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AccueilJurisprudence administrativeN° TA75-2513331

Tribunal Administratif de Paris — Décision N° TA75-2513331

jeudi 6 novembre 2025

JuridictionTribunal Administratif de Paris
SectionTribunal Administratif de Paris
N° DossierTA75-2513331
TypeDécision
RecoursExcès de pouvoir
Formation6e Section - 3e Chambre
Avocat requérantMEGHERBI

Résumé IA

Le Tribunal Administratif de Paris a été saisi par M. B..., ressortissant algérien, d’un recours pour excès de pouvoir contre le refus implicite du préfet de police de renouveler son titre de séjour. En cours d’instance, le préfet a délivré à l’intéressé un certificat de résidence algérien valable jusqu’en juillet 2026. Le tribunal a constaté que cette délivrance rendait sans objet les conclusions principales de la requête et a prononcé un non-lieu à statuer. Il a toutefois condamné l’État à verser 1 000 euros à M. B... au titre des frais de justice, sur le fondement de l’article L. 761-1 du code de justice administrative.

Texte intégral

Vu la procédure suivante :

Par une requête, enregistrée le 16 mai 2025, M. A... B..., représenté Me Megherbi, demande au tribunal :

1°) d’annuler la décision implicite par laquelle le préfet de police a refusé de lui renouveler son titre de séjour ;

2°) d’enjoindre au préfet de police de procéder au réexamen de sa situation et de lui délivrer, à titre principal, un certificat de résidence algérien valable dix ans, ou à titre subsidiaire, un titre de séjour portant la mention « vie privée et familiale » dans le délai d’un mois suivant la notification de la décision à intervenir sous astreinte de 50 euros par jour de retard ;

3°) de mettre à la charge de l’Etat une somme de 2 400 euros en application de l’article L. 761-1 du code de justice administrative.


Le requérant soutient que :
- la décision est entachée d’un défaut de motivation ;
- la décision est entachée d’une erreur de droit tirée de la méconnaissance de l’article 7 b de l’accord franco-algérien du 27 décembre 1968 ;
- la décision est entachée d’une erreur manifeste d’appréciation ;
- la décision méconnaît l’article 8 de la convention européenne de sauvegarde des droits de l’homme et du citoyen ;
- la décision n’est pas proportionnée.

Par un mémoire en défense, enregistré le 9 octobre 2025, le préfet de police fait valoir que le 28 juillet 2025 le requérant a été mis en possession d’un certificat de résidence algérien valable jusqu’au 7 juillet 2026. Le préfet de police conclut au non-lieu à statuer sur la requête.


Vu les autres pièces du dossier.

Vu :
- le code de l’entrée et du séjour des étrangers et du droit d’asile ;
- le code de justice administrative.


Les parties ont été régulièrement averties du jour de l’audience.

Le président de la formation de jugement a dispensé la rapporteure publique, sur sa proposition, de prononcer des conclusions à l'audience.

A été entendu au cours de l’audience publique le rapport de M. Ladreyt.


Considérant ce qui suit :

1.
M. B..., ressortissant algérien né le 4 juillet 1988, a demandé son admission exceptionnelle au séjour le 26 janvier 2023. Par la présente requête, le requérant demande l’annulation de la décision implicite de rejet de sa demande.


Sur le non-lieu à statuer :

2.
Il ressort des pièces du dossier que, postérieurement à l’introduction de la requête, le requérant a été mis en possession le 28 juillet 2025 d’un certificat de résidence algérien valable jusqu’au 7 juillet 2026. Par suite, les conclusions de la requête aux fins d’annulation et d’injonction sont devenues sans objet et il n’y a donc plus lieu d’y statuer.


Sur le surplus des conclusions :

3.
Il y a lieu, dans les circonstances de l’espèce, de mettre à la charge de l’Etat une somme de 1 000 euros au titre des frais exposés par M. B....



D E C I D E :


Article 1er : Il n’y a plus lieu de statuer sur les conclusions aux fins d’annulation et d’injonction présentées par M. B....

Article 2 : L’Etat versera une somme de 1 000 euros à M. B... en application de l’article L. 761-1 du code de justice administrative.



Article 3 : Le présent jugement sera notifié à M. A... B... et au préfet de police.



Délibéré après l'audience du 16 octobre 2025, à laquelle siégeaient :

M. Ladreyt, président,
M. Nourisson, premier conseiller,
M. Blusseau, premier conseiller.

Rendu public par mise à disposition au greffe le 6 novembre 2025.


Le président rapporteur,

J-P. Ladreyt
L’assesseur le plus ancien,

S. Nourisson


La greffière,

A. Gomez Barranco





La République mande et ordonne au préfet de police en ce qui le concerne ou à tous commissaires de justice à ce requis en ce qui concerne les voies de droit commun contre les parties privées, de pourvoir à l’exécution de la présente décision.


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