mercredi 16 avril 2025
| Juridiction | Tribunal Administratif de Paris |
| Section | Tribunal Administratif de Paris |
| N° Dossier | TA75-2423190 |
| Type | Ordonnance |
| Avocat requérant | ROSIN |
Vu la procédure suivante :
Par une requête, enregistrée le 30 août 2024, M. A, représenté par Me Rosin, demande au tribunal :
1°) de l'admettre au bénéfice de l'aide juridictionnelle provisoire ;
2°) d'annuler la décision implicite du préfet de police portant refus de délivrance d'une carte de résident ;
3°) d'enjoindre, à titre principal, au préfet territorialement compétent de lui délivrer à une carte de résident valable 10 ans, dans un délai de 15 jours et sous astreinte de 150 euros par jour de retard, à titre subsidiaire, de réexaminer et statuer sur la demande de titre de séjour du requérant sous le même délai et la même astreinte ;
4°) de mettre à la charge de l'Etat le versement d'une somme de 1 500 euros hors taxe à Me Rosin sur le fondement des articles L. 761-1 du code de justice administrative et de l'article 37 de la loi du 10 juillet 1991 relative à l'aide juridique et ne cas de non admission définitive à l'aide juridictionnelle.
Par un mémoire, enregistré le 2 avril 2025, le préfet de police conclut à ce que le tribunal constate qu'il n'y a plus lieu de statuer.
Par un acte, enregistré le 9 avril 2025, M. A déclare se désister des conclusions principales de sa requête.de sa requête.
Par une décision du 9 janvier 2025, M. A a été admis au bénéfice de l'aide juridictionnelle totale.
Vu les autres pièces du dossier.
Vu le code de justice administrative.
1. Aux termes de l'article R. 222-1 du code de justice administrative : " () les présidents de formation de jugement des tribunaux () et les magistrats ayant une ancienneté minimale de deux ans et ayant atteint au moins le grade de premier conseiller désignés à cet effet par le président de leur juridiction peuvent, par ordonnance : 1°) donner acte des désistements () 5° Statuer sur les requêtes qui ne présentent plus à juger de questions autres que la condamnation prévue à l'article L. 761-1 ou la charge des dépens () ".
2. Par un acte, enregistré le 9 avril 2025, M. A déclare se désister des conclusions principales de sa requête. Ce désistement est pur et simple, rien ne s'oppose à ce qu'il en soit donné acte.
3. M. A a été admis au bénéfice de l'aide juridictionnelle totale par une décision du 9 janvier 2025, son avocat est ainsi fondé à se prévaloir des dispositions de l'article 37 de la loi du 10 juillet 1991 relative à l'aide juridique. Il y a lieu, sans qu'il soit besoin de statuer sur la demande d'admission au bénéfice de cette aide à titre provisoire qui est devenue sans objet et sur laquelle il n'y a plus lieu à statuer, de mettre à la charge de l'Etat la somme de 1 000 euros sur le fondement des articles L. 761-1 du code de justice administrative et de l'article 37 de la loi du 10 juillet 1991 relative à l'aide juridique.
O R D O N N E:
Article 1er : Il n'y a pas lieu de statuer sur la demande d'admission au bénéfice de l'aide juridictionnelle à titre provisoire.
Article 2 : Il est donné acte à M. A du désistement de conclusions principales de la requête.
Article 3 : L'Etat versera à Me Rosin, sur le fondement des articles L. 761-1 du code de justice administrative et de l'article 37 de la loi du 10 juillet 1991 relative à l'aide juridique, la somme de 1 000 euros.
Article 4 : La présente ordonnance sera notifiée à M. B C A, au préfet de police et à Me Rosin.
Fait à Paris, le 16 avril 2025.
Le président de la 2ème section,
J.-F. SIMONNOT
La République mande et ordonne au préfet de police en ce qui le concerne ou à tous huissiers de justice à ce requis en ce qui concerne les voies de droit commun contre les parties privées, de pourvoir à l'exécution de la présente décision.