mardi 15 avril 2025
| Juridiction | Tribunal Administratif de Paris |
| Section | Tribunal Administratif de Paris |
| N° Dossier | TA75-2510070 |
| Type | Décision |
| Formation | 8e Section - MESD |
| Avocat requérant | MALEKIAN |
Vu la procédure suivante :
Par une requête, enregistrée le 12 avril 2025, M. A B demande au Tribunal d'annuler les décisions par lesquelles le préfet de police l'a obligé à quitter le territoire français, a fixé le pays à destination duquel il devait être éloigné, lui a refusé un délai de départ volontaire, lui a interdit de circuler sur le territoire français pendant une durée de vingt-quatre mois et l'a placé en rétention administrative.
Le préfet de police a produit des pièces, enregistrées le 14 avril 2025.
Vu les autres pièces du dossier.
Vu :
- le code de l'entrée et du séjour des étrangers et du droit d'asile,
- le code des relations entre le public et l'administration,
- le code de justice administrative.
Les parties ont été régulièrement averties du jour de l'audience.
Ont été entendus au cours de l'audience publique :
- le rapport de Mme Marik-Descoings,
- les observations de Me Malekian, avocat commis d'office, représentant M. B, qui invoque le moyen tiré de l'erreur manifeste d'appréciation,
- et les observations de Me Floret, avocat, représentant le préfet de police, qui conclut au rejet de la requête.
Considérant ce qui suit :
1. M. B, ressortissant espagnol né le 10 mars 2000, a fait l'objet le 5 avril 2025 d'un arrêté par lequel de police l'a placé en rétention administrative. M. B demande l'annulation de cet arrêté et des décisions fondant cet arrêté par lesquelles le préfet de police l'a obligé à quitter le territoire français, lui a refusé l'octroi d'un délai de départ volontaire, a fixé le pays à destination duquel il devait être éloigné, et lui a interdit de circuler sur le territoire français pendant une durée de vingt-quatre mois.
Sur l'arrêté et les décisions implicites du 5 avril 2025 :
2. D'une part, la contestation d'une décision de placement en rétention ressortit à la compétence du juge judiciaire. Par suite, les conclusions de M. B dirigées contre son placement en rétention ne peuvent qu'être rejetées, comme portées devant une juridiction incompétente pour en connaître.
3. D'autre part, si le requérant peut être considéré comme faisant valoir que l'arrêté en date du 5 avril 2025 par lequel le préfet de police l'a placé en rétention administrative révèle des décisions implicites portant obligation de quitter le territoire français sans délai, fixation du pays de renvoi et interdiction de retour, il ressort de l'arrêté par lequel le préfet de police a placé M. B en rétention administrative qu'il est fondé sur un arrêté en date du 20 avril 2024 par lequel le préfet de police l'a obligé à quitter le territoire français, lui a refusé l'octroi d'un délai de départ volontaire, a fixé le pays à destination duquel il devait être éloigné et lui a interdit de circuler sur le territoire français pendant une durée de vingt-quatre mois. Par suite, les conclusions à fin d'annulation des décisions implicites attaquées, inexistantes, doivent être écartées.
Sur la recevabilité des conclusions à fin d'annulation de l'arrêté du 24 avril 2024 :
4. Il ressort des pièces du dossier que l'arrêté du 20 avril 2024, qui mentionne les voies et délai de recours, a été régulièrement notifié le même jour à M. B. Par suite, les conclusions à fin d'annulation de cet arrêté sont tardives et donc irrecevables et doivent être rejetées.
5. Il résulte de l'ensemble de ce qui précède que la requête de M. B doit être rejetée.
D E C I D E
Article 1er : La requête de M. B est rejetée.
Article 2 : Le présent jugement sera notifié à M. A B et au préfet de police.
Décision rendue le 15 avril 2025.
La magistrate désignée,
Signé
N. MARIK-DESCOINGSLa greffière,
Signé
A. HEERALALL
La République mande et ordonne au préfet de police en ce qui le concerne ou à tous commissaires de justice à ce requis en ce qui concerne les voies de droit commun contre les parties privées, de pourvoir à l'exécution de la présente décision./8
Tribunal Administratif de Paris — N° TA75-2606789
Le Tribunal Administratif de Paris a rejeté la requête de M. B... visant à annuler l'arrêté du préfet de police prolongeant son interdiction de retour sur le territoire français. La juridiction a jugé que la décision contestée était suffisamment motivée et ne méconnaissait pas les exigences légales, notamment celles du code de l'entrée et du séjour des étrangers (articles L. 612-6, L. 612-10 et L. 612-11). Elle a également estimé que cette mesure ne portait pas une atteinte disproportionnée aux droits de M. B... au regard de l'article 8 de la Convention européenne des droits de l'homme.
07/04/2026
Tribunal Administratif de Paris — N° TA75-2606780
Le Tribunal Administratif de Paris a rejeté la requête de M. A... visant à annuler son interdiction de retour sur le territoire français. La juridiction a estimé que l'arrêté préfectoral était légal, notamment car l'auteur de l'acte était compétent et que la motivation, examinant les critères de l'article L. 612-10 du CESEDA, était suffisante. Le tribunal a toutefois prononcé l'admission provisoire de l'intéressé au bénéfice de l'aide juridictionnelle.
07/04/2026
Tribunal Administratif de Paris — N° TA75-2607042
Le Tribunal Administratif de Paris a rejeté la requête de M. A... visant à annuler un arrêté d'interdiction de retour sur le territoire français. La juridiction a jugé que le préfet de police était compétent pour prendre cette décision et que la motivation de l'arrêté, qui se fonde sur le maintien irrégulier de l'intéressé au-delà de son délai de départ volontaire, était suffisante au regard des articles L. 612-7 et L. 612-10 du code de l'entrée et du séjour des étrangers et du droit d'asile. Le tribunal a toutefois prononcé l'admission provisoire de M. A... au bénéfice de l'aide juridictionnelle.
07/04/2026
Tribunal Administratif de Paris — N° TA75-2606511
Le Tribunal Administratif de Paris a été saisi d'un recours pour excès de pouvoir contre une décision de l'OFII mettant fin aux conditions matérielles d'accueil d'un demandeur d'asile yéménite. Le tribunal a rejeté la demande d'annulation, estimant que la décision de l'OFII, motivée par le défaut de déclaration d'une protection internationale antérieure en Grèce, était suffisamment motivée et respectait les exigences procédurales. La juridiction a appliqué les dispositions de l'article L. 551-16 du code de l'entrée et du séjour des étrangers et du droit d'asile, ainsi que la directive européenne 2013/33/UE.
03/04/2026