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AccueilJurisprudence administrativeN° TA75-2411943

Tribunal Administratif de Paris — Décision N° TA75-2411943

mardi 9 juillet 2024

JuridictionTribunal Administratif de Paris
SectionTribunal Administratif de Paris
N° DossierTA75-2411943
TypeDécision
FormationSection 8 - Chambre 2
Avocat requérantGALINDO SOTO

Texte intégral

Vu la procédure suivante :

Par une première requête, enregistrée le 15 mai 2024, M. A B, représenté par Me Vi Van, demande au tribunal :

1°) de l'admettre provisoirement à l'aide juridictionnelle ;

2°) d'annuler pour excès de pouvoir l'arrêté du 13 mai 2024 par lequel le préfet de police a prolongé la durée de la mesure d'interdiction de retour sur le territoire français prise à son encontre d'une durée de 2 ans ;

3°) d'enjoindre au préfet compétent de procéder au réexamen de sa situation administrative dans un délai de 15 jours à compter de la notification du jugement à intervenir sous astreinte de 100 euros par jour de retard et dans l'attente de lui délivrer une autorisation provisoire de séjour et à l'effacement de son signalement du fichier SIS ;

4°) de mettre à la charge de l'Etat une somme de 1 500 euros en application de l'article L. 761-1 du code de justice administrative au profit de son conseil sous réserve pour celui-ci de renoncer à percevoir la part contributive de l'Etat à la mission d'aide juridictionnelle qui lui a été confiée en application des dispositions de l'article 37 de la loi du 10 juillet 1991 ou directement à son profit en cas de rejet de sa demande d'aide.

Il soutient que :

- l'arrêté attaqué a été pris par une autorité incompétente ;

- l'arrêté attaqué est insuffisamment motivé ;

- l'arrêté a été pris à l'issue d'une procédure irrégulière car il n'a pas pu être entendu ;

- le préfet a commis une erreur de fait et une erreur de droit et a méconnu les dispositions de l'article L. 612-11 du code de l'entrée et du séjour des étrangers et du droit d'asile ;

- le préfet a commis une erreur manifeste dans l'appréciation des conséquences de son arrêté sur sa situation personnelle ;

Par un mémoire enregistré le 7 juin 2024, M. B s'est désisté de sa requête.

Par une seconde requête, enregistrée le 18 juin 2024, M. B, représenté cette fois par Me Galindo Soto, demande au tribunal :

1°) de désigner provisoirement Me Galindo Soto au titre de l'aide juridictionnelle ;

2°) d'annuler pour excès de pouvoir l'arrêté du 13 mai 2024 par lequel le préfet de police a prolongé la durée de la mesure d'interdiction de retour sur le territoire français prise à son encontre d'une durée de 2 ans ;

3°) d'enjoindre au préfet de police à titre principal de lui délivrer une carte de séjour temporaire d'un an dans un délai de 15 jours à compter de la notification du jugement à intervenir sous astreinte de 100 euros par jour de retard et plus généralement (sic) de l'admettre au séjour et de lui délivrer une autorisation provisoire de séjour en vue de démarches auprès de l'autorité administrative compétente dans un délai de 2 jours à compter de la notification du jugement à intervenir et de réexaminer sa situation administrative dans un délai d'un mois ;

4°) de mettre à la charge de l'Etat une somme de 1 200 euros en application de l'article L. 761-1 du code de justice administrative au profit de son conseil sous réserve pour celui-ci de renoncer à percevoir la part contributive de l'Etat à la mission d'aide juridictionnelle qui lui a été confiée en application des dispositions de l'article 37 de la loi du 10 juillet 1991.

Il soutient que :

- le préfet a commis une erreur manifeste dans l'appréciation des conséquences de son arrêté sur sa situation personnelle ;

Par un mémoire en défense, enregistré le 21 juin 2024, le préfet de police, représenté par Me Rannou, conclut au rejet de la requête.

Il soutient que les moyens présentés par M. B ne sont pas fondés.

Vu les autres pièces du dossier.

Vu :

- la convention européenne de sauvegarde des droits de l'homme et des libertés fondamentales ;

- le code de l'entrée et du séjour des étrangers et du droit d'asile ;

- le code des relations entre le public et l'administration ;

- la loi n° 91-647 du 10 juillet 1991 ;

- le décret n° 91-1266 du 19 décembre 1991 modifié ;

- le code de justice administrative.

Le président du tribunal a désigné M. Béal, en application de l'article R. 776-13-3 du code de justice administrative.

Les parties ont été régulièrement averties du jour de l'audience.

a été entendu au cours de l'audience publique :

- le rapport de M. Béal.

L'instruction a été close à l'issue de l'audience.

Considérant ce qui suit :

1. Par arrêté du 13 mai 2024, le préfet de police a prolongé la durée de la mesure d'interdiction de retour sur le territoire français prise à l'encontre de M. B d'une durée de 2 ans. Par une première requête présentée par Me Vi Van M. B demande au tribunal d'annuler cet arrêté, de l'admettre provisoirement à l'aide juridictionnelle, d'enjoindre au préfet compétent de procéder au réexamen de sa situation administrative dans un délai de 15 jours à compter de la notification du jugement à intervenir sous astreinte de 100 euros par jour de retard et dans l'attente de lui délivrer une autorisation provisoire de séjour et à l'effacement de son signalement du fichier SIS et de mettre à la charge de l'Etat une somme de 1 500 euros en application de l'article L. 761-1 du code de justice administrative au profit de son conseil. Toutefois, par un mémoire enregistré le 7 juin 2024, il s'est clairement et sans la moindre ambiguïté désisté de cette première requête et renonce de ce fait à l'ensemble de ses prétentions. Si un nouvel avocat a présenté le 18 juin 2024 un mémoire intitulé " mémoire complémentaire " ce mémoire ne demande pas de revenir comme le requérant en a la possibilité sur ce désistement et n'en fait d'ailleurs pas état. Par suite, rien ne s'oppose à ce qu'il soit donné acte de ce désistement

Sur les conclusions tendant au bénéfice de l'aide juridictionnelle provisoire :

2. Aux termes de l'article 20 de la loi du 10 juillet 1991 relative à l'aide juridique : " Dans les cas d'urgence (), l'admission provisoire à l'aide juridictionnelle peut être prononcée soit par le président du bureau ou de la section compétente du bureau d'aide juridictionnelle, soit par la juridiction compétente ou son président. ". M. B demande au tribunal de désigner provisoirement Me Galindo Soto au titre de l'aide juridictionnelle. Toutefois, une telle nomination relève exclusivement de la compétence du bureau d'aide juridictionnel territorialement compétent et non pas du tribunal administratif.

DECIDE

Article 1er : Me Galindo Soto, n'est pas désigné à titre provisoire, au titre de l'aide juridictionnelle.

Article 2 : Il est donné acte du désistement de la requête de M. B.

Article 3 : Le présent jugement sera notifié à M. A B et au préfet de police.

Rendu public par mise à disposition au greffe le 9 juillet 2024.

Le magistrat désigné,

A. Béal

La greffière

D. Permalnaick

La République mande et ordonne au préfet de police en ce qui le concerne ou à tous commissaires de justice à ce requis en ce qui concerne les voies de droit commun, contre les parties privées, de pourvoir à l'exécution de la présente décision.

N°2411943

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