 7 avril 2026 mettant en demeure M. et Mme A... de quitter leur logement à Vitrolles. La requête a été jugée irrecevable car elle n’était pas accompagnée de la copie intégrale de la décision contestée, en méconnaissance des exigences procédurales. En conséquence, le juge a appliqué l’article L. 522-3 du même code pour rejeter la requête sans instruction ni audience, et a refusé l’admission provisoire à l’aide juridictionnelle.
01/06/2026