jeudi 27 février 2025
| Juridiction | Tribunal Administratif de Rouen |
| Section | Tribunal Administratif de Rouen |
| N° Dossier | TA76-2404421 |
| Type | Décision |
| Recours | Excès de pouvoir |
| Publication | C |
| Formation | 3 ème Chambre |
| Avocat requérant | ELATRASSI-DIOME |
Vu la procédure suivante :
Par une requête enregistrée le 31 octobre 2024 et un mémoire complémentaire enregistré le 6 janvier 2025, Mme C A, représentée par Me Elatrassi, demande au tribunal, dans le dernier état de ses écritures :
1°) d'annuler l'arrêté du 27 septembre 2024 par lequel le préfet de la Seine-Maritime l'a obligée à quitter le territoire français dans un délai de trente jours, a fixé le pays à destination duquel elle pourra être renvoyée à l'expiration de ce délai et a prononcé à son encontre une interdiction de retour sur le territoire français d'une durée de six mois ;
2°) d'enjoindre au préfet de la Seine-Maritime de réexaminer sa situation et de lui délivrer une autorisation provisoire de séjour dans l'attente de ce réexamen, dans un délai d'un mois à compter de la notification du jugement à intervenir, sous astreinte de 100 euros par jour de retard ;
3°) de mettre à la charge de l'État la somme de 1 500 euros en application des dispositions de l'article L. 761-1 du code de justice administrative.
Elle soutient que :
L'obligation de quitter le territoire français :
- est insuffisamment motivée ;
- a été signée par une autorité incompétente ;
- a été adoptée en méconnaissance de son droit d'être entendue, protégé par l'article 41 de la Charte des droits fondamentaux de l'Union européenne ;
- méconnaît l'article 8 de la convention européenne de sauvegarde des droits de l'homme et des libertés fondamentales ;
- méconnaît l'article 3-1 de la convention internationale des droits de l'enfant ;
- est entachée d'erreur de droit alors qu'elle aurait dû faire l'objet d'une procédure de réadmission en Italie ;
- est entachée d'erreur manifeste d'appréciation ;
- n'a pas été précédée d'un examen particulier de sa situation personnelle ;
- est illégale en raison de l'illégalité de la décision portant refus de séjour ;
La décision fixant le pays de renvoi :
- est insuffisamment motivée ;
- méconnaît les dispositions des articles L. 721-4 et L. 621-4 du code de l'entrée et du séjour des étrangers et du droit d'asile, au regard, notamment, des énonciations de la directive 2003/109/UE du Conseil du 25 novembre 2003, éclairées par l'arrêt n°17DA02015 de la Cour administrative d'appel de Douai ;
L'interdiction de retour sur le territoire français :
- est insuffisamment motivée ;
- a été signée par une autorité incompétente ;
- méconnaît les dispositions de l'article L. 612-10 du code de l'entrée et du séjour des étrangers et du droit d'asile ;
- méconnaît l'article 8 de la convention européenne de sauvegarde des droits de l'homme et des libertés fondamentales ;
- n'a pas été précédée d'un examen particulier de sa situation personnelle ;
- procède d'une erreur manifeste d'appréciation ;
- est illégale en raison de l'illégalité de l'obligation de quitter le territoire français.
Par un mémoire en défense enregistré le 20 janvier 2025, le préfet de la Seine-Maritime conclut au rejet de la requête en faisant valoir que les moyens soulevés par la requérante sont infondés.
Vu les autres pièces du dossier.
Vu :
- la convention internationale des droits de l'enfant ;
- la convention européenne de sauvegarde des droits de l'homme et des libertés fondamentales ;
- la Charte des droits fondamentaux de l'Union européenne ;
- l'accord franco-marocain du 9 octobre 1987 modifié en matière de séjour et d'emploi ;
- la directive 2003/109/UE du Conseil du 25 novembre 2003
- le code de l'entrée et du séjour des étrangers et du droit d'asile ;
- le code de justice administrative.
La présidente de la formation de jugement a dispensé le rapporteur public, sur sa proposition, de prononcer des conclusions à l'audience.
Les parties ont été régulièrement averties du jour de l'audience.
Ont été entendus au cours de l'audience publique :
- le rapport de M. Bouvet,
- les observations de Me Elatrassi, représentant Mme A.
Considérant ce qui suit :
1. Mme A, ressortissante marocaine née le 8 avril 1981, déclare être entrée en France le 12 mars 2023 depuis l'Italie, en compagnie de ses trois enfants mineurs, munie d'un permis de résidence italien de longue durée valable jusqu'au 10 février 2031. Par un arrêté en date du 17 aout 2023, le préfet de la Seine-Maritime a refusé de l'admettre au séjour et l'a obligée à quitter le territoire français. Par un jugement en date du 6 juin 2024, le tribunal de céans a confirmé la légalité du refus de séjour, annulé l'obligation de quitter le territoire français et les décisions subséquentes, et enjoint au préfet de la Seine-Maritime de réexaminer la situation de l'intéressée. Par un arrêté du 27 septembre 2024, le préfet de la Seine-Maritime a obligé Mme A à quitter le territoire, fixé son pays de destination et a prononcé à son encontre une interdiction de retour d'une durée de six mois. Mme A demande, à titre principal, l'annulation de cet arrêté.
Sur les conclusions aux fins d'annulation :
En ce qui concerne les moyens communs aux décisions contestées :
2. En premier lieu, l'arrêté attaqué a été signé par M. B D, sous-préfet du Havre, en vertu de la délégation de signature que lui a accordée le préfet de la Seine-Maritime par l'arrêté n° 24-022 du 26 avril 2024. Le moyen tiré de l'incompétence de l'auteur de l'acte manque donc en fait.
3. En deuxième lieu, l'arrêté attaqué énonce l'ensemble des considérations de droit et de fait sur lesquelles se fondent les décisions qui le composent. Il est donc suffisamment motivé.
4. En troisième lieu, il ressort des pièces du dossier, ainsi que des motifs de l'arrêté litigieux, que l'adoption des décisions qu'il comporte a été précédée d'un examen particulier de la situation personnelle de la requérante.
En ce qui concerne l'obligation de quitter le territoire français :
5. En premier lieu, aux termes de l'article 41 de la charte des droits fondamentaux de l'Union européenne : " Toute personne a le droit de voir ses affaires traitées impartialement, équitablement et dans un délai raisonnable par les institutions et organes de l'Union. / Ce droit comporte notamment : / - le droit de toute personne d'être entendue avant qu'une mesure individuelle qui l'affecterait défavorablement ne soit prise à son encontre () ".
6. Il ressort des pièces du dossier que Mme A été invitée, par courrier du 10 juin 2024, à présenter ses observations sur sa situation personnelle dans le cadre du réexamen de sa situation enjoint par le jugement du 6 juin 2024 du tribunal de céans précité, ce que l'intéressée a fait en produisant, notamment, des éléments relatifs à la santé de sa fille, le 1er juillet 2024 et en formant une nouvelle demande de titre de séjour. Dans ces conditions, Mme A n'est pas fondée à soutenir que son droit d'être entendue a été méconnu.
7. En deuxième lieu, aux termes de l'article L. 621-1 du code de l'entrée et du séjour des étrangers et du droit d'asile : " Par dérogation () à la décision portant obligation de quitter le territoire français prévue à l'article L. 611-1 et à la mise en œuvre des décisions prises par un autre État prévue à l'article L. 615-1, l'étranger peut être remis, en application des conventions internationales ou du droit de l'Union européenne, aux autorités compétentes d'un autre État, lorsqu'il se trouve dans l'un des cas prévus aux articles L. 621-2 à L. 621-7. () ". Aux termes du premier alinéa de l'article L. 621-4 du même code : " Peut faire l'objet d'une décision de remise aux autorités compétentes d'un Etat membre de l'Union européenne l'étranger, détenteur d'un titre de résident de longue durée - UE en cours de validité accordé par cet Etat, en séjour irrégulier sur le territoire français. ".
8. Si l'étranger demande à être éloigné vers l'Etat membre de l'Union Européenne ou partie à la convention d'application de l'accord de Schengen d'où il provient, ou s'il est résident de longue durée dans un Etat membre ou titulaire d'une " carte bleue européenne " délivrée par un tel Etat, il appartient au préfet d'examiner s'il y a lieu de reconduire en priorité l'étranger vers cet Etat ou de le réadmettre dans cet Etat.
9. Il ressort des termes mêmes de l'arrêté litigieux, que le préfet a examiné la possibilité d'éloigner Mme A vers l'Italie, avant d'écarter cette hypothèse, faute d'observations formulées par l'intéressée quant à un éventuel retour dans ce pays. Ainsi, et quoique la requérante soit titulaire d'un permis de séjour de longue durée UE octroyé par les autorités italiennes, la décision n'est entachée d'aucune méconnaissance des dispositions et principes cités aux points précédents.
10. En troisième lieu, aux termes de l'article 8 de la convention européenne de sauvegarde des droits de l'homme et des libertés fondamentales : " Toute personne a droit au respect de sa vie privée et familiale, de son domicile et de sa correspondance () ". Aux termes de l'article 3-1 de la convention internationale des droits de l'enfant : " Dans toutes les décisions qui concernent les enfants, qu'elles soient le fait des institutions publiques ou privées de protection sociale, des tribunaux, des autorités administratives ou des organes législatifs, l'intérêt supérieur de l'enfant doit être une considération primordiale. ".
11. Entrée récemment sur le territoire national, le 12 mai 2023, selon ses propres indications, Mme A ne peut se prévaloir d'une ancienneté de séjour, à la date d'adoption de la décision litigieuse. Au regard de cette durée de séjour, il n'est nullement établi que ses trois enfants mineurs, nés en 2007, 2013 et 2018, qui n'ont connu qu'une brève période de scolarisation en France, ne pourraient suivre une scolarité normale dans un autre pays. En outre, si la requérante se prévaut de ce que sa fille souffre d'épilepsie et d'un retard de développement avec agitation psychomotrice, les pièces versées aux débats ne permettent pas d'établir que l'état de santé de l'enfant rendrait impératif son maintien en France. La décision contestée n'a ni pour objet, ni pour effet, de séparer les enfants de leur mère. Enfin, quoique justifiant d'une amorce d'insertion, Mme A est isolée sur le territoire français. Au regard de ces éléments, le préfet de la Seine-Maritime n'a pas porté une atteinte disproportionnée au droit au respect de la vie privée et familiale de la requérante et à l'intérêt supérieur de ses enfants.
12. En quatrième lieu, le refus de séjour opposé à Mme A ayant été jugé légal dans les conditions rappelées au point n° 1, l'intéressée n'est pas fondée à exciper de l'illégalité de cette décision, au soutien de ses conclusions dirigées contre l'obligation qui lui est faite de quitter le territoire français. En outre, si l'intéressée a déposé une nouvelle demande de titre de séjour, le 1er juillet 2024, en réponse à l'invitation à présenter des observations qui lui a été adressée, dans le cadre de l'injonction prononcée par le tribunal, aucune décision de refus de séjour, même implicite, n'était née à la date d'édiction de la mesure d'éloignement en litige. Au regard de ces éléments, le moyen tiré de l'illégalité du refus de séjour, doit, à le supposer ainsi soulevé, et en tout état de cause, être écarté.
13. En dernier lieu, eu égard aux motifs précédemment exposés, l'erreur manifeste d'appréciation invoquée par la requérante, n'est pas établie.
En ce qui concerne la décision fixant le pays de destination :
14. Si le champ d'application des mesures obligeant un étranger à quitter le territoire français et celui des mesures de remise d'un étranger à un autre Etat ne sont pas exclusifs l'un de l'autre, les dispositions de l'article L. 511-1 du code de l'entrée et du séjour des étrangers et du droit d'asile doivent toutefois être interprétées à la lumière des orientations de la directive du 25 novembre 2003 relative au statut des ressortissants de pays tiers résidents de longue durée, dans la mesure où elles s'appliquent aux étrangers qui, bénéficiaires de ce statut dans un autre Etat membre de l'Union européenne, entrent également dans le champ d'application de la directive. En vertu du paragraphe 1 de l'article 12 et du paragraphe 3 de l'article 22 de cette directive, un Etat membre ne peut prendre une décision d'éloignement du territoire de l'Union européenne à l'encontre d'un étranger résident de longue durée dans un autre Etat membre que lorsque l'intéressé représente une menace réelle et suffisamment grave pour l'ordre public ou la sécurité publique.
15. Il résulte de ce qui précède que, lorsqu'un étranger est résident de longue durée dans un Etat membre de l'Union européenne, il appartient au préfet d'examiner s'il y a lieu de le reconduire en priorité vers cet Etat ou de le réadmettre dans cet Etat ; dans le cas où le préfet décide, comme il lui est loisible, d'obliger un tel étranger à quitter le territoire français, il ne peut désigner comme pays de destination un ou des pays n'appartenant pas à l'Union européenne qu'à la condition que l'intéressé représente une menace réelle et suffisamment grave pour l'ordre public ou la sécurité publique, à moins que l'intéressé renonce expressément sur ce point au bénéfice du statut de résident de longue durée en demandant son renvoi vers le pays dont il a la nationalité ou vers un autre pays dans lequel il serait légalement admissible.
16. Au cas d'espèce, il est constant qu'à la date de la décision contestée, Mme A disposait d'une carte de résident longue durée - UE valable jusqu'au 10 février 2031 délivrée par les autorités italiennes. En outre, il ne ressort pas des pièces du dossier, et n'est d'ailleurs pas allégué que l'intéressée aurait perdu le droit au statut de résident de longue durée en Italie. Enfin, le préfet de la Seine-Maritime n'établit pas davantage, ni même n'allègue, que la présence de Mme A en France représenterait une menace réelle et suffisamment grave pour l'ordre public ou la sécurité publique. Dès lors, en n'excluant pas le Maroc comme pays à destination duquel la requérante pourra être reconduite d'office, alors que celle-ci-ci n'avait pas présenté de demande en ce sens et même si elle n'avait pas expressément manifesté le souhait d'être reconduite en Italie, le préfet de la Seine-Maritime a entaché cette décision d'excès de pouvoir. Par suite, sans qu'il soit besoin de se prononcer sur les autres moyens soulevés à son encontre, cette décision encourt l'annulation en tant qu'elle n'exclut pas le Maroc comme pays de destination.
En ce qui concerne l'interdiction de retour sur le territoire français :
17. Aux termes de l'article L. 612-8 du code de l'entrée et du séjour des étrangers et du droit d'asile : " Lorsque l'étranger n'est pas dans une situation mentionnée aux articles L. 612-6 et L. 612-7, l'autorité administrative peut assortir la décision portant obligation de quitter le territoire français d'une interdiction de retour sur le territoire français. / Les effets de cette interdiction cessent à l'expiration d'une durée, fixée par l'autorité administrative, qui ne peut excéder cinq ans à compter de l'exécution de l'obligation de quitter le territoire français. ". Aux termes de l'article L. 612-10 du même code : " Pour fixer la durée des interdictions de retour mentionnées aux articles L. 612-6 et L. 612-7, l'autorité administrative tient compte de la durée de présence de l'étranger sur le territoire français, de la nature et de l'ancienneté de ses liens avec la France, de la circonstance qu'il a déjà fait l'objet ou non d'une mesure d'éloignement et de la menace pour l'ordre public que représente sa présence sur le territoire français. () ".
18. Au cas d'espèce, l'obligation faite à Mme A de quitter le territoire français prononcée le 17 aout 2023, a été annulée par le jugement du tribunal de céans du 6 juin 2024. En outre, il n'est pas allégué que l'intéressée représenterait une quelconque menace pour l'ordre public. Dans ces conditions, et quoique la requérante ne justifie que d'une faible ancienneté de séjour, le préfet de la Seine-Maritime a méconnu les dispositions citées au point précédent en édictant une interdiction de retour sur le territoire français à l'encontre de Mme A et en fixant la durée de cette interdiction à six mois. Par suite, sans qu'il soit besoin de se prononcer sur les autres moyens soulevés, cette décision encourt l'annulation.
19. Il résulte de tout ce qui précède que Mme A est seulement fondée à demander l'annulation de la décision fixant le pays de destination de la mesure d'éloignement en tant qu'elle n'exclut pas le Maroc, ainsi que la décision d'interdiction de retour sur le territoire français pour une durée de six mois, contenues dans l'arrêté du 27 septembre 2024 litigieux.
Sur les conclusions à fin d'injonction :
20. Le présent jugement n'implique aucune mesure d'exécution. Les conclusions à fin d'injonction doivent dès lors être rejetées.
Sur les frais liés au litige :
21. Il y a lieu, dans les circonstances de l'espèce, de mettre à la charge de l'Etat le versement d'une somme de 1 000 euros à Mme A au titre des dispositions de l'article L. 761-1 du code de justice administrative.
D É C I D E :
Article 1er : Les décisions du 27 septembre 2024 du préfet de la Seine-Maritime portant fixation du pays de destination, en tant qu'elle n'exclut pas le Maroc, et interdiction de retour sur le territoire français pour une durée de six mois, sont annulées.
Article 2 : Il est mis à la charge de l'Etat le versement d'une somme de 1 000 euros à Mme A au titre des dispositions de l'article L. 761-1 du code de justice administrative.
Article 3 : Le surplus des conclusions de la requête est rejeté.
Article 4 : Le présent jugement sera notifié à Mme C A et au préfet de la Seine-Maritime.
Délibéré après l'audience du 6 février 2025, à laquelle siégeaient :
Mme Gaillard, présidente,
M. Bouvet, premier conseiller,
M. Baude, premier conseiller,
Assistés de M. Tostivint, greffier.
Rendu public par mise à disposition au greffe le 27 février 2025.
Le rapporteur,
signé
C. BOUVET
La présidente,
signé
A. GAILLARD
Le greffier,
signé
H. TOSTIVINT
La République mande et ordonne au préfet de la Seine-Maritime en ce qui le concerne ou à tous commissaires de justice à ce requis en ce qui concerne les voies de droit commun contre les parties privées, de pourvoir à l'exécution de la présente décision.
Pour expédition conforme,
La greffière,
Signé
S. Combes
Tribunal Administratif de Marseille — N° TA13-2608292
Le Tribunal Administratif de Marseille a rejeté la requête de M. A... contre l'arrêté du préfet des Hautes-Alpes du 5 mai 2026 prolongeant son assignation à résidence. Le requérant invoquait une atteinte disproportionnée à sa liberté d'aller et venir et une méconnaissance de l'article 8 de la Convention européenne des droits de l'homme et de l'article 3-1 de la Convention internationale des droits de l'enfant. Le tribunal a jugé que les contraintes horaires imposées (présence au domicile de 14h à 17h) n'étaient pas disproportionnées, faute de preuves suffisantes de leur incompatibilité avec le suivi scolaire de sa belle-fille. La décision s'appuie sur les articles L. 731-1 et R. 733-1 du code de l'entrée et du séjour des étrangers et du droit d'asile.
01/06/2026
Tribunal Administratif de Marseille — N° TA13-2608430
Le Tribunal Administratif de Marseille a rejeté la requête de M. B..., ressortissant égyptien, contestant un arrêté préfectoral du 14 mai 2026 l'obligeant à quitter le territoire français sans délai, avec une interdiction de retour de deux ans. La juridiction a estimé que l'arrêté était suffisamment motivé et ne méconnaissait pas les articles L. 612-6 et L. 612-10 du code de l'entrée et du séjour des étrangers et du droit d'asile (CESEDA), le préfet ayant examiné les critères légaux. La solution retenue est le rejet de l'ensemble des conclusions, y compris la demande d'aide juridictionnelle provisoire et de communication du dossier.
01/06/2026
Tribunal Administratif de Marseille — N° TA13-2608432
Le Tribunal Administratif de Marseille a rejeté la requête de M. B..., ressortissant sénégalais, contestant un arrêté préfectoral du 15 mai 2026 l'obligeant à quitter le territoire français sans délai, avec une interdiction de retour de deux ans. Le tribunal a jugé que l'arrêté était suffisamment motivé et que la situation personnelle du requérant avait été examinée, notamment son maintien irrégulier après expiration de son visa. La solution retenue est le rejet de l'ensemble des conclusions, sur la base des articles L. 613-1, L. 612-2, L. 612-6 et L. 721-4 du code de l'entrée et du séjour des étrangers et du droit d'asile.
01/06/2026
Tribunal Administratif de Marseille — N° TA13-2607881
Le Tribunal administratif de Marseille, statuant en référé sur le fondement de l’article L. 521-1 du code de justice administrative, a rejeté la demande de suspension de l’arrêté du sous-préfet d’Istres du 7 avril 2026 mettant en demeure M. et Mme A... de quitter leur logement à Vitrolles. La requête a été jugée irrecevable car elle n’était pas accompagnée de la copie intégrale de la décision contestée, en méconnaissance des exigences procédurales. En conséquence, le juge a appliqué l’article L. 522-3 du même code pour rejeter la requête sans instruction ni audience, et a refusé l’admission provisoire à l’aide juridictionnelle.
01/06/2026