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AccueilJurisprudence administrativeN° TA75-2521726

Tribunal Administratif de Paris — Décision N° TA75-2521726

mercredi 19 novembre 2025

JuridictionTribunal Administratif de Paris
SectionTribunal Administratif de Paris
N° DossierTA75-2521726
TypeOrdonnance
RecoursExcès de pouvoir
Avocat requérantPIGOT

Résumé IA

Le Tribunal Administratif de Paris a été saisi par M. A... d’un recours pour excès de pouvoir contre le refus implicite du préfet de police de lui délivrer un titre de séjour. En cours d’instance, le préfet a accordé à l’intéressé une carte de séjour temporaire mention « salarié », rendant sans objet les conclusions principales de la requête. Par ordonnance fondée sur l’article R. 222-1 du code de justice administrative, le tribunal a constaté ce non-lieu à statuer. Il a en revanche condamné l’État à verser 1 000 euros à M. A... au titre des frais d’instance (article L. 761-1 du code de justice administrative).

Texte intégral

Vu la procédure suivante :

Par une requête, enregistrée le 28 juillet 2025, M. B... A..., représentée par Me Pigot, demande au tribunal :

1°) d’annuler la décision implicite par laquelle le préfet de police de Paris lui a refusé la délivrance d’un titre de séjour ;

2°) d’enjoindre au préfet de police de Paris, dans un délai de 15 jours à compter de la notification du jugement à intervenir et sous astreinte de 100 euros par jours de retard, de lui délivrer un titre de séjour mention « salarié » ou, à défaut, de réexaminer sa situation et de lui délivrer une autorisation provisoire de séjour l’autorisant à travailler ;

3°) de mettre à la charge de l’État la somme de 1 500 euros sur le fondement de l’article L. 761-1 du code de justice administrative.

Par un mémoire en défense, enregistré le 9 octobre 2025, le préfet de police de Paris conclut au non-lieu à statuer sur les conclusions aux fins d’annulation d’injonction et d’astreinte, dès lors qu’il a décidé d’accorder à M. A... une carte de séjour temporaire mention « salarié » valable du 19 septembre 2025 au 11 septembre 2026, et au rejet du surplus des conclusions.


Vu les autres pièces du dossier.

Vu :
- la loi du 10 juillet 1991 relative à l’aide juridique ;
- le code de justice administrative.




Considérant ce qui suit :

Aux termes de l'article R. 222-1 du code de justice administrative : « (…) les présidents de formation de jugement des tribunaux (…) peuvent, par ordonnance : / 1 donner acte des désistements ; / (…) / 5° Statuer sur les requêtes qui ne présentent plus à juger de questions autres que la condamnation prévue à l'article L. 761-1 ou la charge des dépens ; / (…) ».

Sur les conclusions aux fins d’annulation et d’injonction sous astreinte :

Postérieurement à l’enregistrement de la requête, une carte de séjour temporaire mention « salarié » d’une durée d’un an a été délivrée à M. A.... Par suite, les conclusions de la requête aux fins d’annulation et d’injonction sous astreinte sont devenues sans objet. Il n’y a, dès lors, plus lieu d’y statuer.

Sur les frais d’instance :

Il y a lieu dans les circonstances de l’espèce de mettre à la charge de l’Etat une somme de 1 000 euros sur le fondement de l’article L. 761-1 du code de justice administrative.

ORDONNE :


Article 1er : Il n’y a plus lieu de statuer sur les conclusions aux fins, d’annulation et d’injonction sous astreinte de la requête de M. A....

Article 2 : L’Etat versera une somme de 1 000 euros à M. A... sur le fondement de l’article L. 761-1 du code de justice administrative.

Article 3 : La présente ordonnance sera notifiée à M. B... A..., et au préfet de police de Paris.

Fait à Paris, le 19 novembre 2025


La vice-présidente de la 1ère section

Signé
M.-O. Le Roux



La République mande et ordonne au préfet de police de Paris en ce qui le concerne ou à tous commissaires de justice à ce requis en ce qui concerne les voies de droit commun contre les parties privées, de pourvoir à l'exécution de la présente décision.





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