LogoMeilleurAvocats.fr
AvocatsAssistant IABlogPrix
ConnexionDéposer ma demande

Vous avez un problème juridique ?

Décrivez votre situation en 2 minutes — un avocat spécialisé vous répond sous 24h.

Déposer ma demandeJe suis avocat
Logo MeilleurAvocats.frMeilleurAvocats.fr

Mise en relation avocat–client par l'IA. Gratuit pour les particuliers.

Particuliers

  • Déposer une demande
  • Trouver un avocat
  • Assistant IA gratuit
  • Bibliothèque juridique
  • Guides pratiques
  • Jurisprudence

Avocats

  • Pour les avocats
  • Espace avocat
  • Tarifs et formules
  • Recevoir des leads
  • Programme d'affiliation
  • Contact commercial

Spécialités

  • Droit général
  • Droit du travail
  • Droit de la sécurité sociale et de la protection sociale
  • Droit fiscal et droit douanier
  • Droit de la famille, des personnes et de leur patrimoine
  • Droit immobilier

Légal

  • Mentions légales
  • Confidentialité
  • CGU
  • Cookies
  • Contact

Newsletter juridique hebdomadaire

Décisions clés, évolutions législatives, conseils pratiques — chaque semaine.

© 2026 MeilleurAvocats.fr— KONSEIL SAS. Tous droits réservés.

Mentions légales|Confidentialité|Cookies

BOB★La messagerie française & cryptée pour des échanges confidentiels entre avocats et clients.

En savoir +TéléchargerBOB
AccueilJurisprudence administrativeN° TA77-1908475

Tribunal Administratif de MELUN — Décision N° TA77-1908475

jeudi 29 septembre 2022

JuridictionTribunal Administratif de MELUN
SectionTribunal Administratif de MELUN
N° DossierTA77-1908475
TypeDécision
RecoursExcès de pouvoir
PublicationC
Formation5ème chambre
Avocat requérantEYRIGNOUX

Texte intégral

Vu la procédure suivante :

Par une requête et un mémoire, enregistrés les 20 septembre 2019 et 3 mars 2022, M. B A, représenté par Me Bleykasten, demande au tribunal :

1°) d'annuler l'arrêté du 15 juillet 2019 par lequel le maire de Melun a refusé de reconnaître l'imputabilité au service de sa maladie et décidé que les arrêts de travail du 22 octobre 2018 au 31 août 2019 sont pris au titre de la maladie ordinaire ;

2°) de mettre à la charge de la commune de Melun la somme de 1 500 euros au titre de l'article L. 761-1 du code de justice administrative.

Il soutient que :

- l'arrêté attaqué est insuffisamment motivé ;

- il est entaché d'une erreur d'appréciation.

Par deux mémoires en défense, enregistrés les 6 août 2021 et 2 juin 2022, la commune de Melun, représentée par Me Eyrignoux, conclut au rejet de la requête et à ce que la somme de 2 000 euros soit mise à la charge de M. A au titre de l'article L. 761-1 du code de justice administrative.

Elle soutient que :

- la requête est irrecevable en l'absence de signature de la requête ;

- les moyens soulevés par le requérant ne sont pas fondés.

Vu les autres pièces du dossier.

Vu :

- le code des relations entre le public et l'administration ;

- la loi n° 83-634 du 13 juillet 1983 ;

- la loi n° 84-53 du 26 janvier 1984 ;

- l'ordonnance n° 2017-53 du 19 janvier 2017 ;

- le décret n° 87-602 du 30 juillet 1987 ;

- le décret n° 2019-301 du 10 avril 2019 ;

- l'arrêté du 4 août 2004 relatif aux commissions de réforme des agents de la fonction publique territoriale et de la fonction publique hospitalière ;

- le code de justice administrative.

Les parties ont été régulièrement averties du jour de l'audience.

Ont été entendus au cours de l'audience publique :

- le rapport de Mme Mentfakh, conseillère,

- les conclusions de Mme Barruel, rapporteure publique,

- et les observations de Me Larre, substituant Me Eyrignoux, représentant la commune de Melun.

Considérant ce qui suit :

1. M. B A, titulaire du grade d'adjoint technique territorial de deuxième classe, après avoir été affecté au service voirie-exploitation de la commune de Melun en qualité de responsable de la régie voirie, a été chargé, à compter du 5 octobre 2018, de la régie des aires de jeux. A compter du 22 octobre 2018, il a été placé en congé de maladie. Par un courrier du 4 février 2019, l'agent a saisi le maire de Melun d'une demande tendant à la reconnaissance de l'imputabilité au service de sa pathologie. Par un arrêté du 15 juillet 2019, dont l'intéressé demande l'annulation, le maire de Melun n'a pas reconnu la maladie de M. A comme imputable au service et décidé que les arrêts de travail du 22 octobre 2018 au 31 août 2019 sont pris au titre de la maladie ordinaire.

Sur les conclusions à fin d'annulation :

2. En premier lieu, aux termes de l'article L. 211-2 du code des relations entre le public et l'administration : " Les personnes physiques ou morales ont le droit d'être informées sans délai des motifs des décisions administratives individuelles défavorables qui les concernent. A cet effet, doivent être motivées les décisions qui : () 6° Refusent un avantage dont l'attribution constitue un droit pour les personnes qui remplissent les conditions légales pour l'obtenir () " () ". L'article L. 211-5 du même code dispose : " La motivation () doit être écrite et comporter l'énoncé des considérations de droit et de fait qui constituent le fondement de la décision ".

3. D'une part, l'arrêté contesté vise les textes législatifs et réglementaires applicables à la situation de M. A, de sorte qu'il comporte l'énoncé des considérations de droit et est motivé, sur ce point. D'autre part, il vise sa demande de reconnaissance de l'imputabilité au service de sa maladie en date du 4 février 2019, l'expertise réalisée par le médecin agrée du 26 mars 2019, l'avis défavorable émis par la commission de réforme le 12 juin 2019 ainsi que la mention qu'au vu des éléments du dossier, l'autorité territoriale suit cet avis. En outre, il ressort des pièces du dossier que, préalablement à la notification de la décision du maire de Melun de ne pas reconnaître l'imputabilité au service de sa maladie, le requérant s'est vu communiquer l'avis défavorable de la commission de réforme précité, lequel est lui-même suffisamment motivé. Par suite, contrairement à ce que soutient M. A, l'arrêté attaqué comporte les considérations de fait qui en constituent le fondement, de sorte que l'intéressé peut en connaître et en comprendre les motifs à sa seule lecture. Dans ces conditions, le moyen, manquant en fait, doit être écarté.

4. En second lieu, aux termes de l'article 57 de la loi du 26 janvier 1984 portant dispositions statutaires relatives à la fonction publique territoriale, dans sa rédaction alors en vigueur : " Le fonctionnaire en activité a droit : () / 2° A des congés de maladie dont la durée totale peut atteindre un an pendant une période de douze mois consécutifs en cas de maladie dûment constatée mettant l'intéressé dans l'impossibilité d'exercer ses fonctions. Celui-ci conserve alors l'intégralité de son traitement pendant une durée de trois mois ; ce traitement est réduit de moitié pendant les neuf mois suivants. Le fonctionnaire conserve, en outre, ses droits à la totalité du supplément familial de traitement et de l'indemnité de résidence. Le bénéfice de ces dispositions est subordonné à la transmission par le fonctionnaire, à son administration, de l'avis d'arrêt de travail justifiant du bien-fondé du congé de maladie, dans un délai et selon les sanctions prévues en application de l'article 58. / Toutefois, si la maladie provient de l'une des causes exceptionnelles prévues à l'article L. 27 du code des pensions civiles et militaires de retraite, à l'exception des blessures ou des maladies contractées ou aggravées en service, le fonctionnaire conserve l'intégralité de son traitement jusqu'à ce qu'il soit en état de reprendre son service ou jusqu'à la mise à la retraite. Il a droit, en outre, au remboursement des honoraires médicaux et des frais directement entraînés par la maladie ou l'accident, même après la date de radiation des cadres pour mise à la retraite. / Dans le cas visé à l'alinéa précédent, l'imputation au service de l'accident ou de la maladie est appréciée par la commission de réforme instituée par le régime des pensions des agents des collectivités locales. () ". L'article 16 du décret du 30 juillet 1987 pris pour l'application de la loi n° 84-53 du 26 janvier 1984 portant dispositions statutaires relatives à la fonction publique territoriale et relatif à l'organisation des conseils médicaux, aux conditions d'aptitude physique et au régime des congés de maladie des fonctionnaires territoriaux, dans sa version applicable au litige, abrogé depuis par le décret du 10 avril 2019 relatif au congé pour invalidité temporaire imputable au service dans la fonction publique territoriale, dispose : " Sous réserve du deuxième alinéa du présent article, la commission de réforme prévue par le décret n° 2003-1306 du 26 décembre 2003 modifié relatif au régime de retraite des fonctionnaires affiliés à la Caisse nationale de retraites des agents des collectivités locales est obligatoirement consultée dans tous les cas où un fonctionnaire demande le bénéfice des dispositions de l'article 57 (2°, 2e alinéa) de la loi du 26 janvier 1984 susvisée. Le dossier qui lui est soumis doit comprendre un rapport écrit du médecin du service de médecine préventive compétent à l'égard du fonctionnaire concerné. / Lorsque l'administration est amenée à se prononcer sur l'imputabilité au service d'une maladie ou d'un accident, elle peut, en tant que de besoin, consulter un médecin expert agréé. / La commission de réforme n'est pas consultée lorsque l'imputabilité au service d'une maladie ou d'un accident est reconnue par l'administration. La commission de réforme peut, en tant que de besoin, demander à l'administration de lui communiquer les décisions reconnaissant l'imputabilité ". L'article 21 de l'arrêté du 4 août 2004 relatif aux commissions de réforme des agents de la fonction publique territoriale et de la fonction publique hospitalière prévoit que " La commission de réforme donne son avis sur l'imputabilité au service ou à l'un des actes de dévouement prévus aux articles 31 et 36 du décret du 26 décembre 2003 susvisé de l'infirmité pouvant donner droit aux différents avantages énumérés à l'article 57 de la loi du 26 janvier 1984 susvisé et aux articles 41 et 41-1 de la loi du 9 janvier 1986 susvisée () ".

5. Les droits des agents publics en matière de maladie professionnelle sont réputés constitués à la date à laquelle la maladie est diagnostiquée.

6. En outre, une maladie contractée par un fonctionnaire, ou son aggravation, doit être regardée comme imputable au service si elle présente un lien direct avec l'exercice des fonctions ou avec des conditions de travail de nature à susciter le développement de la maladie en cause, sauf à ce qu'un fait personnel de l'agent ou toute autre circonstance particulière conduisent à détacher la survenance ou l'aggravation de la maladie du service. Il en résulte qu'à défaut de démonstration de circonstances particulières tenant aux conditions de travail de l'agent, qui seraient de nature à conduire tout agent exposé à ces conditions à développer la pathologie dont il souffre, cette pathologie ne peut être regardée comme imputable au service.

7. Dès lors qu'il ressort des pièces du dossier que la pathologie de M. A a été diagnostiquée le 22 octobre 2018, il convient de se référer aux dispositions du 2ème alinéa du 2° de l'article 57 de la loi du 26 janvier 1984, dans leur version antérieure à leur modification par l'ordonnance du 19 janvier 2017 portant diverses dispositions relatives au compte personnel d'activité, à la formation et à la santé et la sécurité au travail dans la fonction publique et aux dispositions réglementaires alors en vigueur prises pour son application.

8. M. A a fait l'objet d'arrêts de travail successifs du 22 octobre 2018 au 31 août 2019 en raison d'un trouble anxieux dépressif réactionnel. Il ressort des pièces du dossier que, dans le cadre de l'instruction de sa demande tendant à voir reconnaître imputable au service sa maladie, le 12 juin 2019, la commission de réforme a émis, à l'unanimité de ses membres, un avis défavorable en considération notamment du rapport d'expertise du médecin agréé du 26 mars 2019, qui a conclu que les arrêts de travail en cause ne satisfont pas aux conditions de reconnaissance d'une maladie professionnelle - même hors tableau -, du rapport du médecin de prévention du 17 avril 2019, des certificats médicaux ainsi qu'aux précisions apportées par l'agent lui-même, présent lors de la séance.

9. A l'appui de son recours, le requérant se prévaut notamment, d'une part, du test d'inventaire de " burn out " dénommé " Maslach burnout inventory (MBI) " complété par ses soins, qui évalue son état d'épuisement professionnel à un " degré élevé ", d'autre part, du certificat du psychologue qui l'a suivi à compter du 30 novembre 2018 à la suite de son arrêt de travail pour son trouble anxieux dépressif réactionnel, enfin, des certificats des 20 novembre 2018 et 28 mars 2019 établis par le médecin de prévention recommandant la prolongation des arrêts de travail. Toutefois, premièrement, à supposer que les résultats recueillis puissent être considérés comme cliniquement fiables, la seule apposition de sa seule signature sur le test précité ne permet pas d'établir que le médecin de prévention ait lui-même constaté les conditions de travail de l'intéressé afin de poser un diagnostic de " burn out ", dont se prévaut le requérant. Deuxièmement, le certificat du psychologue précédemment cité se limite à retranscrire le seul ressenti de M. A. Dernièrement, les certificats établis par le médecin de prévention invoqués par le requérant ne se prononcent pas sur l'imputabilité de son affection au service. Ainsi, ces pièces ne sont pas de nature à infirmer les conclusions tant du médecin agréé expert que de la commission de réforme composée de médecins qui se prononcent sur l'absence de lien direct entre la pathologie déclarée avec les fonctions exercées par l'agent ou des conditions de travail.

10. Par ailleurs, pour établir le lien entre sa maladie et ses conditions de travail, M. A soutient que sa supérieure hiérarchique lui a fait savoir, dès son recrutement, qu'elle ne souhaitait pas travailler avec lui, qu'il n'a obtenu ni reconnaissance ni remerciement pour son travail, qu'il a fait l'objet de reproches de manière croissante, qu'à la suite d'une réorganisation des services, à compter du 5 octobre 2018, en le chargeant de la régie des aires de jeux, l'essentiel de ses fonctions lui a été retiré et, enfin, que l'entretien du 19 octobre 2018 avec le directeur des infrastructures a été l'élément déclencheur de ses arrêts de travail. Toutefois, il ne ressort pas des pièces du dossier, et notamment pas des témoignages versés aux débats qui attestent que l'intéressé était apprécié par ses collègues, que l'origine de la pathologie de ce dernier réside dans la détérioration, particulièrement à compter du mois d'octobre 2018, de ses conditions de travail en raison de l'animosité qu'aurait eu à son égard, notamment, sa supérieure hiérarchique directe. En outre, si le requérant évoque les reproches qui lui ont été faits et le changement de ses missions, il ne conteste pas la réalité des griefs qui lui ont été opposés quant à son manque d'obéissance hiérarchique et, par ailleurs, ne détaille ni ses anciennes et nouvelles missions, ni ne critique la réorganisation du service à l'origine de ce changement d'affectation. De plus, il ne ressort pas des pièces du dossier, et notamment pas du témoignage apporté par son épouse, agente de la collectivité territoriale, que ses conditions de travail étaient pathogènes. Dès lors, en refusant de faire droit à la demande de M. A, le maire de Melun n'a pas porté, pour prendre l'arrêté en litige, une appréciation inexacte au regard des dispositions de l'article 57 de la loi du 26 janvier 1984 portant dispositions statutaires relatives à la fonction publique territoriale.

11. Il résulte de tout ce qui précède que, et sans qu'il soit besoin d'examiner la fin de non-recevoir opposée par la commune, M. A n'est pas fondé à demander l'annulation de l'arrêté du 15 juillet 2019 par lequel le maire de Melun a refusé de reconnaître l'imputabilité au service de sa maladie et décidé que les arrêts de travail du 22 octobre 2018 au 31 août 2019 sont pris au titre de la maladie ordinaire.

Sur les frais liés au litige :

12. Les dispositions de l'article L. 761-1 du code de justice administrative font obstacle à ce que soit mise à la charge de la commune de Melun, qui n'est pas, dans la présente instance, la partie perdante, la somme dont M. A demande le versement au titre des frais exposés et non compris dans les dépens.

13. Compte tenu des circonstances de l'espèce, il n'y a pas lieu de mettre à la charge du requérant le versement à la commune de Melun de la somme sollicitée au titre des frais exposés et non compris dans les dépens.

D É C I D E :

Article 1er : La requête de M. A est rejetée.

Article 2 : Les conclusions présentées par la commune de Melun au titre des dispositions de l'article L. 761-1 du code de justice administrative sont rejetées.

Article 3 : Le présent jugement sera notifié à M. B A et à la commune de Melun.

Délibéré après l'audience du 1er septembre 2022, à laquelle siégeaient :

Mme Lopa Dufrénot, présidente,

Mme Leconte, conseillère,

Mme Mentfakh, conseillère.

Rendu public par mise à disposition au greffe, le 29 septembre 2022.

La rapporteure,

L. MENTFAKH

La présidente,

M. C

La greffière,

V. TAROT

La République mande et ordonne au préfet de Seine-et-Marne en ce qui le concerne, et à tous commissaires de justice à ce requis en ce qui concerne les voies de droit commun contre les parties privées, de pourvoir à l'exécution du présent jugement.

Pour expédition conforme,

La greffière,

C. TRÉMOUREUX

Décisions similaires

TA13Excès de pouvoir

Tribunal Administratif de Marseille — N° TA13-2608292

Le Tribunal Administratif de Marseille a rejeté la requête de M. A... contre l'arrêté du préfet des Hautes-Alpes du 5 mai 2026 prolongeant son assignation à résidence. Le requérant invoquait une atteinte disproportionnée à sa liberté d'aller et venir et une méconnaissance de l'article 8 de la Convention européenne des droits de l'homme et de l'article 3-1 de la Convention internationale des droits de l'enfant. Le tribunal a jugé que les contraintes horaires imposées (présence au domicile de 14h à 17h) n'étaient pas disproportionnées, faute de preuves suffisantes de leur incompatibilité avec le suivi scolaire de sa belle-fille. La décision s'appuie sur les articles L. 731-1 et R. 733-1 du code de l'entrée et du séjour des étrangers et du droit d'asile.

01/06/2026

TA13Excès de pouvoir

Tribunal Administratif de Marseille — N° TA13-2608430

Le Tribunal Administratif de Marseille a rejeté la requête de M. B..., ressortissant égyptien, contestant un arrêté préfectoral du 14 mai 2026 l'obligeant à quitter le territoire français sans délai, avec une interdiction de retour de deux ans. La juridiction a estimé que l'arrêté était suffisamment motivé et ne méconnaissait pas les articles L. 612-6 et L. 612-10 du code de l'entrée et du séjour des étrangers et du droit d'asile (CESEDA), le préfet ayant examiné les critères légaux. La solution retenue est le rejet de l'ensemble des conclusions, y compris la demande d'aide juridictionnelle provisoire et de communication du dossier.

01/06/2026

TA13Excès de pouvoir

Tribunal Administratif de Marseille — N° TA13-2608432

Le Tribunal Administratif de Marseille a rejeté la requête de M. B..., ressortissant sénégalais, contestant un arrêté préfectoral du 15 mai 2026 l'obligeant à quitter le territoire français sans délai, avec une interdiction de retour de deux ans. Le tribunal a jugé que l'arrêté était suffisamment motivé et que la situation personnelle du requérant avait été examinée, notamment son maintien irrégulier après expiration de son visa. La solution retenue est le rejet de l'ensemble des conclusions, sur la base des articles L. 613-1, L. 612-2, L. 612-6 et L. 721-4 du code de l'entrée et du séjour des étrangers et du droit d'asile.

01/06/2026

TA13Excès de pouvoir

Tribunal Administratif de Marseille — N° TA13-2607881

Le Tribunal administratif de Marseille, statuant en référé sur le fondement de l’article L. 521-1 du code de justice administrative, a rejeté la demande de suspension de l’arrêté du sous-préfet d’Istres du 7 avril 2026 mettant en demeure M. et Mme A... de quitter leur logement à Vitrolles. La requête a été jugée irrecevable car elle n’était pas accompagnée de la copie intégrale de la décision contestée, en méconnaissance des exigences procédurales. En conséquence, le juge a appliqué l’article L. 522-3 du même code pour rejeter la requête sans instruction ni audience, et a refusé l’admission provisoire à l’aide juridictionnelle.

01/06/2026

← Retour aux décisions