jeudi 2 février 2023
| Juridiction | Tribunal Administratif de MELUN |
| Section | Tribunal Administratif de MELUN |
| N° Dossier | TA77-2001282 |
| Type | Décision |
| Recours | Excès de pouvoir |
| Publication | C |
| Formation | 6ème chambre |
| Avocat requérant | WTAP AVOCATS - WEYL TAULET AROUI PIRE |
Vu la procédure suivante :
I°) Sous le n° 200122, par une requête et quatre mémoires en réplique, enregistrés les 8 février, 19, 27 mars et 10 août 2020 et le 26 décembre 2022 M. C B, représenté par Me Weyl, demande au tribunal, dans le dernier état de ses écritures :
1°) d'annuler la décision implicite par laquelle le recteur de l'académie de Mayotte a rejeté sa demande tendant au versement de la 2ème fraction de l'indemnité de sujétion géographique, ensemble la décision explicite du 24 janvier 2020 par laquelle le recteur de l'académie de Mayotte a rejeté cette demande ;
2°) d'enjoindre au recteur de l'académie de Mayotte de procéder au versement de la deuxième fraction de l'ISG, majorée des intérêts légaux à compter du 1er septembre 2019, subsidiairement à compter du 31 octobre 2019 ou de l'introduction de la requête dans un délai de 15 jours, sous astreinte de 100 euros par jour de retard ;
3°) de mettre à la charge de l'Etat une somme de 3 000 euros en application de l'article L. 761-1 du code de justice administrative.
Il soutient que :
- les décisions sont insuffisamment motivées ;
- elles sont entachées d'une erreur de droit dès lors que son départ à effet au 1er septembre 2019 de l'académie de Mayotte ne le prive pas du droit à la 2ème fraction de l'indemnité de sujétion géographique acquise à la fin de la 2ème année de son affectation à Mayotte sans que lui soit opposable les règles sur la restitution de l'indemnité en cas de retour anticipé en métropole alors que son départ de l'académie est justifié par les besoins du service.
- les dispositions de l'article 7 du décret du 15 avril 2013 portant création d'une indemnité de sujétion géographique méconnaissent le principe d'égalité.
Par deux mémoires en défense, enregistrés les 9 et 26 mars 2020, le recteur de l'académie de Créteil demande au tribunal de se déclarer territorialement incompétent.
Par un mémoire en défense, enregistré le 24 juillet 2020, le recteur de l'académie de Mayotte conclut au rejet de la requête.
Il soutient, à titre principal, que les conclusions à fin d'annulation de la requête sont irrecevables dès lors qu'aucun titre de perception n'a été émis à l'encontre du requérant et, à titre subsidiaire, que les moyens invoqués par le requérant ne sont pas fondés.
II°) Sous le n° 2002578, par une requête et un mémoire, enregistrés les 19 mars 2020 et 26 décembre 2022, M. B, représenté par Me Weyl, demande au tribunal :
1°) d'annuler la décision du 24 janvier 2020 par laquelle le recteur de l'académie de Mayotte a expressément rejeté sa demande tendant au versement de la 2ème fraction de l'indemnité de sujétion géographique ;
2°) d'enjoindre au recteur de l'académie de Mayotte de procéder au versement de la deuxième fraction de l'ISG, assorti des intérêts légaux à compter du 1er septembre 2019, subsidiairement à compter du 31 octobre 2019 ou de l'introduction de la requête dans un délai de 15 jours, sous astreinte de 100 euros par jour de retard ;
3°) de mettre à la charge de l'Etat une somme de 1 000 euros en application de l'article L. 761-1 du code de justice administrative.
La requête a été communiquée au recteur de l'académie de Mayotte qui n'a pas présenté d'observations.
Vu les autres pièces du dossier.
Vu :
- le code des relations entre le public et l'administration ;
- la loi n° 83-634 du 13 juillet 1983 portant droits et obligations des fonctionnaires ;
- la loi n° 84-16 du 11 janvier 1984 portant dispositions statutaires relatives à la fonction publique d'Etat ;
- le décret n° 2013-314 du 15 avril 2013 portant création d'une indemnité de sujétion géographique ;
- le code de justice administrative.
Les parties ont été régulièrement averties du jour de l'audience.
Ont été entendus au cours de l'audience publique :
- le rapport de M. A,
- les conclusions de Mme Leboeuf, rapporteure publique,
- et les observations de Me Ortin, représentant M. B.
Considérant ce qui suit :
1. M. François Campigna, conseiller principal d'éducation a, par arrêté du 27 mars 2017, été affecté à l'académie de Mayotte en qualité de faisant fonction de proviseur adjoint au lycée Nord de Mayotte à compter du 22 août 2017. Par un arrêté du 8 juillet 2019, l'intéressé a été affecté au lycée polyvalent Thibault de Champagne à Provins à compter du 1er septembre 2019. Par courrier du 31 octobre 2019, reçue le 7 novembre 2019, M. B a demandé au recteur de l'académie de Mayotte le versement de la deuxième fraction de l'indemnité de sujétion géographique. Une décision implicite de rejet est née le 7 janvier 2020 du silence gardé par l'administration sur cette demande. Par une décision du 24 janvier 2020, le recteur de l'académie de Mayotte a expressément rejeté la demande de M. B. Par ses requêtes, M. B demande au tribunal l'annulation de ces décisions.
Sur la jonction :
2. Les requêtes susvisées n° 2001282 et 2002578 concernent la situation d'un même agent public et ont fait l'objet d'une instruction commune. Il y a lieu de les joindre pour qu'il y soit statué par un seul jugement.
Sur l'exception d'incompétence territoriale soulevée par le recteur de l'académie de Créteil :
3. Aux termes de l'article R. 312-1 du code de justice administrative : " Lorsqu'il n'en est pas disposé autrement par les dispositions de la section 2 du présent chapitre ou par un texte spécial, le tribunal administratif territorialement compétent est celui dans le ressort duquel a légalement son siège l'autorité qui, soit en vertu de son pouvoir propre, soit par délégation, a pris la décision attaquée ou a signé le contrat litigieux. () ". Aux termes de l'article R. 312-12 du même code : " Tous les litiges d'ordre individuel, y compris notamment ceux relatifs aux questions pécuniaires, intéressant les fonctionnaires ou agents de l'Etat et des autres personnes ou collectivités publiques, ainsi que les agents ou employés de la Banque de France, relèvent du tribunal administratif dans le ressort duquel se trouve le lieu d'affectation du fonctionnaire ou agent que la décision attaquée concerne. () ". Aux termes de l'article R. 221-3 dudit code : " Le siège et le ressort des tribunaux administratifs sont fixés comme suit : / () Melun : Seine-et-Marne, Val-de-Marne ; () ".
4. A la date des décisions contestées, M. B était affecté au lycée polyvalent Thibault de Champagne de Provins, en Seine-et-Marne, dans le ressort du tribunal administratif de Melun. Par suite, l'exception d'incompétence territoriale soulevée par le recteur de l'académie de Créteil ne peut qu'être écartée.
Sur la fin de non-recevoir opposée en défense :
5. Par sa requête, M. B demande uniquement au tribunal d'annuler la décision implicite par laquelle le recteur de l'académie de Mayotte a rejeté sa demande tendant au versement de la 2ème fraction de l'indemnité de sujétion géographique, ensemble la décision explicite du 24 janvier 2020 par laquelle le recteur de l'académie de Mayotte a rejeté cette demande. Par suite, alors que cette requête ne concerne pas la restitution d'un indu qui serait matérialisée par un titre de perception, la fin de non-recevoir opposée en défense tirée que les conclusions à fin d'annulation de la requête sont irrecevables dès lors qu'aucun titre de perception n'a été émis à l'encontre du requérant ne peut qu'être écartée.
Sur l'étendue du litige :
6. Si le silence gardé par l'administration sur une demande fait naître une décision implicite de rejet qui peut être déférée au juge de l'excès de pouvoir, une décision explicite de rejet intervenue postérieurement, qu'elle fasse suite ou non à une demande de communication des motifs de la décision implicite présentée en application des dispositions de l'article L. 232-4 du code des relations entre le public et l'administration, se substitue à la première décision. Il en résulte que les conclusions à fin d'annulation de cette première décision doivent être regardées comme dirigées contre la seconde.
7. Il résulte de ce qui précède que la demande du requérant tendant à l'annulation de la décision implicite de rejet née du silence gardé par le recteur de l'académie de Mayotte sur sa demande tendant au versement de la 2ème fraction de l'ISG doit être regardée comme dirigée contre la décision explicite du 24 janvier 2020 par laquelle cette autorité a expressément rejetée sa demande.
Sur les conclusions à fin d'annulation :
8. Aux termes de l'article 1er du décret n° 2013-314 du 15 avril 2013 portant création d'une indemnité de sujétion géographique, dans sa version alors en vigueur : " Une indemnité de sujétion géographique est attribuée aux fonctionnaires de l'Etat et aux magistrats, titulaires et stagiaires affectés en Guyane, à Saint-Martin, à Saint-Pierre-et-Miquelon, à Saint-Barthélemy ou à Mayotte, s'ils y accomplissent une durée minimale de quatre années consécutives de services. ". Aux termes de l'article 4 du même décret, dans sa version alors en vigueur : " L'indemnité de sujétion géographique est payable en trois fractions égales : / ' une première lors de l'installation du fonctionnaire ou du magistrat dans son nouveau poste ; / ' une deuxième au début de la troisième année de service ; / ' une troisième au bout de quatre ans de services. / Pour ces versements, le traitement indiciaire de base à considérer est celui perçu par le fonctionnaire ou le magistrat pour le versement de la première fraction de l'indemnité de sujétion géographique. ". Toutefois, l'article 4-1 de ce décret dispose que, dans sa version alors vigueur : " Par dérogation aux dispositions du premier alinéa de l'article 4, pour les fonctionnaires de l'Etat et les magistrats affectés à Mayotte, l'indemnité de sujétion géographique est versée en quatre fractions annuelles égales : / - une première lors de l'installation du fonctionnaire ou du magistrat sur son nouveau poste ; / - une deuxième à la fin de la deuxième année de service ; / - une troisième à la fin de la troisième année de service ; / - une quatrième au bout de quatre ans de service. ". Aux termes de l'article 7 de ce décret : " L'agent mentionné à l'article 1er qui, sur sa demande, cesse ses fonctions avant une durée de quatre ans ne peut percevoir les fractions, principal et majorations, non encore échues de l'indemnité de sujétion géographique. / En outre, il est retenu sur ses émoluments ultérieurs une fraction, calculée au prorata de la durée des services effectués, des sommes déjà perçues au titre de l'indemnité de sujétion géographique. / Cette retenue n'est pas effectuée si la cessation des fonctions est motivée par les besoins du service ou par l'impossibilité pour l'agent, dûment reconnue par le comité médical prévu par le décret n° 86-442 du 14 mars 1986 susvisé, de continuer l'exercice de ses fonctions par suite de son état de santé. / Toutefois, lorsque la cessation intervient moins d'un an avant la fin de la période de quatre ans, le fonctionnaire ou le magistrat peut prétendre au versement de l'indemnité de sujétion géographique au prorata de la durée de services effectivement accomplie. / Le fonctionnaire stagiaire non titularisé conserve la part de la prime qui lui a été versée, calculée au prorata de la durée des services effectués, et rembourse la part qui correspond à la durée des services non effectués. ". Il résulte de ce qui précède que le second versement correspondant à la période d'un an qui précède sa date d'échéance, un fonctionnaire affecté à Mayotte dont la mutation en métropole est prononcée sur sa demande après le début de la troisième année de service marquant l'échéance de la deuxième fraction de l'indemnité peut prétendre recevoir le montant des deux premières fractions.
9. Pour refuser le versement de la 2ème fraction de l'indemnité de sujétion géographique (ISG) à M. B, le recteur de l'académie de Mayotte s'est fondé sur la circonstance que l'intéressé n'avait effectué que deux années à Mayotte, qu'une retenue de 50 % devait en conséquence être effectuée sur l'ISG globale qu'il aurait pu percevoir au cours de son séjour d'une durée de quatre ans et qu'ainsi il ne pouvait prétendre au versement de la deuxième fraction de l'ISG. Toutefois, il ressort des pièces du dossier que M. B a été affecté à Mayotte du 22 août 2017 jusqu'au 31 août 2019, soit durant deux années. Par suite, par application des principes susmentionnés, il pouvait prétendre au versement de la 2ème fraction de cette indemnité. Dès lors, il est fondé à soutenir que la décision contestée est entachée d'une erreur de droit.
10. Il résulte de tout ce qui précède que M. B est fondé à demander l'annulation de la décision du 24 janvier 2020 par laquelle le recteur de l'académie de Mayotte a expressément rejeté sa demande tendant au versement de la 2ème fraction de l'indemnité de sujétion géographique.
Sur les conclusions aux fins d'injonction et d'astreinte :
11. Aux termes de l'article L. 911-1 du code de justice administrative : " Lorsque sa décision implique nécessairement qu'une personne morale de droit public ou un organisme de droit privé chargé de la gestion d'un service public prenne une mesure d'exécution dans un sens déterminé, la juridiction, saisie de conclusions en ce sens, prescrit, par la même décision, cette mesure assortie, le cas échéant, d'un délai d'exécution. / () ". A l'occasion d'un litige portant sur le versement d'une somme d'argent, les conclusions ayant trait au principal et celles ayant trait aux intérêts sont de même nature. Il en résulte que, lorsqu'un requérant est recevable à demander, par la voie du recours pour excès de pouvoir, l'annulation de la décision administrative qui l'a privé de cette somme, il est également recevable à demander, par la même voie, l'annulation de la décision qui l'a privé des intérêts qui y sont attachés. Lorsque le principal est dû, les intérêts sont dus de plein droit, à condition d'être demandés. Il en résulte que, dans l'hypothèse où le requérant demande l'annulation pour excès de pouvoir de la décision qui l'a privé d'une somme, il est recevable, sur le fondement de l'article L. 911-1 du code de justice administrative, à demander que soit enjoint, pour l'exécution de cette annulation, le versement des intérêts dus à compter de la réception de sa demande préalable à l'administration ou, à défaut, de l'enregistrement de sa requête introductive d'instance.
12. Eu égard au motif d'annulation retenu, il y a lieu d'enjoindre au recteur de l'académie de Mayotte de procéder au versement de la 2ème fraction de l'indemnité de sujétion géographique à M. B, assortie des intérêts au taux légal à compter du 7 novembre 2019, date de réception par l'administration de sa demande préalable. Il n'y a pas lieu d'assortir cette injonction d'une astreinte.
Sur les frais liés à l'instance :
13. Aux termes de l'article L. 761-1 du code de justice administrative : " Dans toutes les instances, le juge condamne la partie tenue aux dépens ou, à défaut, la partie perdante, à payer à l'autre partie la somme qu'il détermine, au titre des frais exposés et non compris dans les dépens. Le juge tient compte de l'équité ou de la situation économique de la partie condamnée. Il peut, même d'office, pour des raisons tirées des mêmes considérations, dire qu'il n'y a pas lieu à cette condamnation ".
14. Il y a lieu, dans les circonstances de l'espèce, de mettre à la charge de l'Etat la somme de 1 500 euros à verser à M. B au titre des frais exposés par lui et non compris dans les dépens.
D E C I D E :
Article 1er : La décision du 24 janvier 2020 par laquelle le recteur de l'académie de Mayotte a expressément rejeté la demande de M. B tendant au versement de la 2ème fraction de l'indemnité de sujétion géographique.
Article 2 : Il est enjoint au recteur de l'académie de Mayotte de procéder au versement de la 2ème fraction de l'indemnité de sujétion géographique à M. B, assortie des intérêts au taux légal à compter du 7 novembre 2019.
Article 3 : L'Etat (recteur de l'académie de Mayotte) versera à M. B une somme de 1 500 euros au titre de l'article L. 761-1 du code de justice administrative.
Article 4 : Le surplus des conclusions de la requête de M. B est rejeté.
Article 5 : Le présent jugement sera notifié à M. C B, au recteur de l'académie de Mayotte et au recteur de l'académie de Créteil.
Délibéré après l'audience du 17 janvier 2023, à laquelle siégeaient :
M. Dewailly, président,
Mme Bourdin, première conseillère,
M. Lacote, conseiller.
Rendu public par mise à disposition au greffe le 2 février 2023.
Le rapporteur,
J.-N. A
Le président,
S. DEWAILLY
La greffière,
Y. SADLI
La République mande et ordonne au ministre de l'éducation nationale et de la jeunesse en ce qui le concerne ou à tous commissaires de justice à ce requis en ce qui concerne les voies de droit commun, contre les parties privées, de pourvoir à l'exécution de la présente décision.
Pour expédition conforme,
La greffière,
2,
Tribunal Administratif de Marseille — N° TA13-2608292
Le Tribunal Administratif de Marseille a rejeté la requête de M. A... contre l'arrêté du préfet des Hautes-Alpes du 5 mai 2026 prolongeant son assignation à résidence. Le requérant invoquait une atteinte disproportionnée à sa liberté d'aller et venir et une méconnaissance de l'article 8 de la Convention européenne des droits de l'homme et de l'article 3-1 de la Convention internationale des droits de l'enfant. Le tribunal a jugé que les contraintes horaires imposées (présence au domicile de 14h à 17h) n'étaient pas disproportionnées, faute de preuves suffisantes de leur incompatibilité avec le suivi scolaire de sa belle-fille. La décision s'appuie sur les articles L. 731-1 et R. 733-1 du code de l'entrée et du séjour des étrangers et du droit d'asile.
01/06/2026
Tribunal Administratif de Marseille — N° TA13-2608430
Le Tribunal Administratif de Marseille a rejeté la requête de M. B..., ressortissant égyptien, contestant un arrêté préfectoral du 14 mai 2026 l'obligeant à quitter le territoire français sans délai, avec une interdiction de retour de deux ans. La juridiction a estimé que l'arrêté était suffisamment motivé et ne méconnaissait pas les articles L. 612-6 et L. 612-10 du code de l'entrée et du séjour des étrangers et du droit d'asile (CESEDA), le préfet ayant examiné les critères légaux. La solution retenue est le rejet de l'ensemble des conclusions, y compris la demande d'aide juridictionnelle provisoire et de communication du dossier.
01/06/2026
Tribunal Administratif de Marseille — N° TA13-2608432
Le Tribunal Administratif de Marseille a rejeté la requête de M. B..., ressortissant sénégalais, contestant un arrêté préfectoral du 15 mai 2026 l'obligeant à quitter le territoire français sans délai, avec une interdiction de retour de deux ans. Le tribunal a jugé que l'arrêté était suffisamment motivé et que la situation personnelle du requérant avait été examinée, notamment son maintien irrégulier après expiration de son visa. La solution retenue est le rejet de l'ensemble des conclusions, sur la base des articles L. 613-1, L. 612-2, L. 612-6 et L. 721-4 du code de l'entrée et du séjour des étrangers et du droit d'asile.
01/06/2026
Tribunal Administratif de Marseille — N° TA13-2607881
Le Tribunal administratif de Marseille, statuant en référé sur le fondement de l’article L. 521-1 du code de justice administrative, a rejeté la demande de suspension de l’arrêté du sous-préfet d’Istres du 7 avril 2026 mettant en demeure M. et Mme A... de quitter leur logement à Vitrolles. La requête a été jugée irrecevable car elle n’était pas accompagnée de la copie intégrale de la décision contestée, en méconnaissance des exigences procédurales. En conséquence, le juge a appliqué l’article L. 522-3 du même code pour rejeter la requête sans instruction ni audience, et a refusé l’admission provisoire à l’aide juridictionnelle.
01/06/2026