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AccueilJurisprudence administrativeN° TA76-2600071

Tribunal Administratif de Rouen — Décision N° TA76-2600071

mercredi 4 février 2026

JuridictionTribunal Administratif de Rouen
SectionTribunal Administratif de Rouen
N° DossierTA76-2600071
TypeOrdonnance
RecoursExcès de pouvoir
PublicationD

Résumé IA

Le Tribunal administratif de Rouen, statuant par ordonnance, rejette la requête de Mme A... visant à annuler le refus de lui octroyer une carte mobilité inclusion. La juridiction estime la requête manifestement irrecevable car la requérante n'a pas produit, malgré une mise en demeure, la décision administrative contestée, en méconnaissance des articles R. 421-1 et R. 412-1 du code de justice administrative. Le rejet est prononcé en application de l'article R. 222-1 du même code, qui permet à un magistrat désigné de rejeter par ordonnance les requêtes manifestement irrecevables.

Texte intégral

Vu la procédure suivante :

Par une requête enregistrée le 7 janvier 2026 et un mémoire enregistré le 12 janvier 2026, Mme B... A... demande au tribunal d’annuler une décision refusant de lui octroyer la carte mobilité inclusion portant la mention « stationnement ».

Vu :
la décision par laquelle la présidente du tribunal a désigné Mme C... pour statuer sur les litiges visés à l’article R. 222-13 du code de justice administrative ;
la décision par laquelle la présidente du tribunal a désigné Mme C... en application de l’article R. 222-1 du code de justice administrative ;
les autres pièces du dossier.

Vu le code de justice administrative.


Considérant ce qui suit :


Aux termes de l’article R. 222-1 du code de justice administrative : « Les présidents de tribunal administratif (...) et les magistrats ayant une ancienneté minimale de deux ans et ayant atteint au moins le grade de premier conseiller désignés à cet effet par le président de leur juridiction peuvent, par ordonnance : (…) 4° Rejeter les requêtes manifestement irrecevables, lorsque la juridiction n'est pas tenue d'inviter leur auteur à les régulariser ou qu'elles n'ont pas été régularisées à l'expiration du délai imparti par une demande en ce sens (...) ». Aux termes de l’article R. 222-16 du même code : « Pour les affaires visées à l’article R. 222-13, les attributions dévolues par les dispositions réglementaires du présent code à la formation de jugement ou à son président sont exercées par le magistrat compétent en vertu de cet article. ».

Aux termes de l'article R. 421-1 du code de justice administrative : « La juridiction ne peut être saisie que par voie de recours formé contre une décision, et ce, dans les deux mois à partir de la notification ou de la publication de la décision attaquée. (...) » Aux termes de l’article R. 412-1 du même code : « La requête doit, à peine d'irrecevabilité, être accompagnée, sauf impossibilité justifiée, de l'acte attaqué ou, dans le cas mentionné à l'article R. 421-2, de la pièce justifiant de la date de dépôt de la réclamation. (...) » Aux termes de l’article R. 611-8-6 du code de justice administrative : « Les parties sont réputées avoir reçu la communication ou la notification à la date de première consultation du document qui leur a été adressé par voie électronique, certifiée par l'accusé de réception délivré par l'application informatique, ou, à défaut de consultation dans un délai de deux jours ouvrés à compter de la date de mise à disposition du document dans l'application, à l'issue de ce délai. Sauf demande contraire de leur part, les parties sont alertées de toute nouvelle communication ou notification par un message électronique envoyé à l'adresse choisie par elles. ».

Malgré la demande de régularisation qui lui a été adressée par courrier du 9 janvier 2026, mis à sa disposition le jour même sur le téléservice Télérecours Citoyen (TRC), de produire dans le délai de 15 jours soit la décision qu’elle conteste soit la preuve qu’elle avait adressé une demande à l’administration, la requérante n’a pas produit la décision qu’elle attaque et n’a fait valoir aucun motif justifiant qu’elle ne puisse pas la produire. Par suite, les conclusions de Mme A... sont manifestement irrecevables et doivent être rejetées.



O R D O N N E :

Article 1er : La requête de Mme A... est rejetée.

Article 2 : La présente ordonnance sera notifiée à Mme B... A....

Fait à Rouen, le 4 février 2026.


La magistrate désignée,

Signé :

H. C...


La République mande et ordonne à tous commissaires de justice à ce requis en ce qui concerne les voies de droit commun contre les parties privées, de pourvoir à l’exécution de la présente ordonnance.






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