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AccueilJurisprudence administrativeN° TA75-2423190

Tribunal Administratif de Paris — Décision N° TA75-2423190

mercredi 16 avril 2025

JuridictionTribunal Administratif de Paris
SectionTribunal Administratif de Paris
N° DossierTA75-2423190
TypeOrdonnance
Avocat requérantROSIN

Résumé IA

Le Tribunal Administratif de Paris a été saisi par M. A d’une requête contestant le refus implicite du préfet de police de lui délivrer une carte de résident. Le requérant s’est désisté de ses conclusions principales, ce désistement étant pur et simple, le tribunal en a donné acte. Par ailleurs, M. A ayant été admis au bénéfice de l’aide juridictionnelle totale, le tribunal a condamné l’État à verser 1 000 euros à son avocat sur le fondement des articles L. 761-1 du code de justice administrative et de l’article 37 de la loi du 10 juillet 1991. La demande d’aide juridictionnelle provisoire est devenue sans objet.

Texte intégral

Vu la procédure suivante :

Par une requête, enregistrée le 30 août 2024, M. A, représenté par Me Rosin, demande au tribunal :

1°) de l'admettre au bénéfice de l'aide juridictionnelle provisoire ;

2°) d'annuler la décision implicite du préfet de police portant refus de délivrance d'une carte de résident ;

3°) d'enjoindre, à titre principal, au préfet territorialement compétent de lui délivrer à une carte de résident valable 10 ans, dans un délai de 15 jours et sous astreinte de 150 euros par jour de retard, à titre subsidiaire, de réexaminer et statuer sur la demande de titre de séjour du requérant sous le même délai et la même astreinte ;

4°) de mettre à la charge de l'Etat le versement d'une somme de 1 500 euros hors taxe à Me Rosin sur le fondement des articles L. 761-1 du code de justice administrative et de l'article 37 de la loi du 10 juillet 1991 relative à l'aide juridique et ne cas de non admission définitive à l'aide juridictionnelle.

Par un mémoire, enregistré le 2 avril 2025, le préfet de police conclut à ce que le tribunal constate qu'il n'y a plus lieu de statuer.

Par un acte, enregistré le 9 avril 2025, M. A déclare se désister des conclusions principales de sa requête.de sa requête.

Par une décision du 9 janvier 2025, M. A a été admis au bénéfice de l'aide juridictionnelle totale.

Vu les autres pièces du dossier.

Vu le code de justice administrative.

1. Aux termes de l'article R. 222-1 du code de justice administrative : " () les présidents de formation de jugement des tribunaux () et les magistrats ayant une ancienneté minimale de deux ans et ayant atteint au moins le grade de premier conseiller désignés à cet effet par le président de leur juridiction peuvent, par ordonnance : 1°) donner acte des désistements () 5° Statuer sur les requêtes qui ne présentent plus à juger de questions autres que la condamnation prévue à l'article L. 761-1 ou la charge des dépens () ".

2. Par un acte, enregistré le 9 avril 2025, M. A déclare se désister des conclusions principales de sa requête. Ce désistement est pur et simple, rien ne s'oppose à ce qu'il en soit donné acte.

3. M. A a été admis au bénéfice de l'aide juridictionnelle totale par une décision du 9 janvier 2025, son avocat est ainsi fondé à se prévaloir des dispositions de l'article 37 de la loi du 10 juillet 1991 relative à l'aide juridique. Il y a lieu, sans qu'il soit besoin de statuer sur la demande d'admission au bénéfice de cette aide à titre provisoire qui est devenue sans objet et sur laquelle il n'y a plus lieu à statuer, de mettre à la charge de l'Etat la somme de 1 000 euros sur le fondement des articles L. 761-1 du code de justice administrative et de l'article 37 de la loi du 10 juillet 1991 relative à l'aide juridique.

O R D O N N E:

Article 1er : Il n'y a pas lieu de statuer sur la demande d'admission au bénéfice de l'aide juridictionnelle à titre provisoire.

Article 2 : Il est donné acte à M. A du désistement de conclusions principales de la requête.

Article 3 : L'Etat versera à Me Rosin, sur le fondement des articles L. 761-1 du code de justice administrative et de l'article 37 de la loi du 10 juillet 1991 relative à l'aide juridique, la somme de 1 000 euros.

Article 4 : La présente ordonnance sera notifiée à M. B C A, au préfet de police et à Me Rosin.

Fait à Paris, le 16 avril 2025.

Le président de la 2ème section,

J.-F. SIMONNOT

La République mande et ordonne au préfet de police en ce qui le concerne ou à tous huissiers de justice à ce requis en ce qui concerne les voies de droit commun contre les parties privées, de pourvoir à l'exécution de la présente décision.

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