jeudi 17 octobre 2024
| Juridiction | Tribunal Administratif de Rouen |
| Section | Tribunal Administratif de Rouen |
| N° Dossier | TA76-2402412 |
| Type | Décision |
| Recours | Excès de pouvoir |
| Publication | C |
| Formation | 2 ème Chambre |
| Avocat requérant | ELATRASSI-DIOME |
Vu la procédure suivante :
Par une requête et un mémoire complémentaire, enregistrés les 20 juin et 2 septembre 2024, Mme A D, représentée par Me Elatrassi, demande, dans le dernier état de ses écritures, au tribunal :
1°) d'annuler l'arrêté en date du 21 février 2024 par lequel le préfet de la Seine-Maritime a refusé de renouveler son titre de séjour, l'a obligée à quitter le territoire français dans le délai de trente jours et a fixé le pays de destination ;
2°) d'enjoindre au préfet de la Seine-Maritime de lui délivrer un titre de séjour valable un an portant la mention " étudiant " ou, subsidiairement, de réexaminer sa situation, dans un délai d'un mois à compter du jugement à intervenir, sous astreinte de 100 euros par jour de retard ;
3°) de mettre à la charge de l'Etat une somme de 1 000 euros au profit de son avocate en application du deuxième alinéa de l'article 37 de la loi du 10 juillet 1991 relative à l'aide juridique ou, à titre subsidiaire, une somme de 1 500 euros à son propre profit au titre de l'article L. 761-1 du code de justice administrative.
Mme D soutient que :
S'agissant de la décision portant refus de titre de séjour :
- elle est insuffisamment motivée ;
- elle a été signée par une autorité incompétente ;
- elle méconnaît les dispositions de l'article L. 422-1 du code de l'entrée et du séjour des étrangers et du droit d'asile et la circulaire du 7 octobre 2008 ;
- elle méconnaît les stipulations de l'article 8 de la convention européenne de sauvegarde des droits de l'homme et des libertés fondamentales ;
- elle est entachée d'une erreur manifeste d'appréciation ;
- elle est entachée d'un défaut d'examen particulier de sa situation.
S'agissant de la décision portant obligation de quitter le territoire français :
- elle est insuffisamment motivée ;
- elle a été signée par une autorité incompétente ;
- elle méconnaît son droit d'être entendu, qui relève des droits de la défense figurant au nombre des principes généraux du droit de l'Union européenne ;
- elle méconnaît les stipulations de l'article 8 de la convention européenne de sauvegarde des droits de l'homme et des libertés fondamentales ;
- elle est entachée d'une erreur manifeste d'appréciation ;
- elle est entachée d'un défaut d'examen particulier de sa situation.
S'agissant de la décision fixant le pays de destination :
- elle est insuffisamment motivée ;
- elle a été signée par une autorité incompétente ;
- elle méconnaît son droit d'être entendu, qui relève des droits de la défense figurant au nombre des principes généraux du droit de l'Union européenne ;
- elle méconnaît les dispositions de l'article L. 721-4 du code de l'entrée et du séjour des étrangers et du droit d'asile et des stipulations de l'article 3 de la convention européenne de sauvegarde des droits de l'homme et des libertés fondamentales ;
- elle est entachée d'une erreur manifeste d'appréciation :
- elle est illégale par exception de l'illégalité de la décision portant obligation de quitter le territoire français.
Par un mémoire en défense, enregistré le 23 juillet 2024, le préfet de la Seine-Maritime conclut au rejet de la requête.
Le préfet soutient que les moyens soulevés par Mme D ne sont pas fondés.
Les parties ont été informées, en application de l'article R. 611-7 du code de justice administrative, de ce que le tribunal était susceptible de procéder à une substitution de base légale entre l'article L. 422-1 du code de l'entrée et du séjour des étrangers et du droit d'asile, sur lequel l'arrêté attaqué est fondé, et l'article 7 de l'accord franco-camerounais 24 janvier 1994.
Mme D a été admise à l'aide juridictionnelle totale par décision en date du 22 mai 2024.
Vu les autres pièces du dossier.
Vu :
- la convention européenne de sauvegarde des droits de l'homme et des libertés fondamentales ;
- la convention entre la République française et la République du Cameroun relative à la circulation et au séjour des personnes du 24 janvier 1994 ;
- le code de l'entrée et du séjour des étrangers et du droit d'asile ;
- le code des relations entre le public et l'administration ;
- la loi n° 91-647 du 10 juillet 1991 relative à l'aide juridique ;
- le code de justice administrative.
La présidente de la formation de jugement a dispensé la rapporteure publique, sur sa proposition, de prononcer des conclusions à l'audience.
Les parties ont été régulièrement averties du jour de l'audience.
Ont été entendus au cours de l'audience publique :
- le rapport de Mme Galle,
- et les observations de Me Labelle, substituant Me Elatrassi, représentant Mme D.
Considérant ce qui suit :
1. Mme D, ressortissante camerounaise née le 1er juillet 2001, est entrée en France le 10 novembre 2019, munie d'un visa de long séjour portant la mention " étudiant ". Son titre de séjour en qualité d'étudiante a été renouvelé deux fois jusqu'au 30 décembre 2023. Le 18 octobre 2023, Mme D en a sollicité le renouvellement sur le fondement des dispositions de l'article L. 422-1 du code de l'entrée et du séjour des étrangers et du droit d'asile. Par l'arrêté attaqué du 21 février 2024, le préfet de la Seine-Maritime a rejeté sa demande, l'a obligée à quitter le territoire français dans le délai de trente jours et a fixé le pays de destination.
Sur les moyens communs à l'ensemble des décisions attaquées :
2. En premier lieu, par un arrêté n° 23-109 du 18 décembre 2023, régulièrement publié au recueil des actes administratifs de la préfecture de la Seine-Maritime, le préfet de ce département a donné délégation à M. C B, directeur des migrations et de l'intégration, à l'effet de signer notamment les décisions relatives au séjour et à l'éloignement des étrangers. Par suite, les moyens tirés de l'incompétence du signataire des décisions attaquées doivent être écartés.
3. En second lieu, l'arrêté attaqué vise notamment les stipulations de la convention franco -camerounaise du 24 janvier 1994, et les dispositions des articles L. 422-1 et L. 611-1 du code de l'entrée et du séjour des étrangers et du droit d'asile dont il a été fait application à Mme D. Il mentionne également les considérations de fait, propres à cette dernière, qui constituent le fondement des décisions portant refus de titre de séjour et obligation de quitter le territoire français. Si l'arrêté ne vise expressément aucune disposition du code de l'entrée et du séjour des étrangers et du droit d'asile spécifique relative à la fixation du pays de destination, le visa du code de l'entrée et du séjour des étrangers et du droit d'asile et la rédaction de l'article 3 de cet arrêté, qui indique que Mme D doit rejoindre " le pays dont elle a la nationalité ou tout pays dans lequel elle est légalement admissible (à l'exception d'un Etat membre de l'Union européenne, de l'Islande, du Liechtenstein, de la Norvège ou de la Suisse) ", constituent en l'espèce une motivation suffisante de la décision fixant le pays de renvoi. Par suite, les moyens tirés de l'insuffisance de motivation des décisions attaquées doivent être écartés.
Sur le refus de titre de séjour :
4. En premier lieu, aux termes de l'article 7 de la convention franco-camerounaise du 24 janvier 1994: " Les nationaux de chacun des Etats contractants désireux de se rendre sur le territoire de l'autre Etat en vue d'effectuer des études doivent, pour être admis sur le territoire de cet Etat, être en possession, outre d'un visa de long séjour et des documents prévus à l'article 1er de la présente Convention, de justificatifs des moyens de subsistance et d'hébergement, et d'une attestation de préinscription ou d'inscription délivrée par l'établissement d'enseignement qu'ils doivent fréquenter./ La signature des attestations délivrées par les établissements privés doit être légalisée par les Autorités compétentes du pays d'accueil. " Aux termes de l'article 14 de la même convention : " Les dispositions du présent accord ne font pas obstacle à l'application des législations respectives des deux Etats sur l'entrée et le séjour des étrangers sur tous les points non traités par la présente Convention.". Aux termes de L. 422-1 du code de l'entrée et du séjour des étrangers et du droit d'asile : " L'étranger qui établit qu'il suit un enseignement en France ou qu'il y fait des études et qui justifie disposer de moyens d'existence suffisants se voit délivrer une carte de séjour temporaire portant la mention " étudiant " d'une durée inférieure ou égale à un an. () ". Le renouvellement d'une carte de séjour en qualité d'étudiant est subordonné, notamment, à la justification par son titulaire de la réalité et du sérieux des études poursuivies.
5. Il ressort de l'arrêté attaqué que le préfet de la Seine-Maritime a rejeté la demande d'admission au séjour de Mme D, présentée en qualité d'étudiant, exclusivement sur le fondement des dispositions de l'article L. 422-1 du code de l'entrée et du séjour des étrangers et du droit d'asile alors que ces dispositions ne sont applicables que subsidiairement à l'intéressée, de nationalité camerounaise. Toutefois, lorsqu'il constate que la décision contestée devant lui aurait pu être prise, en vertu du même pouvoir d'appréciation, sur le fondement d'un autre texte que celui dont la méconnaissance est invoquée, le juge de l'excès de pouvoir peut substituer ce fondement à celui qui a servi de base légale à la décision attaquée, sous réserve que l'intéressé ait disposé des garanties dont est assortie l'application du texte sur le fondement duquel la décision aurait dû être prononcée. Une telle substitution relevant de l'office du juge, celui-ci peut y procéder de sa propre initiative, au vu des pièces du dossier, mais sous réserve, dans ce cas, d'avoir au préalable mis les parties à même de présenter des observations sur ce point. En l'espèce, il y a lieu de substituer à la base légale erronée de l'article L. 422-1 du code précité celle tirée de l'article 7 de la convention franco-camerounaise du 24 janvier 1994 dès lors que cette substitution de base légale n'a pour effet de priver l'intéressée d'aucune garantie et que l'administration dispose du même pouvoir d'appréciation.
6. En deuxième lieu, il ressort des pièces du dossier que Mme D était inscrite, pour l'année scolaire 2019-2020, à l'Université de Rouen Normandie en première année de licence Langues Etrangères Appliquées (LEA), au titre de laquelle elle a obtenu une moyenne générale de 7,096 sur 20, ce qui l'a conduite à se réinscrire en première année pour l'année scolaire 2020-2021 où elle a obtenu cette fois-ci une moyenne générale de 10,278 sur 20. Pour l'année scolaire 2021-2022, Mme D a continué son cursus universitaire en deuxième année de licence LEA mais n'a obtenu qu'une moyenne générale 6,209 sur 20. Durant l'année scolaire 2022-2023, la requérante s'est alors réinscrite en deuxième année de licence de LEA, et a obtenu une moyenne générale de 9,50 sur 20. Pour l'année scolaire 2023-2024, Mme D indique s'être réorientée en première année de Diplôme comptabilité gestion au sein de l'école APEPSUP à Paris. Il résulte de ce qui précède que, à supposer, comme le soutient la requérante, que sa réorientation soit cohérente, c'est sans entacher sa décision d'une erreur d'appréciation que le préfet de la Seine-Maritime a considéré que Mme D ne justifiait pas du sérieux de ses études. Par suite, le moyen tiré de la méconnaissance de l'article 7 de la convention franco-camerounaise doit être écarté.
7. En troisième lieu, il ressort des pièces du dossier que le préfet de la Seine-Maritime a procédé à un examen complet de la situation de Mme D avant de prendre la décision attaquée.
8. En quatrième lieu, aux termes de l'article 8 de la convention de sauvegarde des droits de l'homme et des libertés fondamentales : " 1. Toute personne a droit au respect de sa vie privée et familiale, de son domicile et de sa correspondance. 2. Il ne peut y avoir ingérence d'une autorité publique dans l'exercice de ce droit que pour autant que cette ingérence est prévue par la loi et qu'elle constitue une mesure qui, dans une société démocratique, est nécessaire à la sécurité nationale, à la sûreté publique, au bien-être économique du pays, à la défense de l'ordre et à la prévention des infractions pénales, à la protection de la santé ou de la morale, ou à la protection des droits et libertés d'autrui. ".
9. Mme D, qui est entrée en France en 2019 et y a séjourné dans le but premier d'y poursuivre des études, n'avait dès lors pas vocation à y demeurer durablement et se borne à se prévaloir de son investissement dans son parcours universitaire, dont il a été dit au point 6 qu'il ne pouvait être regardé comme suffisant, et de l'exercice d'activités salariées en tant qu'agente hôtelière au sein de la société Korian du 4 novembre 2023 jusqu'au 1er décembre 2023 puis d'hôte de caisse dans un supermarché depuis le 16 décembre 2023, qui ne constituaient que des activités accessoires à ses études. Si elle se prévaut de la présence de son oncle en France, elle ne justifie toutefois d'aucune autre attache familiale ni d'aucune insertion sociale particulière. Dans ces conditions, le préfet de la Seine-Maritime n'a pas porté à son droit au respect de sa vie privée et familiale une atteinte disproportionnée, eu égard aux buts en vue desquels cette décision a été prise. Par suite, le moyen tiré de la méconnaissance des stipulations de l'article 8 de la convention européenne de sauvegarde des droits de l'homme et des libertés fondamentales doit être écarté.
10. En dernier lieu, le moyen tiré de ce que la décision de refus de titre de séjour serait entachée d'une erreur manifeste d'appréciation sur la situation personnelle de la requérante doit être écarté pour les mêmes motifs que ceux exposés au point 9.
Sur l'obligation de quitter le territoire français :
11. En premier lieu, l'étranger, lorsqu'il sollicite la délivrance ou le renouvellement d'un titre de séjour, en raison même de l'accomplissement de cette démarche qui tend à son maintien régulier sur le territoire français, ne saurait ignorer qu'en cas de refus, il pourra faire l'objet d'une mesure d'éloignement, assortie d'une décision fixant le pays de destination. Il lui appartient, lors du dépôt de cette demande, et, le cas échéant, au cours de l'instruction de sa demande, de faire valoir auprès de l'administration toute observation complémentaire utile, au besoin en faisant état d'éléments nouveaux. En l'espèce, il appartenait à l'intéressée de fournir spontanément à l'administration tout élément utile relatif à sa situation. Elle n'établit pas avoir présenté ces éléments. Par suite, le moyen tiré de la méconnaissance de son droit d'être entendu doit être écarté.
12. En dernier lieu, les moyens tirés de la méconnaissance des dispositions de l'article 8 de la convention européenne de sauvegarde des droits de l'homme et des libertés fondamentales, de l'erreur manifeste d'appréciation et du défaut d'examen de sa situation personnelle doivent être écartés pour les motifs exposés aux points 6 et 9 du présent jugement.
Sur le pays de destination :
13. En premier lieu, il résulte de ce qui précède que Mme D n'est pas fondée à exciper de l'illégalité des deux décisions refusant son renouvellement de son titre de séjour et celle l'obligeant à quitter le territoire français.
14. En second lieu, les moyens tirés de la méconnaissance de son droit d'être entendu et de l'erreur manifeste d'appréciation doivent être écartés pour les motifs exposés aux points 6, 7 et 9 du présent jugement.
15. En dernier lieu, en se bornant à soutenir que l'autorité préfectorale ne l'a pas mise en mesure de présenter ses observations sur l'existence de risques dans son pays d'origine, Mme D ne conteste pas utilement, au soutien de son moyen tiré de la méconnaissance, par la décision fixant le pays de renvoi, des dispositions de l'article L. 721-4 du code de l'entrée et du séjour des étrangers et du droit d'asile et de l'article 3 de la convention de sauvegarde des droits de l'homme et des libertés fondamentales, les motifs de la décision fixant le pays de destination. En outre, la requérante ne fournit aucun élément de précision sur les risques qu'elle encourrait en cas de retour dans son pays d'origine. Les moyens soulevés ne peuvent ainsi qu'être écartés.
16. Il résulte de tout ce qui précède que Mme D n'est pas fondée à demander l'annulation de l'arrêté du 21 février 2024 par lequel le préfet de la Seine-Maritime a refusé de lui délivrer un titre de séjour, l'a obligée à quitter le territoire français dans le délai de trente jours et a fixé le pays de destination. Par voie de conséquence, ses conclusions à fin d'injonction ainsi que celles relatives aux frais liés à l'instance doivent être rejetées.
D E C I D E :
Article 1er : La requête de Mme D est rejetée.
Article 2 : Le présent jugement sera notifié à Mme A D, à Me Elatrassi et au préfet de la Seine-Maritime.
Délibéré après l'audience du 3 octobre 2024, à laquelle siégeaient :
- Mme Galle, présidente,
- M. Bellec, premier conseiller
- Mme Esnol, conseillère.
Rendu public par mise à disposition au greffe le 17 octobre 2024.
La présidente-rapporteure,
C. GALLE
L'assesseur le plus ancien,
C. BELLECLa greffière,
A. HUSSEIN
La République mande et ordonne au préfet de la Seine-Maritime en ce qui le concerne, ou à tous commissaires de justice à ce requis en ce qui concerne les voies de droit commun contre les parties privées, de pourvoir à l'exécution de la présente décision.
ah
Tribunal Administratif de Marseille — N° TA13-2608292
Le Tribunal Administratif de Marseille a rejeté la requête de M. A... contre l'arrêté du préfet des Hautes-Alpes du 5 mai 2026 prolongeant son assignation à résidence. Le requérant invoquait une atteinte disproportionnée à sa liberté d'aller et venir et une méconnaissance de l'article 8 de la Convention européenne des droits de l'homme et de l'article 3-1 de la Convention internationale des droits de l'enfant. Le tribunal a jugé que les contraintes horaires imposées (présence au domicile de 14h à 17h) n'étaient pas disproportionnées, faute de preuves suffisantes de leur incompatibilité avec le suivi scolaire de sa belle-fille. La décision s'appuie sur les articles L. 731-1 et R. 733-1 du code de l'entrée et du séjour des étrangers et du droit d'asile.
01/06/2026
Tribunal Administratif de Marseille — N° TA13-2608430
Le Tribunal Administratif de Marseille a rejeté la requête de M. B..., ressortissant égyptien, contestant un arrêté préfectoral du 14 mai 2026 l'obligeant à quitter le territoire français sans délai, avec une interdiction de retour de deux ans. La juridiction a estimé que l'arrêté était suffisamment motivé et ne méconnaissait pas les articles L. 612-6 et L. 612-10 du code de l'entrée et du séjour des étrangers et du droit d'asile (CESEDA), le préfet ayant examiné les critères légaux. La solution retenue est le rejet de l'ensemble des conclusions, y compris la demande d'aide juridictionnelle provisoire et de communication du dossier.
01/06/2026
Tribunal Administratif de Marseille — N° TA13-2608432
Le Tribunal Administratif de Marseille a rejeté la requête de M. B..., ressortissant sénégalais, contestant un arrêté préfectoral du 15 mai 2026 l'obligeant à quitter le territoire français sans délai, avec une interdiction de retour de deux ans. Le tribunal a jugé que l'arrêté était suffisamment motivé et que la situation personnelle du requérant avait été examinée, notamment son maintien irrégulier après expiration de son visa. La solution retenue est le rejet de l'ensemble des conclusions, sur la base des articles L. 613-1, L. 612-2, L. 612-6 et L. 721-4 du code de l'entrée et du séjour des étrangers et du droit d'asile.
01/06/2026
Tribunal Administratif de Marseille — N° TA13-2607881
Le Tribunal administratif de Marseille, statuant en référé sur le fondement de l’article L. 521-1 du code de justice administrative, a rejeté la demande de suspension de l’arrêté du sous-préfet d’Istres du 7 avril 2026 mettant en demeure M. et Mme A... de quitter leur logement à Vitrolles. La requête a été jugée irrecevable car elle n’était pas accompagnée de la copie intégrale de la décision contestée, en méconnaissance des exigences procédurales. En conséquence, le juge a appliqué l’article L. 522-3 du même code pour rejeter la requête sans instruction ni audience, et a refusé l’admission provisoire à l’aide juridictionnelle.
01/06/2026