LogoMeilleurAvocats.fr
AvocatsAssistant IABlogPrix
ConnexionDéposer ma demande

Vous avez un problème juridique ?

Décrivez votre situation en 2 minutes — un avocat spécialisé vous répond sous 24h.

Déposer ma demandeJe suis avocat
Logo MeilleurAvocats.frMeilleurAvocats.fr

Mise en relation avocat–client par l'IA. Gratuit pour les particuliers.

Particuliers

  • Déposer une demande
  • Trouver un avocat
  • Assistant IA gratuit
  • Bibliothèque juridique
  • Guides pratiques
  • Jurisprudence

Avocats

  • Pour les avocats
  • Espace avocat
  • Tarifs et formules
  • Recevoir des leads
  • Programme d'affiliation
  • Contact commercial

Spécialités

  • Droit général
  • Droit du travail
  • Droit de la sécurité sociale et de la protection sociale
  • Droit fiscal et droit douanier
  • Droit de la famille, des personnes et de leur patrimoine
  • Droit immobilier

Légal

  • Mentions légales
  • Confidentialité
  • CGU
  • Cookies
  • Contact

Newsletter juridique hebdomadaire

Décisions clés, évolutions législatives, conseils pratiques — chaque semaine.

© 2026 MeilleurAvocats.fr— KONSEIL SAS. Tous droits réservés.

Mentions légales|Confidentialité|Cookies

BOB★La messagerie française & cryptée pour des échanges confidentiels entre avocats et clients.

En savoir +TéléchargerBOB
AccueilJurisprudence administrativeN° TA75-2306019

Tribunal Administratif de Paris — Décision N° TA75-2306019

vendredi 15 novembre 2024

JuridictionTribunal Administratif de Paris
SectionTribunal Administratif de Paris
N° DossierTA75-2306019
TypeDécision
PublicationC
Formation5e Section - 4e Chambre
Avocat requérantDELBOURG

Texte intégral

Vu la procédure suivante :

Par une requête et un mémoire, enregistrés les 20 mars et 30 novembre 2023, Mme A C, représentée par Me Benjamin Delbourg, avocat, demande au tribunal :

1°) d'annuler la décision implicite par laquelle le préfet de police a refusé de lui communiquer les documents mentionnés dans l'avis de la commission d'accès aux documents administratifs (CADA) du 16 février 2023 ;

2°) d'enjoindre au préfet de police de lui communiquer ces documents dans un délai de quinze jours à compter de la notification du jugement à intervenir, sous astreinte de 150 euros par jour de retard ;

3°) de mettre à la charge de l'Etat la somme de 2 000 euros en application de l'article L. 761-1 du code de justice administrative.

Elle soutient, dans le dernier état de ses écritures, que :

- ses bulletins de salaire et son relevé de situation sont des documents administratifs existants, achevés et communicables ;

- le préfet de police n'établit pas l'impossibilité matérielle de produire ces documents ;

- le relevé de situation et l'attestation produits, qui ne mentionnent ni la rémunération ni le montant des cotisations versées, ne lui permettent pas de faire utilement valoir ses droits à la retraite et ne correspondent pas à sa demande.

Par un mémoire en défense enregistré le 27 octobre 2023, le préfet de police conclut au rejet de la requête.

Il soutient qu'il a communiqué un état des services effectués par Mme C ainsi qu'une attestation d'employeur et que l'absence de communication de ses fiches de paie, dont il établit la perte, étant matériellement impossible, leur absence de communication n'est pas illégale.

Par une décision du président du bureau d'aide juridictionnelle près le tribunal judiciaire de Paris du 21 avril 2023, Mme C a été admise à l'aide juridictionnelle totale.

Vu les autres pièces du dossier.

Vu :

- le code des relations entre le public et l'administration ;

- la loi n° 91-647 du 10 juillet 1991 ;

- le code de justice administrative.

Les parties ont été régulièrement averties du jour de l'audience.

Ont été entendus au cours de l'audience publique :

- le rapport de M. Julinet, premier conseiller ;

- et les conclusions de Mme Beugelmans-Lagane, rapporteure publique.

Considérant ce qui suit :

1. Par un courrier du 27 octobre 2022, Mme A C, gardien de la paix affectée à la préfecture de police de 1998 à 2008, a demandé au préfet de police la communication de ses fiches de paie pour la période de janvier 2003 à janvier 2008 et d'un relevé de carrière pour la période de 1998 à 2008. En l'absence de réponse à sa demande, elle a saisi la commission d'accès aux documents administratifs (CADA) d'une demande d'avis enregistrée le 13 janvier 2023. Le 16 février 2023, la CADA a émis un avis favorable à la communication de ces documents. Par sa requête, Mme C demande au tribunal d'annuler la décision implicite de rejet née, en application de l'article R. 343-5 du code des relations entre le public et l'administration, du silence gardé par le préfet de police plus de deux mois à compter de la saisine, le 13 janvier 2023, de la CADA sur la demande de communication de documents administratifs qu'elle lui avait adressée le 27 octobre 2022.

Sur l'étendue du litige :

2. Il ressort des pièces du dossier et il n'est d'ailleurs pas contesté que, le 5 avril 2023, le préfet de police a signé un état authentique des services effectués par Mme C de 1998 à 2008, accompagné d'une attestation d'employeur, et que ces documents lui ont été communiqués au plus tard avec le mémoire en défense auquel ils étaient joints. Si Mme C fait valoir en réplique que ces documents, qui ne mentionnent ni sa rémunération ni le montant des cotisations versées, ne lui permettent pas de faire utilement valoir ses droits à la retraite, cette circonstance est sans incidence, en elle-même, sur le litige portant sur leur communication et ne suffit pas, à elle seule, à établir que d'autres documents, mentionnant sa rémunération et le montant des cotisations versées, existeraient. En l'espèce, il ne ressort pas des pièces du dossier que de tels documents existent. Par suite, le relevé de carrière de Mme C pour la période de 1998 à 2008 doit être regardé comme lui ayant été communiqué.

3. Il résulte de ce qui précède que les conclusions de Mme C ont perdu leur objet, postérieurement à l'introduction de la requête, en tant qu'elles concernent son relevé de carrière pour la période de 1998 à 2008. Par suite, il n'y a pas lieu, dans cette mesure, d'y statuer.

Sur le surplus des conclusions à fin d'annulation :

4. Aux termes de l'article L. 311-1 du code des relations entre le public et l'administration : " Sous réserve des dispositions des articles L. 311-5 et L. 311-6, les administrations mentionnées à l'article L. 300-2 sont tenues de publier en ligne ou de communiquer les documents administratifs qu'elles détiennent aux personnes qui en font la demande, dans les conditions prévues par le présent livre ". L'obligation de communication résultant de ces dispositions ne saurait imposer à l'administration la transmission d'un document malgré une impossibilité matérielle.

5. Le préfet de police soutient, sans contester l'existence des bulletins de paie demandés ni leur caractère de document administratif communicable, qu'il ne dispose plus de ceux-ci, lesquels ont été perdus et qu'ainsi, malgré des recherches approfondies, il n'a pas été en mesure de les retrouver. Il justifie de ces recherches par la production d'un ensemble de mails échangés entre le bureau du droit des données et des documents administratifs, chargé de répondre à la demande de Mme C, d'une part, et le bureau du corps d'encadrement et d'application et des policiers adjoints et le bureau des rémunérations et des pensions, d'autre part. Eu égard à la nature des document non communiqués, au délai dans lequel ils ont été demandés et à l'ensemble des explications données par le préfet de police, leur perte doit être regardée comme établie. Par suite, étant dans l'impossibilité matérielle de les produire, en refusant implicitement de les communiquer à Mme C, il n'a pas méconnu les dispositions précitées de l'article L. 311-1 du code des relations entre le public et l'administration. Dès lors, le surplus des conclusions de Mme C à fin d'annulation et ses conclusions à fin d'injonction sous astreinte doivent être rejetées.

Sur les frais liés au litige :

6. Dans les circonstances de l'espèce, il n'y a pas lieu de faire droit aux conclusions de Mme C présentées sur le fondement des dispositions de l'article L. 761-1 du code de justice administrative.

D E C I D E :

Article 1er : Il n'y a pas lieu de statuer sur les conclusions de la requête de Mme C tendant à l'annulation de la décision implicite par laquelle le préfet de police a refusé de lui communiquer un relevé de carrière pour la période de 1998 à 2008.

Article 2 : Le surplus des conclusions de la requête est rejeté.

Article 3 : Le présent jugement sera notifié à Mme A C, à Me Benjamin Delbourg et au ministre de l'intérieur.

Une copie en sera adressée au préfet de police.

Délibéré après l'audience du 25 octobre 2024, à laquelle siégeaient :

Mme Aubert, présidente,

M. Julinet, premier conseiller,

M. Medjahed, premier conseiller.

Rendu public par mise à disposition au greffe le 15 novembre 2024.

Le rapporteur,

S. JULINET

La présidente,

S. AUBERT

La greffière,

A. LOUART

La République mande et ordonne au ministre de l'intérieur en ce qui le concerne et à tous commissaires de justice à ce requis en ce qui concerne les voies de droit commun contre les parties privées, de pourvoir à l'exécution de la présente décision.

Décisions similaires

TA75Excès de pouvoir

Tribunal Administratif de Paris — N° TA75-2304140

Le Tribunal Administratif de Paris a rejeté la requête de Mme A, agent contractuel, qui contestait une retenue sur son traitement de 250 euros pour un indu de prime exceptionnelle liée à la pandémie. La requérante invoquait un défaut de motivation et une faute de l'administration, mais le tribunal a jugé que la décision de retenue était fondée sur l'article 37-1 de la loi du 12 avril 2000 et le décret n° 2020-570 du 14 mai 2020. Il a estimé que l'administration avait établi le bien-fondé de l'indu, car Mme A ne remplissait pas les conditions pour bénéficier de la prime, et qu'aucune faute n'était caractérisée. Les conclusions indemnitaires et subsidiaires ont également été rejetées.

25/09/2025

TA75Excès de pouvoir

Tribunal Administratif de Paris — N° TA75-2305883

Le Tribunal Administratif de Paris a annulé le compte rendu d'entretien professionnel de Mme B..., capitaine de police, établi le 23 janvier 2023 au titre de l'année 2017. La requérante soutenait notamment que l'évaluation avait été réalisée par une autorité incompétente et sans entretien préalable. Le tribunal a fait droit à sa demande en se fondant sur l'autorité de la chose jugée attachée à un précédent jugement du 25 mars 2022, qui avait déjà annulé un premier compte rendu pour les mêmes motifs (absence d'entretien et évaluation partielle). La décision s'appuie sur les dispositions de la loi n° 84-16 du 11 janvier 1984 et du décret n° 2010-888 du 28 juillet 2010 relatifs à l'appréciation de la valeur professionnelle des fonctionnaires.

25/09/2025

TA75
← Retour aux décisions
Excès de pouvoir

Tribunal Administratif de Paris — N° TA75-2307997

Le Tribunal Administratif de Paris a rejeté la requête de M. B A, réserviste opérationnel, qui demandait l'annulation de la décision du 18 janvier 2023 de la commission de recours de l'invalidité lui refusant une pension militaire d'invalidité pour une affection non imputable au service. Le tribunal a jugé que M. A n'apportait pas la preuve, exigée par les articles L. 121-1 et suivants du code des pensions militaires d'invalidité et des victimes de guerre, que son infirmité était directement causée par l'exercice de ses fonctions de réserviste. La solution retenue est le rejet de l'ensemble des conclusions de la requête, incluant la demande de pension et celle au titre des frais de justice.

25/09/2025

TA75Excès de pouvoir

Tribunal Administratif de Paris — N° TA75-2310218

Le Tribunal Administratif de Paris a rejeté la requête de Mme B D, adjointe administrative au ministère de l'intérieur, qui contestait les tableaux d'avancement et listes d'aptitude pour 2023. La requérante demandait l'annulation de ces actes, de nominations individuelles et du rejet de son recours gracieux, invoquant notamment l'incompétence de l'auteur des décisions, un défaut de motivation et une erreur manifeste d'appréciation. Le tribunal a écarté le moyen tiré de l'incompétence, en se fondant sur les dispositions des décrets n° 2005-850 et n° 2013-728, établissant que la signataire disposait d'une délégation de signature régulière. La solution retenue est le rejet de la requête.

25/09/2025