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AccueilJurisprudence administrativeN° TA75-2501280

Tribunal Administratif de Paris — Décision N° TA75-2501280

samedi 18 janvier 2025

JuridictionTribunal Administratif de Paris
SectionTribunal Administratif de Paris
N° DossierTA75-2501280
TypeOrdonnance
PublicationC
Avocat requérantCABNET ASKOLDS (AARPI)

Texte intégral

Vu la procédure suivante :

Par une requête, enregistrée le 17 janvier 2025, M. A, représenté par Me Etman, demande au juge des référés, saisi sur le fondement de l'article L. 521-2 du code de justice administrative :

1°) d'enjoindre au préfet de police de lui délivrer un récépissé de demande de carte de séjour à compter de la notification de la présente ordonnance et d'achever l'instruction de sa demande, sous astreinte de 50 euros par jour de retard ;

2°) de mettre à la charge de l'Etat la somme de 1200 euros au titre de l'article L. 761-1 du code de justice administrative.

Il soutient que :

- la condition de l'urgence est satisfaite ;

- les services préfectoraux portent une atteinte grave et manifestement illégale à la liberté d'aller et venir et au droit au respect de la vie privée et familiale.

Par un mémoire en défense, enregistré le 17 janvier 2025, le préfet de police conclut au non lieu à statuer sur les conclusions à fin d'injonction et au rejet des conclusions présentées sur le fondement de l'article L. 761-1 du code de justice administrative.

Il soutient que le requérant a été mis en possession d'une autorisation de prolongation d'instruction le 17 janvier 2025 valable jusqu'au 16 avril 2025.

Vu les autres pièces du dossier.

Vu :

- le code de l'entrée et du séjour des étrangers et du droit d'asile ;

- le code de justice administrative.

Le président du tribunal a désigné Mme Stoltz-Valette pour statuer sur les demandes de référé.

Les parties ont été régulièrement averties du jour de l'audience.

Au cours de l'audience publique, tenue le 18 mai 2025 en présence de Mme Rahmouni, greffière d'audience, Mme Stoltz-Valette a lu son rapport et entendu les observations de Me Etman, avocat de M. A.

Le préfet de police n'était ni présent ni représenté

La clôture de l'instruction a été prononcée à l'issue de l'audience publique.

Considérant ce qui suit :

Sur les conclusions présentées au titre de l'article L. 521-2 du code de justice administrative :

1. Aux termes de l'article L. 521-2 du code de justice administrative : " Saisi d'une demande en ce sens justifiée par l'urgence, le juge des référés peut ordonner toutes mesures nécessaires à la sauvegarde d'une liberté fondamentale à laquelle une personne morale de droit public ou un organisme de droit privé chargé de la gestion d'un service public aurait porté, dans l'exercice d'un de ses pouvoirs, une atteinte grave et manifestement illégale. () ".

2. M. A, ressortissant camerounais né le 5 avril 1981, a sollicité la délivrance d'une carte de résident le 24 janvier 2024 sur le fondement de l'article L. 423-10 du code de l'entrée et du séjour des étrangers et du droit d'asile et s'est vu remettre plusieurs attestations de prolongation d'instruction l'autorisant à travailler dont la dernière était valable jusqu'au 24 décembre 2024. M. A demande au juge des référés, sur le fondement de l'article L. 521-2 du code de justice administrative, d'enjoindre au préfet de police de lui délivrer un récépissé de demande de carte de séjour à compter de la notification de la présente ordonnance et d'achever l'instruction de sa demande, sous astreinte de 50 euros par jour de retard.

3. Postérieurement à l'introduction de l'instance, le préfet de police a délivré une attestation de prolongation d'instruction à M. A. Par suite, les conclusions à fin d'injonction sont devenues sans objet.

Sur les conclusions relatives aux frais de l'instance :

4. Il y a lieu, dans les circonstances de l'espèce, de mettre à la charge de l'État une somme de 1 000 euros en application des dispositions de l'article L. 761-1 du code de justice administrative.

O R D O N N E :

Article 1er : Il n'y a pas lieu de statuer sur les conclusions à fin d'injonction de la requête.

Article 2 : L'Etat versera à M. A une somme de 1000 euros en application des dispositions de l'article L. 761-1 du code de justice administrative.

Article 3 : Le surplus des conclusions de la requête est rejeté.

Article 4 : La présente ordonnance sera notifiée à M. A, au ministre de l'intérieur et à Me Etman.

Copie en sera adressée au préfet de police.

Fait à Paris, le 18 janvier 2025.

La juge des référés,

signé

A. STOLTZ-VALETTE

La République mande et ordonne au ministre de l'intérieur en ce qui le concerne ou à tous commissaires de justice à ce requis en ce qui concerne les voies de droit commun contre les parties privées, de pourvoir à l'exécution de la présente décision.

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