lundi 8 avril 2024
| Juridiction | Tribunal Administratif de Paris |
| Section | Tribunal Administratif de Paris |
| N° Dossier | TA75-2406431 |
| Type | Décision |
| Avocat requérant | KADOCH |
Vu la procédure suivante :
Par une requête, enregistrée le 18 mars 2024, Mme A B, représentée par Me Kadoch, demande au juge des référés :
1°) d'ordonner à l'Office français de l'immigration et de l'intégration, sur le fondement des dispositions de l'article L. 521-3 du code de justice administrative, de la convoquer dans un délai de 5 jours afin de lui délivrer une carte lui permettant d'utiliser l'ADA ;
2°) de mettre à la charge de l'Office français de l'immigration et de l'intégration une somme de 1 000 euros au titre des dispositions des articles 37 de la loi n°91-647 du 10 juillet 1991 et L-761-1 du code de justice administrative.
Par un mémoire en défense, enregistré le 2 avril 2024 , l'OFII conclut au non-lieu à statuer dès lors qu'une nouvelle carte ADA a été remise à Mme A B, le 2 avril 2024.
Vu les autres pièces du dossier.
Vu :
- le code de l'entrée et du séjour des étrangers et du droit d'asile ;
- la loi n°91-647 du 10 juillet 1991 ;
- le code de justice administrative.
Le président du tribunal a désigné Mme Evgénas pour statuer sur les demandes de référé.
Considérant ce qui suit :
Sur les conclusions présentées au titre de l'article L. 521-3 du code de justice administrative :
1. Considérant qu'aux termes de l'article L. 521-3 du code de justice administrative : " En cas d'urgence et sur simple requête qui sera recevable même en l'absence de décision administrative préalable, le juge des référés peut ordonner toutes autres mesures utiles sans faire obstacle à l'exécution d'aucune décision ".
2. Il ressort des pièces du dossier et n'est pas contesté par Mme A B qu'une nouvelle carte ADA lui a été remise le 2 avril 2024. Dès lors, il n'y a plus lieu de statuer sur ses conclusions demandant d'ordonner à l'Office français de l'immigration et de l'intégration de la convoquer afin de lui délivrer une carte lui permettant d'utiliser l'ADA.
Sur les frais liés au litige :
3. Il n'y a pas lieu, dans les circonstances de l'espèce, de faire application des dispositions des articles 37 de la loi n°91-647 du 10 juillet 1991 et L-761-1 du code de justice administrative. Les conclusions présentées à ce titre par Mme A B doivent donc être rejetées.
O R D O N N E :
Article 1er : Il n'y a plus lieu de statuer sur les conclusions de Mme A B demandant d'ordonner à l'Office français de l'immigration et de l'intégration de la convoquer afin de lui délivrer une carte lui permettant d'utiliser l'ADA.
Article 2 : Le surplus des conclusions de la requête est rejeté.
Article 3 : La présente ordonnance sera notifiée à Mme A B, à Me Kadoch et à l'Office français de l'immigration et de l'intégration.
Fait à Paris, le 8 avril 2024 .
La juge des référés,
J. EVGENAS
La République mande et ordonne au ministre de l'intérieur et des outre-mer en ce qui le concerne ou à tous commissaires de justice à ce requis en ce qui concerne les voies de droit commun, contre les parties privées, de pourvoir à l'exécution de la présente décision.