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AccueilJurisprudence administrativeN° TA75-2605675

Tribunal Administratif de Paris — Décision N° TA75-2605675

mercredi 11 mars 2026

JuridictionTribunal Administratif de Paris
SectionTribunal Administratif de Paris
N° DossierTA75-2605675
TypeOrdonnance
RecoursExcès de pouvoir
Avocat requérantCABINET PITCHER AVOCAT (SELARL)

Résumé IA

**Sujet principal** : Demande d'injonction en référé pour le remplacement d'un professeur absent dans un collège parisien. **Juridiction** : Tribunal administratif de Paris (formation de référé). **Solution retenue** : Le juge constate que le professeur a été remplacé avant le jugement, rendant la demande d'injonction sans objet. Il prononce donc un non-lieu à statuer sur cette demande et rejette les autres conclusions (dépens). **Textes appliqués** : Article L. 521-3 du code de justice administrative (conditions du référé "mesures utiles").

Texte intégral

Vu la procédure suivante :

Par une requête enregistrée le 23 février 2026, Mme B... C..., agissant en sa qualité de représentante légale de sa fille mineure A... D..., représentée par Me Pitcher, demande au juge des référés, saisi sur le fondement des dispositions de l’article L. 521-3 du code de justice administrative :
1°) d’enjoindre au rectorat de l'académie de Paris de remplacer le professeur absent depuis plus de quinze jours dans la classe de son enfant dans les 48 heures, sous astreinte de 100 euros par jour de retard à compter de la notification de l’ordonnance ;
2°) de mettre à la charge du rectorat de l'académie de Paris les dépens, ainsi qu’une somme de 1 500 euros sur le fondement des dispositions de l’article L. 761-1 du code de justice administrative.
Elle soutient que :
- la condition d’urgence est remplie au regard de la nécessité de maintenir la continuité du service public, le non-remplacement de professeurs absents étant dommageable aux élèves ;
- la mesure demandée est utile ;
- la demande ne fait pas obstacle à l’exécution d’une décision administrative.
Par deux mémoires, enregistrés les 5 mars 2026 et 6 mars 2026, la rectrice de l’académie de Paris conclut à titre principal au non-lieu à statuer sur les conclusions de la requête, le professeur absent ayant été remplacé à compter du 9 mars 2026, et à titre subsidiaire à son rejet.
Vu les autres pièces du dossier.
Vu le code de justice administrative.

La présidente du tribunal a désigné Mme Perrin pour statuer sur les demandes de référé.

Considérant ce qui suit :

1. Aux termes de l’article L. 521-3 du code de justice administrative : « En cas d’urgence et sur simple requête qui sera recevable même en l’absence de décision administrative préalable, le juge des référés peut ordonner toutes autres mesures utiles sans faire obstacle à l’exécution d’aucune décision administrative ». Saisi sur le fondement de l'article L. 521-3 d'une demande qui n'est pas manifestement insusceptible de se rattacher à un litige relevant de la compétence du juge administratif, le juge des référés peut prescrire, à des fins conservatoires ou à titre provisoire, toutes mesures que l'urgence justifie, notamment sous forme d'injonctions adressées à l'administration, à la condition que ces mesures soient utiles et ne se heurtent à aucune contestation sérieuse.

2. Il résulte de l’instruction qu’un des professeurs de mathématiques du collège Gérard Philippe dans le 18ème arrondissement de Paris, au sein duquel est scolarisée en classe de 4ème la fille de la requérante, absent à partir du 26 janvier 2026, pour une durée totale de 6 heures, a été remplacé à compter du 9 mars 2026. Dans ces circonstances, les conclusions visant à ce qu’il soit enjoint au rectorat de l’académie de Paris de remplacer le professeur absent sont devenues sans objet, il n’y a donc plus lieu d’y statuer.

3. Il n’y a pas lieu, dans les circonstances de l’espèce, de mettre à la charge du rectorat de l'académie de Paris les dépens et la somme demandée sur le fondement des dispositions de l’article L. 761-1 du code de justice administrative.


O R D O N N E :


Article 1er : Il n’y a pas lieu de statuer sur les conclusions à fin d’injonction tendant au remplacement de la professeure absente.

Article 2 : Le surplus des conclusions de la requête est rejeté.

Article 3 : La présente ordonnance sera notifiée à Mme B... C... et à la rectrice de l’académie de Paris.


Fait à Paris, le 11 mars 2026.

La juge des référés,

Signé


A. PERRIN

La République mande et ordonne au ministre de l’éducation nationale en ce qui le concerne ou à tous commissaires de justice à ce requis en ce qui concerne les voies de droit commun contre les parties privées, de pourvoir à l’exécution de la présente décision.


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