jeudi 8 septembre 2022
| Juridiction | Tribunal Administratif de Rouen |
| Section | Tribunal Administratif de Rouen |
| N° Dossier | TA76-2002071 |
| Type | Ordonnance |
| Recours | Excès de pouvoir |
| Publication | D |
| Avocat requérant | INTER-BARREAUX EMO AVOCATS |
Vu la procédure suivante :
Par une requête, enregistrée le 12 juin 2020, Mme B A demande au tribunal :
1°) de se prononcer sur le litige qui l'oppose au directeur du centre hospitalier intercommunal (CHI) d'Elbeuf-Louviers-Val-de-Reuil au sujet de l'imputabilité au service d'un accident survenu le 6 septembre 2019 ;
2°) d'annuler les décisions du 6 mai 2020 par lesquelles le directeur du CHI d'Elbeuf-Louviers-Val-de-Reuil a rejeté son recours en révision de sa note et de son appréciation d'évaluation professionnelle attribuées au titre de l'année 2019.
Par un mémoire en défense, enregistré le 25 septembre 2020, le CHI d'Elbeuf-Louviers-Val-de-Reuil, représenté par la SCP Emo Avocats, conclut au rejet de la requête.
Vu les autres pièces du dossier, notamment celle produite le 15 juillet 2020 par Mme A.
Vu :
- le code général de la fonction publique ;
- le code des relations entre le public et l'administration ;
- le code de la santé publique ;
- le décret n° 2010-1153 du 29 septembre 2010 ;
- le code de justice administrative.
Considérant ce qui suit :
1. Aux termes de l'article R. 222-1 du code de justice administrative : " Les présidents de tribunal administratif () et les présidents de formation de jugement des tribunaux () peuvent, par ordonnance : () 4º Rejeter les requêtes manifestement irrecevables, lorsque la juridiction n'est pas tenue d'inviter leur auteur à les régulariser () ; 7° Rejeter, après l'expiration du délai de recours () les requêtes ne comportant que des moyens de légalité externe manifestement infondés, des moyens irrecevables, des moyens inopérants ou des moyens qui ne sont assortis que de faits manifestement insusceptibles de venir à leur soutien ou ne sont manifestement pas assortis des précisions permettant d'en apprécier le bien-fondé () "
2. En premier lieu, en exposant le différend qui l'oppose au CHI d'Elbeuf-Louviers-Val-de-Reuil au sujet de l'imputabilité au service d'un accident qui se serait produit le 6 septembre 2019 à l'occasion d'une entrevue avec le directeur de cet établissement de santé, Mme A, assistante de direction doit être regardée comme attaquant une décision par laquelle cette imputabilité n'a pas été reconnue. Aucune décision rendue en ce sens n'a été édictée à la date de la requête, ni même postérieurement à son enregistrement. Le procès-verbal du 25 juin 2020, produit en cours d'instance, par lequel la commission de réforme a émis un avis défavorable à sa demande de reconnaissance de l'accident de service ne s'impose pas à l'administration qui emploie l'agent. Par suite, en l'absence de décision attaquable, la première série de conclusions de la requête de Mme A est manifestement irrecevable au sens des dispositions précitées du 4° de l'article R. 222-1 du code de justice administrative.
3. En second lieu, aucun texte, notamment pas les dispositions alors en vigueur du décret du 29 septembre 2010 portant application de l'article 65-1 de la loi n° 86-33 du 9 janvier 1986 modifiée portant dispositions statutaires relatives à la fonction publique hospitalière, n'impose de délai pour statuer sur les demandes de révision du compte rendu d'entretien professionnel. La double circonstance que la commission administrative paritaire locale, réunie le 12 décembre 2019, se serait prononcée avec retard sur les mérites du recours en révision de la note et de l'appréciation attribuées à Mme A au titre de l'année 2019 et que l'autorité hiérarchique lui aurait tardivement fait savoir qu'elle maintenait ces note et appréciation de sa valeur professionnelle sont sans incidence sur la régularité et le bien-fondé de ces évaluations chiffrées et littérales. Par suite, l'unique moyen soulevé à l'appui de la seconde série de conclusions de la requête de Mme A dirigées contre les décisions du 6 mai 2020 par lesquelles ses note et appréciations ont été maintenues à l'issue de son recours en révision est inopérant au sens des dispositions précitées du 7° de l'article R. 222-1 du code de justice administrative.
O R D O N N E :
Article 1er : La requête de Mme A est rejetée.
Article 2 : La présente ordonnance sera notifiée à Mme B A et au centre hospitalier intercommunal d'Elbeuf-Louviers-Val-de-Reuil.
Fait à Rouen, le 8 septembre 2022.
Le président de la 1ère chambre,
Signé
P. MINNE.
La République mande et ordonne au ministre de la santé et de la prévention en ce qui le concerne et à tous commissaires de justice à ce requis en ce qui concerne les voies de droit commun, contre les parties privées, de pourvoir à l'exécution de la présente décision.
Pour expédition conforme,
Le greffier,
N. BOULAY
N°2002071
Tribunal Administratif de Marseille — N° TA13-2608292
Le Tribunal Administratif de Marseille a rejeté la requête de M. A... contre l'arrêté du préfet des Hautes-Alpes du 5 mai 2026 prolongeant son assignation à résidence. Le requérant invoquait une atteinte disproportionnée à sa liberté d'aller et venir et une méconnaissance de l'article 8 de la Convention européenne des droits de l'homme et de l'article 3-1 de la Convention internationale des droits de l'enfant. Le tribunal a jugé que les contraintes horaires imposées (présence au domicile de 14h à 17h) n'étaient pas disproportionnées, faute de preuves suffisantes de leur incompatibilité avec le suivi scolaire de sa belle-fille. La décision s'appuie sur les articles L. 731-1 et R. 733-1 du code de l'entrée et du séjour des étrangers et du droit d'asile.
01/06/2026
Tribunal Administratif de Marseille — N° TA13-2608430
Le Tribunal Administratif de Marseille a rejeté la requête de M. B..., ressortissant égyptien, contestant un arrêté préfectoral du 14 mai 2026 l'obligeant à quitter le territoire français sans délai, avec une interdiction de retour de deux ans. La juridiction a estimé que l'arrêté était suffisamment motivé et ne méconnaissait pas les articles L. 612-6 et L. 612-10 du code de l'entrée et du séjour des étrangers et du droit d'asile (CESEDA), le préfet ayant examiné les critères légaux. La solution retenue est le rejet de l'ensemble des conclusions, y compris la demande d'aide juridictionnelle provisoire et de communication du dossier.
01/06/2026
Tribunal Administratif de Marseille — N° TA13-2608432
Le Tribunal Administratif de Marseille a rejeté la requête de M. B..., ressortissant sénégalais, contestant un arrêté préfectoral du 15 mai 2026 l'obligeant à quitter le territoire français sans délai, avec une interdiction de retour de deux ans. Le tribunal a jugé que l'arrêté était suffisamment motivé et que la situation personnelle du requérant avait été examinée, notamment son maintien irrégulier après expiration de son visa. La solution retenue est le rejet de l'ensemble des conclusions, sur la base des articles L. 613-1, L. 612-2, L. 612-6 et L. 721-4 du code de l'entrée et du séjour des étrangers et du droit d'asile.
01/06/2026
Tribunal Administratif de Marseille — N° TA13-2607881
Le Tribunal administratif de Marseille, statuant en référé sur le fondement de l’article L. 521-1 du code de justice administrative, a rejeté la demande de suspension de l’arrêté du sous-préfet d’Istres du 7 avril 2026 mettant en demeure M. et Mme A... de quitter leur logement à Vitrolles. La requête a été jugée irrecevable car elle n’était pas accompagnée de la copie intégrale de la décision contestée, en méconnaissance des exigences procédurales. En conséquence, le juge a appliqué l’article L. 522-3 du même code pour rejeter la requête sans instruction ni audience, et a refusé l’admission provisoire à l’aide juridictionnelle.
01/06/2026