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AccueilJurisprudence administrativeN° TA75-2323456

Tribunal Administratif de Paris — Décision N° TA75-2323456

jeudi 14 décembre 2023

JuridictionTribunal Administratif de Paris
SectionTribunal Administratif de Paris
N° DossierTA75-2323456
TypeDécision
Avocat requérantMAGBONDO

Texte intégral

Vu la procédure suivante :

Par une requête, enregistrée le 12 octobre 2023, M. C, représenté par Me Magbongo, demande au juge des référés :

1°) d'enjoindre au préfet de police de le convoquer afin de lui renouveler son récépissé de dépôt de sa demande de titre de séjour, dans un délai de cinq jours à compter de la notification de l'ordonnance à intervenir ;

2°) de mettre à la charge de l'État la somme de 1 800 euros au titre des dispositions de l'article L. 761-1 du code de justice administrative.

Il soutient que :

- la condition d'urgence est remplie dès lors qu'il est placé en situation de séjour irrégulier depuis le 19 juillet 2023, date de l'expiration de son dernier récépissé de demande de titre de séjour, ce qui l'empêche d'établir son droit de travailler en France, d'exercer son droit à la libre circulation, de mener une vie privée et familiale normale, de prétendre aux différentes prestations sociales et de subvenir à ses besoins élémentaires ;

- la mesure est utile dès lors qu'il n'a pas d'autre voie lui permettant d'obtenir un rendez-vous pour renouveler son récépissé de demande de titre de séjour ;

- la mesure ne fait pas obstacle à l'exécution d'une décision administrative.

Par un mémoire en défense, enregistré le 14 novembre 2023, le préfet de police conclut au rejet de la requête.

Il fait valoir que les conditions d'urgence et d'utilité ne sont pas remplies dès lors que, dès le 21 septembre 2023, avant l'introduction de sa requête, M. C a été invité à se présenter le 13 septembre 2023 dans le cadre de la poursuite de l'instruction de son dossier et s'est vu remettre à cette occasion un récépissé valable jusqu'au 12 février 2024.

Vu les autres pièces du dossier.

Vu :

- le code de l'entrée et du séjour des étrangers et du droit d'asile ;

- le code de justice administrative.

Le président du tribunal a désigné Mme Perrin pour statuer sur les demandes de référé.

Considérant ce qui suit :

1. M. C, ressortissant béninois, né le 20 février 1979, a déposé une demande de renouvellement de son titre de séjour portant la mention " salarié " et a été mis en possession de récépissé dont le dernier est arrivé à expiration le 19 juillet 2023. M. C demande au juge des référés du tribunal administratif de Paris, saisi sur le fondement des dispositions de l'article L. 521-3 du code de justice administrative, d'enjoindre au préfet de police de le convoquer afin de lui délivrer un récépissé dans un délai de cinq jours à compter de la notification de l'ordonnance à intervenir.

2. Aux termes de l'article L. 521-3 du code de justice administrative : " En cas d'urgence et sur simple requête qui sera recevable même en l'absence de décision administrative préalable, le juge des référés peut ordonner toutes autres mesures utiles sans faire obstacle à l'exécution d'aucune décision administrative. ".

3. Il résulte de l'instruction, notamment des écritures en défense du préfet de police, que le 21 septembre 2023, soit antérieurement à l'introduction de la requête, M. C a été convoqué par le préfet de police le 13 novembre 2023 dans le cadre de l'instruction de sa demande de renouvellement de titre de séjour en qualité de " salarié " et a été mis en possession d'un récépissé, valable jusqu'au 12 février 2024. Dans ces conditions, M. C n'établit pas l'urgence ni l'utilité qu'il y aurait à ce que le juge des référés, saisi sur le fondement de l'article L. 521-3 du code de justice administrative, enjoigne au préfet de police de le convoquer pour lui délivrer un récépissé de dépôt de sa demande de titre de séjour. Par suite, les conclusions tendant à la délivrance d'un récépissé doivent être rejetées.

4. Il résulte de tout ce qui précède que la requête de M. C doit être rejetée en toutes ses conclusions.

O R D O N N E :

Article 1er : La requête de M. C est rejetée.

Article 2 : La présente ordonnance sera notifiée à M. A C et au ministre de l'intérieur et des outre-mer.

Copie sera adressée au préfet de police.

Fait à Paris, le 14 décembre 2023.

La juge des référés,

A. PERRIN

La République mande et ordonne au ministre de l'intérieur et des outre-mer en ce qui le concerne ou à tous commissaires de justice à ce requis en ce qui concerne les voies de droit commun, contre les parties privées, de pourvoir à l'exécution de la présente décision./9

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