jeudi 27 février 2025
| Juridiction | Tribunal Administratif de Paris |
| Section | Tribunal Administratif de Paris |
| N° Dossier | TA75-2505212 |
| Type | Décision |
| Publication | C |
| Formation | 8e Section - MESD |
| Avocat requérant | SCP D AVOCATS SAIDJI ET MOREAU |
Vu la procédure suivante :
Par une requête, enregistrée le 25 février 2025, Mme C B D demande au tribunal :
1°) de l'admettre au bénéfice de l'aide juridictionnelle provisoire ;
2°) d'annuler la décision du 24 février 2025 par laquelle le ministre d'Etat, ministre de l'intérieur lui a refusé l'admission sur le territoire au titre de l'asile ;
3°) d'enjoindre au ministre d'Etat, ministre de l'intérieur de mettre fin aux mesures de privation de liberté et de lui délivrer une autorisation provisoire de séjour ;
4°) de mettre à la charge de l'État une somme de 1 500 euros au titre des dispositions de l'article L. 761-1 du code de justice administrative.
Elle soutient que :
- la procédure d'adoption de la décision attaquée a porté atteinte à la confidentialité des éléments d'information de la demande d'asile en raison des conditions de transmission tant du compte-rendu d'entretien de l'Office français de protection des réfugiés et apatrides (OFPRA) que de la décision attaquée permettant à des personnes non habilitées d'en prendre connaissance ;
- les conditions matérielles de déroulement de l'entretien sont la cause du caractère peu détaillé et étayé de ses allégations concernant ses craintes en cas de retour ;
- elle est entachée d'une erreur de droit dès lors que pour contrôler le caractère manifestement infondé de la demande d'asile, le ministre d'Etat, ministre de l'intérieur ne peut apprécier la crédibilité du récit fait par le demandeur ;
- elle est entachée d'une erreur manifeste d'appréciation puisque sa demande n'est pas manifestement infondée ;
- elle méconnaît les articles L. 352-2 et L. 352-3 du code de l'entrée et du séjour des étrangers et du droit d'asile, faute pour l'OFPRA d'avoir pris en compte sa vulnérabilité ;
- la décision fixant le pays de réacheminement méconnaît l'article 33 de la convention de Genève du 28 juillet 1951 et des articles 2 et 3 de la convention européenne de sauvegarde des droits de l'homme et des libertés fondamentales et le principe de non-refoulement des réfugiés.
Par un mémoire en défense, enregistré le 26 février 2025, le ministre d'Etat, ministre de l'intérieur, représenté par la SCP Saidji et Moreau, conclut au rejet de la requête ; il fait valoir qu'aucun de ses moyens n'est fondé.
Vu les autres pièces du dossier.
Vu :
- la convention européenne de sauvegarde des droits de l'homme et des libertés fondamentales ;
- la convention relative au statut des réfugiés, signée à Genève le 28 juillet 1951 ;
- le code de l'entrée et du séjour des étrangers et du droit d'asile ;
- la loi n° 91-647 du 10 juillet 1991 ;
- le code de justice administrative.
Le président du tribunal a désigné M. Rezard conformément à l'article L. 922-2 du code de l'entrée et du séjour des étrangers et du droit d'asile.
Les parties ont été régulièrement averties du jour de l'audience.
Ont été entendus au cours de l'audience publique :
- le rapport de M. Rezard, magistrat désigné ;
- les observations de Me Sarkissian, avocate commise d'office, représentant Mme B D, et de Mme B D, assistée de Mme A, interprète en langue somali qui conclut aux mêmes fins par les mêmes moyens ;
- et les observations de Me Chesnet, représentant le ministre d'Etat, ministre de l'intérieur.
La clôture de l'instruction a été prononcée à l'issue de l'audience publique.
Considérant ce qui suit :
1. Mme B D, ressortissante djiboutienne, née le 26 février 1997, a atterri à l'aéroport de Roissy-Charles de Gaulle le 19 février 2025, en provenance d'un vol n° AF1655 depuis l'Algérie, et y a sollicité le statut de réfugié le 21 février 2025. Par une décision du 24 février 2025, le ministre d'Etat, ministre de l'intérieur lui a refusée l'admission sur le territoire français au titre de l'asile. Mme B D demande l'annulation de cette décision.
Sur la demande d'admission provisoire au bénéfice de l'aide juridictionnelle :
2. Aux termes de l'article 20 de la loi du 10 juillet 1991 : " Dans les cas d'urgence (), l'admission provisoire à l'aide juridictionnelle peut être prononcée par la juridiction compétente () " Mme B D a été assistée par un conseil commis d'office lors de l'audience publique. Par suite, il n'y a pas lieu de l'admettre au bénéfice de l'aide juridictionnelle provisoire.
Sur les conclusions aux fins d'annulation :
3. En premier lieu, en vertu de l'article L. 352-3 du code de l'entrée et du séjour des étrangers et du droit d'asile, les décisions de refus d'admission sur le territoire français au titre de l'asile doivent être motivées. Il ressort des pièces du dossier que la décision attaquée vise les textes applicables à la situation de Mme B D, notamment la convention relative au statut des réfugiés et les articles L. 351-1 et suivants du code de l'entrée et du séjour des étrangers et du droit d'asile. Elle comporte en outre les considérations de fait sur lesquelles le ministre d'Etat, ministre de l'intérieur s'est fondé pour refuser son admission sur le territoire au titre de l'asile tenant à l'absence de crédibilité de sa demande en ce qui concerne les risques auxquels elle ferait face en cas de retour dans son pays. Par suite, le moyen tiré du défaut de motivation doit être écarté.
4. En deuxième lieu, la confidentialité des éléments d'information détenus par l'Office français de protection des réfugiés et des apatride (OFPRA) relatifs à la personne sollicitant en France la qualité de réfugié constitue à la fois une garantie essentielle du droit constitutionnel d'asile et une exigence découlant de la convention de Genève relative au statut des réfugiés. Il en résulte notamment que seuls les agents habilités à mettre en œuvre le droit d'asile peuvent avoir accès à ces informations. Si Mme B D soutient que la décision attaquée a méconnu ce principe, il ne ressort pas des pièces du dossier que les éléments d'informations détenus par l'OPFRA la concernant auraient été communiqués à d'autres personnes qu'aux agents du ministère de l'intérieur chargés de se prononcer, au vu de l'avis rendu par l'OFPRA, sur le caractère manifestement infondé de sa demande d'asile et qui, dans cette mesure, sont appelés à mettre en œuvre le droit d'asile. Dès lors, le moyen est infondé et doit être écarté.
5. En troisième lieu, aux termes de l'article R. 351-1 du code de l'entrée et du séjour des étrangers et du droit d'asile : " Lorsque l'étranger qui se présente à la frontière demande à bénéficier du droit d'asile, il est informé sans délai, dans une langue qu'il comprend ou dont il est raisonnable de penser qu'il la comprend, de la procédure de demande d'asile et de son déroulement, de ses droits et obligations au cours de cette procédure, des conséquences que pourrait avoir le non-respect de ses obligations ou le refus de coopérer avec les autorités et des moyens dont il dispose pour l'aider à présenter sa demande () ". Aux termes de l'article L. 352-2 du même code : " () la décision de refus d'entrée ne peut être prise qu'après consultation de l'Office français de protection des réfugiés et apatrides, qui rend son avis () dans le respect des garanties procédurales prévues au titre III du livre V () "
6. Mme B D soutient que les conditions matérielles de l'entretien avec l'officier de protection de l'OFPRA ne lui ont pas permise d'être aussi convaincante que si cet entretien s'était déroulé selon la procédure normale, en raison notamment du caractère directif de l'interrogatoire et des erreurs d'interprétariat qui sont possibles et faute d'avoir pu préparer l'entretien et rassembler des pièces dans la perspective de sa tenue. Toutefois, cet entretien n'avait pas pour objet d'apprécier si elle était fondée à bénéficier d'une protection internationale mais seulement à contrôler si sa demande d'asile présentait ou non un caractère manifestement infondé. A cet égard, il ressort des mentions figurant dans le compte-rendu de l'entretien que l'intéressée a pu fournir, en réponse aux questions de l'officier de protection, les précisions utiles à l'examen de sa situation afin de permettre à l'OFPRA puis à l'autorité administrative de se prononcer sur cette question. Par suite, le moyen tiré de l'irrégularité de la procédure doit être écarté.
7. En quatrième lieu, aux termes de l'article R. 351-2 du code de l'entrée et du séjour des étrangers et du droit d'asile : " Toute personne intervenant en zone d'attente peut signaler au responsable de la zone d'attente ou à son représentant la situation de vulnérabilité d'un demandeur d'asile qu'elle aurait constatée, ou dont le demandeur d'asile aurait fait état () " Aux termes de l'article L. 531-10 du même code : " Pendant toute la durée de la procédure d'examen de la demande, l'Office français de protection des réfugiés et apatrides peut définir les modalités particulières d'examen qu'il estime nécessaires pour l'exercice des droits d'un demandeur en raison de sa situation particulière ou de sa vulnérabilité. / Pour l'application du premier alinéa, l'office tient compte des informations sur la vulnérabilité du demandeur () dont il peut seul avoir connaissance au vu de la demande ou des déclarations de l'intéressé () ".
8. Si la requérante soutient qu'il n'a pas été tenu compte de sa vulnérabilité, elle n'allègue ni ne justifie avoir fait état de celle-ci auprès des agents du ministre d'Etat, ministre de l'intérieur ou de l'officier de protection de l'OFPRA. Par ailleurs, il ne ressort pas des pièces du dossier que l'autorité administrative, qui a eu connaissance du compte rendu de l'entretien mené par l'officier de protection de l'OFPRA, se serait abstenue de prendre en compte la vulnérabilité dont aurait fait preuve Mme B D avant de se prononcer sur le caractère manifestement infondé de sa demande d'asile. Par suite, son moyen doit, en tout état de cause, être écarté comme étant infondé.
9. En cinquième lieu, aux termes de de l'article L. 351-1 du code de l'entrée et du séjour des étrangers et du droit d'asile : " L'étranger qui demande à entrer en France au titre de l'asile peut être placé en zone d'attente () pour vérifier : () / 3° () si sa demande n'est pas manifestement infondée. " Aux termes de l'article L. 352-1 du code : " La décision de refuser l'entrée en France à un étranger qui se présente à la frontière et demande à bénéficier du droit d'asile ne peut être prise que dans les cas suivants : () / 3° La demande d'asile est manifestement infondée. / Constitue une demande d'asile manifestement infondée une demande qui, au regard des déclarations faites par l'étranger et des documents le cas échéant produits, est manifestement dénuée de pertinence au regard des conditions d'octroi de l'asile ou manifestement dépourvue de toute crédibilité en ce qui concerne le risque de persécutions ou d'atteintes graves. ".
10. Il résulte de ces dispositions que le ministre de l'intérieur peut refuser à un étranger l'entrée sur le territoire national en raison du caractère manifestement infondé de sa demande d'asile présentée aux frontières lorsque les déclarations de celui-ci, et les documents qu'il produit à leur appui, du fait notamment de leur caractère incohérent, inconsistant ou trop général, sont manifestement dépourvus de crédibilité et font apparaître comme manifestement dénuées de fondement les craintes de persécutions ou d'atteintes graves alléguées par l'intéressé au titre de l'article 1er A (2) de la convention de Genève relative au statut des réfugiés ou de l'article L. 512-1 du code de l'entrée et du séjour des étrangers et du droit d'asile relatif à la protection subsidiaire.
11. D'une part, il résulte des dispositions précitées que le ministre d'Etat, ministre de l'intérieur n'a pas commis d'erreur de droit en appréciant la crédibilité des déclarations faites par la requérante afin de se prononcer sur le caractère manifestement infondé de sa demande d'asile.
12. D'autre part, Mme B D soutient qu'elle a été élevée dans une famille aisée de Djibouti, qui lui avait fait croire qu'elle avait été recueillie à l'âge de trois ou quatre ans dans un foyer pour orphelin, et chez qui elle a été forcée de travailler pendant plusieurs années, sans pouvoir sortir librement autrement que pour conduire les enfants à l'école. L'intéressée indique avoir été battue de manière régulière par la mère de cette famille, qui lui a même à une occasion cassé les os de la jambe, et avoir subi une excision à l'âge de sept ans et des agressions sexuelles répétées de la part du père de famille. Elle fait état de ce qu'elle a appris au cours de l'année 2019 par l'intermédiaire d'une voisine qu'elle avait en réalité été trouvée dans la rue, à la suite de quoi, elle a tenté de s'immoler par le feu après une tentative d'empoisonnement, puis a été conduite par cette voisine, qui l'a empêchée de mettre fin à ses jours, auprès des forces de l'ordre. Ces dernières lui auraient néanmoins indiquée ne rien pouvoir faire pour l'aider dès lors que la famille chez qui elle résidait était fortunée. La requérante indique avoir ensuite été cachée chez sa voisine, qui a organisée son départ vers la Turquie grâce à un passeport qui avait été établi à l'initiative de la famille plusieurs mois auparavant. Si ces éléments relatifs à sa situation à Djibouti jusqu'en 2019 apparaissent suffisamment précis pour que ses allégations à cet égard ne puissent être regardées comme manifestement dépourvues de crédibilité, il ressort des pièces du dossier que Mme B D a depuis vécu de manière continue sur le territoire turc jusqu'à son départ pour la France via l'Algérie. L'intéressée a par ailleurs indiqué lors de l'audience publique n'avoir pu eu de contact depuis longtemps avec la voisine qui l'avait assistée et qui l'avait simplement invitée à ne plus revenir à Djibouti. Elle n'allègue en outre pas avoir été menacée directement ou indirectement par ses anciens employeurs lorsqu'elle se trouvait en Turquie. La requérante n'apporte dès lors pas d'élément permettant de considérer que, depuis 2019, la menace que représentaient pour elle ces personnes serait toujours actuelle et qu'un retour à Djibouti aurait par conséquent encore pour effet de faire peser sur elle un risque qu'elle soit soumise à de mauvais traitements de leur part. Dans ces conditions, et nonobstant les répercussions psychologiques des violences qu'elle a subies dans son enfance, en estimant manifestement infondée la demande d'accès au territoire français au titre de l'asile présentée par Mme B D, le ministre d'Etat, ministre de l'intérieur n'a pas commis d'erreur manifeste d'appréciation. Ce moyen doit donc être écarté comme étant infondé.
13. En sixième lieu, aux termes de l'article 33 de la convention de Genève du 28 juillet 1951 relative au statut des réfugiés : " Aucun des Etats Contractants n'expulsera ou ne refoulera, de quelque manière que ce soit, un réfugié sur les frontières des territoires où sa vie ou sa liberté serait menacée en raison de sa race, de sa religion, de sa nationalité, de son appartenance à un certain groupe social ou de ses opinions politiques. () ". Aux termes de l'article 3 de la convention européenne de sauvegarde des droits de l'homme et des libertés fondamentales : " Nul ne peut être soumis à la torture ni à des peines ou traitements inhumains ou dégradants. " Enfin, aux termes des stipulations du paragraphe 1 de l'article 2 de la même convention : " Le droit de toute personne à la vie est protégé par la loi () "
14. Si la décision attaquée indique que la requérante sera réacheminée vers tout pays où elle sera légalement admissible, le ministre d'Etat, ministre de l'intérieur ne justifie pas que l'intéressée serait légalement admissible ailleurs que dans son pays d'origine. Cependant, ainsi qu'il a été dit au point 12, la requérante ne justifie pas être visée par une menace grave, directe et individuelle contre sa vie ou sa personne ou contre ses enfants en cas de retour à Djibouti. Par suite, en considérant que la demande d'asile de Mme B D était manifestement infondée et en décidant qu'elle serait réacheminée vers son pays d'origine, le ministre d'Etat, ministre de l'intérieur n'a méconnu ni le principe de prohibition du refoulement des réfugiés, ni le droit de ne pas faire l'objet de traitements inhumains ou dégradants garanti par les articles 2 et 3 de la convention européenne de sauvegarde des droits de l'homme et des libertés fondamentales. Ces moyens sont donc infondés.
15. Il résulte de tout ce qui précède que les conclusions aux fins d'annulation présentées par Mme B D doivent être rejetées ainsi, par voie de conséquence, que ses conclusions aux fins d'injonction et celles qu'elle a présentées au titre des frais liés à l'instance.
D E C I D E :
Article 1er : Il n'y a pas lieu d'admettre Mme B D, à titre provisoire, au bénéfice de l'aide juridictionnelle.
Article 2 : Le surplus des conclusions de la requête de Mme B D est rejeté.
Article 3 : Le présent jugement sera notifié à Mme C B D et au ministre d'Etat, ministre de l'intérieur.
Décision rendue le 27 février 2025.
Le magistrat désigné,
A. Rezard
La greffière,
L. Poulain
La République mande et ordonne au ministre d'Etat, ministre de l'intérieur, en ce qui le concerne ou à tous commissaires de justice à ce requis en ce qui concerne les voies de droit commun, contre les parties privées, de pourvoir à l'exécution du présent jugement.
N°2505212/8
Tribunal Administratif de Paris — N° TA75-2606789
Le Tribunal Administratif de Paris a rejeté la requête de M. B... visant à annuler l'arrêté du préfet de police prolongeant son interdiction de retour sur le territoire français. La juridiction a jugé que la décision contestée était suffisamment motivée et ne méconnaissait pas les exigences légales, notamment celles du code de l'entrée et du séjour des étrangers (articles L. 612-6, L. 612-10 et L. 612-11). Elle a également estimé que cette mesure ne portait pas une atteinte disproportionnée aux droits de M. B... au regard de l'article 8 de la Convention européenne des droits de l'homme.
07/04/2026
Tribunal Administratif de Paris — N° TA75-2606780
Le Tribunal Administratif de Paris a rejeté la requête de M. A... visant à annuler son interdiction de retour sur le territoire français. La juridiction a estimé que l'arrêté préfectoral était légal, notamment car l'auteur de l'acte était compétent et que la motivation, examinant les critères de l'article L. 612-10 du CESEDA, était suffisante. Le tribunal a toutefois prononcé l'admission provisoire de l'intéressé au bénéfice de l'aide juridictionnelle.
07/04/2026
Tribunal Administratif de Paris — N° TA75-2607042
Le Tribunal Administratif de Paris a rejeté la requête de M. A... visant à annuler un arrêté d'interdiction de retour sur le territoire français. La juridiction a jugé que le préfet de police était compétent pour prendre cette décision et que la motivation de l'arrêté, qui se fonde sur le maintien irrégulier de l'intéressé au-delà de son délai de départ volontaire, était suffisante au regard des articles L. 612-7 et L. 612-10 du code de l'entrée et du séjour des étrangers et du droit d'asile. Le tribunal a toutefois prononcé l'admission provisoire de M. A... au bénéfice de l'aide juridictionnelle.
07/04/2026
Tribunal Administratif de Paris — N° TA75-2606511
Le Tribunal Administratif de Paris a été saisi d'un recours pour excès de pouvoir contre une décision de l'OFII mettant fin aux conditions matérielles d'accueil d'un demandeur d'asile yéménite. Le tribunal a rejeté la demande d'annulation, estimant que la décision de l'OFII, motivée par le défaut de déclaration d'une protection internationale antérieure en Grèce, était suffisamment motivée et respectait les exigences procédurales. La juridiction a appliqué les dispositions de l'article L. 551-16 du code de l'entrée et du séjour des étrangers et du droit d'asile, ainsi que la directive européenne 2013/33/UE.
03/04/2026