mardi 31 décembre 2024
| Juridiction | Tribunal Administratif de Paris |
| Section | Tribunal Administratif de Paris |
| N° Dossier | TA75-2314206 |
| Type | Ordonnance |
| Avocat requérant | CABINET ADDEN AVOCATS |
Vu la procédure suivante :
Par une requête enregistrée le 15 juin 2023, la société campus at work représentée par Me Morant, demande au tribunal :
A titre principal :
1°) d'annuler la décision du 11 avril 2023, notifié le 14 avril suivant, par laquelle le directeur de la formation professionnelle et des compétences de la caisse des dépôts et consignations (CDC) lui a notifié l'ouverture d'une procédure contradictoire et a prononcé à titre de mesure provisoire la suspension des paiements pour les formations effectuées ou en cours et le déréférencement de l'organisme de la plateforme " moncompteformation ", ensemble la décision implicite rejetant le recours gracieux qu'elle a formé ;
A titre subsidiaire :
2°) d'abroger la décision du 11 avril 2023, notifiée le 14 avril suivant, par laquelle le directeur de la formation professionnelle et des compétences de la CDC lui a notifié l'ouverture d'une procédure contradictoire et a prononcé, à titre de mesure provisoire, la suspension des paiements pour les formations effectuées ou en cours et le déréférencement de l'organisme de la plateforme " moncompteformation ", ensemble la décision implicite rejetant le recours gracieux qu'elle a formé ;
3°) de mettre à la charge de la CDC la somme de 3 000 euros sur le fondement des dispositions de l'article L.761-1 du code de justice administrative.
Par un mémoire en défense enregistré le 6 novembre 2023, la CDC, représentée par le cabinet Adden, agissant par Me Nahmias, conclut au rejet de la requête et demande que la somme de 3000 euros soit mise à la charge de la société campus at work.
Par un courrier en date du 18 novembre 2024, la société campus at work a été invitée à confirmer expressément le maintien de ses conclusions dans le délai d'un mois, ce courrier lui précisant qu'à défaut de réception d'une telle confirmation, elle serait réputée s'être désistée de l'ensemble de ses conclusions en application des dispositions de l'article R. 612-5-1 du code de justice administrative.
Vu les autres pièces du dossier.
Vu le code de justice administrative.
Considérant ce qui suit :
1. Aux termes de l'article R. 222-1 du code de justice administrative : " () les présidents de formation de jugement des tribunaux () peuvent, par ordonnance : / 1' donner acte des désistements ; / () ".
2. Aux termes l'article R. 612-5-1 du code de justice administrative : " Lorsque l'état du dossier permet de s'interroger sur l'intérêt que la requête conserve pour son auteur, le président de la formation de jugement () peut inviter le requérant à confirmer expressément le maintien de ses conclusions. La demande qui lui est adressée mentionne que, à défaut de réception de cette confirmation à l'expiration du délai fixé, qui ne peut être inférieur à un mois, il sera réputé s'être désisté de l'ensemble de ses conclusions ".
3. En application des dispositions de l'article R. 612-5-1 du code de justice administrative, la société campus at work a été invitée, par courrier du président de la formation de jugement en date du 18 novembre 2024, à confirmer expressément le maintien de ses conclusions. Elle a été informée par le même courrier de ce que, à défaut de confirmation dans le délai d'un mois imparti, elle serait réputée s'être désistée d'office. Le conseil de la société campus at work, à qui ce courrier a été transmis par voie dématérialisée, en a accusé réception le 19 novembre 2024. Aucune confirmation du maintien de ses conclusions n'étant parvenue à la juridiction dans le délai d'un mois, la société campus at work doit être réputée s'être désistée de sa requête. Dès lors, il y a lieu de donner acte de ce désistement.
O R D O N N E :
Article 1er : Il est donné acte du désistement de la requête de la société campus at work.
Article 2 : La présente ordonnance sera notifiée à la société campus at work et à la caisse des dépôts et consignations.
Fait à Paris, le 31 décembre 2024.
Le vice-président de la 3e section,
J-Ch. GRACIA
La République mande et ordonne à la ministre du travail et de l'emploi en ce qui la concerne et à tous commissaires de justice à ce requis en ce qui concerne les voies de droit commun contre les parties privées, de pourvoir à l'exécution de la présente décision.