mercredi 7 février 2024
| Juridiction | Tribunal Administratif de Paris |
| Section | Tribunal Administratif de Paris |
| N° Dossier | TA75-2315689 |
| Type | Décision |
| Publication | C |
| Formation | 5e Section - 3e Chambre |
| Avocat requérant | LE CORRE |
Vu la procédure suivante :
Par une demande et des mémoires, enregistrés les 19 octobre 2022, 5 février 2023 et
26 mai 2023, M. B A, représenté par Me Le Corre, demande au tribunal, sur le fondement de l'article L. 911-4 du code de justice administrative de prendre les mesures qu'implique l'exécution du jugement n° 1925889/6-3 rendu le 7 avril 2022, à compter d'un délai d'un mois à partir de la notification du jugement à intervenir, sous astreinte de 100 euros par jour de retard.
Il soutient que le préfet de police n'a pas complètement exécuté le jugement n°1925889/6-3.
Par une ordonnance du 28 juin 2023, le président du tribunal a, en application des dispositions de l'article R. 921-6 du code de justice administrative, décidé l'ouverture d'une procédure juridictionnelle.
Par un mémoire enregistré le 12 décembre 2023, le préfet de police conclut à ce qu'il n'y ait lieu de statuer sur la requête.
Il soutient avoir réintégré M. A en qualité de brigadier-chef.
Vu le jugement n° 1925889/6-3 rendu le 7 avril 2022 par le tribunal administratif de Paris.
Vu les autres pièces du dossier.
Vu le code de justice administrative.
Les parties ont été régulièrement averties du jour de l'audience.
Ont été entendus au cours de l'audience publique, tenue en présence de Mme Sueur, greffière d'audience :
- le rapport de M. Ladreyt, président,
- les conclusions de M. Lamy, rapporteur public.
Une note en délibéré a été présentée par le préfet de police le 2 février 2024.
Considérant ce qui suit :
1. Aux termes de l'article L. 911-4 du code de justice administrative : " En cas d'inexécution d'un jugement ou d'un arrêt, la partie intéressée peut demander au tribunal administratif ou à la cour administrative d'appel qui a rendu la décision d'en assurer l'exécution. () ". Et aux termes de l'article R. 921-6 de ce code : " Dans le cas où le président estime nécessaire de prescrire des mesures d'exécution par voie juridictionnelle, et notamment de prononcer une astreinte (), le président de la cour ou du tribunal ouvre par ordonnance une procédure juridictionnelle. "
2. Par un jugement n° 1925889/6-3 rendu le 7 avril 2022, le tribunal a annulé la décision du 23 octobre 2019, par laquelle le préfet de police a rejeté le recours gracieux formé par M. A à l'encontre de la décision d'affectation au sein de la brigade de protection du groupe d'intervention et de protection et la demande de rétablissement dans ses anciennes fonctions au sein de la brigade d'intervention - division des unités opérationnelles spécialisées et a enjoint au préfet de police de rétablir M. A dans ses anciennes fonctions ou des fonctions équivalentes au sein de la brigade d'intervention - division des unités opérationnelles spécialisées et mis à la charge de l'Etat une somme de 1 500 euros au titre de l'article L. 761-1 du code de justice administrative.
3. À l'appui de sa demande, M. A soutient que le préfet de police n'a pas complètement exécuté ce jugement.
Sur l'injonction au rétablissement de M. A dans ses fonctions :
4. À la suite du jugement n° 1925889/6-3, le ministre de l'intérieur a pris un procès-verbal d'installation de M. A, l'affectant en qualité de brigadier-chef au sein du service PP/OPC/OP/DUOS/PI/GIP/BI, correspondant ainsi à ses anciennes fonctions ou des fonctions équivalentes au sein de la brigade d'intervention - division des unités opérationnelles spécialisées. Dès lors, la requête de M. A tendant à ce que le tribunal prescrive les mesures qu'implique l'exécution du jugement n° 1925889/6-3, sous astreinte, en ce qu'elle concerne l'injonction de le rétablir dans ses fonctions est devenue sans objet. Il n'y a pas lieu d'y statuer.
Sur l'exécution de la mise à la charge des frais des litiges :
5. Il est constant qu'il a été procédé au versement par l'Etat d'une somme de
1 500 euros au titre des dispositions de l'article L. 761-1 du code de justice administrative au bénéfice de M. A en application de l'article 3 du jugement n°1925889/6-3. Dès lors,
la requête de M. A tendant à ce que le tribunal prescrive les mesures qu'implique l'exécution du jugement n°1925889/6-3, sous astreinte, en ce qu'elle concerne la mise à la charge des frais du litige est devenue sans objet. Il n'y a pas lieu d'y statuer.
D E C I D E :
Article 1er : Il n'y a pas lieu de statuer sur les conclusions de la demande de M. A.
Article 2 : Le présent jugement sera notifié à M. B A et au préfet de police de Paris.
Délibéré après l'audience du 24 janvier 2024, à laquelle siégeaient :
M. Ladreyt, président,
M. Gandolfi, premier conseiller,
Mme Leravat, conseillère.
Rendu public par mise à disposition au greffe le 7 février 2024.
Le président-rapporteur, L'assesseur le plus ancien,
J-P. LADREYT G. GANDOLFI
La greffière,
L. SUEUR
La République mande et ordonne au ministre de l'intérieur et des outre-mer en ce qui le concerne ou à tous commissaires de justice à ce requis en ce qui concerne les voies de droit commun contre les parties privées, de pourvoir à l'exécution du présent jugement.
No 2315689
Tribunal Administratif de Paris — N° TA75-2309888
Le Tribunal Administratif de Paris a annulé la décision implicite de rejet d'un titre de séjour opposée à une ressortissante bangladaise. Le juge a constaté que le préfet de police, mis en demeure, n'avait produit aucune défense et était donc réputé avoir acquiescé aux faits de la requérante, notamment sa présence continue en France depuis 2009 et la régularisation de son conjoint. La décision a été annulée pour méconnaissance de l'article 8 de la Convention européenne des droits de l'homme et de l'article L. 435-1 du code de l'entrée et du séjour des étrangers et du droit d'asile, l'administration n'ayant pas procédé à l'examen complet de la situation personnelle et familiale de l'intéressée.
27/03/2026
Tribunal Administratif de Paris — N° TA75-2407314
Le Tribunal Administratif de Paris a annulé le refus du préfet de police de délivrer un titre de séjour à un ressortissant camerounais, père d'un enfant français. La juridiction a estimé que la décision administrative, fondée sur une menace à l'ordre public, méconnaissait l'intérêt supérieur de l'enfant, garanti par l'article 3 de la Convention relative aux droits de l'enfant, en portant atteinte à sa vie familiale en France. Le tribunal a ainsi fait prévaloir la protection de la vie familiale sur les considérations d'ordre public dans ce cas d'espèce.
27/03/2026
Tribunal Administratif de Paris — N° TA75-2317783
**Sujet principal** : Recours en annulation contre une révocation et une radiation des cadres d'un capitaine de police pour vice de procédure disciplinaire. **Juridiction** : Tribunal Administratif de Paris (5e Section - 3e Chambre). **Solution retenue** : Le tribunal a jugé que la procédure disciplinaire était entachée d'un vice substantiel, car l'agent n'a pas disposé d'un délai suffisant pour consulter son dossier (reçu seulement la veille de l'audience du conseil de discipline, malgré sa demande antérieure et l'importance du dossier). Cette méconnaissance des droits de la défense entraîne l'annulation de l'arrêté de révocation attaqué. **Textes appliqués** : Article L. 532-4 du code général de la fonction publique et article 5 du décret n° 84-961 du 25 octobre 1984, qui garantissent le droit à la communication intégrale du dossier dans un délai permettant une défense effective.
27/03/2026
Tribunal Administratif de Paris — N° TA75-2315697
Le Tribunal Administratif de Paris rejette la requête de M. B... visant à annuler sa déclaration d'élimination au concours externe du CAPES d'anglais 2023. La juridiction juge irrecevable le recours, considérant que la délibération du jury sur l'admissibilité n'est pas détachable de sa décision finale. Elle refuse également la condamnation de l'État aux frais de procédure, au titre de l'article L. 761-1 du code de justice administrative.
27/03/2026