mardi 5 septembre 2023
| Juridiction | Tribunal Administratif de Paris |
| Section | Tribunal Administratif de Paris |
| N° Dossier | TA75-2319376 |
| Type | Décision |
| Recours | Excès de pouvoir |
| Publication | C |
| Avocat requérant | SCP D AVOCATS SAIDJI ET MOREAU |
Vu la procédure suivante :
Par une requête, enregistrée le 19 août 2023, M. B A demande au juge des référés de suspendre l'exécution de la décision du 24 mai 2023 par laquelle le directeur général du centre régional des œuvres universitaires et scolaires (CROUS) de Paris a refusé sa réadmission en résidence au titre de l'année 2023-2024 ensemble la décision implicite par laquelle il a rejeté son recours gracieux formé le 9 juin 2023.
Il soutient que :
Sur l'urgence :
- l'urgence est constituée, dès lors que son bail expire le 31 août 2023 et que son Master 1 au sein de l'établissement Sorbonne Université débute en septembre.
Sur le doute sérieux quant à la légalité de la décision attaquée :
- la décision est insuffisamment motivée ;
- la décision est entachée d'une erreur de fait dès lors qu'elle est fondée sur la circonstance qu'il ne relève pas de l'académie de Paris alors qu'il justifie d'une inscription en Master 1 Musicologie : Administration et gestion de la musique au sein de l'établissement Sorbonne Université pour l'année universitaire 2023/2024 ;
- la décision est entachée d'un vice de procédure dès lors qu'elle a été prise sans procédure contradictoire préalable ;
- la décision est entachée d'un défaut de base légale.
Par un mémoire en défense, enregistré le 29 août 2023, le directeur général du CROUS de Paris, représenté par Me Moreau, conclut au non-lieu à statuer.
Il fait valoir que, postérieurement à l'introduction de la requête, M. A s'est vu notifier sa réadmission en résidence pour l'année 2023-2024.
Vu :
- les autres pièces du dossier ;
- la requête enregistrée le 19 août 2023 sous le numéro 2319378 par laquelle M. A demande l'annulation de la décision attaquée.
Vu :
- le code de l'éducation
- le code de justice administrative.
Le président du tribunal a désigné M. Rohmer pour statuer sur les demandes de référé.
Les parties ont été régulièrement averties du jour de l'audience.
Ont été entendus au cours de l'audience publique tenue le 30 août 2023, en présence de Mme Gaonach-Née, greffière d'audience :
- le rapport de M. Rohmer, juge des référés ;
- les observations de M. A ;
- les observations de Me Ben Hamouda représentant le CROUS de Paris.
La clôture de l'instruction a été prononcée à l'issue de l'audience publique.
Considérant ce qui suit :
1. Aux termes de l'article L. 521-1 du code de justice administrative : " Quand une décision administrative, même de rejet, fait l'objet d'une requête en annulation ou en réformation, le juge des référés, saisi d'une demande en ce sens, peut ordonner la suspension de l'exécution de cette décision, ou de certains de ses effets, lorsque l'urgence le justifie et qu'il est fait état d'un moyen propre à créer, en l'état de l'instruction, un doute sérieux quant à la légalité de la décision ".
2. Par un mémoire en défense, enregistré le 29 août 2023, le directeur général du CROUS de Paris indique que postérieurement à l'introduction de la requête, M. A s'est vu notifier sa réadmission en résidence pour l'année 2023-2024. Par suite, les conclusions aux fins de suspension de la requête sont devenues sans objet. Il n'y a plus lieu d'y statuer.
O R D ON N E :
Article 1er: Il n'y a plus lieu de statuer sur les conclusions aux fins de suspension de la requête de M. A.
Article 2 : La présente ordonnance sera notifiée à M. B A et au directeur général du centre régional des œuvres universitaires et scolaires (CROUS) de Paris.
Fait à Paris le 5 septembre 2023.
Le juge des référés,
B. ROHMER
La République mande et ordonne à la ministre de l'enseignement supérieur et de la recherche en ce qui la concerne, ou à tous commissaires de justice à ce requis, en ce qui concerne les voies de droit commun contre les parties privées, de pourvoir à l'exécution de la présente ordonnance./1-3
Tribunal Administratif de Marseille — N° TA13-2608292
Le Tribunal Administratif de Marseille a rejeté la requête de M. A... contre l'arrêté du préfet des Hautes-Alpes du 5 mai 2026 prolongeant son assignation à résidence. Le requérant invoquait une atteinte disproportionnée à sa liberté d'aller et venir et une méconnaissance de l'article 8 de la Convention européenne des droits de l'homme et de l'article 3-1 de la Convention internationale des droits de l'enfant. Le tribunal a jugé que les contraintes horaires imposées (présence au domicile de 14h à 17h) n'étaient pas disproportionnées, faute de preuves suffisantes de leur incompatibilité avec le suivi scolaire de sa belle-fille. La décision s'appuie sur les articles L. 731-1 et R. 733-1 du code de l'entrée et du séjour des étrangers et du droit d'asile.
01/06/2026
Tribunal Administratif de Marseille — N° TA13-2608430
Le Tribunal Administratif de Marseille a rejeté la requête de M. B..., ressortissant égyptien, contestant un arrêté préfectoral du 14 mai 2026 l'obligeant à quitter le territoire français sans délai, avec une interdiction de retour de deux ans. La juridiction a estimé que l'arrêté était suffisamment motivé et ne méconnaissait pas les articles L. 612-6 et L. 612-10 du code de l'entrée et du séjour des étrangers et du droit d'asile (CESEDA), le préfet ayant examiné les critères légaux. La solution retenue est le rejet de l'ensemble des conclusions, y compris la demande d'aide juridictionnelle provisoire et de communication du dossier.
01/06/2026
Tribunal Administratif de Marseille — N° TA13-2608432
Le Tribunal Administratif de Marseille a rejeté la requête de M. B..., ressortissant sénégalais, contestant un arrêté préfectoral du 15 mai 2026 l'obligeant à quitter le territoire français sans délai, avec une interdiction de retour de deux ans. Le tribunal a jugé que l'arrêté était suffisamment motivé et que la situation personnelle du requérant avait été examinée, notamment son maintien irrégulier après expiration de son visa. La solution retenue est le rejet de l'ensemble des conclusions, sur la base des articles L. 613-1, L. 612-2, L. 612-6 et L. 721-4 du code de l'entrée et du séjour des étrangers et du droit d'asile.
01/06/2026
Tribunal Administratif de Marseille — N° TA13-2607881
Le Tribunal administratif de Marseille, statuant en référé sur le fondement de l’article L. 521-1 du code de justice administrative, a rejeté la demande de suspension de l’arrêté du sous-préfet d’Istres du 7 avril 2026 mettant en demeure M. et Mme A... de quitter leur logement à Vitrolles. La requête a été jugée irrecevable car elle n’était pas accompagnée de la copie intégrale de la décision contestée, en méconnaissance des exigences procédurales. En conséquence, le juge a appliqué l’article L. 522-3 du même code pour rejeter la requête sans instruction ni audience, et a refusé l’admission provisoire à l’aide juridictionnelle.
01/06/2026