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AccueilJurisprudence administrativeN° TA75-2517813

Tribunal Administratif de Paris — Décision N° TA75-2517813

mardi 1 juillet 2025

JuridictionTribunal Administratif de Paris
SectionTribunal Administratif de Paris
N° DossierTA75-2517813
TypeDécision
RecoursExcès de pouvoir
Avocat requérantCABINET HUG & ABOUKHATER (AARPI)

Résumé IA

Cette décision du Tribunal administratif de Paris concerne une demande de suspension d’un refus implicite de titre de séjour, formée par une ressortissante étrangère sur le fondement de l’article L. 521-1 du code de justice administrative. Le juge des référés rejette la requête pour incompétence territoriale, constatant que la requérante résidait dans les Hauts-de-Seine à la date de la décision attaquée. En application des articles R. 312-8 et R. 522-8-1 du même code, il estime que le litige relève de la compétence du tribunal administratif de Cergy-Pontoise. La solution retenue est donc un rejet pur et simple de la requête, sans examen au fond.

Texte intégral

Vu la procédure suivante :

Par une requête enregistrée le 25 juin 2025, Mme B A, représentée par Me Hug, demande au juge des référés, saisi sur le fondement de l'article L. 521-1 du code de justice administrative :

1°) de suspendre l'exécution de la décision implicite née le 22 novembre 2024 par laquelle le préfet des Hauts-de-Seine a rejeté sa demande de titre de séjour ;

2°) d'enjoindre au préfet de police de procéder au réexamen de sa situation dans un délai de quinze jours à compter de l'ordonnance à venir et lui remettre dans l'attente une attestation de prolongation d'instruction dans un délai d'une semaine à compter de cette ordonnance, sous astreinte de 150 euros par jour de retard ;

3°) de mettre à la charge de l'Etat une somme de 1 500 euros au titre de l'article L. 761-1 du code de justice administrative.

Vu les autres pièces du dossier.

Vu :

- le code de l'entrée et du séjour des étrangers et du droit d'asile ;

- le code de justice administrative.

Le président du tribunal a désigné M. Sorin pour statuer sur les demandes de référé.

Considérant ce qui suit :

1. Aux termes de l'article L. 521-1 du code de justice administrative : " Quand une décision administrative, même de rejet, fait l'objet d'une requête en annulation ou en réformation, le juge des référés, saisi d'une demande en ce sens, peut ordonner la suspension de l'exécution de cette décision, ou de certains de ses effets, lorsque l'urgence le justifie et qu'il est fait état d'un moyen propre à créer, en l'état de l'instruction, un doute sérieux quant à la légalité de la décision ".

2. Aux termes de l'article R. 522-8-1 du code de justice administrative : " Par dérogation aux dispositions du titre V du livre III du présent code, le juge des référés qui entend décliner la compétence de la juridiction rejette les conclusions dont il est saisi par voie d'ordonnance. " Aux termes de l'article R. 312-8 du même code : " Les litiges relatifs aux décisions individuelles prises à l'encontre de personnes par les autorités administratives dans l'exercice de leurs pouvoirs de police relèvent de la compétence du tribunal administratif du lieu de résidence des personnes faisant l'objet des décisions attaquées à la date desdites décisions. " Aux termes, enfin, de l'article R. 221-3 de ce code : " Le siège et le ressort des tribunaux administratifs sont fixés comme suit : / () / Cergy-Pontoise : Hauts-de-Seine () ".

3. En l'espèce, les conclusions de la requête de Mme B A visent à la suspension de l'exécution de la décision implicite née le 22 novembre 2024 par laquelle le préfet des Hauts-de-Seine a rejeté sa demande de titre de séjour. Toutefois, la délivrance d'un tel titre constitue une mesure de police qui entre dans le champ d'application des dispositions de l'article R. 312-8 du code de justice administrative, et il ressort des pièces du dossier qu'à la date de la décision attaquée, la requérante résidait à Clichy (92110), dans le département des Hauts-de-Seine. Il s'ensuit que le présent litige ne relève pas de la compétence territoriale du tribunal administratif de Paris mais de celle de Cergy-Pontoise. Dès lors, la requête de Mme A doit être rejetée comme portée devant un tribunal territorialement incompétent, en application des dispositions précitées de l'article R. 522-8-1 du code de justice administrative.

O R D O N N E :

Article 1er : La requête de Mme A est rejetée.

Article 2 : La présente ordonnance sera notifiée à Mme B A.

Fait à Paris, le 1er juillet 2025.

Le juge des référés,

signé

J. SORIN

La République mande et ordonne au ministre de l'intérieur en ce qui le concerne ou à tous commissaires de justice à ce requis en ce qui concerne les voies de droit commun contre les parties privées, de pourvoir à l'exécution de la présente décision./2-2

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