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AccueilJurisprudence administrativeN° TA75-2424885

Tribunal Administratif de Paris — Décision N° TA75-2424885

lundi 9 décembre 2024

JuridictionTribunal Administratif de Paris
SectionTribunal Administratif de Paris
N° DossierTA75-2424885
TypeOrdonnance
PublicationD
Avocat requérantKADOCH

Texte intégral

Vu la procédure suivante :

Par une requête, enregistrée le 17 septembre 2024, M. D A, représenté par Me Kadoch, demande au tribunal :

1°) de l'admettre provisoirement au bénéfice de l'aide juridictionnelle ;

2°) d'annuler la décision du 4 septembre 2024 par laquelle le préfet de police de Paris a déclaré son droit au séjour caduc, l'a obligé à quitter le territoire français sans délai, a fixé le pays de destination et a prononcé une interdiction de circuler sur le territoire français d'une durée de trente-six mois ;

3°) d'enjoindre au préfet de police de Paris de procéder au réexamen de sa situation.

Il soutient que :

- la décision est signée par une autorité incompétente ;

- elle est entachée d'une erreur manifeste d'appréciation dès lors que sa mère, Aurora A, est âgée, malade et qu'il lui rend visite autant que possible à Caen où elle réside, entraînant des conséquences d'une exceptionnelle gravité sur sa situation ainsi que sur celle de sa mère.

La demande d'aide juridictionnelle présentée par M. A a été rejetée par une décision du 27 novembre 2024.

Vu les autres pièces du dossier.

Vu le code de justice administrative.

Considérant ce qui suit :

Sur la demande d'admission provisoire à l'aide juridictionnelle :

1. Aux termes de l'article 20 de la loi du 10 juillet 1991 : " Dans les cas d'urgence (), l'admission provisoire à l'aide juridictionnelle peut être prononcée soit par le président du bureau ou de la section compétente du bureau d'aide juridictionnelle, soit par la juridiction compétente ou son président ". La demande d'aide juridictionnelle présentée par M. A a fait l'objet d'une décision en date du 27 novembre 2024. Dès lors, il n'y a plus lieu de statuer sur sa demande d'admission provisoire.

Sur les conclusions aux fins d'annulation et d'injonction :

2. Aux termes de l'article R. 222-1 du code de justice administrative : " () les présidents de formation de jugement des tribunaux () peuvent, par ordonnance : () 7° Rejeter, après l'expiration du délai de recours (), les requêtes ne comportant que des moyens de légalité externe manifestement infondés (), des moyens inopérants ou des moyens qui () ne sont manifestement pas assortis des précisions permettant d'en apprécier le bien-fondé () ".

3. D'une part, par un arrêté n° 2024-000924 du 8 juillet 2024 publié au recueil des actes administratifs spécial du même jour, le préfet de police a donné à Mme C B, attachée d'administration de l'Etat, signataire de l'arrêté litigieux, délégation à l'effet de signer les décisions dans la limite de ses attributions, dont relèvent les décisions de maintien en rétention, en cas d'absence ou d'empêchement d'autorités dont il ne ressort pas des pièces du dossier qu'elles n'ont pas été absentes ou empêchées lors de la signature de l'acte attaqué. Par suite, le moyen tiré de ce que l'arrêté attaqué aurait été signé par une autorité incompétente doit être écarté comme manquant en fait. Par suite, le moyen tiré de l'incompétence de son signataire doit être écarté.

4. D'autre part, la requérante soutient que le préfet de police a commis une erreur manifeste d'appréciation dès lors que sa décision a pour conséquence de le priver de la possibilité de voir et d'assister sa mère malade et âgée, résidant dans le Calvados. Toutefois, en se bornant à produire, à l'appui de ce moyen, la carte individuelle d'admission à l'aide médicale de l'Etat de sa mère, ainsi qu'une attestation de domicile de cette dernière, sans justifier de son état de santé et de l'intensité des liens entretenus avec le requérant, M. A ne développe qu'une argumentation non assortie des précisions permettant d'en apprécier le bien-fondé.

5. Par suite, la requête de M. A ne comporte que des moyens entrant dans le champ d'application du 7° de l'article R. 222-1 du code de justice administrative. Les conclusions susvisées ne peuvent donc qu'être rejetées sur ce fondement.

D E C I D E :

Article 1er : Il n'y a pas lieu de statuer sur la demande d'admission provisoire au bénéfice de l'aide juridictionnelle formée par M. A.

Article 2 : Le surplus des conclusions de la requête est rejeté.

Article 3 : La présente ordonnance sera notifiée à M. D A et à Me Kadoch.

Fait à Paris, le 9 décembre 2024.

La présidente de la 6ème section,

K. Weidenfeld

La République mande et ordonne au préfet de police de Paris en ce qui le concerne, et à tous commissaires de justice à ce requis en ce qui concerne les voies de droit commun contre les parties privées, de pourvoir à l'exécution de la présente décision.

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