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AccueilJurisprudence administrativeN° TA77-1906996

Tribunal Administratif de MELUN — Décision N° TA77-1906996

jeudi 29 septembre 2022

JuridictionTribunal Administratif de MELUN
SectionTribunal Administratif de MELUN
N° DossierTA77-1906996
TypeDécision
RecoursExcès de pouvoir
PublicationC
Formation1ère chambre
Avocat requérantKIMAN

Texte intégral

Vu la procédure suivante :

Par une requête, enregistrée le 31 juillet 2019, Mme B A, représentée par Me Kiman, demande au tribunal :

1°) d'annuler la décision du 6 juin 2019 par laquelle la ministre du travail a retiré sa décision implicite née le 4 avril 2019 rejetant le recours hiérarchique formé la 4 décembre 2018 à l'encontre de la décision de l'inspecteur du travail du 9 novembre 2018, a annulé cette dernière décision et a autorisé son employeur à la licencier ;

2°) d'ordonner sa réintégration outre le paiement des salaires et indemnités ;

3°) de mettre à la charge des parties perdantes une somme de 5 000 euros en application de l'article L. 761-1 du code de justice administrative.

Elle soutient que :

- la décision attaquée a été prise en méconnaissance du caractère contradictoire de la procédure, dès lors qu'elle n'a pas été mise à même de prendre connaissance de plusieurs pièces prises en considération par la ministre ;

- elle est entachée d'un défaut de motivation, en l'absence d'indication par la ministre de tout élément relatif à la matérialité des faits ;

- elle est illégale compte tenu de l'irrégularité de la procédure de licenciement interne à l'entreprise, en raison de l'absence de convocation de la salariée à la réunion de la délégation unique du personnel, du non-respect du délai de convocation des membres de cette délégation et de l'envoi de la lettre de licenciement avant la consultation des instances représentatives du personnel ;

- les faits ne pouvaient pas légalement être regardés comme revêtant un caractère fautif ;

- c'est à tort que la ministre a estimé que la gravité des faits justifiait le licenciement.

Par un mémoire en défense, enregistré le 18 décembre 2019, l'Association Française d'Entraide - EHPAD La Garenne, représentée par Me Paille-Ardilly, conclut au rejet de la requête et à ce que soit mise à la charge de Mme A la somme de 5 000 euros au titre de l'article L. 761-1 du code de justice administrative.

Elle soutient que les moyens soulevés par Mme A ne sont pas fondés.

La ministre du travail, de l'emploi et de l'insertion, à qui la requête a été communiquée, n'a pas produit de mémoire en défense malgré une mise en demeure qui lui a été adressée le 30 octobre 2020.

Les parties ont été informées, en application des dispositions de l'article R. 611-7 du code de justice administrative, de ce que le jugement était susceptible d'être fondé sur un moyen relevé d'office, tiré de l'incompétence de la juridiction administrative pour connaître des conclusions tendant à la réintégration de Mme A au sein de l'établissement et au paiement des indemnités et salaires.

Le ministre du travail, du plein emploi et de l'insertion a présenté ses observations sur ce moyen d'ordre public le 22 juillet 2022.

Vu les autres pièces du dossier.

Vu :

- le code du travail ;

- le code des relations entre le public et l'administration ;

- le code de justice administrative.

Les parties ont été régulièrement averties du jour de l'audience.

Ont été entendus au cours de l'audience publique :

- le rapport de Mme Sonia Norval-Grivet, première conseillère,

- et les conclusions de Mme Sophie Delormas, rapporteure publique.

Considérant ce qui suit :

1. Mme B A, employée par l'Association Française d'Entraide - EHPAD La Garenne depuis le 18 octobre 2011, occupait en dernier lieu le poste d'assistante de soins en gérontologie au sein de l'établissement de Souppes-sur-Loing, affectée au pôle d'activité et de soins adaptés (PASA), structure d'accueil pour des résidents souffrant de la maladie d'Alzheimer ou apparentée avec symptômes psycho-comportementaux. Elle exerçait par ailleurs le mandat de membre titulaire de la délégation unique du personnel depuis juin 2016. Le 7 septembre 2018, son employeur a sollicité auprès de l'inspection du travail l'autorisation de la licencier en lui reprochant, d'une part, des faits de négligence du 30 juin 2018, la salariée ayant laissé seuls et sans surveillance des résidents de l'établissement, et, d'autre part, sa condamnation pénale par le tribunal correctionnel de Fontainebleau le 3 mai 2018 pour des faits de vol et escroquerie commis en récidive au détriment d'une personne vulnérable résidente d'un autre EHPAD. Par une décision du 9 novembre 2018, l'inspectrice du travail a refusé l'autorisation de licenciement ainsi sollicitée. L'EHPAD La Garenne a formé un recours hiérarchique à l'encontre de cette décision le 4 décembre 2018. Par une décision du 6 juin 2019, dont la requérante demande l'annulation, la ministre du travail a retiré sa décision implicite de rejet du recours hiérarchique née le 4 avril 2019, a annulé la décision de l'inspectrice du travail et a autorisé le licenciement de Mme A.

Sur les conclusions tendant à la réintégration de Mme A et au paiement des indemnités et salaires :

2. Il n'appartient pas au juge administratif de se prononcer sur les conclusions de Mme A tendant à sa réintégration dans une entreprise privée, ni au paiement des indemnités et salaires. Par suite, ces conclusions, qui relèvent de la compétence des juridictions judiciaires, ne peuvent qu'être rejetées comme portées devant une juridiction incompétente pour en connaître.

Sur les conclusions à fin d'annulation :

En ce qui concerne la légalité externe de la décision attaquée :

3. En premier lieu, aux termes de l'article L. 211-2 du code des relations entre le public et l'administration : " Les personnes physiques ou morales ont le droit d'être informées sans délai des motifs des décisions administratives individuelles défavorables qui les concernent. A cet effet, doivent être motivées les décisions qui () : 4° Retirent ou abrogent une décision créatrice de droits () ". Aux termes de l'article L. 211-5 du même code : " La motivation exigée par le présent chapitre doit être écrite et comporter l'énoncé des considérations de droit et de fait qui constituent le fondement de la décision ".

4. Il ressort des termes de la décision attaquée que celle-ci vise les articles du code du travail dont elle fait application, et notamment l'article L. 2411-1, expose les raisons pour lesquelles elle estime qu'une faute est imputable à la salariée et revêt une gravité suffisante pour autoriser son licenciement, et précise les éléments sur lesquels elle fonde cette appréciation. Dans ces conditions, Mme A n'est pas fondée à soutenir que la ministre n'a pas précisé les raisons de droit et de fait pour lesquelles elle a estimé que les faits reprochés à l'intéressée justifiaient la demande d'autorisation de licenciement dont elle était saisie.

5. En second lieu, il résulte des articles L. 121-1, L. 122-1 et L. 211-2 du code des relations entre le public et l'administration qu'il appartient à l'autorité administrative compétente pour adopter une décision individuelle entrant dans leur champ de mettre elle-même la personne intéressée en mesure de présenter des observations. Il en va de même, à l'égard du bénéficiaire d'une décision, lorsque l'administration est saisie par un tiers d'un recours gracieux ou hiérarchique contre cette décision. Ainsi, le ministre chargé du travail, saisi sur le fondement de l'article R. 2422-1 du code du travail d'un recours contre une décision autorisant ou refusant d'autoriser le licenciement d'un salarié protégé, doit mettre le tiers au profit duquel la décision contestée a créé des droits - à savoir, respectivement, l'employeur ou le salarié protégé - à même de présenter des observations, notamment par la communication de l'ensemble des éléments sur lesquels le ministre entend fonder sa décision.

6. Il ressort des pièces du dossier que, contrairement à ce qu'indique la requérante, la communication de sa condamnation pénale à son employeur figurait sur la liste des pièces annexées à la demande d'autorisation de licenciement, et que ces pièces, sur lesquelles au demeurant la ministre ne s'est pas fondée pour autoriser son licenciement, lui ont en outre été communiquées au cours de l'enquête contradictoire le 4 octobre 2018. Par ailleurs, il apparaît que les notes de service sur lesquelles l'employeur a fondé sa demande de licenciement ont été communiquées à l'intéressée au cours de la procédure contradictoire, Mme A ayant d'ailleurs formulé des observations à cet égard par courriel du 5 mars 2019. Par suite, le moyen tiré du non-respect du caractère contradictoire de la procédure doit être écarté.

En ce qui concerne la légalité interne de la décision attaquée :

S'agissant de la régularité de la procédure de licenciement interne à l'entreprise :

7. En premier lieu, aux termes de l'article L. 2421-3 du code du travail, dans sa rédaction applicable à l'espèce : " Le licenciement envisagé par l'employeur d'un délégué du personnel ou d'un membre élu du comité d'entreprise titulaire ou suppléant () est soumis au comité d'entreprise, qui donne un avis sur le projet de licenciement () ". L'article L. 2326-1 du même code, dans sa version applicable à l'espèce, dispose que : " Dans les entreprises de moins de deux cents salariés, l'employeur peut décider que les délégués du personnel constituent la délégation du personnel au comité d'entreprise. ". Saisie par l'employeur d'une demande d'autorisation de licenciement d'un salarié protégé auquel s'appliquent l'article L. 2421-3 et le premier aliéna de l'article R. 2421-9 du code du travail, il appartient à l'administration de s'assurer que la procédure de consultation du comité d'entreprise ou, comme en l'espèce, de la délégation unique du personnel exerçant les attributions du comité d'entreprise, a été régulière. Elle ne peut légalement accorder l'autorisation demandée que si l'instance représentatives du personnel consultée a été mise à même d'émettre son avis en toute connaissance de cause, dans des conditions qui ne sont pas susceptibles d'avoir faussé sa consultation.

8. Mme A se prévaut de son absence de convocation et de celle des délégués du personnel à la réunion de la délégation unique du personnel qui s'est tenue le 6 septembre 2018. Il ressort toutefois des pièces du dossier que les membres de la délégation unique du personnel ainsi que la salariée ont été avisés, par courriel du 30 septembre 2018, de la réunion de cette instance représentative du personnel. Par suite, et alors que Mme A se borne à affirmer que son employeur ne produit aucun courrier de convocation et qu'il ne ressort pas des pièces du dossier que l'instance consultée n'aurait pas été mise à même d'émettre son avis en toute connaissance de cause, le moyen tiré de l'irrégularité de la procédure de licenciement à cet égard doit être écarté.

9. En deuxième lieu, aux termes des dispositions l'article R. 2421-8 du code du travail, dans sa version applicable à l'espèce : " L'entretien préalable au licenciement a lieu avant la consultation du comité d'entreprise faite en application de l'article L. 2421-3. () ". Aux termes de l'article R. 2421-14 du code du travail, dans sa version applicable à l'espèce : " En cas de faute grave, l'employeur peut prononcer la mise à pied immédiate de l'intéressé jusqu'à la décision de l'inspecteur du travail. La consultation du comité d'entreprise a lieu dans un délai de dix jours à compter de la date de la mise à pied. La demande d'autorisation de licenciement est présentée dans les quarante-huit heures suivant la délibération du comité d'entreprise. () ". Les délais fixés par ces dispositions, dans lesquels la demande d'autorisation de licenciement d'un salarié mis à pied doit être présentée, ne sont pas prescrits à peine de nullité de la procédure de licenciement. Toutefois, eu égard aux effets de la mesure de mise à pied, l'employeur est tenu, à peine d'irrégularité de sa demande, de respecter un délai aussi court que possible pour la présenter.

10. Il est constant que le délai de dix jours prévu par dispositions précitées de l'article R. 2421-14 a été dépassé, dès lors que la mise à pied a été prononcée le 3 août 2018 et que la consultation de la délégation unique du personnel n'a eu lieu que le 6 septembre 2018. Il ressort toutefois des pièces du dossier que l'entretien préalable, auquel elle avait été convoquée dès le 3 août, a dû être reportée à la demande de la salariée et n'a pu avoir lieu que le 27 août suivant, ce qui impliquait nécessairement un report de la date de consultation de la délégation unique du personnel. En outre, il ressort des pièces du dossier que le salaire de l'intéressée a été intégralement maintenu durant la période de mise à pied. Dans ces conditions, le dépassement du délai fixé par les dispositions précitées du code du travail ne saurait, dans les circonstances de l'espèce, être regardé comme excessif et donc de nature à entacher d'irrégularité la procédure de licenciement.

11. En troisième lieu, si Mme A soutient que son employeur lui aurait, aux termes de sa lettre du 30 août 2018, notifié son licenciement avant même la consultation de la délégation unique du personnel puis l'intervention d'une décision administrative autorisant cette sanction disciplinaire, il ressort des termes de ladite lettre que ce dernier se bornait à l'informer de son intention de mettre en œuvre la procédure de licenciement. Par suite, le moyen tiré de ce que la procédure de licenciement serait entachée d'irrégularité à cet égard doit être écarté.

S'agissant du caractère fautif des faits :

12. Les salariés légalement investis de fonctions représentatives bénéficient, dans l'intérêt de l'ensemble des salariés qu'ils représentent, d'une protection exceptionnelle. Lorsque le licenciement d'un de ces salariés est envisagé, ce licenciement ne doit pas être en rapport avec les fonctions représentatives normalement exercées ou l'appartenance syndicale de l'intéressé. Dans le cas où la demande de licenciement est motivée par un comportement fautif, il appartient à l'inspecteur du travail, et le cas échéant au ministre, de rechercher, sous le contrôle du juge de l'excès de pouvoir, si les faits reprochés au salarié sont d'une gravité suffisante pour justifier son licenciement, compte tenu de l'ensemble des règles applicables au contrat de travail de l'intéressé et des exigences propres à l'exécution normale du mandat dont il est investi.

13. Pour autoriser le licenciement de M. A à raison des manquements reprochés du 30 juin 2018, la ministre chargée du travail a retenu que la salariée, qui se trouvait la seule assistante de soins en gérontologie affectée au PASA, a pris l'initiative de laisser seuls au sein de ce pôle plusieurs résidents et de partir avec quatre résidents en promenade dans le jardin sans être elle-même joignable sur un téléphone portable. Elle a considéré que l'intéressée n'avait, ainsi, pas respecté les notes de services régissant le fonctionnement du service et dont elle avait connaissance.

14. Mme A, qui ne conteste pas la matérialité des faits, soutient que les recommandations de l'établissement n'interdisaient pas de laisser les résidents seuls, et que des risques hypothétiques ne sauraient suffire à caractériser un manquement fautif. Toutefois, d'une part, il ressort des pièces du dossier et notamment des notes de service des 18 janvier et 11 avril 2018 rappelant les dispositions applicables au PASA que les assistants de soins en gérontologie ne devaient pas laisser de résidents seuls, les aides-soignants devant même aider à raccompagner les résidents dans les étages les jours où l'assistant de soins est seul pour assurer la surveillance. D'autre part, la circonstance que les résidents laissés seuls le 30 août 2018 n'ont pas été victimes d'accidents est sans incidence sur la caractérisation de la faute. Dans ces conditions, la ministre n'a pas inexactement qualifié les faits en considérant qu'ils étaient constitutifs d'une faute.

S'agissant de la gravité des faits :

15. La vulnérabilité des résidents d'un établissement d'hébergement pour personnes âgées dépendantes et les risques encourus par eux en cas de défaut de surveillance impliquent de la part des salariés chargés de les encadrer une vigilance particulière. Il ressort des pièces du dossier que la requérante, qui avait pourtant suivi la formation nécessaire à l'exercice de ses fonctions d'aide-soignante auprès de personnes souffrant de pathologies liées à la maladie d'Alzheimer ou apparentées, avait déjà fait l'objet d'observations le 26 février 2018, lui rappelant la nécessité de respecter les procédures et protocoles en vigueur ainsi que les consignes de l'infirmière référente. Par ailleurs, la circonstance qu'elle était la seule aide-soignante dans le service le jour des faits n'est pas de nature à l'exonérer de sa responsabilité, dès lors qu'il ressort des pièces du dossier qu'elle a pris seule l'initiative de sortir, sans téléphone et sans en aviser l'infirmière. Enfin, si Mme A soutient que le délai qui s'est écoulé entre la connaissance des faits par l'employeur et l'engagement de la procédure de licenciement témoignerait de l'insuffisante gravité des faits, une telle circonstance est, par elle-même, sans incidence sur l'appréciation de la gravité des manquements commis par elle à ses obligations garantissant la sécurité des résidents. Par suite, Mme A n'est pas fondée à soutenir que la ministre a fait une appréciation erronée des faits de l'espèce en considérant qu'ils revêtaient un caractère suffisamment grave pour justifier son licenciement.

16. Il résulte de ce qui précède que Mme A n'est pas fondée à demander l'annulation de la décision de la ministre du travail du 6 juin 2019.

Sur les frais liés au litige :

17. D'une part, les disposition de l'article L. 761-1 du code de justice administrative font obstacle à ce que soit mise à mettre à la charge de l'Etat ou de l'Association Française d'Entraide - EHPAD La Garenne, qui ne sont pas, dans la présente instance, les parties perdantes, la somme que demande Mme A au titre des frais exposés par elle et non compris dans les dépens. D'autre part, il n'y a pas lieu, dans les circonstances de l'espèce, de mettre à la charge de Mme A la somme que demande l'Association Française d'Entraide - EHPAD La Garenne sur le même fondement.

D E C I D E :

Article 1er : Les conclusions de Mme A tendant à sa réintégration et au paiement des indemnités et salaires sont rejetées comme portées devant une juridiction incompétente pour en connaître.

Article 2 : Le surplus des conclusions de la requête de Mme A est rejeté.

Article 3 : Les conclusions présentées par l'Association Française d'Entraide - EHPAD La Garenne au titre de l'article L. 761-1 du code de justice administrative sont rejetées.

Article 4 : Le présent jugement sera notifié à l'Association Française d'Entraide - EHPAD La Garenne, au ministre du travail, du plein emploi et de l'insertion et à Mme B A.

Délibéré après l'audience du 12 septembre 2022, à laquelle siégeaient :

M. Timothée Gallaud, président,

Mme Sonia Norval-Grivet, première conseillère,

M. Jean-René Guillou, premier conseiller honoraire.

Rendu public par mise à disposition au greffe le 29 septembre 2022.

La rapporteure,

S. Norval-GrivetLe président,

T. GallaudLa greffière,

O. Dusautois

La République mande et ordonne au ministre du travail, du plein emploi et de l'insertion en ce qui le concerne et à tous commissaires de justice à ce requis en ce qui concerne les voies de droit commun, contre les parties privées, de pourvoir à l'exécution de la présente décision.

Pour expédition conforme,

La greffière,

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